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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2734

  • Lundi Saint

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    « Jésus donc, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie, où était mort Lazare, qu’il avait ressuscité. On lui donna à souper, Marthe le servait et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. » De peur que les hommes ne s’imaginassent que sa résurrection d’entre les morts n’était qu’un vain fantôme, Lazare était du nombre de ceux qui étaient à table avec lui ; il était vivant; il parlait, il prenait part au festin : la vérité se manifestait ainsi au grand jour, et l’incrédulité des Juifs se trouait confondue. Le Seigneur était donc à table avec Lazare et les autres, et Marthe, une des sœurs de Lazare, les servait. Or Marie, l’autre sœur de Lazare, « prit une livre de vrai (?) nard, parfum précieux (libram unguenti nardi pistici), et le répandit sur les pieds de Jésus, et elle les essuya avec ses cheveux, et toute la maison fut remplie de l’odeur du parfum ». Vous avez entendu le fait, cherchons le mystère qu’il renferme. O âme, qui que tu sois, si tu veux être fidèle, avec Marie verse sur les pieds du Sauveur un parfum précieux. Ce parfum n’était autre que la justice, c’est pourquoi il y en avait une livre (« libra » veut dire aussi balance). C’était un parfum précieux « nardi pistici ». Le nom donné à ce parfum indique, à ce que je crois, la contrée d’où il venait ; mais ce mot n’est pas exempt de mystère, et il convient bien à celui que nous voulons découvrir. En grec, pistis signifie la foi. Tu voulais savoir comment pratiquer la justice ? « Le juste vit de la foi ». Oins les pieds de Jésus par une vie sainte, suis les traces du Seigneur. Essuie ses pieds avec tes cheveux ; si tu as du superflu, donne-le aux pauvres, et tu auras essuyé les pieds du Seigneur, car les cheveux sont pour le corps comme quelque chose de superflu. Tu vois ce qu’il faut faire de ton superflu ; il est superflu pour toi, mais il est nécessaire aux pieds du Seigneur. Peut-être que, sur la terre, les pieds du Seigneur se trouvent dans le besoin. De qui donc, sinon de ses membres, doit-il dire à la fin du monde: « Ce que vous avez fait au moindre des miens, c’est à moi que vous l’avez fait ? » Vous avez donné des choses qui ne vous étaient pas nécessaires, mais vous avez soulagé mes pieds.

    (saint Augustin, commentaire sur saint Jean)

  • Benoît XVI et les Rameaux

    Dans son homélie pour la fête des Rameaux, dont le site Eucharistie miséricordieuse a déjà donné une traduction, Benoît XVI souligne que dans l'Évangile de Luc, « le récit du début du cortège près de Jérusalem est composé en partie sur le modèle du rite du couronnement avec lequel, selon le Premier Livre des Rois, Salomon fut couronné comme héritier de la royauté de David. Ainsi la procession des Rameaux est aussi la procession du Christ Roi. » Il explique ensuite ce que veut dire « suivre le Christ » : « se donner librement à un Autre pour la vérité, pour l'amour, pour Dieu qui, en Jésus-Christ, me précède et me montre le chemin ». « En le suivant, j'entre au service de la vérité et de l'amour. En m'égarant, je me retrouve. » C’est le chemin unique et nécessaire de la désappropriation de soi, dont Joseph Ratzinger sait parler admirablement, et dont il a donné un bel exemple en acceptant de devenir pape.

    Le pape dit aussi :

    « Dans l'ancienne liturgie du dimanche des Rameaux, le prêtre, arrivé devant l'église, frappait fortement avec le bois de la croix de la procession au portail encore fermé, qui par la suite s'ouvrait. C'était une belle image pour le mystère de Jésus-Christ qui, avec le bois de sa croix, avec la force de son amour qui se donne, a frappé du côté du monde, à la porte de Dieu ; du côté d'un monde qui ne réussissait pas à trouver un accès auprès de Dieu. Avec la croix, Jésus a ouvert grand  la porte de Dieu, la porte entre Dieu et les hommes. »

    Pourquoi, si c’était « une belle image pour le mystère », l’avoir supprimée ?

    Pourquoi éprouver le besoin de faire (une fois de plus) référence à « l’ancienne liturgie », si la nouvelle est meilleure ?

  • L’ânesse et l’ânon

    Il y avait donc dans le bourg un ânon, et il était lié avec l'ânesse ; il ne pouvait être détaché que par l'ordre du Seigneur ; la main des Apôtres le détache. Voilà l’acte, voilà la vie, voilà la grâce ; sois cela, toi aussi, afin de pouvoir délier les captifs.

