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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2733

  • Analphabètes

    Une nouvelle preuve de l’ignorance encyclopédique des correspondants des agences de presse au Vatican (et de la plupart des prétendus « vaticanistes »).

    La dépêche de l’AFP relatant la messe célébrée par Benoît XVI pour le deuxième anniversaire de la mort de Jean-Paul II revient sur les « spéculations » (inventées par les journalistes) quant à une « possible canonisation rapide du pontife polonais ». Certains étaient allés jusqu’à dire que Benoît XVI proclamerait peut-être la canonisation de Jean-Paul II au cours de cette messe... Mais l’AFP constate que les cardinaux qui s’expriment à ce sujet ne vont pas dans ce sens. L’agence poursuit : « Dans son homélie, Benoît XVI a d’ailleurs donné à Jean-Paul II le titre modeste de serviteur de Dieu. “C’est ce qu’il était et c’est ainsi que nous l’appelons à présent dans l’Eglise“, a-t-il souligné. »

    Si c’est ainsi que nous l’appelons à présent dans l’Eglise, c’est tout simplement parce que le titre de « serviteur de Dieu » est celui qui est donné à toute personne dont on ouvre le procès en béatification (l’étape suivante étant la reconnaissance de l’héroïcité des vertus, qui confère le titre de vénérable). Benoît XVI faisait allusion à la cérémonie de clôture de l’enquête diocésaine, qui venait d’avoir lieu en la basilique Saint-Jean de Latran.

    Il ne s’agit donc pas du tout d’un titre « modeste », mais au contraire de la reconnaissance officielle par l’Eglise de ce qu’on pourrait appeler une présomption de sainteté.

    P.S. Cette homélie sur Jean-Paul II, qu'on peut lire ici ou sur Zenit, est aussi une magnifique méditation sur le parfum répandu sur le Christ à Béthanie.

  • Mardi Saint

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    D'où vient que mon bien-aimé a commis des crimes nombreux dans ma maison ? Les chairs saintes des victimes enlèveront-elles tes malices, dans lesquelles tu te glorifies ?

    Olivier fertile, beau, chargé de fruits, gracieux, tel est le nom que le Seigneur t'a donné ; au bruit de sa parole un grand feu s'est mis dans cet arbre, et ses branches ont été brûlées.

    Le Seigneur des armées, qui t'avait planté, a prononcé l'arrêt de malheur contre toi, à cause des maux que la maison d'Israël et la maison de Juda ont commis pour m'irriter, en faisant des libations à Baal.

    Mais toi, Seigneur, tu m'as instruit, et j'ai su ; tu m'as découvert leurs desseins.

    Et moi j'étais comme un agneau plein de douceur, qu'on porte au sacrifice, et je ne connaissais pas les projets qu'ils avaient formés contre moi, en disant : Mettons du bois dans son pain, exterminons-le de la terre des vivants, et qu'on ne se souvienne plus de son nom.

    Mais toi, Seigneur des armées, qui juges justement, et qui sondes les reins et les cœurs, fais-moi voir ta vengeance sur eux ; car je t’ai confié ma cause.

    (Jérémie, 11)

  • L’exemple de Lucie Aubrac

    Le groupe communiste au conseil régional de Bourgogne a présenté le vœu qu’un lycée soit rebaptisé du nom de Lucie Aubrac.

    Le groupe FN a été le seul à s’y opposer. Dans le feu de la polémique, Régis de la Croix Vaubois a lancé : « Quand vous saurez qui elle était vraiment, vous rigolerez moins, bande de crétins... »

    Ces propos ont suscité un tollé, et le vice-président PS s’est fendu d’un communiqué : « Ceux qui ont ainsi sali la mémoire de cette résistance héroïque sont indignes de leur mandat et méritent la réprobation unanime de tous les Républicains » (avec un R majuscule, s’il vous plaît).

    L’AFP a eu l’honnêteté de contacter l’homme par qui le scandale est arrivé. Régis de la Croix Vaubois a précisé qu’il ne visait pas le passé de résistante de Lucie Aubrac (encore qu’il « reste quelques interrogations »), mais ses prises de position en faveur des « sans-papiers » : « Quelqu’un qui se met du côté de l’illégalité par son combat avec les sans-papiers n’apparaît pas comme le meilleur exemple à donner à des jeunes. »

    Ce qui devrait être incontestable pour tout Républicain...

