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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2565

  • La mauvaise farce de Xavier Bertrand

    Le ministre du Travail Xavier Bertrand a affirmé à l’Assemblée nationale que le service minimum dans les transports était réglé pour 90% des déplacements. Car les négociations ont « totalement abouti » à la RATP , à la SNCF et dans les transports urbains. Il n’y a que dans « les transports interurbains, notamment les transports scolaires », qu’il n’y a pas encore eu d’accord au niveau national.

    C’est totalement faux. A la SNCF et à la RATP , certains syndicats ont signé le premier volet de l’accord censé mettre en œuvre la loi sur le « service minimum » (expression qui ne figure pas dans le texte). Ce premier volet est celui de la « prévention des conflits ». Le second volet, qui concerne un éventuel « service minimum » et oblige les grévistes à se déclarer tels 48 heures avant la grève, n’a été signé par aucun syndicat, ni à la SNCF ni à la RATP.

    Les négociations n’ont donc pas du tout abouti. Le gouvernement fera passer la loi par décret. Mais ce décret, à supposer qu’il soit appliqué, ne règlera rien.

    Ce qui est prévu est que la direction des entreprises réaffecte le personnel non gréviste sur les lignes jugées prioritaires afin d’assurer un service minimum sur ces lignes. La RATP annonce qu’elle pourra ainsi assurer 25% du trafic.

    Un train sur quatre sur les lignes prioritaires, cela ne change rien par rapport à ce qui se passe habituellement lors des grèves des transports. Et si la grève est « dure », où est-ce que la SNCF et la RATP trouveront des personnels non grévistes pour les affecter aux lignes prioritaires ?

    Tout ce qui reste de la loi, comme on l’avait déjà vu dès le début, ce sont quelques contraintes imposées aux gréviculteurs, et une théoriquement meilleure information des clients...

  • Reconquête

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    Reconquête N° 243

     

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  • Les Mages sont venus de l’Orient

    Ab Oriente venerunt Magi in Bethlehem adorare Dominum ; et apertis thesauris suis, pretiosa munera obtulerunt : aurum, sicut Regi magno ; thus, sicut Deo vero ; myrrham, sepulturae ejus. Alleluja.

    Les Mages sont venus de l’Orient à Bethléem pour adorer le Seigneur ; et, ouvrant leurs trésors, ils lui ont offert de précieux présents : de l’or, comme au Grand Roi ; de l’encens, comme au vrai Dieu ; de la myrrhe, pour sa sépulture. Alléluia.

    (Antienne du Benedictus pour le deuxième jour de l’Epiphanie)

  • La reconstruction de l’Afghanistan

    Lu dans un reportage de l’AFP sur l’Afghanistan, signé Béatrice Khadige. Sans commentaire.

    Nan Gab, une agglomération plantée au milieu d’un désert de rocaille noire, entourée de montagnes abruptes dans l’ouest de l’Afghanistan gangrené par le trafic de drogue, prend vie avec la construction d’une école coranique pour 2000 élèves. L’établissement, doté d’un internat, d’une mosquée et d’une bibliothèque, sera achevé en mai, selon les chefs de projet. Cette école est l’un des nombreux projets d’un montant de 6 millions de dollars du PRT, le plan de reconstruction financé par les Etats-Unis et l’Union européenne.

  • Oh, les Slovènes !

    Le Premier ministre slovène Janez Jansa prend manifestement à cœur son rôle de président du Conseil européen, multipliant les déclarations sur tous les sujets. Du haut de sa toute nouvelle et très provisoire autorité, il donne des leçons à tout le monde. A la Serbie , bien sûr (contentieux historique oblige), en estimant inéluctable l’indépendance du Kosovo. A ses voisins de Bosnie-Herzégovine, naturellement, pays qu’il estime faire peser une menace « plus grave » pour la stabilité des Balkans que le Kosovo, et il ne craint pas d’ajouter que les pays de l’Union européenne « doivent agir ». Mais aussi à la France. Là c’est le ministre des Affaires étrangères slovène qui prend le relais, pour fustiger notre pays coupable de ne pas vouloir respecter ses engagements sur la réduction des déficits, et pour signifier que « nous avons besoin du plein soutien de tous les Etats membres » pour poursuivre les négociations d’adhésion avec la Turquie.. .

