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  • Sarkozy et l’urgence d’abdiquer la souveraineté

    Nicolas Sarkozy a tenu une longue conférence de presse sur les questions internationales. Il en ressort essentiellement qu’il s’est affirmé une fois de plus comme un partisan résolu de la destruction de ce qui reste de la souveraineté française.

    Il a déclaré en effet que « la première urgence de notre politique internationale » devait être de « résoudre la crise institutionnelle européenne » ouverte par les non français et néerlandais à la Constitution. La résoudre comment ? La réponse est immuable : par un « traité simplifié » qui conserve le pire de la Constitution européenne : une présidence stable du Conseil européen, un ministre européen des affaires étrangères, une extension du domaine de la majorité qualifiée notamment « en matière pénale, judiciaire et d’immigration », une extension des domaines d’intervention du Parlement européen.

    La première urgence de notre politique internationale, pour Sarkozy, est d’élaborer et mettre en œuvre un traité qui interdira à la France d’avoir une politique internationale. Car il n’y aura pas d’autre choix que de suivre celle du ministre européen ad hoc.

    Et pour faire bonne mesure, il veut étendre la majorité qualifiée, c’est-à-dire interdire la possibilité à un Etat membre de refuser ce qui aura été décidé par ses partenaires, notamment dans des domaines spécifiquement régaliens : la justice et l’immigration. En réalité, et il le dit clairement, Sarkozy veut en finir avec le droit de veto, donc avec le dernier vestige de respect des souverainetés nationales : « Je suis convaincu qu’il faut changer la règle de l’unanimité. Il n’est pas concevable qu’un seul Etat membre, voire deux, puissent empêcher l’Union d’avancer. » (Par exemple, il n’est « pas concevable » que le peuple français puisse dire non à la Constitution européenne…)

    Et en étendant les domaines d’intervention du Parlement européen il abaisse encore les Parlements nationaux qui sont déjà à 75 ou 80% de simples chambres d’enregistrement des décisions européennes.

    Certes tout cela n’est pas nouveau. C’est l’essentiel de la Constitution européenne, que Sarkozy entend donc garder tel quel, et faire voter par le Parlement pour éviter que le peuple français vote mal une nouvelle fois…

  • Stupidité française

    Le directeur de l’Opéra de Paris, Gérard Mortier, ancien directeur du Théâtre de la Monnaie et du Festival de Salzbourg, est nommé directeur de l’Opéra de la Ville de New York (NYCO) à partir de 2009.

    Gérard Mortier n’a pas demandé à partir de Paris. Il est simplement victime de la limite d’âge. En France, tout fonctionnaire doit partir à la retraite à 65 ans dernier carat.

    En l’occurrence, on ne regrettera pas ce personnage, promoteur des metteurs en scène qui détruisent les œuvres lyriques au gré de leurs « relectures » délirantes ou militantes.

    C’est le principe qui est absurde, et qui peut nous priver d’hommes de grand talent et les envoyer dans des pays où l’on ne pense pas qu’à 65 ans on ne puisse plus avoir de projet artistique…

    Du reste Gérard Mortier sera remplacé à Paris par Nicolas Joël, qui est quant à lui un très remarquable directeur d’opéra, comme il l’a montré à Toulouse. Même s’il est encore jeune, lui aussi sera atteint, dans 12 ans, par la limite d’âge. Et devra s’expatrier pour continuer ses activités… Car lorsqu’on fait ce genre de travail, on ne prend pas sa retraite à 65 ans.

  • 28 février : les petits martyrs des Lucs

    Le 28 février 1794, aux Lucs-sur-Boulogne, 110 enfants de moins de 7 ans sont massacrés par l’armée de la République appliquant l’ordre d’extermination des Vendéens donné par la Convention.

    En attendant que la France édifie un Yad Vashem à la mémoire de ces petits martyrs des droits-de-l’homme-etc., on peut lire ici leur nom et leur âge.

