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  • L’islam pakistanais… en Grèce

    Des centaines d'immigrés pakistanais ont participé à Athènes à une manifestation musulmane sans précédent, à l'appel d'une association de la communauté pakistanaise en Grèce, l'Unité. Brandissant des drapeaux verts avec des symboles islamiques, les manifestants ont défilé dans le centre-ville avant de se rassembler devant la mairie d'Athènes pour prier à l’occasion de « l’anniversaire de Mahomet ».

    Le chef de « l'Unité », Javed Aslam, a été arrêté en novembre dernier à Athènes après une demande d'extradition d'Islamabad, qui l'accuse de trafic de clandestins.

    Le nombre d'immigrés pakistanais en Grèce s'élève à environ 30.000 dont la moitié vit à Athènes. Il y a en tout environ 100.000 musulmans à Athènes, majoritairement albanais. Le gouvernement s'est engagé en juillet 2006 à y construire une grande mosquée d'ici trois ans…

  • GDF et l’Etat se couchent devant la CGT

    Un protocole a été conclu hier soir entre la CGT, la direction du port autonome de Marseille et GDF. Ce matin a eu lieu le vote des grévistes, et le secrétaire général adjoint de la CGT des agents portuaires, Pascal Galéoté, a annoncé que « 100% des personnes présentes ont voté la reprise ». Et d’ajouter : « Tout le monde se languit de reprendre le travail le plus rapidement possible »…

    L’accord est en réalité un acte de capitulation de GDF devant la CGT. On a beau en avoir l’habitude, cela reste toujours stupéfiant.

    La CGT exigeait que GDF embauche des agents du port dans son futur terminal gazier. GDF refusait, pour des motifs de sécurité. L’installation est classée Seveso : il s’agit d’une opération à haut risque, pour laquelle il ne peut y avoir qu’un seul responsable, à savoir GDF.

    Face à la grève et au chantage à la pénurie d’essence, tout cela a été balayé. GDF accepte l’équivalent de cinq emplois à plein temps d’agents du port autonome.

    Ce n’est pas seulement GDF qui se couche, en faisant litière de ses arguments de sécurité. C’est aussi l’Etat. Car la direction régionale de l’industrie avait accordé l’autorisation à GDF à condition que ne puisse intervenir sur l’installation aucun personnel d’autres entreprises.

    La CGT est plus puissante que la direction régionale de l’industrie, qui est un organisme du ministère de l’Industrie.

    Et Pascal Galeoté, ayant à son actif cette magnifique victoire, va pouvoir être élu triomphalement, dans quelques jours, chef de la CGT du port de Marseille. Car tel était le vrai motif de la grève : le passage de relais entre l’actuel secrétaire général et son jeune poulain qu’il fallait faire connaître.

  • Hosanna

    La foule lui adressait ces louanges « Hosanna, béni soit le roi d’Israël qui vient au nom du Seigneur ». Quelle croix du cœur devaient souffrir dans leur envie les princes des Juifs, quand une si grande multitude proclamait roi Jésus-Christ ? Mais qu’était-ce pour le Seigneur que d’être roi d’Israël ? Quel avantage y avait-il pour le roi des siècles de devenir roi des hommes ? Jésus-Christ n’était pas roi d’Israël pour exiger des tributs, pour former des armées et combattre des ennemis visibles : il était roi d’Israël pour gouverner les âmes, avoir en vue les biens éternels et conduire au royaume des cieux ceux qui croient, ceux qui espèrent, ceux qui aiment. Le Fils de Dieu égal au Père, le Verbe par qui toutes choses ont été faites, a voulu être roi d’Israël, mais c’est pour notre élévation, non pour sa promotion : c’est de sa part une marque de compassion, non pas une augmentation de pouvoir. Car celui qu’on a appelé, sur la terre, roi des Juifs, est dans les cieux le Seigneur des anges.

