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  • La santé de Bruno Gollnisch

    Bruno Gollnisch va aussi bien que possible après le quadruple pontage qu’il a dû subir (réalisé à l’aide de deux artères des jambes et des artères mammaires, ce qui ne lui permettra plus d’allaiter, comme il le remarque dans une lettre à ses amis...). Après avoir passé quelques jours dans sa maison de campagne, il entre pour plusieurs semaines dans une institution de rééducation pour que s’établisse une bonne vascularisation du cœur. Il remercie tous ceux qui lui ont adressé des témoignages de sympathie « qui lui vont droit au cœur, c’est le cas de le dire ».

    On voit que Bruno Gollnisch n’a pas perdu le sens de l’humour. Et s’il doit organiser divers intérims, il reste politiquement informé et réactif (cf. son communiqué sur Raymond Barre), avant de pouvoir reprendre pleinement ses activités.

  • Bruno Gollnisch salue la mémoire de Raymond Barre

    Communiqué de Bruno Gollnisch (25 août)

    Très au-delà des légitimes divergences politiques qui nous ont loyalement opposé, à l’Assemblée nationale, au conseil régional Rhône-Alpes, ou au conseil municipal de Lyon, je salue la mémoire de M. Raymond Barre pour son indépendance d’esprit et son sens de l’Etat.

    Universitaire, éloigné de tout préjugé, il avait personnellement éprouvé à quel point le torrent médiatico-politique pouvait, à partir de l’utilisation d’un mot extrait de son contexte, s’acharner contre les esprits libres.

    Ceci l’avait sans doute porté à prendre la défense de l’adversaire que j’avais été au moment où les attaques contre moi avaient quasiment un caractère d’obligation.

    Honneur à celui qui, dans de telles circonstances, a refusé de hurler avec les loups.

  • Saint Joseph Calasanz

    On le vit, ayant donné son nom à de pieuses confréries, s'employer avec une ardeur admirable à soulager par des aumônes et tous les offices de la charité les pauvres, spécialement les malades ou les prisonniers. Pendant une peste qui ravageait Rome, il s'adjoignit à saint Camille, et son zèle dévorant ne se dépensant pas suffisamment à son gré au service des malades indigents, il alla jusqu'à porter lui-même sur ses épaules à la sépulture les cadavres des morts. Cependant, averti d'en haut que sa vocation était de former les enfants, surtout les pauvres, à la science et à la piété, il fonda l'Ordre des Clercs réguliers pauvres de la Mère de Dieu des Ecoles pies, dont la profession spéciale devait être de s'adonner tout particulièrement à l'instruction du jeune âge. Hautement approuvé par Clément VIII, Paul V et d'autres Souverains Pontifes, cet Ordre se propagea merveilleusement en peu d'années dans beaucoup de provinces et de royaumes de l'Europe. Mais combien de fatigues, combien de tribulations Joseph eut à souffrir dans cette œuvre, quelle invincible constance il y montra, c'est ce qu'atteste la voix de tous, qui le proclama un prodige de force et la copie du saint homme Job (1).

    Bien que chargé du gouvernement de tout l’Ordre et se consacrant tout entier au salut des âmes, il ne cessa cependant jamais d'instruire les enfants, donnant aux pauvres sa préférence ; il avait la coutume de balayer leurs écoles et de les reconduire à leurs maisons. Office de souveraine patience et d'humilité, dans lequel il persévéra cinquante-deux années malgré une santé mauvaise. Aussi, en récompense, Dieu l'honora souvent par des prodiges sous les yeux même de ses disciples, et la bienheureuse Vierge daigna lui apparaître avec l'Enfant Jésus qui bénissait les écoliers en prière. Il refusa les plus hautes dignités ; mais le don de prophétie, de pénétration des cœurs, de connaissance des événements éloignés, les miracles qu'il faisait, le glorifiaient devant les hommes ; la Vierge Mère de Dieu, qu'il honorait depuis son enfance d'une pieté singulière et dont il recommandait grandement le culte aux siens, les autres bienheureux du ciel, l'honoraient fréquemment de leurs apparitions. Il prédit le jour de sa mort, et le rétablissement et l'accroissement de son Ordre alors presque détruit. Ce fut dans sa quatre-vingt-douzième année qu'il s'endormit dans le Seigneur, à Rome, le huit des calendes de septembre de l'an mil six cent quarante-huit. Son cœur et sa langue furent après un siècle retrouvés intacts et sans corruption. Illustré encore par Dieu de nombreux miracles après sa mort, Benoît XIV lui conféra le culte des Bienheureux, et ensuite Clément XIII le mit solennellement au nombre des Saints. Pie XII l’a donné comme patron à toutes les écoles populaires chrétiennes. (extrait de la légende du missel romain)

    (1) On pourra demander aux historiens de saint Joseph Calasanz le détail des épreuves qui firent de lui ce prodige de force que nous recommande aujourd'hui l'Eglise ; elles allèrent jusqu'à amener, sur les  calomnies spécieuses de  quelques faux frères, la déposition du bienheureux et la ruine momentanée de son Ordre, réduit à  l'état  de congrégation séculière. Ce fut seulement après sa mort, qu'Alexandre VII, puis Clément IX, rendirent aux Ecoles pies l'état Régulier et le titre de Religion à vœux solennels. Dans son grand ouvrage de la Canonisation des Saints, Benoît XIV s'étend longuement sur ce sujet, et il se complaît à rappeler la part multiple qu'il eut au procès du Serviteur de Dieu, à titre d'abord d'Avocat consistorial, puis comme Promoteur de la foi, enfin, Cardinal, émettant un suffrage favorable en la cause ; de plus, ce fut lui qui le béatifia. (Dom Guéranger, Année liturgique)