    Prière pour la béatification de ces enfants :

    « Seigneur Jésus, qui avez couronné de l’auréole des martyrs les petits enfants de Bethléem immolés à votre place par Hérode, daignez nous accorder la Glorification des petits enfants des Lucs, victimes de l’impiété révolutionnaire. N’est-ce pas en haine de votre nom qu’ils furent eux aussi massacrés, nouveaux Saints Innocents de cette paroisse justement surnommée le Bethléem de la Vendée ? Notre-Dame du Petit-Luc, Reine des Martyrs, priez pour nous ! »

  • La Vierge « impudique » de Châteaulin

    La Vierge de Kerluan, statue en granit du XVIe siècle, avait disparu. Déjà, elle avait été cassée, pendant la Révolution, par les talibans de la République. Elle avait été ensuite réparée, et elle était l’objet d’une grande dévotion populaire. Mais en 1904 le curé de l’époque avait décidé de la faire disparaître, au motif qu’elle était « impudique ». Car elle a le sein nu et généreux (ce qui n’est pas vraiment rare) et tient entre ses doigts un téton dressé vers l’enfant Jésus. Cette superbe statue a été retrouvée au début du mois à la faveur de travaux réalisés dans la chapelle (elle-même du XVIe siècle) après le passage de vandales (le diable porte pierre…). Une paroissienne disait savoir où se trouvait la statue : sa grand-mère lui avait dit : « Elle est enterrée à côté de l’autre », à savoir de la triste Vierge en plâtre mise en place par le prude curé. De fait elle était là. La grand-mère disait aussi qu’à l’époque les paroissiens avaient été choqués qu’on leur enlève la Vierge devant laquelle ils avaient l’habitude de prier (notamment les mères pour obtenir une abondante lactation, bien sûr), et que de vieilles femmes avaient prédit que le jour où on la descendrait de son piédestal le tonnerre gronderait et réduirait en cendres les profanateurs. En fait, c’est le jour où la statue a été retrouvée, le 8 février dernier, que le tonnerre a fait trembler les murs de la chapelle. Non pas pour punir le stupide curé d’il y a cent ans, mais comme un roulement de tambour pour faire savoir que Notre Dame de Kerluan était de retour…

  • Les chiffres du chômage

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    La baisse du chômage a fait une « pause » en janvier, selon l’information officielle : il y a eu en effet 1.200 nouveaux demandeurs d’emploi, selon les statistiques de l’ANPE.

    Si l’on va y voir de plus près, on constate qu’il y a eu 11.370 entrées en stage de plus que le mois précédent, et 7.482 sorties supplémentaires des listes pour absence au contrôle ou radiation administrative.

    Malgré cet énergique « nettoyage », on n’a pas réussi à obtenir une nouvelle baisse du chômage…

    Nul doute qu’à l’approche des élections on va faire un effort pour exclure encore davantage de chômeurs des listes de l’ANPE, afin de pouvoir claironner une nouvelle baisse…

  • Menaces sur l’Iran

    Les accusations américaines de l’Iran comme responsable de ceci et de cela en Irak sont désormais incessantes. Il y a eu les « preuves » de l’implication de l’Iran dans les troubles, il y a eu les inscriptions iraniennes sur des armes trouvées en Irak, et voici que le renseignement militaire américain fait savoir qu’il a la « preuve » que des extrémistes irakiens apprennent en Iran le maniement d’explosifs capables de percer les blindés.

    Il n’y a pas besoin de preuve de quoi que ce soit pour savoir que l’Iran est chez lui dans les régions chiites d’Irak, et que les chiites irakiens sont chez eux en Iran. Et comme les Iraniens ne sont pas précisément des amis des Américains, les conséquences vont de soi. Les Américains sont certes naïfs, criminellement naïfs, mais pas au point, tout de même, de découvrir cette réalité.

    La seule explication de ces gesticulations est de préparer l’opinion à une prochaine offensive contre l’Iran. C’était aussi les « preuves » contre Saddam Hussein (celles-là totalement fausses) qui avaient justifié la guerre en Irak. Pour le général Leonid Ivashov, ancien chef d’état-major interarmes de la Fédération de Russie, il ne fait aucun doute que le Pentagone a planifié des attaques aériennes, y compris atomiques, sur l’Iran d’ici la fin avril. Selon lui, la seule inconnue réside dans l’approbation du Congrès, désormais à majorité démocrate.

  • En Irak

    « Les tendances actuelles politiques et de sécurité en Irak évoluent dans la mauvaise direction. Le terme de guerre civile décrit bien les éléments essentiels du conflit irakien. A moins que les efforts visant à inverser cette situation aient réellement des effets dans les 12 à 18 mois, nous considérons que la situation de sécurité va continuer à se détériorer à un rythme comparable à celui vu durant le deuxième semestre 2006. » Ces propos ont été tenus hier devant la commission des forces armées du Sénat des Etats-Unis par Michael McConnell, chef du renseignement américain.