    (saint Augustin, commentaire sur saint Jean)

  • Chômage : la double claque d’Eurostat

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Selon Eurostat, le taux de chômage en France en janvier n’était pas de 8,4 %, mais de 8,8 %. Et pour l’année 2006 il était de 9,4 %, et non de 9 %.

    C’est une claque retentissante pour le gouvernement, qui se félicitait hier d’annoncer le taux de chômage le plus faible depuis 1983.

    Eurostat utilise la fameuse enquête de l’INSEE, dont la publication a été repoussée... à l’automne. Et l’organisme européen de statistiques précise que non seulement cette enquête est utilisable, mais qu’elle présente « plus de fiabilité » que les chiffres fournis par l’ANPE.

    C’est une deuxième claque retentissante pour le gouvernement.

    Et une double preuve que les chiffres du chômage sont honteusement manipulés.

  • Hot-dog au foie gras

    Le propriétaire d’une gargote de hot-dogs de Chicago a été condamné à une amende de 250 dollars pour avoir servi du... fois gras. Le hot-dog au foie gras... Il a expliqué qu’il avait voulu voir si la ville allait vraiment faire appliquer le décret interdisant le foie gras, puisque le maire avait déclaré que c’était la « loi la plus idiote que le conseil municipal ait jamais votée »...

  • Le miracle de l'Evangile de la Vie

    La religieuse française guérie de la maladie de Parkinson après avoir invoqué Jean-Paul II a raconté son histoire au cours d’une conférence de presse organisée par l’archevêché d’Aix-en-Provence (car elle était alors à Puyricard).

    « Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'étais malade, et que maintenant je suis guérie. Maintenant, c'est à l'Eglise de se prononcer et de reconnaître si c'est un miracle. Je suis guérie, c'est l’œuvre de Dieu, par l'intercession de Jean-Paul II. C'est quelque chose de très fort, de difficile à expliquer avec des mots », a-t-elle expliqué, en se disant « toujours habitée » par un verset de l'Evangile de saint Jean : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »

    « A partir du décès de notre Saint-Père Jean-Paul II, les signes de la maladie se sont accentués et aggravés. » Le 2 juin 2005, elle demande à cesser son activité. Sa supérieure lui demande alors d'écrire le nom de Jean-Paul II, tâche quasi impossible au regard de son état. Elle s'exécute, mais c’est quasiment illisible. Puis elle va se coucher. « Et là, quand je suis entrée dans ma chambre, j'ai eu envie d'écrire, alors que pour moi écrire était difficile. J'ai eu l'impression d'entendre une voix qui me disait : 'prends ton stylo et écris'. J'ai écrit, un petit peu. » Après avoir écrit quelques mots, elle se couche, et se réveille à 4h30. « Je me suis levée d'un bond de mon lit, alors que pour me lever c'était vraiment quelque chose de très pénible, de très difficile. Je me suis sentie complètement transformée, je n'étais plus la même intérieurement. Quelque chose qu'il m'est difficile de vous expliquer avec des mots tellement je ne peux pas dire, intérieurement, ce que je ressentais vraiment. C'était trop fort, trop grand. Un mystère. »

    Cette journée du 3 juin 2005 a débuté par la messe. « En allant lire et en vivant cette eucharistie, intérieurement, j'étais persuadée que j'étais guérie. Je ressentais que mon corps n'était plus le même et que je n'étais plus la même (...) J'étais vraiment toute légère. Cette eucharistie, je ne l'ai pas vécue comme les autres, c'était une action de grâce. »

    « Depuis ce jour, je ne prends plus aucun traitement et ma vie a complètement changé. Pour moi, c'est un peu une seconde naissance, j'ai eu l'impression de redécouvrir mon corps, de redécouvrir mes membres. »

    A l'automne dernier, sœur Marie Simon-Pierre a quitté le diocèse d'Aix-en-Provence pour rejoindre celui de Paris et la maternité Sainte-Félicité, où elle a repris son activité d'infirmière. « Je travaille auprès de mamans et de bébés à la maternité Saint-Félicité, où j'assure pleinement mon rôle d'infirmière, je le remplis totalement. »

    Sœur Marie-Simon-Pierre participera, avec Mgr Feidt, à la clôture de la phase diocésaine du procès en béatification de Jean-Paul II, lundi 2 avril, dans la basilique Saint-Jean de Latran à Rome.