    Aujourd’hui, le Premier ministre slovène a passé les bornes, en osant s’en prendre au gouvernement portugais qui envisage un référendum sur le traité de Lisbonne : « Même s’il devait y avoir un référendum au Portugal, il serait positif, et c’est certainement le droit des citoyens portugais, du gouvernement et du Parlement portugais de choisir le mode de ratification. Mais l’Europe est très imbriquée, et nous devons nous demander comment les événements dans un pays peuvent influencer les événements dans un autre pays où la situation pourrait être quelque peu différente. »

    C’est joliment dit, mais c’est une tirade digne des eurocrates les plus aguerris. Les Portugais ne doivent pas donner la parole à leur peuple, parce que si leur peuple est susceptible de bien voter, cela risque de donner des idées à d’autres, qui pourraient mal voter.

    On voit que M. Jansa a pris des cours accélérés de « démocratie européenne », qui ne l’ont sans doute pas beaucoup changé de ce qu’il connut naguère à l’Alliance des jeunes socialistes dans la Slovénie communiste inféodée à Belgrade. A cela près qu’il était alors pour l’indépendance de son pays, et qu’il est aujourd’hui pour la soumission de tous les pays à la dictature européiste.

    (Petit rappel. La Slovénie était un Etat de la Yougoslavie communiste jusqu’en 1991. Elle est plus petite que la Bretagne, tant en superficie qu’en population. Elle a dû créer artificiellement des régions pour bénéficier des aides régionales de l’UE, dont elle fait partie depuis moins de trois ans. J’aime beaucoup ce pays, que je connais bien, et j’ai des amis slovènes. Mais un peu de décence siérait mieux à ses dirigeants que cette odieuse surenchère européiste.)


    Addendum. Dans la nuit de mardi à mercredi, la commission politique du parti socialiste portugais a décidé à une large majorité d'opter pour la voie parlementaire. L'annonce officielle doit être faite ce mercredi...

  • Un moratoire sur l’avortement

    Une phrase essentielle du discours de Benoît XVI aux corps diplomatique :

    « Le droit ne peut être une force de paix efficace que si ses fondements demeurent solidement ancrés dans le droit naturel, donné par le Créateur. C'est aussi pour cela que l'on ne peut jamais exclure Dieu de l'horizon de l'homme et de l'histoire. Le nom de Dieu est un nom de justice ; il représente un appel pressant à la paix. »

    D’autre part, le pape est revenu sur la défense de la vie et il a dit notamment :

    « Je ne peux pas ne pas déplorer une fois encore les attaques continuelles perpétrées, sur tous les continents, contre la vie humaine. (...) Je me réjouis que, le 18 décembre dernier, l'Assemblée générale des Nations unies ait adopté une résolution appelant les Etats à instituer un moratoire sur l'application de la peine de mort et je souhaite que cette initiative stimule le débat public sur le caractère sacré de la vie humaine. »

    Cette phrase a été interprétée, à juste titre semble-t-il, comme un appui du pape à l’appel à un moratoire sur l’avortement, cet appel ayant été explicitement lancé en référence à l’appel à un moratoire sur la peine de mort. L’idée étant : si vous voulez interdire la peine de mort, vous devez interdire l’avortement (on se souvient que c’est ce qu’avait tenté de faire valoir le gouvernement polonais lors des votes sur la proclamation d’une journée européenne contre la peine de mort).

    A propos de cet appel à un moratoire mondial sur l’avortement, dont l’initiateur est un laïque non catholique, accueilli avec la plus grande faveur par l’Eglise en Italie (article de l’Avvenire, déclarations du cardinal Ruini et du cardinal Bagnasco), et qui a déjà eu des effets immédiats, voir l’article que publie Sandro Magister sur son blog Chiesa.

  • Ce que finance l’AFD

    L’Agence Française de Développement (AFD), qui dépend du gouvernement, « intervient sur les cinq continents pour la réduction de la pauvreté, le financement de la croissance économique et la protection des biens publics mondiaux ».

    L’AFD a versé 300.000 euros pour... éclairer quatre sites de Vientiane, la capitale du Laos, dont le palais présidentiel... (Le Laos qui, faut-il le rappeler, est une dictature communiste).

    C’est à lire sur Novopress. Et c’est accompagné de réactions de responsables d’œuvres humanitaires.

  • S’attaquer aux racines du mal

    Communiqué de Wallerand de Saint Just

    Wallerand de Saint Just, vice-président du Front national, chargé du CAP « sécurité-justice », entend faire valoir le point de vue du Front national relativement au projet de loi présenté par Mme Dati qui sera débattu à partir de demain à l’assemblée nationale.

