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  • Le Pen et les cent jours de Sarkozy

    Jean-Marie Le Pen a été interrogé par l’AFP sur les cent premiers jours de la présidence de Nicolas Sarkozy.

    « Il ne semble pas s’engager franchement dans les réformes qu’il avait promises », dit-il, mais il y a « deux changements fondamentaux, en direction de l’Amérique de Bush et en direction de l’Europe de Bruxelles ».

    La relance du traité européen est « la remise en route, par un biais parlementaire, d’une opération qui aurait dû être caduque » après le référendum.

    Le choix des Etats-Unis comme destination de vacances « impliquait évidemment une invitation du président » américain. « Tout cela me paraît marquer un retournement assez spectaculaire de la politique étrangère de la France.  Avec Sarkozy, la France rentre dans le rang. Elle rentre dans le camp atlantique. »

    « Pour le reste, on ne voit pas de rupture », a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy « se tourne dans la bonne direction, fait quelques pas et généralement s’arrête ».

    Soulignant « l’effondrement constant de notre balance commerciale, et notre très médiocre croissance », il reconnaît qu’on « ne peut pas exiger que tout soit mis en route au bout de trois mois : c’est plutôt à la fin de l’année qu’on fera un bilan ».

  • Bagdad toujours sans électricité

    Le ministre irakien de la production électrique a reçu les journalistes dans son bureau climatisé de la zone verte (le gigantesque bunker américain de Bagdad). Il leur a déclaré : « Nous ne pouvons couvrir que 20 à 40% des besoins de Bagdad, et il faudra encore trois ou quatre ans pour que le réseau soit opérationnel. »

    On ne peut pas dire que ce soit un scoop. Le courant électrique n’est disponible à Bagdad que pendant deux à quatre heures par jour, et encore pas dans tous les quartiers, et cela dure depuis l’invasion du pays, quand les Américains ont sciemment bombardé la centrale qui alimentait la capitale.

    Bien sûr, c’est la faute aux « insurgés », qui sabotent à tour de bras et empêchent ensuite les réparations. « Il y a deux semaines, six de nos ingénieurs ont été tués », dit-il. Cette semaine, il a tenté d’envoyer une équipe réparer une ligne à haute tension. « Nous avions des forces de la coalition, des unités irakiennes et même des hélicoptères pour les accompagner sur le site, mais ils ont refusé. »

    Voilà qui donne une idée de la situation concrète (qui s’améliore, comme disent sans cesse les Américains).

    Le ministre espère beaucoup de sa commande de 44 générateurs qui doivent arriver de Corée du sud. Mais il faudra cinq mois pour qu’ils arrivent. Ensuite il faudra les installer... et ensuite il faudra trouver du diesel, carburant devenu rare dans le pays (sic).

    Pendant ce temps-là, les habitants de Bagdad se débrouillent comme ils peuvent, avec pour les plus débrouillards et les plus riches des générateurs qui leur permettent de faire fonctionner pendant quelques heures un réfrigérateur ou un ventilateur, tandis que la température frôle souvent les 50 degrés...

  • Gordon Brown ne veut pas de référendum

    Le Premier ministre britannique Gordon Brown réaffirme son opposition à un référendum sur le nouveau traité européen. « La façon la plus appropriée d’en discuter est un débat approfondi à la Chambre des Communes et à la Chambre des Lords, et je pense que le Parlement adoptera la loi. » Evidemment, si l’on passe par le Parlement, c’est parce qu’on est sûr que le texte sera adopté. Comme en France. Dès lors, pourquoi un « débat » ?

    L’argument de Gordon Brown est qu’il ne s’agit plus d’une constitution. C’est en effet pour que le texte soit plus facilement ratifié qu’on a enlevé le mot « constitution ».

    Mais selon un sondage paru au début de cette semaine, 82% des Britanniques (et 80% des électeurs du parti travailliste de Gordon Brown) souhaitent un référendum...

  • Al Azhar et l’islam de France

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le recteur de la faculté d’études islamiques de l’université Al Azhar du Caire a lancé une fatwa condamnant à mort un jeune Egyptien et sa femme, qui se sont convertis au christianisme et veulent simplement être reconnus comme chrétiens sur leurs papiers d’identité.

    En octobre 2005, suite à la visite de notre ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy et du recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur au cheikh de l’université Al Azhar, la presse indiquait que l’objet de la rencontre était un projet de coopération visant à former les imams français. Et M. Boubakeur, ès qualités de président du Conseil français du culte musulman, affirmait : « Al-Azhar offre le meilleur niveau d'enseignement et ce, depuis très longtemps. »

    Les Français sont en droit de savoir où en sont ces projets, et si la formation des imams de France comprend l’enseignement des fatwas condamnant à mort les musulmans qui se convertissent au christianisme.

