Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2252

  • Ce qui est arrivé ici à Nazareth

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI lors des vêpres à la basilique supérieure de l'Annonciation de Nazareth.

    Ce qui est arrivé ici à Nazareth, loin des yeux du monde, est un acte singulier de Dieu, une intervention puissante dans le cours de l'histoire, par laquelle un enfant a été conçu pour apporter le salut au monde entier. La merveille de l'Incarnation en cesse pas de nous mettre au défi et de nous inviter à ouvrir notre esprit aux possibilités sans limites de la puissance transformante de Dieu, de son amour pour nous, de son désir d'union avec nous. Ici, le Fils éternel et bien-aimé est devenu homme et pour nous, ses frères et ses sœurs, il est devenu possible d'avoir part à sa filiation divine. Ce mouvement d'amour qui s'abaisse et s'anéantit a rendu possible le mouvement d'exaltation par lequel nous sommes élevés au point de partager la vie de Dieu lui-même.

    L'Esprit qui « est venu sur Marie », est le même Esprit qui planait sur les eaux à l'aube de la Création. Cela nous rappelle que l'Incarnation est un acte de nouvelle création. Quand notre Seigneur Jésus-Christ a été conçu dans le sein virginal de Marie, Dieu s'est uni à notre humanité créée, entrant alors dans une nouvelle relation permanente avec nous et inaugurant une nouvelle Création. Le récit de l'Annonciation nous montre l'extrême délicatesse de Dieu. Il ne s'impose pas, il ne fait simplement que prédéterminer le rôle que Marie va jouer dans son plan de salut, il sollicite d'abord son consentement. Dans l'acte premier de la Création, il ne pouvait évidemment pas y avoir place pour un consentement de ses créatures, mais pour cette nouvelle Création, c'est ce qu'il fait. Marie représente toute l'humanité. Elle parle en notre nom à tous lorsqu'elle répond à l'invitation de l'ange. Saint Bernard décrit comment toute la cour céleste était suspendue, dans l'attente de son consentement qui devait consommer l'union nuptiale entre Dieu et l'humanité. L'attention de tous les chœurs d'anges était rivée sur ce lieu, où un dialogue s'établit à partir duquel s'écrivit un chapitre nouveau et définitif, de l'histoire du monde. Et Marie dit : « Qu'il m'advienne selon ta parole ! ». Et le Verbe de Dieu se fit chair.

    Quand nous réfléchissons sur ce mystère joyeux, cela nous met dans l'espérance, dans l'espérance certaine que Dieu continue à nous rejoindre dans notre histoire, qu'il continue d'agir avec une puissance créatrice afin d'atteindre des buts qui, à vues humaines, semblent impossibles. Nous sommes mis au défi de nous ouvrir à l'action transformante de l'Esprit Créateur qui fait de nous des êtres nouveaux, qui nous fait un avec lui, et nous remplit de sa vie. Et nous sommes invités, avec une exquise courtoisie, à donner notre consentement à sa venue en nous, à accueillir le Verbe de Dieu dans nos cœurs, pour que nous soyons rendus capables de répondre à son amour et de nous ouvrir à l'amour les uns envers les autres.

  • Saint Jean-Baptiste de La Salle

    Bref de Pie XII

    « Celui-là seul, dit saint Bonaventure, est un véritable éducateur, qui est capable de marquer son élève d'une empreinte de beauté, de lui infuser la lumière et de lui mettre au cœur une force virile. » Cette pensée, il faut la méditer attentivement à notre époque surtout où nous constatons souvent que l'instruction, non seulement reste étrangère à la formation morale des enfants, mais encore devient pour les âmes une puissance très nocive si le mépris de Dieu et de la religion vient s'y joindre. C'est pourquoi notre Mère la sainte Eglise entoure d'une affection vigilante ceux qui ont mission d'élever les adolescents, car c'est des maîtres que dépendent en grande partie le salut et le progrès de la chrétienté.