    Curieusement, la mort quotidienne de soldats américains, et les hélicoptères américains abattus, ne font pas partie des « éléments essentiels du conflit » selon le chef du renseignement…

  • Même pas grave…

    Un attentat suicide a été commis hier devant l’entrée principale de la base américaine de Bagram, en Afghanistan, au moment même où Dick Cheney, le vice-président américain, s’y trouvait.

    Le ministère afghan de l’Intérieur a d’abord fait état de 18 morts, dont trois soldats étrangers. La « coalition » a rapidement démenti, affirmant qu’il y avait eu trois victimes, dont un soldat américain et un soldat sud-coréen. Puis la coalition a ajouté qu’il y avait eu aussi deux victimes civiles afghanes. Puis que ces victimes étaient en fait au nombre de six. Tandis que le journaliste de l’AFP arrivé sur place constatait qu’il y avait au moins 11 victimes afghanes.

    Le dernier bilan du gouvernement afghan fait état de 20 morts, dont quatre étrangers.

    La volonté américaine de minimiser l’attentat est manifeste. La Maison Blanche , de même, a souligné qu’il s’agissait d’un acte « isolé », que cela ne voulait pas dire « quoi que ce soit » sur la force supposée des talibans, et que si la revendication des talibans était plausible elle ne pouvait pas être confirmée…

    Cette attitude montre en réalité que les Américains accusent le coup, et durement. Leur base de Bagram est une gigantesque forteresse ultra-sécurisée. Il est tout simplement impensable qu’un terroriste puisse s’en approcher. Et il est plus impensable encore, si c’était possible, qu’un Afghan non identifié puisse arriver devant l’entrée principale au moment où le vice-président s’y trouve.

    Or le fait est qu’un taliban s’est fait exploser à cet endroit, tuant vingt personnes.

    « Nous avons souvent dit à propos des actes de terrorisme : un individu qui veut commettre un acte de violence et se tuer, c’est très difficile à empêcher », a rappelé le porte-parole de la Maison Blanche. Cela est vrai quand l’attentat a lieu dans la rue, dans un magasin, dans un autobus. C’est une tout autre affaire quand il a lieu dans un des endroits les plus surveillés de la planète, et quand le terroriste est passé à travers les contrôles de l’armée afghane…

    Prétendre qu’il s’agit d’un acte « isolé », c’est aussi, et d’abord, prétendre qu’il n’y a là aucun message, et que c’est une pure coïncidence si l’attentat a eu lieu en même temps que la visite du super-faucon numéro 2 des Etats-Unis. Mais à qui peuvent-ils faire croire cela ?

    La veille, Dick Cheney était au Pakistan, et il exprimait les « graves inquiétudes » du gouvernement américain concernant une offensive imminente des talibans. Avec 4.000 morts (insurgés, civils, policiers afghans, et 170 soldats de la « coalition »), l’année 2006 a été la plus sanglante en Afghanistan depuis l’invasion américaine.

  • Quatre temps et carême

    Les quatre temps « de printemps » sont célébrés au cours de la première semaine de carême. Ils sont peu visibles puisque, en quelque sorte, absorbés par le carême. Il en reste toutefois, à la messe de ce mercredi, les deux lectures de l’Ancien Testament, qui sont directement liées… au carême, puisqu’il y est question du séjour de 40 jours de Moïse sur le Sinaï et de la marche de 40 jours d’Elie vers l’Horeb. Et l’évangile du jour évoque la pénitence, celle des Ninivites convertis par Jonas, ainsi que la perspective du triduum pascal : « De même que Jonas demeura trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l’Homme demeurera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. »

  • Le pacte d’AC le feu

    Encore un pacte. Plus exactement le « contrat social et citoyen », proposé aux candidats à la présidentielle par l’association AC le feu, créée à Clichy-sous-Bois après les émeutes de 2005. Ségolène Royal a été la première à signer ce pacte, ce matin, tout en écartant 30 des 105 propositions, qui ne correspondent pas à son "pacte présidentiel"... Le deuxième a été, peu après, Olivier Besancenot. Lequel a souligné qu’il était en parfait accord avec chacune des 105 propositions du « contrat ». « Ce qu’il y a dedans est vraiment ce que défend la LCR  », a-t-il précisé. Quel coup de chance...

  • Arte : la propagande allemande contre Le Pen

    Bruno Gollnisch remarque dans un communiqué que « Arte info », le journal télévisé de la chaîne Arte, diffusé tous les soirs à 19h 45, a mérité dimanche la palme de la désinformation : le reportage présentant la convention présidentielle de Jean-Marie Le Pen, intitulé en français Le Pen et la surmédiatisation des sans-papiers était traduit en allemand par Le Pen, die Politik des Hasses, ce qui signifie « Le Pen, la politique de la haine » !