    Pour en savoir plus sur les Petites Sœurs des maternités catholiques, on se reportera à leur site. On y apprend notamment que leur congrégation a été érigée en congrégation de droit pontifical par Jean-Paul II, qu’elles considèrent l’encyclique Evangelium vitae comme leur charte de vie, que la congrégation a une branche laïque, les Pèlerins de l’Evangile de la Vie , qui doivent « garder à l'esprit les objectifs missionnaires de la fraternité : la promotion et le respect de la vie humaine dès sa conception, et de la famille ».

    Une religieuse de l’évangile de la vie, guérie par l’intercession de Jean-Paul II de la maladie dont souffrait Jean-Paul II, c’est vraiment  le miracle providentiellement ad hoc pour la béatification du pape, et pour le nouveau témoignage que sera la béatification de Jean-Paul II en faveur de la vie.

  • Bertinotti ne peut pas voir Lépante en peinture

    Plusieurs publications italiennes rapportent que Fausto Bertinotti, le président communiste de la chambre italienne des députés, a fait retirer de sa salle où il reçoit ses invités une peinture représentant la bataille de Lépante. Interrogé à ce sujet, il a déclaré qu’il avait fait cela parce que la toile était intitulée « Bataille navale entre les chrétiens et les barbares », et qu’il s’agissait de sa part d’une initiative pour « la paix et le dialogue ».

  • Irak : deux religieuses assassinées

    Deux religieuses chaldéennes ont été tuées à coups de poignard lundi soir dans leur maison de Kirkouk. La police de Kirkouk a expliqué que les religieuses, sœur Fawzeiyah Naoum, 85 ans, et sa sœur Margaret, 79 ans, ont été poignardées à plusieurs reprises par deux individus, entrés par effraction à leur domicile, qui se trouve près de la cathédrale de Kirkouk. Il n’y a aucune trace de vol.

  • Nouvelle condamnation du P. Ly

    Le Père Nguyen Van Ly, qui avait été de nouveau arrêté il y a un peu plus d’un mois, a été condamné à 8 ans de prison pour « comportement criminel très grave, qui met en danger la pérennité de la République socialiste du Vietnam, nuit à la sécurité nationale et entraîne un clivage entre les pratiquants religieux et le peuple ».

    Le Père Ly a déjà passé 14 ans de sa vie en prison.

  • Fin du PACS à l’italienne

    Le projet de PACS à l’italienne (DICO) semble définitivement abandonné, du moins sous la forme élaborée par le gouvernement Prodi. Déjà le président du conseil avait omis d’en reparler dans son discours d’investiture lorsqu’il fut reconduit après avoir démissionné. Le 6 mars dernier, la commission Justice du Sénat a commencé l’examen des projets gouvernementaux par le DICO, et d’emblée son président, Cesare Salvi (« démocrate de gauche », ex-communiste), a considéré que le texte n’était pas juridiquement assez solide pour être adopté, et que les incertitudes qu’il comportait risquait d’entraîner un encombrement des tribunaux. Hier, il a carrément enterré le projet : « Je ne pense pas que l'accord puisse se faire sur le texte gouvernemental, il faudra suivre d'autres voies », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « J'ai sauvé le gouvernement d'une défaite. Son projet de loi serait tombé à la première objection d'inconstitutionnalité qu'il n'aurait pas manqué de soulever. »

    La veille, l’épiscopat avait publié une note enjoignant aux parlementaires catholiques de « s'opposer à toute reconnaissance des unions homosexuelles ».

  • Ubu ou Kafka ?