  • La loi Leonetti et l’euthanasie

    L’archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois et le grand rabbin de Paris David Messas signent une « déclaration commune juive-catholique » sur « le soin des malades en fin de vie ». Il s’agit des conclusions du groupe de réflexion constitué par le Consistoire de Paris et l’archevêché pour « faire une lecture commune » de la loi Leonetti du 22 avril 2005.

    Ce document est sans doute l’un des plus clairs et des plus précis qui aient été publiés jusqu’ici sur l’euthanasie. C’est à lire et à conserver.

    Tout en approuvant le principe général de la loi Leonetti (les actes médicaux « ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable »), et en expliquant ce que cela peut légitimement impliquer, les signataires pointent très précisément ce qui est inacceptable dans cette loi : la « réelle ambiguïté » concernant l’apport de nutriments (qui fait en réalité de cette loi une loi ouvrant la porte à une forme d’euthanasie, ce que nos évêques, dans un premier temps, avaient refusé de voir) : « Il n’y est pas précisé que pour les malades chroniques hors d’état d’exprimer leur volonté l’alimentation et l’hydratation par voie naturelle ou artificielle doivent être maintenues, même lorsque la décision a été prise de limiter les traitements médicaux proprement dits. » « Il convient que les instances compétentes favorisent et garantissent cette interprétation de la loi. »

    « L’ambiguïté » n’en est pas une lorsqu’on se réfère à l’exposé des motifs du projet de loi. Il y est dit clairement que l’alimentation et l’hydratation font partie du traitement médical : l’interprétation des auteurs de la loi est donc exactement contraire à celle que la déclaration juive-chrétienne entend voir favorisée et garantie.

    La loi Leonetti ne pourra être acceptable que si cette hypothèque est levée. La déclaration arrive bien tard, et il a fallu près de deux ans à une savante commission pour découvrir ce qui était évident à la première lecture. Mais mieux vaut tard que jamais. Le débat est désormais public.

  • Irak : l’efficacité du « plan de sécurité »

    Le nombre de tués en Irak a augmenté de 15% en mars, avec plus de 2000 victimes civiles et militaires. Soit 67 par jour en moyenne, contre 64 en février.

    Telle est l’efficacité du « plan de sécurité » mis en œuvre depuis le 14 février pour sécuriser Bagdad, avec force policiers et soldats (irakiens et américains) supplémentaires.

    Pour le présidentiable John McCain, qui n’a cessé de demander l’envoi de troupes supplémentaires, le plan commence à « porter ses fruits »...

  • L’imposture Bayrou (16)

    François Bayrou annonce qu’il veut supprimer l’ENA.

    Appelé à commenter cela sur France Inter ce matin, Jean-Marie Le Pen a répondu : « C’est une idée qu’il a reprise de Le Pen, sans doute. Il y a longtemps que nous demandons de supprimer l’ENA. » Car « formater les hauts fonctionnaires dans une école unique est une erreur et une pente vers la formation d’une espèce d’aristocratie, qui se prend pour telle d’ailleurs ».

    Tel est en effet le vrai problème de l’ENA. Mais Bayrou ne le voit pas. Ce qui le défrise est que des énarques se tournent vers le privé après quelques années dans le secteur public. Alors il veut remplacer l’ENA par une école « des services publics » de « très haut niveau », et qui ouvre exclusivement au service public.

    Autrement dit, il ne veut pas supprimer l’ENA, mais verrouiller le système (là comme ailleurs, c’est une constante du prétendu candidat anti-système), avec une école qui formatera des hauts fonctionnaires qui resteront forcément hauts fonctionnaires et constitueront donc plus que jamais une caste inexpugnable à la tête de l’Etat...

  • Grosse fatigue ?

    Le service de presse de Ségolène Royal a annoncé que la candidate ne participera pas au meeting prévu ce soir à La Rochelle et qu’elle sera représentée par Jack Lang... De même, elle a annulé sa participation à la réunion de la commission permanente du conseil régional Poitou-Charentes, qui avait été exceptionnellement déplacée à Saintes pour arranger la présidente-candidate-présidente.