    « Que le journaliste d’Arte ait choisi de focaliser son reportage sur la critique faite par Jean-Marie Le Pen de la surexposition médiatique des clandestins relève de sa liberté la plus entière. Mais alors que rien ne lui permettait de dire que Jean-Marie Le Pen prônait une politique de la haine, la traduction en allemand tient de la plus grossière et injurieuse des propagandes », écrit Bruno Gollnisch qui ajoute : « Ceci est d’autant plus grave qu’il s’agit d’une chaîne financée sur fonds publics. Le Front National utilisera toute voie de droit pour exiger de ce média public le respect d’une déontologie minimale. »

  • Propagande

    Le gouvernement croate a chargé une association, Gong, de faire de la propagande en faveur de l’Union européenne auprès des 18.000 élèves de terminale. Car près de la moitié des Croates « ne croient pas » aux bienfaits de l’adhésion. « L’objectif est d’inciter les jeunes à réfléchir avec objectivité sur l’UE et de faire baisser les préjugés. » Sic : faire l’apologie de l’Union européenne, c’est faire preuve d’objectivité ; dire quels sont ses méfaits, c’est aligner des préjugés.

  • « Blasphème » au Pakistan

    Encore une chrétienne accusée de blasphème, qui risque la mort, au Pakistan.

    Martha Bibi Masih voulait récupérer les bâtons de bambous qu’elle avait loués aux constructeurs d’une mosquée. Elle s’est donc rendue sur le chantier, mais les bâtons se trouvaient à l’intérieur de la mosquée. En tant que chrétienne, elle n’avait pas le droit d’y pénétrer. Une première fois, elle a demandé de l’aide aux ouvriers, lesquels n’ont pas accepté de lui rapporter ses biens. Elle s’est ensuite tournée vers une commerçante, qui à son tour lui a refusé tout secours. Une dispute a fini par éclater entre les deux femmes.

    Le soir venu, le bruit a couru que Martha avait proféré des insultes contre le prophète de l’islam et vers 22 heures, une foule en colère s’est mise à jeter des pierres contre sa maison. Heureusement, un voisin a accepté de l’accueillir, elle et sa famille, pour la nuit. Le lendemain matin cependant, mardi 23 janvier, Martha était arrêtée par la police.

    Elle est officiellement accusée de blasphème et son procès devait commencer le week-end dernier dans un endroit éloigné de son village, pour éviter tout débordement.

    Selon Boota Masih, son mari, Martha est innocente. C’est aussi l’avis d’un habitant de Lahore (une ville à l’est du pays), qui a publié un appel sur le site d’actualité pakistanais Paktribune, demandant à la Cour suprême d’abandonner les poursuites : « Même le chrétien le plus faible spirituellement, n’oserait jamais prononcer un mot qui pourrait ressembler à un blasphème. Ou alors il s’agirait d’une nouvelle forme de suicide. »

    Selon l’Article 295C du Code pénal pakistanais, toute personne reconnue coupable de blasphème contre le prophète de l’islam doit être punie de mort. Pour l’instant aucune peine de mort n’a été appliquée, mais depuis 1986, on compte 23 personnes assassinées parce qu’elles avaient été suspectées de blasphème.

    (information de blogdei, via novopress)

  • Et maintenant la tombe de Jésus…

    La chaîne câblée Discovery Channel présentera le 4 mars un « documentaire » réalisé par un Israélien et produit par James Cameron (le réalisateur de Titanic) sur « le tombeau perdu de Jésus ».

    Les cercueils de ce tombeau découvert en 1980 à Talpiot, un quartier de Jérusalem, portent les inscriptions suivantes : « Jésus fils de Joseph », « Juda fils de Jésus », « Marie et Marthe ». Non seulement cela « prouve » qu’il s’agit du tombeau de Jésus, mais en outre, puisque l’analyse ADN des ossements montre que « Jésus » et « Marie » (la sœur de Marthe, donc Marie-Madeleine) n’ont pas de lien de sang, et que leur présence dans le même tombeau suggère un lien familial, Jésus et Marie ont pu former un couple, dont le fils s’appelait Juda. Et revoilà donc le célèbre couple Jésus-Marie-Madeleine (mais pourquoi pas avec Marthe ?).