  • Chine : un évêque arrêté

    La fondation Cardinal Kung fait savoir que Mgr Jia Zhiguo, évêque de Zhending (province du Hebei) a été arrêté. Agé de 73 ans, Mgr Zhigo a déjà passé vingt ans de sa vie en prison, et il a été interpellé une dizaine de fois depuis 2004. Il était sous surveillance policière renforcée depuis cinq jours. Deux personnes qui voulaient lui rendre visite ont été gardées à vue pendant huit heures.

    La fondation rappelle que le pape Benoît XVI, fin juin, a adressé une lettre ouverte aux catholiques chinois, dans laquelle il soulignait notamment que « l’Eglise demande à l'État de garantir aux citoyens catholiques le plein exercice de leur foi, dans le respect d'une authentique liberté religieuse ». Depuis, « le bureau des affaires religieuses a dit plusieurs fois à l’évêque Jia qu’il n’était pas autorisé à faire état de la lettre, mais nous ne savons pas si cela a un lien avec son arrestation ». (La lettre du pape n’a pas été publiée en Chine et les sites internet catholiques ont eu ordre de ne pas la publier).

    La fondation ajoute que quatre prêtres du Hebei ont été arrêtés en juillet pour avoir refusé de rejoindre l’Eglise officielle.

  • Sarkozy : tout, jusqu’à l’absurde

    Le président de la République a reçu « la famille » du petit Enis (à savoir son père et son grand-père, car comme ce sont des Turcs les femmes n’existent pas).

    Le président de la République est allé aux obsèques du marin pêcheur tué dans une collision.

    Le président de la République va recevoir l’élève d’origine angolaise « victime d’injures racistes » tenues par un professeur. Lequel vient d’être condamné à un mois de prison avec sursis et 1.500 euros de dommages et intérêts pour avoir dit « Voilà Bamboula ! », et : « Tu es noir, tu voles, non ? ». Ces propos sont plus stupides encore que racistes. On comprend que le jeune garçon en ait été blessé, mais de là à en faire une victime qui mérite une manifestation de compassion officielle du président de la République.. .

  • Non au terrorisme intellectuel, dit le préfet...

    A la suite de l’interpellation de 42 clandestins qui s’étaient installés dans des campements devant les hôpitaux de Lille, Valenciennes, Tourcoing et Roubaix, et des cris d’orfraie des lobbies contre cette nouvelle « rafle », le préfet du Nord a tenu une conférence de presse pour mettre les points sur les i.

    Il a rappelé que dans cette affaire des « sans-papiers » qui s’étaient installés d’abord dans le parc de la Bourse du travail de Lille et avaient été délogés le 1er août, un accord de « sortie de crise » avait été signé par six associations : établissement d’une liste de 150 noms dont les dossiers seront examinés « au cas par cas » ; délivrance, dès le dépôt de la liste, d’un document permettant aux « sans-papiers » de circuler librement le temps de l’examen des dossiers ; délivrance immédiate d’un document provisoire en attendant la carte de séjour pour les personnes qui seront régularisées. Mais l’accord avait été rejeté par le « Comité de soutien aux sans-papiers du Nord », ainsi que par la Ligue des droits de l’homme et le MRAP, et une partie des clandestins avait commencé une nouvelle opération, harcelant les urgences des hôpitaux.

    « Ceux qui se placent en dehors des accords et de la législation ont fait et feront l’objet d’un examen de situation, a déclaré le préfet. Si elle n’est pas conforme à la loi, ils seront reconduits à la frontière. Depuis 1996, c’est la 13e ou 14e grève de la faim de sans-papiers à Lille. Je veux dire non au chantage, non à la manipulation et non au terrorisme intellectuel. Pendant 11 ans, on a fait une équation tout à fait anormale : grève de la faim égale régularisation. L’équation va changer. Maintenant : grève de la faim égale reconduite à la frontière. »

    Et il a précisé : « Sur les 42 personnes interpellées mardi, 35 sont en situation irrégulière et vont faire l’objet d’une mise en rétention administrative avant d’être éventuellement reconduites à la frontière. Parmi eux il y a 26 Guinéens, 6 Algériens, 2 Marocains et 1 Sierra-Léonais. »

    Voilà de mêmes accents : le préfet du Nord parle comme... le président de la République. On notera toutefois le mot « éventuellement ». Ce n’est pas tout de faire de belles déclarations préfectorales, il y a aussi la justice...  Et dans de nombreux tribunaux règne le « terrorisme intellectuel » que dénonce le préfet...