    Faisant preuve d’intentions louables, Mme Dati propose toutefois une nouvelle usine à gaz. Ce qu’elle présente pour que les auteurs d’infractions graves commises sur les enfants fassent l’objet de mesures de police et de sureté après leur sortie de prison est particulièrement compliqué à mettre en œuvre. Au surplus, ce dispositif nécessite un personnel et des moyens financiers qui n’existent pas. En outre, Mme Dati s’expose au reproche d’illégalité formulé par M. Badinter (resté, lui, toujours du coté des assassins et du temps où la pédophilie était encensée par la gauche) : n’est-il pas attentatoire aux libertés de retenir une personne après qu’elle ait purgé la peine décidée par la juridiction compétente.

    Ainsi, Mme Dati ferait-elle mieux de s’attaquer aux racines du mal. S’il est vrai qu’il y aura toujours des pervers, l’Etat pourrait faire en sorte que la dépravation et la pornographie ne s’exposent pas comme aujourd’hui. Il faut rappeler les paroles de l’assassin de la jeune Anne-Lorraine Schmitt : « j’ai visionné un film pornographique, j’ai du ensuite assouvir mes pulsions » et ce matériel est en vente libre dans les plus petits chefs-lieux de canton.

    En vérité, Mme Dati ne parviendra jamais à obtenir des résultats effectifs et elle ou ses successeurs devront présenter encore et toujours des projets de plus en plus embrouillés, si la peine de mort pour ces tortionnaires et ces assassins d’enfants n’est pas appliquée à nouveau.

    Les atermoiements et demi-mesures de M. Sarkozy et de sa Garde des sceaux ne sont pas de mise devant l’extrême gravité du problème.

  • Les déboires de Bayrou

    Le MoDem enregistre quatre nouvelles défections : ce sont quatre candidats aux municipales de Paris, qui ont décidé de « s’associer à la démarche initiée par Jean-Marie Cavada », c’est-à-dire de rejoindre l’UMP. Parmi ces quatre personnalités figure le député européen Claire Gibault et un adjoint au maire du 17e arrondissement.

  • Le délire des 35 heures à l’hôpital

    On sait depuis longtemps que la réforme des 35 heures a engendré des problèmes inextricables à l’hôpital. Mais on a laissé pourrir la situation, comme chaque fois qu’il y a un problème. Aujourd’hui, il y a 23 millions d’heures supplémentaires impayées, et 3,5 millions de jours de RTT non pris, qui s’accumulent dans les « comptes épargne temps » (CET). La colère des personnels hospitaliers prenant une tournure inquiétante (ils sont en « grève » symbolique depuis le 24 décembre), Roselyne Bachelot a reçu hier les syndicats. Elle les recevra de nouveau les 10 et 15 janvier, date à laquelle un accord est censé être signé. Le ministre affirme disposer de 700 millions d’euros de « marge budgétaire ». Mais le délégué général de la Fédération hospitalière de France, Gérard Vincent, remarque que la moitié seulement de cette somme peut être débloquée : ce sont les 350 millions du Fonds pour l’emploi hospitalier, qui sont consignés à la caisse des dépôts. Le reste a été théoriquement provisionné par les hôpitaux. Mais comme les deux tiers des hôpitaux sont en déficit, ces réserves sont déjà épuisées dans la plupart des cas.

    Quoi qu’il en soit, même si elle permettait de régler les problèmes accumulés, cette manne ne changerait rien à la situation : les personnels continueront à engranger des heures supplémentaires et des jours de RTT.

    Le problème vient de ce que les 35 heures à l’hôpital ont obligé certains agents à... travailler davantage, car on manque de personnel. Les créations d’emplois promises n’ont jamais été réalisées. Les médecins ont théoriquement droit à 20 jours de congés annuels supplémentaires pour compenser le fait qu’ils peuvent travailler... plus de 48 heures par semaine, mais ils ne peuvent pas prendre ces congés, et en outre, s’ils dépassent les 48 heures, les heures supplémentaires sont également transférées sur le CET.

    Le gouvernement va donc s’engager à payer les jours de RTT engrangés sur les CET. Mais si l’opération doit se poursuivre, elle coûtera très cher. Il est également envisagé de faire du CET un mode de gestion de la retraite, en permettant aux médecins d’anticiper leur départ ou de prendre une année sabbatique payée. Mais on revient alors au problème initial : il faudra les remplacer, or il n’y en a déjà pas assez...

    Ici non plus, on ne voit pas venir la rupture. Seulement les rustines.