    Jean-Marie Le Pen saura ce soir si son affiche officielle de campagne est acceptée ou refusée par la commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle. C’est le nouveau truc qu’on a trouvé pour lui mettre des bâtons dans les roues. Au dernier moment. Car l’impression des documents de la campagne officielle doit être réalisée très vite, en raison des délais nécessaires, et tout était prêt pour que ce soit fait cet après-midi...

    D’abord a été contesté le fond de l’affiche. Ce fond est flou, mais on distingue qu’il s’agit d’une foule, et qu’il y a des drapeaux tricolores. L’ensemble donne d’ailleurs une impression de « bleu blanc rouge ». Or il est interdit d’utiliser les couleurs du drapeau national, sauf dans un logo. Le Front national a affirmé qu’il n’y avait pas de bleu dans ce fond, y compris sur ce que l’on peut distinguer comme des drapeaux. La commission a exigé d’avoir le fichier numérique, et l’a analysé à la « pipette » pour déterminer l’exacte composition des couleurs. De fait, il n’y a pas de bleu.

    Alors on s’est retourné sur la... cravate de Le Pen. Cette cravate est bleu blanc rouge, ont-ils affirmé. Mais non, et pour le coup, même à l’œil nu, on voit qu’elle ne contient ni bleu, ni blanc, ni rouge. Cependant, les prestigieux hauts magistrats de la commission (elle est présidée par le vice-président du Conseil d'Etat) ont exigé qu’on... leur apporte la cravate. Et face à l’objet du délit, ils ont dû constater qu’il n’y avait pas de délit.

    Il restait encore le petit  logo, dans le coin en haut à droite : la flamme du FN avec l’inscription « Le Pen président 2007 ». Il a fallu d’abord prouver que c’était le logo du FN, en présentant le certificat de l’INPI. La commission a dit qu’elle n’avait pas cette preuve : le rapporteur avait oublié de le mettre dans le dossier, ou l’avait perdu. Il a fallu en envoyer un autre.

    Oui, mais le logo déposé à l’INPI ne comporte pas l’inscription « Le Pen président 2007 ». Après de nouvelles palabres, il a été admis que cette inscription ne faisait pas forcément partie du logo.

    Dernière cartouche : la taille du logo. Elle doit être « raisonnable », dit la commission, qui ne peut se fonder sur aucun texte de loi pour l’affirmer. Et qu’est-ce qu’une taille raisonnable ? En tout cas le logo est trop grand, ont-ils répondu. Il fait 8 cm, et ce qui est raisonnable ce serait entre quatre et six centimètres...

    Bref, on en était là au moment des dernières discussions. Verdict à 19 h.

     
    Finalement, l'affiche a été acceptée telle quelle... 

  • Le Pen et la presse internationale

    Jean-Marie Le Pen a tenu au siège du Front national une conférence de presse destinée à la presse internationale. C’était l’affluence des grands jours, et il était frappant, une fois de plus, de voir le nombre de questions sur le second tour de la présidentielle, comme si l’hypothèse de la présence de Le Pen allait de soi, alors que c’est rigoureusement exclu par tous les sondages. C’est là un élément nouveau de cette campagne ; il résulte bien sûr de ce qui s’est passé en 2002, mais il montre aussi l’évidente perte de crédibilité des sondages y compris chez les journalistes qui, d’une certaine façon, en vivent.

    La presse française avait également été conviée à cette conférence de presse, car Jean-Marie Le Pen voulait « montrer, au travers d’exemples étrangers, la crédibilité de l’ensemble de (son) programme », puisque les mesures qu’il propose « ont toutes été mises en application dans d’autres pays ».

    Il a ainsi détaillé diverses mesures qui ont été prises dans d’autres pays européens en matière d’immigration, d’asile, de nationalité, qui visent à empêcher l’immigration de peuplement, à limiter l’immigration de travail, à restreindre le droit d’asile, et à établir la nationalité sur la filiation.