    Or, il s'est trouvé un homme très recommandable par sa sainteté et son intelligence, Jean Baptiste de La Salle, qui, lui-même, et par la Congrégation dont il est le Fondateur, a formé et forme encore les enfants d'après les meilleurs principes et les meilleures méthodes. Et ce saint a poussé le zèle à ce point que, dans des maisons d'études dites « Séminaires des maîtres d'école pour la campagne », il a préparé soigneusement des instituteurs appelés à exercer le ministère si important de l'éducation parmi les populations rurales. Aussi lui attribue-t-on à bon droit l'institution des Ecoles normales qui, maintenant, sont répandues partout à travers le monde.

    D'autre part, ce même illustre pionnier de l'éducation fit tant de cas de la profession d'instituteur qu'il ne voulut pas que les religieux dont il était le Père fussent élevés au sacerdoce, de peur qu'ils ne se détournassent de l'enseignement, convaincu qu'il était que cette fonction est un moyen très efficace pour progresser dans la vertu et atteindre à la sainteté.

    Afin donc que ceux qui instruisent les enfants et les jeunes gens, ou qui se préparent à cette mission, aient un modèle a imiter et que, le regardant, ils s'efforcent de reproduire ses vertus, l'Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes, par son Postulateur Général, Nous a adressé d'instances prières en vue d'obtenir qu'en ce cinquantenaire de sa canonisation par Notre Prédécesseur, Léon XIII, d'heureuse mémoire, Nous daignions proclamer saint Jean-Baptiste de La Salle Patron céleste près de Dieu de tous les maîtres de l'un et de l'autre sexe, ecclésiastiques ou laïques, soit qu'ils en remplissent la fonction ou qu'ils s'adonnent à l'étude pour s'y préparer. Nous, persuadé que l'éducation chrétienne de la jeunesse est de toute première importance, et afin que ceux à qui est confiée la conduite des âmes d'enfants ou qui se préparent à cette vocation, aient un motif supérieur et un stimulant plus puissant pour s'acquitter consciencieusement d'un emploi si noble au regard de la Religion et de la foi, Nous voulons exaucer ce vœu, et de très grand cœur.

    Lire la suite

  • Messe au Panthéon (à Rome)

    C'est la messe de saint Pie V qui a été célébrée hier au Panthéon de Rome, pour le 1.400e anniversaire de sa consécration au culte chrétien.

  • L'euthanasie en Grande-Bretagne

    Alors que le "suicide assisté" est illégal en Grande-Bretagne, des infirmières vont recevoir des conseils pour aider leurs patients à mettre fin à leur jour. Le Royal College of Nursing (RCN) explique en effet que, de plus en plus d'infirmières sont confrontées aux demandes de patients désespérés qui souhaitent se rendre à l'étranger pour mettre fin à leur jour.

    Le RCN s'était opposé au suicide assisté en 2004 mais il va consulter ses 400 000 membres pour savoir s'il doit reconsidérer sa position.

    (Times on line, via Gènéthique)

  • L’avortement en Espagne

    Le gouvernement espagnol a approuvé en conseil des ministres le projet visant à assouplir la loi sur l'avortement et à autoriser la procédure à la demande de la femme jusqu'à la 14e semaine. Le texte va donc maintenant aller devant le Parlement.

    Maria Teresa Fernandez de la Vega, vice-présidente du gouvernement espagnol, a souligné lors d'une conférence de presse que l'objectif du projet était de "protéger la dignité des femmes". Sic.

  • Le négationnisme de Fillon

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Selon François Fillon, « il n'y a plus de débat institutionnel entre l'Europe fédérale, l'Europe confédérale, l'Europe souverainiste ».

    François Fillon nie donc l'existence de forces politiques, en premier lieu le Front national, qui contestent la pensée unique sur l'Europe et refusent la fin des souverainetés nationales.

    Le Premier ministre oublie que le débat institutionnel est si loin d'avoir disparu que le traité de Lisbonne, qui devait entrer en application le 1er janvier 2009, est en panne, en Allemagne, en Pologne, en Irlande, en République tchèque.
    Si M. Fillon ne voit pas de débat, c'est parce qu'il refuse le débat démocratique, comme ses maîtres de Bruxelles, afin d'imposer le diktat du super-Etat européen dont les peuples ne veulent pas.