    Considérons maintenant qui étaient ceux qui, leur égarement dévoilé, furent chassés du paradis et liés dans un bourg. Vous voyez comment, ceux que la mort avait expulsés, la Vie les a rappelés. Aussi lisons-nous selon Matthieu qu'il y avait ânesse et ânon ; de la sorte, comme dans les deux humains l'un et l'autre sexe avait été expulsé, dans les deux animaux l'un et l'autre sexe est rappelé. D'une part donc l'ânesse figurait Eve, mère d'erreur ; d'autre part son petit représentait l'ensemble du peuple des Gentils ; aussi est-ce le petit de l'ânesse qui sert de monture. Et réellement « personne ne l'a monté », car personne avant le Christ n'avait appelé à l'Eglise les peuples des nations ; aussi bien avez-vous lu en Marc : « Que nul homme encore n'a monté ».

    (saint Ambroise, commentaire sur saint Luc)

  • L’islam pakistanais… en Grèce

    Des centaines d'immigrés pakistanais ont participé à Athènes à une manifestation musulmane sans précédent, à l'appel d'une association de la communauté pakistanaise en Grèce, l'Unité. Brandissant des drapeaux verts avec des symboles islamiques, les manifestants ont défilé dans le centre-ville avant de se rassembler devant la mairie d'Athènes pour prier à l’occasion de « l’anniversaire de Mahomet ».

    Le chef de « l'Unité », Javed Aslam, a été arrêté en novembre dernier à Athènes après une demande d'extradition d'Islamabad, qui l'accuse de trafic de clandestins.

    Le nombre d'immigrés pakistanais en Grèce s'élève à environ 30.000 dont la moitié vit à Athènes. Il y a en tout environ 100.000 musulmans à Athènes, majoritairement albanais. Le gouvernement s'est engagé en juillet 2006 à y construire une grande mosquée d'ici trois ans…

  • GDF et l’Etat se couchent devant la CGT

    Un protocole a été conclu hier soir entre la CGT, la direction du port autonome de Marseille et GDF. Ce matin a eu lieu le vote des grévistes, et le secrétaire général adjoint de la CGT des agents portuaires, Pascal Galéoté, a annoncé que « 100% des personnes présentes ont voté la reprise ». Et d’ajouter : « Tout le monde se languit de reprendre le travail le plus rapidement possible »…

    L’accord est en réalité un acte de capitulation de GDF devant la CGT. On a beau en avoir l’habitude, cela reste toujours stupéfiant.

    La CGT exigeait que GDF embauche des agents du port dans son futur terminal gazier. GDF refusait, pour des motifs de sécurité. L’installation est classée Seveso : il s’agit d’une opération à haut risque, pour laquelle il ne peut y avoir qu’un seul responsable, à savoir GDF.

    Face à la grève et au chantage à la pénurie d’essence, tout cela a été balayé. GDF accepte l’équivalent de cinq emplois à plein temps d’agents du port autonome.

    Ce n’est pas seulement GDF qui se couche, en faisant litière de ses arguments de sécurité. C’est aussi l’Etat. Car la direction régionale de l’industrie avait accordé l’autorisation à GDF à condition que ne puisse intervenir sur l’installation aucun personnel d’autres entreprises.

    La CGT est plus puissante que la direction régionale de l’industrie, qui est un organisme du ministère de l’Industrie.

    Et Pascal Galeoté, ayant à son actif cette magnifique victoire, va pouvoir être élu triomphalement, dans quelques jours, chef de la CGT du port de Marseille. Car tel était le vrai motif de la grève : le passage de relais entre l’actuel secrétaire général et son jeune poulain qu’il fallait faire connaître.

  • Hosanna

    La foule lui adressait ces louanges « Hosanna, béni soit le roi d’Israël qui vient au nom du Seigneur ». Quelle croix du cœur devaient souffrir dans leur envie les princes des Juifs, quand une si grande multitude proclamait roi Jésus-Christ ? Mais qu’était-ce pour le Seigneur que d’être roi d’Israël ? Quel avantage y avait-il pour le roi des siècles de devenir roi des hommes ? Jésus-Christ n’était pas roi d’Israël pour exiger des tributs, pour former des armées et combattre des ennemis visibles : il était roi d’Israël pour gouverner les âmes, avoir en vue les biens éternels et conduire au royaume des cieux ceux qui croient, ceux qui espèrent, ceux qui aiment. Le Fils de Dieu égal au Père, le Verbe par qui toutes choses ont été faites, a voulu être roi d’Israël, mais c’est pour notre élévation, non pour sa promotion : c’est de sa part une marque de compassion, non pas une augmentation de pouvoir. Car celui qu’on a appelé, sur la terre, roi des Juifs, est dans les cieux le Seigneur des anges.

    (saint Augustin, commentaire sur saint Jean)

  • Chômage : la double claque d’Eurostat

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Selon Eurostat, le taux de chômage en France en janvier n’était pas de 8,4 %, mais de 8,8 %. Et pour l’année 2006 il était de 9,4 %, et non de 9 %.

    C’est une claque retentissante pour le gouvernement, qui se félicitait hier d’annoncer le taux de chômage le plus faible depuis 1983.

    Eurostat utilise la fameuse enquête de l’INSEE, dont la publication a été repoussée... à l’automne. Et l’organisme européen de statistiques précise que non seulement cette enquête est utilisable, mais qu’elle présente « plus de fiabilité » que les chiffres fournis par l’ANPE.