    En 2002, un collectionneur israélien avait également fait une découverte prodigieuse : un ossuaire du Ier siècle portant l’inscription « Jacques fils de Joseph, frère de Jésus ». La nouvelle avait fait grand bruit, Le Monde avait consacré une page entière aux commentaires du spécialiste André Lemaire. Le coffret était la preuve que Jésus avait bien des frères de sang, donc que la Vierge ne l’était pas, que Joseph était bien son père biologique, et que l’Eglise trompait ses fidèles depuis toujours.

    Le Département israélien des antiquités avait confié l’objet à deux commissions composées de paléographes, de géologues, de linguistes et d’archéologue. En juin 2003, les deux commissions arrivaient à la même conclusion : il s’agit d’un faux, l’inscription est récente. Et le directeur du Département, Shouka Dorfman, convoquait une conférence de presse pour mettre un point final à la supercherie.

    Voici donc maintenant carrément le tombeau du Christ, et avec ses ossements !

    Cette fois, le Département des antiquités se refuse même à tout commentaire. Les cercueils ont été examinés, il y a longtemps, et en 1996 un porte-parole faisait savoir que la probabilité que ce soit la tombe de Jésus était « proche de zéro ». L’archéologue Amos Kloner remarque seulement que les noms qui figurent sur ces cercueils étaient parmi les plus communs au Ier siècle : « C’est tout simplement un tombeau juif du Ier siècle après Jésus-Christ. »

    Il s’agit d’une nouvelle opération contre l’Eglise et contre la foi. Il n’est pas innocent que le « documentaire » soit diffusé, à grands renforts de publicité, pendant le carême.

    Ce serait dérisoire, si chacune de ces opérations n’impressionnait pas d’innombrables personnes incapables de discerner la supercherie.

    Et si la répétition de ces opérations ne banalisait pas la sape de la vérité et la promotion du mensonge, dont le père se montre décidément  très actif…

  • La louange des enfants

    Les princes des prêtres et les scribes, voyant les merveilles qu'il avait faites, et les enfants qui criaient dans le Temple, et qui disaient: Hosanna au Fils de David ! s'indignèrent, et lui dirent: Entends-tu ce qu'ils disent ? Jésus leur dit: Parfaitement.  N'avez-vous jamais lu ceci : De la bouche des enfants et des nourrissons tu t’es ménagé une louange parfaite ? (Matthieu, 21, 15-17)

  • Le Pen saisit la justice

    Louis Aliot, secrétaire général du Front national, a indiqué sur France 2 que Jean-Marie Le Pen devait adresser ce jour au Conseil constitutionnel un courrier dénonçant, témoignages à l’appui, les pressions exercées dans 14 départements par Philippe de Villiers sur les maires pour dissuader ceux-ci d’accorder leur parrainage à Jean-Marie Le Pen.

    Des maires, a affirmé Louis Aliot, « ont au téléphone M. de Villiers, qui leur donne un certain nombre d’arguments quelquefois diffamatoires, spécieux, qui laissent à penser que M. de Villiers espère beaucoup l’absence de Jean-Marie Le Pen pour faire un score à la présidentielle ».

    « Jean-Marie Le Pen aujourd’hui saisit la justice, fait une lettre au président du Conseil constitutionnel et même au garde des Sceaux, en lui donnant des éléments de preuve d’un certain nombre de choses », dont des témoignages de maires, a-t-il précisé.

  • Un président pour rien

    Le président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré convoque l’Assemblée nationale en séance publique le 7 mars, lendemain de sa prise de fonction au Conseil constitutionnel, pour élire un nouveau président. Comme l’Assemblée nationale a arrêté de légiférer la semaine dernière pour ne pas interférer dans la campagne, et comme l’Assemblée nationale élue en juin élira un nouveau président, celui qui sera élu le 7 mars sera un président pour rien. Sauf pour « l’honneur », et bien sûr les avantages liés à cette fonction. L’important était de « caser » Debré à un poste prestigieux avant les élections…

  • PS : le danger c’est Le Pen, pas Bayrou

    Interrogé sur la possibilité de voir à nouveau Jean-Marie Le Pen au second tour, François Hollande a répondu : « Oui, il y a un risque, parce que ce qui ressort des sondages depuis deux mois, c’est l’extrême volatilité des intentions de vote. » « Je le sens fort », a-t-il ajouté. D’où son appel à voter dès le premier tour pour Ségolène Royal, et non pour les autres candidats de gauche et d’extrême gauche : c’est cette dispersion qui a fait chuter Lionel Jospin en 2002 face à Jean-Marie Le Pen.

    François Hollande avait déjà nié il y a quelques jours que François Bayrou puisse être le « troisième homme », affirmant que « le seul troisième homme possible, on le connaît, c’est Le Pen ».