    Il a souligné d’autre part comment les politiques françaises aggravent les effets déjà désastreux de la politique européenne, notamment par une fixation autoritaire de limites légales au temps de travail, ce qui ne se voit nulle part ailleurs au monde. Et il a dénoncé l’Union européenne, seule zone au monde à pratiquer le libre-échange absolu, donc soumise à tous les effets pervers de la mondialisation.

    « Mon projet tient en une phrase simple : je veux rétablir la France, pour construire une autre Europe. » Et pour redresser la France, dans tous les domaines, il faut rétablir les frontières, « filtres nécessaires et écluses salutaires, et non, comme on l’a souvent dit, improbables ligne Maginot ».

    De nombreuses questions, posées par des journalistes suisses, italien, canadien, japonais..., lui ont permis de préciser sa position sur divers aspects de politique internationale (le conflit israélo-palestinien qui doit être résolu dans le cadre de l’ONU puisque c’est l’ONU qui a créé le problème, l’Irak, le « co-développement » avec l’Afrique, etc.)

    Il n’y a eu qu’une seule question agressive, concernant un propos pas correct qui aurait été tenu par un secrétaire départemental du FN sur les incidents de la gare du Nord. La question émanait curieusement du journaliste de l’Associated Press, qu’on aurait pu croire plus « objectif ».

    On pouvait noter, en ce vendredi de carême, que sur le buffet du cocktail tous les canapés étaient au poisson.

  • Chômage : l’imposture continue

    On ne pouvait pas attendre la publication des chiffres, il fallait annoncer aussitôt la bonne nouvelle aux Français : le chômage a reculé en février, de 1%, et le taux de chômage au sens du BIT a baissé de 0,1 point à 8,4%. « Depuis 24 ans, juin 1983, il s’agit du taux le plus faible enregistré », s’est félicité Jean-Louis Borloo.

    On se moque du monde, et, comme dit Jean-Marie Le Pen dans son communiqué, « cette annonce tombe à plat, car personne ne prend plus au sérieux les chiffres de l’ANPE, dont on voit mois après mois comment ils sont manipulés ».

    Alors voici les chiffres, publiés peu après le cri de victoire du gouvernement. Il y a eu en février 19.900 demandeurs d’emploi de moins sur les listes de l’ANPE. Un chiffre à comparer aux 28.000 entrées en stage, et aux 170.000 radiations. Et l’on constate que les radiations administratives sont en hausse de... 16,2% « sur trois mois glissants », à savoir sur les trois derniers mois par rapport aux mêmes trois mois de l’année précédente, ce que l’ANPE considère comme les meilleurs termes de comparaison. Et sur ces trois mois glissants, les sorties de l’ANPE pour reprise d’emploi ont... baissé de 1,3%...

    « Le clou de l’imposture », comme dit Jean-Marie Le Pen, est d’oser publier un taux de chômage au sens du BIT, alors qu’on ne dispose pas des résultats de l’enquête qui permet de calculer ce taux. On sait en effet que les résultats de cette enquête ont été jugés tellement aberrants qu’on va tout refaire et qu’il faudra attendre l’été prochain... (Comprenez que les résultats obtenus ne corroborent pas du tout la spectaculaire baisse de chômage dont on nous parle sans arrêt.) Or non seulement on nous présente un taux de chômage « au sens du BIT » qui n’est appuyé sur rien, sinon sur les taux précédents dont on sait qu’ils sont erronés, mais en outre Jean-Louis Borloo claironne que ce taux est un record historique...

    Dans un sens, c’est en effet un record historique : de l’imposture et du mépris des citoyens.

  • « Le moral des ménages se redresse »

    C’est le titre d’une dépêche de l’AFP : « Le moral des ménages se redresse ».

    L’indicateur est passé de ­– 23 à – 22 (de moins 23 à moins 22).

  • Quid facimus ?