  • Dupont-Aignan ne choisit pas

    A l’issue de la réunion de ses partisans, samedi à Paris, Nicolas Dupont-Aignan a indiqué qu’il ne donnait pas de consigne de vote pour le premier tour de la présidentielle. Mais qu’il prendra position pour le second tour, sur les bases d’un « pacte pour la France » qui a été adopté lors de cette réunion. Il demande un référendum sur le futur traité européen, l’institution du référendum d’initiative populaire, et une dose de proportionnelle. Parmi les candidats susceptibles de figurer au second tour,  il n’y a que Jean-Marie Le Pen qui propose cela. Mais Jean-Marie Le Pen est exclu du spectre politique de Dupont-Aignan, qui s’arrête à « l’extrême droite » villiériste...

    D’autre part, le groupuscule de Dupont-Aignan Debout la République, en rupture de ban avec l’UMP, va être érigé en parti politique, pour devenir une « force gaulliste républicaine »...

  • Quelle politique face à l’islam?

    A lire sur le blog de Bernard Antony , la déclaration finale du colloque "Quelle politique face à l'islam ?", qui s’est tenu samedi à Paris. Elle est intitulée Proposition en vue d’une politique de paix et de cohésion nationale par rapport à l’islam, et elle est soumise aux candidats à l’élection présidentielle. Elle résume clairement ce qu’est l’islam par rapport au christianisme et à notre civilisation, et se conclut par six points sur lesquels les musulmans doivent s’engager pour être acceptés dans la société française.

    Le blog présente aussi le discours de clôture de Bernard Antony en vidéo.

  • La doctrine économique et sociale de Jean-Marie Le Pen

    Samedi, Jean-Marie Le Pen a clôturé la journée des comités professionnels du Front national par un discours où il a détaillé sa doctrine et ses propositions en matière économique et sociale. Il y a là beaucoup plus qu’un discours électoral, et l’on relèvera notamment comment il évoque le compagnonnage et l’œuvre des catholiques sociaux du XIXe siècle. Voici quelques extraits du début de son discours, qui est à lire intégralement sur le site du Front national.

    Je pense être le Candidat de la France qui veut retrouver ses valeurs morales et nationales. 

    Mais au-delà de la France qui souffre et qui souhaite retrouver son identité, il y a la France de l’effort, de l’initiative privée, de la créativité ou tout simplement de l’abnégation dans le travail que je souhaite également représenter. 

    Depuis des décennies, les gouvernements successifs ont désorganisé, découragé et entravé le monde du travail, entraînant en particulier le divorce du social et de l’économique. Et voilà pourquoi le Bilan social de la France est aujourd’hui catastrophique. Réconcilier le social et l’économique en libérant le monde du travail de toutes ses entraves, tel est donc mon vœu le plus cher. 

    Nous allons tenter d’identifier ensemble tout ce qui aujourd’hui s’acharne à asservir, à pervertir et à détruire le travail et plus globalement le monde du travail. Pourquoi se pencher sur cette question ? Tout simplement, je pense, parce que le travail renvoie à la notion de Métier et plus largement de Profession, dont nous savons qu’elle est, avec la Famille et l’Etat-Nation, un des trois corps naturels incontournables et indispensables où s’épanouit l’individu et plus exactement la personne humaine. C’est d’ailleurs pourquoi le Front National se veut le champion de la défense de la Famille , des Professions et de la Nation à l’inverse des autres partis pour qui la promotion d’une idéologie se situe à la base même de leur action politique. 

    Ainsi en libérant le monde du travail de toutes ses perversions et tous ses démons, nous concourrons à libérer la République de ses idéologies destructrices. 

    Le Capitalisme outrancier, qui privilégie la rentabilité pure, et souvent à court terme, de l’Entreprise sans comprendre que celle-ci est une véritable cellule vivante avec ses lois internes de développement, a largement concouru à installer tous les traumatismes que nous observons aujourd’hui. 

    Rejetant la nécessité vitale de constituer des associations regroupant salariés et patrons, des associations interentreprises par métiers et professions, le capitalisme débridé a généré le socialisme qui a prétendu remédier au mal en substituant l’Etat à d’authentiques corps intermédiaires.