  • Texas libre

    Mardi, l’Union européenne, par la voix de sa présidence portugaise, notant « avec un profond regret que l'exécution qui devrait avoir lieu prochainement dans l'État du Texas porterait à 400 le nombre d'exécutions depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976 », avait demandé « instamment à M. Rick Perry, gouverneur du Texas, de faire tout ce qui est en son pouvoir pour surseoir à toutes les exécutions à venir et d'envisager l'instauration d'un moratoire dans l'État du Texas » sur la peine de mort. Et elle avait saisi cette occasion pour « appeler une nouvelle fois à l'instauration par les autorités américaines, tant au niveau fédéral qu'à celui des États, d'un moratoire sur l'application de la peine de mort, en attendant son abolition légale ».

    Mercredi, sur le site internet du bureau du gouverneur du Texas, son porte-parole a publié un communiqué qui est une ferme fin de non-recevoir :

    « Il y a 230 ans, nos ancêtres ont mené une guerre pour se libérer du joug d’un monarque européen et gagner la liberté de l’autodétermination. Les Texans ont décidé il y a longtemps que la peine de mort était une punition appropriée pour les crimes les plus horribles commis contre nos concitoyens. Nous respectons nos amis en Europe, nous accueillons volontiers leurs investissements dans notre Etat et nous apprécions leur intérêt pour nos lois, mais les Texans se contentent de bien gouverner le Texas. »

    En bref : de quoi j’me mêle.

    Johnny Conner a été exécuté hier soir. Braquant une station service, il avait d’abord blessé un client qui entrait derrière lui, et alors que celui-ci s’enfuyait, il avait tué la propriétaire à bout portant.

  • On a trouvé l’hôpital fermé

    Finalement il y a quand même quelqu’un à Lyon qui est au courant de l’hôpital fermé pour délinquants sexuels récidivistes dont Nicolas Sarkozy a promis l’ouverture pour 2009 : c’est le directeur de l’agence régionale Rhône-Alpes d’hospitalisation. Il a indiqué hier à l’AFP qu’il devrait s’agir en fait d’une unité au sein de l’hôpital psychiatrique du Vinatier à Bron, adossée à l’« unité hospitalière spécialement aménagée » (UHSA) en cours de construction. L’UHSA est destinée à accueillir des détenus nécessitant des soins psychiatriques. « Nous travaillons depuis deux jours sur l’adaptation du programme de l’UHSA afin d’y intégrer ce projet d’hôpital fermé », précise-t-il, montrant ainsi qu’il n’était pas non plus au courant avant l’annonce faite par Nicolas Sarkozy. Et la question n’est pas simple. Car il y aura ainsi « d’un côté des détenus surveillés par l’administration pénitentiaire, et de l’autre des malades sous un régime probablement proche de l’hospitalisation d’office, avec une surveillance hospitalière ».

    Reste à définir, ajoute-t-il, « le cadre légal de cette hospitalisation sous contrainte »...

  • Les commissions pour rien

    La chancellerie avait installé en décembre 2005 une commission de suivi de la récidive, sous la présidence du professeur de droit Jacques-Henri Robert. Celui-ci fait savoir que a commission a publié le mois dernier un rapport dans lequel elle souligne « l’abondance des dispositifs de traitement et de surveillance » figurant dans les lois de 2004, 2005 et août 2007, mais constate que le dispositif « n’est pas entièrement appliqué et ne l’a pas été au récidiviste par qui le scandale est arrivé ».

    Une nouvelle fois, on remarque donc qu’il faudrait appliquer les lois existantes avant d’en pondre de nouvelles.

    Jacques-Henri Robert remarque aussi que selon les « rares études » sur le sujet, le taux de re-condamnation des pédocriminels à des peines de réclusion criminelle dans les cinq ans suivant leur sortie de prison est de 11% : « La grande majorité de ces infractions graves est commise par des non-récidivistes qui avaient échappé aux soins destinés aux condamnés. »

    La commission, ajoute-t-il, avait « souligné le regrettable cloisonnement des observations conduites sur les condamnés et en conséquence leur mauvaise utilisation par les acteurs de l’œuvre de réinsertion ».  « L’affaire Evrard illustre ce dysfonctionnement, car le médecin de la prison de Caen qui avait prescrit du viagra ignorait la nature du crime qui l’avait conduit là. »