    Dans le Parisien Dimanche, Ségolène Royal faisait en quelque sorte la synthèse de ces déclarations : « Qui est le troisième homme, honnêtement ? Allons, on sait très bien que c’est Le Pen. Et tout ce qui contribue à disperser les voix de gauche au premier tour favorise l’émergence de ce troisième homme. »

  • Manœuvres sur les maires

    Au début de son discours, dimanche à Lille, Jean-Marie Le Pen a dénoncé une « manœuvre particulièrement crapuleuse qui tend à intimider les maires » pour l’empêcher d’obtenir ses parrainages. « Il est probable que cette manœuvre vient d’un candidat qui se trouve jusqu’à présent dans les sous-sols des sondages, et qui espère grâce à cette manœuvre pouvoir prendre ma place », a-t-il ajouté. Cette dénonciation solennelle, visant à l’évidence Philippe de Villiers, venait après diverses indications fragmentaires.

    Le samedi, en effet, Jean-Marie Le Pen disait aux journalistes qu’il « semble » que « M. de Villiers se dépense beaucoup » pour dissuader les maires de lui donner leur parrainage. Michel Guiniot ajoutait que Philippe de Villiers rappelle lui-même des maires pour leur expliquer que c’est une erreur de parrainer Le Pen. Des témoignages faisaient état de personnes qui se font passer pour des journalistes locaux et harcèlent les maires. Marine Le Pen accusait un « concurrent » d’utiliser des « méthodes dégueulasses », appelant les maires pour leur dire que « Jean-Marie Le Pen est très malade, qu’il a un cancer ». Elle ajoutait, et Jean-Marie Le Pen l’a confirmé, que le Front national était en train de réunir les éléments pour les transmettre à la justice.

    Jean-Marie Le Pen a demandé aux maires de « ne pas se laisser intimider par des manœuvres qui pèsent sur nos libertés », et les a incités « à être courageux ».

    Et chacun rappelait à Lille le rappel bienvenu du ministre Brice Hortefeux, un très proche de Sarkozy, dans Le Figaro : « Accorder un parrainage, ce n’est pas exprimer un soutien ni donner une consigne de vote, c’est tout simplement choisir de faire vivre la démocratie. »

  • Le Pen : la cohérence

    La Convention présidentielle de Lille, c’était d’abord le contraste entre la sinistre froideur du Grand Palais de Lille, symbole même du plus hideux socialisme, et la flamme, l’enthousiasme, la chaleureuse vitalité des militants venus des quatre coins de la France écouter les dirigeants du Front national, participer à des tables rondes, portant la ferveur à son comble lors du grand discours de clôture de Jean-Marie Le Pen. Un discours qui se déployait à partir de la réalité locale, de ce qu’a été et ce qu’est aujourd’hui le Nord-Pas-de-Calais, pour tracer, à partir de ce désastre économique et social, de cette ruine d’un immense patrimoine, la seule voie possible du renouveau et de la renaissance.

    Quelle tristesse de voir ensuite ce qu’en ont fait radios et télévisions. La tonalité générale était celle-ci : Le Pen dit que la candidature à la présidentielle ne consiste pas à donner des réponses à tous les problèmes, donc il se contente de répéter son vieux discours sur l’immigration. Et l’on vous fait voir et entendre un passage du discours sur l’immigration…

    C’est triplement malhonnête. Premièrement, ce que dit Jean-Marie Le Pen sur l’immigration s’intègre dans un ensemble, dans une vision de la France, de l’avenir de la France, en Europe et dans le monde, et il est tout simplement le seul candidat à s’élever à ce niveau. Deuxièmement, c’était le jour où était distribué son programme de gouvernement, chiffré, en 68 pages grand format et petits caractères : le chapitre immigration est l’un des 25 chapitres. Troisièmement, lorsque Jean-Marie Le Pen dit que son rôle n’est pas de donner une solution à tous les problèmes, il se pose tout simplement en candidat à la présidence de la République, non en candidat à un poste d’assistante sociale comme Ségolène Royal, de moulin à paroles comme Nicolas Sarkozy, ou d’anesthésiste comme François Bayrou. Comme il le dit de façon imagée, ses concurrents sont « l’altesse Royal des Charentes qui propose des soins palliatifs aux blessés de la guerre économique, Nicolas qui court et nous attend au coin du bois Mesdames, et Bayrou qui joue au rebelle, Tartuffe dans le rôle de d’Artagnan ».