    « Les Pontifes et les Pharisiens assemblèrent le conseil, et ils disaient : Qu’allons-nous faire ? » Ils ne disaient pas : Croyons, car ces hommes perdus songeaient bien plus à nuire à Jésus et à le perdre qu’à prévoir comment ils éviteraient de périr eux-mêmes. Toujours est-il qu’ils craignaient et semblaient pourvoir à l’avenir. Ils disaient donc : « Qu’allons-nous faire ? Car cet homme opère beaucoup de miracles ; si nous le laissons ainsi, tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ils nous extermineront, nous et notre ville. » Ils craignaient de perdre les biens temporels, et ils ne pensaient pas à s’assurer la vie éternelle ; et ainsi ont-ils perdu l’une et l’autre. Car, après la passion et la glorification du Seigneur, les Romains leur enlevèrent et leur ville qu’ils prirent d’assaut, et leur nation qu’ils transportèrent ailleurs, et à eux s’applique ce qui a été dit en un autre endroit : « Les enfants de ce royaume iront dans les ténèbres extérieures. »

    (saint Augustin, commentaires sur saint Jean)

  • Chômage : les chiffres du mensonge

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le gouvernement s’empresse de faire savoir, avant même la publication officielle des chiffres, que le chômage a baissé de 1 % en février.

    Il ne pouvait en être autrement, à l’approche des élections...

    Mais cette annonce tombe à plat, car personne ne prend plus au sérieux les chiffres de l’ANPE, dont on voit mois après mois comment ils sont manipulés.

    Le clou de l’imposture est que le gouvernement ose aussi publier le taux de chômage au sens du BIT, également en baisse bien entendu, alors même qu’il a repoussé à plus tard (après les élections), les résultats de l’enquête qui permet de le calculer.

    La fin de l’ère Chirac : un sommet de mensonge et de mépris des citoyens.

  • Gérard Schivardi et le Parti des travailleurs

    L’Association des maires de France a porté plainte contre Gérard Schivardi, qui se présente comme « le candidat des maires », alors qu’il n’est mandaté par aucune organisation de maires. En réponse, Gérard Schivardi a publié un appel de 103 maires (sur 36.000) l’encourageant à maintenir son slogan.

    Cette polémique a attiré l’attention sur ce candidat dont on ne parlait guère. Et les médias incultes se demandent qui il est. Gérard Schivardi affirme qu’il n’est membre d’aucun parti. Mais certains croient pouvoir dire qu’il est depuis longtemps membre du Parti des travailleurs. Et l’on peut constater que le secrétaire national du PT, Daniel Gluckstein, qui était le candidat de son parti en 2002, et dont le slogan était : « le candidat des maires »... est aujourd’hui le directeur de campagne de Gérard Schivardi. Lequel a annoncé sa candidature à l’issue d’une manifestation contre l’Union européenne, organisée par le Parti des travailleurs.

    « Tout ça est ridicule », riposte Gluckstein, qui annonce des plaintes contre ceux qui répandent de telles rumeurs. « Les gens veulent embrouiller les choses délibérément », alors que c’est très simple : « J’ai rencontré pour la première fois Gérard Schivardi en février 2002, durant ma campagne présidentielle. » Et il en profite pour rappeler que le Parti des travailleurs « n’est pas trotskiste », même s’il y a des trotskistes et une composante trotskiste au sein du parti... (Car il y a officiellement quatre courants au PT, mais le principal est le très trotskiste « Courant communiste internationaliste », nom donné en 1992 au PCI qui est le nom qu’avait pris l’OCI en 1982 : ce sont les « lambertistes », qui contrôlent notamment cinq fédérations de Force ouvrière.)

    Ce qui est simple à comprendre, en réalité, est que le Parti des travailleurs est, comme l’ancienne OCI, et comme Lutte ouvrière (mais sans atteindre la paranoïa de LO), une organisation secrète. Personne ne peut donc savoir si Gérard Schivardi est ou n’est pas membre du Parti des travailleurs, et cela n’a strictement aucune importance. Sa candidature est « soutenue » par le Parti des travailleurs, son directeur de campagne est le secrétaire national du Parti des travailleurs. Cela suffit, à moins d’être aveugle et de ne rien connaître aux tactiques communistes.