    C’est une deuxième claque retentissante pour le gouvernement.

    Et une double preuve que les chiffres du chômage sont honteusement manipulés.

  • Hot-dog au foie gras

    Le propriétaire d’une gargote de hot-dogs de Chicago a été condamné à une amende de 250 dollars pour avoir servi du... fois gras. Le hot-dog au foie gras... Il a expliqué qu’il avait voulu voir si la ville allait vraiment faire appliquer le décret interdisant le foie gras, puisque le maire avait déclaré que c’était la « loi la plus idiote que le conseil municipal ait jamais votée »...

  • Le miracle de l'Evangile de la Vie

    La religieuse française guérie de la maladie de Parkinson après avoir invoqué Jean-Paul II a raconté son histoire au cours d’une conférence de presse organisée par l’archevêché d’Aix-en-Provence (car elle était alors à Puyricard).

    « Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'étais malade, et que maintenant je suis guérie. Maintenant, c'est à l'Eglise de se prononcer et de reconnaître si c'est un miracle. Je suis guérie, c'est l’œuvre de Dieu, par l'intercession de Jean-Paul II. C'est quelque chose de très fort, de difficile à expliquer avec des mots », a-t-elle expliqué, en se disant « toujours habitée » par un verset de l'Evangile de saint Jean : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »

    « A partir du décès de notre Saint-Père Jean-Paul II, les signes de la maladie se sont accentués et aggravés. » Le 2 juin 2005, elle demande à cesser son activité. Sa supérieure lui demande alors d'écrire le nom de Jean-Paul II, tâche quasi impossible au regard de son état. Elle s'exécute, mais c’est quasiment illisible. Puis elle va se coucher. « Et là, quand je suis entrée dans ma chambre, j'ai eu envie d'écrire, alors que pour moi écrire était difficile. J'ai eu l'impression d'entendre une voix qui me disait : 'prends ton stylo et écris'. J'ai écrit, un petit peu. » Après avoir écrit quelques mots, elle se couche, et se réveille à 4h30. « Je me suis levée d'un bond de mon lit, alors que pour me lever c'était vraiment quelque chose de très pénible, de très difficile. Je me suis sentie complètement transformée, je n'étais plus la même intérieurement. Quelque chose qu'il m'est difficile de vous expliquer avec des mots tellement je ne peux pas dire, intérieurement, ce que je ressentais vraiment. C'était trop fort, trop grand. Un mystère. »

    Cette journée du 3 juin 2005 a débuté par la messe. « En allant lire et en vivant cette eucharistie, intérieurement, j'étais persuadée que j'étais guérie. Je ressentais que mon corps n'était plus le même et que je n'étais plus la même (...) J'étais vraiment toute légère. Cette eucharistie, je ne l'ai pas vécue comme les autres, c'était une action de grâce. »

    « Depuis ce jour, je ne prends plus aucun traitement et ma vie a complètement changé. Pour moi, c'est un peu une seconde naissance, j'ai eu l'impression de redécouvrir mon corps, de redécouvrir mes membres. »

    A l'automne dernier, sœur Marie Simon-Pierre a quitté le diocèse d'Aix-en-Provence pour rejoindre celui de Paris et la maternité Sainte-Félicité, où elle a repris son activité d'infirmière. « Je travaille auprès de mamans et de bébés à la maternité Saint-Félicité, où j'assure pleinement mon rôle d'infirmière, je le remplis totalement. »

    Sœur Marie-Simon-Pierre participera, avec Mgr Feidt, à la clôture de la phase diocésaine du procès en béatification de Jean-Paul II, lundi 2 avril, dans la basilique Saint-Jean de Latran à Rome.

    Pour en savoir plus sur les Petites Sœurs des maternités catholiques, on se reportera à leur site. On y apprend notamment que leur congrégation a été érigée en congrégation de droit pontifical par Jean-Paul II, qu’elles considèrent l’encyclique Evangelium vitae comme leur charte de vie, que la congrégation a une branche laïque, les Pèlerins de l’Evangile de la Vie , qui doivent « garder à l'esprit les objectifs missionnaires de la fraternité : la promotion et le respect de la vie humaine dès sa conception, et de la famille ».

    Une religieuse de l’évangile de la vie, guérie par l’intercession de Jean-Paul II de la maladie dont souffrait Jean-Paul II, c’est vraiment  le miracle providentiellement ad hoc pour la béatification du pape, et pour le nouveau témoignage que sera la béatification de Jean-Paul II en faveur de la vie.

  • Bertinotti ne peut pas voir Lépante en peinture

    Plusieurs publications italiennes rapportent que Fausto Bertinotti, le président communiste de la chambre italienne des députés, a fait retirer de sa salle où il reçoit ses invités une peinture représentant la bataille de Lépante. Interrogé à ce sujet, il a déclaré qu’il avait fait cela parce que la toile était intitulée « Bataille navale entre les chrétiens et les barbares », et qu’il s’agissait de sa part d’une initiative pour « la paix et le dialogue ».