    Surtout, Jean-Marie Le Pen est candidat à la présidence de la République, alors que les autres, partisans du oui à la Constitution européenne, sont candidats à un poste de gouverneur de la province France de l’Union européenne.

    C’est cela, assurément, que les médias ne veulent pas faire savoir. C’est la raison principale de leur misérable insistance à faire de Le Pen l’éternel et obsessionnel candidat anti-immigration, en déconnectant l’immigration de tout le reste.

    En réalité le discours de Jean-Marie Le Pen n’est pas centré sur l’immigration mais sur la nation. Et l’observateur honnête, à Lille, ne pouvait qu’être impressionné par le souffle de ce discours, cette grande arche qui commençait par le constat du désastre économique et social du Nord-Pas-de-Calais, la mort d’une région sinistrée par la gauche et la droite qui s’est alignée sur la gauche, et se terminait par l’assurance que lui, Jean-Marie Le Pen, est « le candidat de la vie », qui a pour seul but de « faire gagner la vie ». Du pôle de la mort au pôle de la vie, il a d’abord élargi le constat local à celui du peuple français qui s’appauvrit et qui souffre, puis montré qu’il ne pouvait pas y avoir de politique sociale sans la nation, qu’une politique nationale, c’est la défense de l’identité et la préférence nationale, donc la lutte contre l’immigration massive, que c’est aussi la défense de la souveraineté nationale face à Bruxelles qui dicte nos lois et qui n’est d’ailleurs plus qu’un relais des institutions mondialistes, que c’est avoir la vision des défis planétaires, du défi agricole mondial à celui du capitalisme financier prédateur sans projet, et que la France doit plus que jamais faire entendre sa voix au monde.

    Tel fut en quelques mots le discours de Lille, un discours « social », certes, comme on l’a dit un peu partout, avec une insistance marquée sur les « solidarités de demain », mais des solidarités nationales, qui ne peuvent être garanties que par la reconquête de la souveraineté, de nos libertés, de la maîtrise de notre destin face à tous les internationalismes.

    Telle est la cohérence, fondamentale, du discours de Jean-Marie Le Pen. Elle est unique dans le paysage politique actuel.

  • Cælestæ disciplinæ

    Convertis nous, ô Dieu notre salut. Et pour que le jeûne quadragésimal nous soit profitable, enseigne à nos esprits les disciplines célestes. (collecte du jour)

  • Premier dimanche de carême

    Je serais dans les tourments si je ne connaissais pas tes miséricordes, Seigneur. Tu as dit : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se convertisse et qu’il vive, toi qui as appelé à la pénitence la Cananéenne et le publicain. C’est dans la mesure de la multitude des douleurs dans mon cœur que tes consolations ont réjoui mon âme, toi qui as appelé à la pénitence la Cananéenne et le publicain. (Répons des matines)

  • Saint Matthias

    En ces jours-là, Pierre, se levant au milieu des frères qui étaient rassemblés au nombre d'environ cent vingt, leur dit : « Mes frères, il fallait que s'accomplît ce que le Saint-Esprit a prédit dans l'Ecriture, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont arrêté Jésus. Il était compté parmi nous, et il avait reçu sa part de notre ministère. Cet homme, après avoir acquis un champ avec le salaire du crime, se pendit et se fendit par le milieu, et toutes ses entrailles se répandirent. Le fait a été si connu de tous les habitants de Jérusalem que ce champ a été nommé dans leur langue Haceldama, c'est-à-dire, Champ du sang. Car il est écrit dans le livre des Psaumes : Que leur demeure devienne déserte et qu'il n'y ait personne qui l'habite, et qu'un autre reçoive son ministère. Il faut donc que, parmi les hommes qui ont été en notre compagnie pendant tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, à commencer au baptême de Jean, jusqu'au jour où Il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui devienne avec nous témoin de sa résurrection. » Ils en présentèrent deux : Joseph appelé Barsabas, surnommé le Juste, et Matthias. Et se mettant en prière, ils dirent : Seigneur, toi qui connais les cœurs de tous, montre lequel de ces deux tu as choisi pour occuper la part du ministère et de l'apostolat que Judas a quitté par son crime, pour s'en aller dans son lieu. Alors ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut agrégé aux onze apôtres. (Actes des apôtres, 1, 15-26)

  • Devenez fils de votre Père

    « Moi je vous dis : aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, afin de devenir fils de votre Père qui est dans les cieux. » (Mat. 5, 44-45)

    « Celui qui garde les préceptes de Dieu devient fils de Dieu ; il n’est pas fils par nature, mais par sa propre volonté » (arbitrio suo). (Saint Jérôme)

  • Askolovitch visionnaire

    Le Chouan de Vox Galliae a eu le courage, ou la perverse curiosité, de lire dans le Nouvel Observateur paru aujourd’hui un article de Claude Askolovitch intitulé « Soral le maudit ».