    Le coup de maître du « Parti » est d’avoir trouvé un maire, cette fois-ci, qui peut donc assumer son slogan, et surtout un maire qui a une bonne gueule et un sympathique accent du terroir, ce qui change du terne apparatchik Gluckstein. Reste à savoir si ça suffira pour faire mieux que les 0,47% de son « directeur de campagne »...

  • Chirac et Villepin recasent leurs potes

    Au conseil des ministres d’hier, Alain Seban, conseiller de Jacques Chirac pour la culture, a été nommé président du centre Pompidou. Il y remplacera Bruno Racine, ancien directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris et collaborateur d’Alain Juppé, qui avait été nommé en 2002 à la tête de l’établissement. Bruno Racine est nommé à la tête de la Bibliothèque de France. Il remplacera Jean-Noël Jeanneney, atteint par la limite d’âge, qui avait été nommé par Jospin à la veille de l’élection présidentielle de 2002...

    Il y a trois semaines avait été nommée à la direction de l’ONF Annie Lhéritier, proche de Chirac depuis 1977. Et Augustin Romanet, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, était nommé directeur général de la Caisse des dépôts.

    Pour mémoire, on rappellera que Jean-Louis Debré a quitté le perchoir pour devenir président du Conseil constitutionnel.

    Auparavant, il y avait eu la nomination de Michel Boyon, l’ancien directeur de cabinet de Raffarin, à la tête du CSA. Tandis qu’à Frédéric de Saint-Sernin, ancien ministre et conseiller politique de Jacques Chirac, était offerte la présidence du Stade rennais.

    Dès l’été 2006, Dominique de Villepin avait obtenu la présidence de la RATP pour son directeur de cabinet Pierre Mongin.

    Trois autres proches du Premier ministre sont bien récompensés : Jérôme Fournel (conseiller au budget) a été nommé directeur général des douanes, Pierre-Franck Chevet (conseiller à l’industrie) directeur général de l’énergie, et sa conseillère parlementaire Florence Berthout a pris la direction de la Grand Halle de La Villette.

    Les prochains sur la liste sont Christophe Farnaud, conseiller diplomatique du Premier ministre, qui devrait devenir ambassadeur... en Grèce, et Véronique Guillermo, chef de son service de presse, qui devrait être recasée à l’IGAS.

    Il reste encore quelques jours pour placer quelques copains...

  • Pascal Galeoté

    Pascal Galeoté est l’homme qui mène la grève au port de Marseille. Agé de 33 ans, il était inconnu jusqu’ici en dehors du port. Pascal Galeoté est secrétaire général adjoint de la CGT du port autonome.

    Pourquoi le conflit est-il orchestré par le secrétaire général adjoint du syndicat unique, et non par son secrétaire général ? Parce que celui-ci, Raymond Maldacena, va devenir... administrateur du PAM, et laisser la place à son poulain. Lequel doit donc faire ses preuves afin d’être triomphalement élu à la tête de la section locale CGT des ports et docks lors du congrès du mois prochain...

    Bien entendu, Pascal Galeoté est le fils d’un agent du PAM, et le petit-fils d’un docker de Marseille. Car il ne suffit pas d’avoir sa carte CGT pour être embauché et bénéficier des alléchants avantages de la profession : la préférence familiale est de rigueur.

  • Un bon scoop

    Le Figaro a retrouvé la religieuse miraculée par l’intercession de Jean-Paul II, dont le dossier a été retenu dans la cause de béatification du pape. Sœur Marie-Simon-Pierre, de la congrégation des Petites sœurs des maternités catholiques, était alors à la maison mère de sa congrégation, à Puyricard. Après sa subite guérison de la maladie de Parkinson, elle travaille à la maternité Sainte-Félicité à Paris.