    [Le propos de François Fillon, dans Le Figaro d'aujourd'hui :
    "Ce scrutin se déroule dans un contexte totalement inédit. C'est la première fois, depuis très longtemps, qu'il n'y a plus de débat institutionnel entre l'Europe fédérale, l'Europe confédérale, l'Europe souverainiste. Ce débat-là est réglé, d'une certaine façon, par l'élargissement. Il a été réglé aussi par le compromis élaboré par le président et la chancelière allemande avec le traité de Lisbonne."]

  • Non aux prêtres arabes

    En pleine visite du pape en Israël, le ministre israélien de l'Intérieur Eli Yishai a opposé une fin de non-recevoir à la demande du Vatican d'accorder des visas multi-entrées à quelque 500 prêtres de pays arabes désirant se rendre dans l'Etat hébreu.

    « C'est clairement un des points de la longue discussion que le Vatican et Israël mènent dans la commission bilatérale », a déclaré à Nazareth le P. Federico Lombardi.

    Eh bien en voilà un de réglé...

    [Dans l'autre sens c'est la même chose. Lorsque, en compagnie de Bernard Antony, j'avais rencontré à Beyrouth le patriarche latin de Jérusalem, il nous avait expliqué que pour arriver là il lui fallait passer en fraude en Jordanie puis contourner Israël par la Syrie...]

  • Ne pas mécontenter les Irlandais…

    La Commission européenne a décidé de geler son projet de règlement sur l'unification des procédures de succession (en matière d'héritage quand des biens sont situés dans plusieurs Etats membres). Parce qu'elle craint des réactions négatives en Irlande, et qu'il ne faut rien faire qui puisse mettre en péril le résultat positif du second référendum.

    Avant le premier référendum, la Commission européenne avait décidé de mettre sous le coude sa directive sur l'impôt sur les sociétés...

  • Un « accord » entre les Etats-Unis et l’Union européenne

    Les Etats-Unis ont annoncé hier avoir signé avec l'Union européenne, à Genève, un accord pour régler leur différend commercial sur le boeuf américain. Un « accord » qui ne profite qu'aux Etats-Unis. Une fois de plus, l'Union européenne a baissé son pantalon.

    L'UE accepte d'importer chaque année 20.000 tonnes de bœuf américain dit « de qualité » (sans hormones) pendant trois ans, puis 45.000 tonnes ensuite (contre 11.000 tonnes actuellement).

    En « contrepartie », l'UE a le « droit » de... continuer de ne pas importer de bœuf aux hormones, et les Etats-Unis abandonnent leur menace de surtaxer certains produits européens. Dont le roquefort, qui ne sera donc pas taxé à 300%, mais reste taxé à 100%.

    "Je suis très satisfait que nous ayons pu trouver un moyen d'obtenir des quotas considérables pour le retour du boeuf américain de haute qualité sur un marché important qui a été largement fermé pendant trop longtemps", a déclaré le négociateur américain. Et le secrétaire américain à l'Agriculture, Tom Vilsack, s'est félicité de ce "nouvel accès à un marché parmi les plus étendus du monde".

  • Klaus calme le jeu

    Le président tchèque Vaclav Klaus a décidé que c'est le nouveau Premier ministre, Jan Fischer, qui présidera le Conseil européen de juin.

    Il a fait savoir par son porte-parole Radim Ochvat qu'il avait toute confiance en Jan Fischer et qu'il ne doutait pas que celui-ci remplirait son rôle avec succès.

    Les européistes (politiques et médiatiques) redoutaient tellement que ce fût Vaclav Klaus qu'il avait été question de vider le sommet de son contenu ("pour éviter le chaos", comme disait hier le New York Times) et de renvoyer en juillet la mise en forme des « exceptions » garanties à l'Irlande.

    Pour Vaclav Klaus, le traité de Lisbonne est mort, et il n'a donc pas l'intention d'interférer dans cette cuisine.