    On y apprend ceci : « A la convention présidentielle du FN, ce week-end à Lille, Soral a harangué la salle sur le communautarisme : sujet ambigu, prétexte à tous les dérapages. »

    La convention présidentielle de Lille, c’est le week-end prochain…

    (A propos, je vais à Lille dès demain, car la convention est précédée d'une session de l'Iforel, l'organisme de formation des élus du FN - je ne suis pas élu, je vais voir ce qu'ils disent. Je ne ferai donc aucun commentaire de l'actualité sur mon blog d'ici lundi. Mais il y aura quand même la petite note liturgique quotidienne.)

  • Réchauffement climatique

    Selon les données de Météo France, la température moyenne en Terre Adélie (Antarctique) a baissé de 0,5° depuis 1980.

  • Nicolas copie sur Ségolène

    On apprend que Nicolas Sarkozy a confié à un groupe d’experts, présidé par Alain Bauer, la mission de jeter les bases d’une « police de quartier ».

    Il se trouve que la « police de quartier » est l’une des 100 propositions de Ségolène Royal.

    Les membres de la mission Bauer affirment qu’il s’agit d’une « coïncidence », et soulignent que leur groupe a été constitué avant le discours programme de Ségolène Royal.

    Sans doute. Mais dans son discours, Ségolène Royal a récité une bonne partie du « projet socialiste pour la France ». Où l’on peut lire notamment : « Nous mettrons fin aux inégalités face à l’insécurité en rétablissant une sécurité publique de proximité avec une implantation pérenne de la police dans tous les quartiers. » Ce texte a été publié le 10 juin 2006.

    Le plus amusant est que cette police de proximité, que le PS veut « rétablir », avait été instituée par le gouvernement Jospin, et qu’elle fut supprimée par Nicolas Sarkozy dès sa première arrivée au ministère de l’Intérieur en 2002…

  • Bayrou grignote Ségolène

    Le collectif Spartacus, qui regroupe 30 hauts fonctionnaires « socialistes et de gauche », « revendique hautement son soutien à François Bayrou », qui est « le seul et le premier à poser les vraies questions et à apporter les bonnes réponses ». Tout en affirmant leur « fidélité » au parti socialiste, ces hauts fonctionnaires de l’administration centrale déplorent « le choix incohérent et erratique » du PS.

  • Bougez les mains

    « Merci à vous qui êtes malentendants d’applaudir comme ça en levant les mains », a dit Marie-Ségolène en voyant un groupe de sourds (« parmi lesquels l’actrice Emmanuelle Béart », précise l’AFP !) agiter les mains au-dessus de la tête. Et la démago de compétition de lancer à la salle : « Je veux que nous applaudissions tous comme vous qui n’entendez pas mais qui, grâce à la langue des signes, pouvez applaudir ». Et tous les gogos de Marie-Ségo de lever les mains et de les agiter au-dessus de la tête…

    Et vive Guignol.

    (NB. L’abbé de l’Epée, qui a eu un rôle essentiel pour le langage des signes même si le langage qu’il avait inventé a dû être abandonné, était un prêtre janséniste ­– auteur d’un livre intitulé De la précipitation scandaleuse des messes – dont les intuitions venaient de sa philosophie augustinienne, et il batailla contre d’autres ecclésiastiques qui affirmaient que seule la parole pouvait traduire la pensée. « Le langage des signes est une chose magnifique », dit à juste titre Marie-Ségolène. Mais ce n’est pas l’idéologie socialiste qui aurait pu l’inventer.)

  • Surréalisme à la Bové

    José Bové a tenu un meeting à Saint-Denis. Il a été accueilli par ses partisans au cri de « Libérez Bové ». A première vue, il n’était pourtant pas en prison…

    L’autre grand slogan qui avait les faveurs de la salle était « Tous ensemble ». Alors que le camp « antilibéral » est plus éclaté que jamais, grâce en partie à José Bové. Un militant a lancé : « Buffet et Besancenot ont leur place parmi nous dans la salle ». Quelques applaudissements, et surtout des huées, et tout le monde de reprendre en chœur : « Tous ensemble, tous ensemble »…

    Et vive Guignol.