    Au-delà de l’émouvant récit qu’elle fait de son expérience, on constate que les miracles attribués à l’intercession de Jean-Paul II sont très souvent liés à la maternité et à la naissance, comme pour souligner l’importance de son incessant combat pour la culture de vie. L’histoire de la religieuse dont on ne disait rien jusqu’ici paraissait être une exception. Il n’en est rien, puisqu’au contraire elle travaille dans un établissement où l’on met des enfants au monde. Et près de 3.000 par an.

    Mieux encore, la clinique Sainte-Félicité est une maternité de niveau 2, autrement dit spécialisée en néonatalogie et soins intensifs de pédiatrie.

    Signalons que le 19 février 2006, l’agence Zenit publiait une interview assez stupéfiante du « Doc », l’animateur radio qui s’était fait connaître aux côtés de « Difool » sur Fun Radio, dans des émissions abjectes. Il se trouve que le « Doc », Christian Spitz, est pédiatre à Sainte-Félicité. Voici ce qu’il disait à propos des parents auxquels on apprend que leur enfant est atteint de trisomie 21 :

    « Aujourd’hui, ils ont le sentiment qu’on leur intime l’ordre d’interrompre la grossesse. Je suis effrayé de voir la pression psychologique que l’on fait subir aux parents. Tous les parents ont besoin de réfléchir. Il faut leur laisser du temps. Les réactions d’un homme et d’une femme sont bien différentes. Pour la mère, ce bébé a déjà envahi son imaginaire et l’a confirmée dans son rôle de femme. Le père a tendance à se demander : pourquoi le garder ? A la clinique Sainte Félicité, nous accueillons les parents en service prénatal et nous les accompagnons. Nous avons eu 3 naissances « surprise » d’enfants trisomiques 21. Les parents ont accepté de les garder. »

    Et encore :

    « L’annonce de malformation est toujours un choc. Il est essentiel de parler avec les parents, de leur proposer d’aller jusqu’au bout, même si la vie de l’enfant doit s’arrêter après quelques jours, semaines ou mois de vie in utero ou à la naissance. L’enfant a une existence propre qu’il peut vivre jusqu’à sa fin naturelle. Les parents que nous accompagnons nous remercient par la suite de leur avoir permis de vivre avec leur enfant, le temps qu’ils avaient à vivre ensemble. Interrompre une vie ne résout pas le problème : quelqu’un a disparu. Nous vivons dans une ambiance d’eugénisme dictatorial. (...) Je trouve, par exemple que les propos du Téléthon sur le dépistage sont d’une violence médicale inouïe. Je soutiens un dépistage anténatal qui permette d’adapter la prise en charge de l’enfant le plus vite possible après le diagnostic. »

    Et aussi :

    « Je suis contre l’avortement pour des raisons personnelles. En tant que médecin, je ne peux le dire. Nous nous devons d’informer les parents de toutes les possibilités. C’est ce qu’indique la loi mais cela reste théorique. Aujourd’hui, les médecins pratiquent une information unidirectionnelle, violente et péremptoire où les parents n’ont pas le droit à la parole. Ils ne laissent pas le temps aux parents de réfléchir parce qu’eux-mêmes ont du mal à assumer. Quand un handicap est diagnostiqué avant la naissance, la première réaction devient : « il ne faut pas que ça naisse ». L’enfant n’est pas considéré. On veut gommer cette réalité mais l’expérience prouve pourtant qu’on ne le peut pas. Ce n’est jamais facile de faire le deuil d’un enfant... Dans notre société, l’interruption médicale de grossesse (IMG) se propose comme une façon de régler l’anomalie. Avec le dépistage, on croit avoir tout réglé. La trisomie 21 m’apparaît comme l’exutoire de cette politique, alors que l’on est capable de déployer des trésors d’idées pour aider le handicap. »

    Rappelons que sainte Félicité, dont le nom au martyrologe est inséparable de celui de sainte Perpétue, était enceinte lorsqu'elle fut condamnée à mort. On la fit accoucher et son bébé fut adopté par une chrétienne.