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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2115

  • Saint Cyrille d’Alexandrie

    En 417 ou 418, l'Evêque d'Alexandrie se montra réaliste en recomposant la rupture de la communion avec Constantinople, qui durait désormais depuis 406, suite à la déposition de Jean Chrysostome. Mais l'ancienne opposition avec le siège de Constantinople se ralluma une dizaine d'années plus tard, lorsqu'en 428, Nestorius y fut élu, un moine sévère et faisant autorité, de formation antiochienne. En effet, le nouvel Evêque de Constantinople suscita très vite des oppositions, car dans sa prédication, il préférait pour Marie le titre de "Mère du Christ" (Christotòkos), à celui - déjà très cher à la dévotion populaire - de "Mère de Dieu" (Theotòkos). Le motif de ce choix de l'Evêque Nestorius était son adhésion à la christologie de type antiochien qui, pour préserver l'importance de l'humanité du Christ, finissait par en affirmer la division de la divinité. Et ainsi, l'union entre Dieu et l'homme dans le Christ n'était plus véritable, et, naturellement, on ne pouvait plus parler de "Mère de Dieu".

    La réaction de Cyrille - alors le plus grand représentant de la christologie alexandrine, qui entendait en revanche profondément souligner l'unité de la personne du Christ - fut presque immédiate, et se manifesta par tous les moyens déjà à partir de 429, s'adressant également dans quelques lettres à Nestorius lui-même. Dans la deuxième (PG 77, 44-49) que Cyrille lui adressa, en février 430, nous lisons une claire affirmation du devoir des Pasteurs de préserver la foi du Peuple de Dieu. Tel était son critère, par ailleurs encore valable aujourd'hui:  la foi du Peuple de Dieu  est  l'expression de la tradition, elle est la garantie de la saine doctrine. Il écrit ainsi à Nestorius:  "Il faut exposer au peuple l'enseignement et l'interprétation de la foi de la manière la plus irrépréhensible, et rappeler que celui qui scandalise ne serait-ce qu'un seul des petits qui croient dans le Christ subira un châtiment intolérable".

    Dans cette même lettre à Nestorius - une lettre qui plus tard, en 451, devait être approuvée par le Concile de Chalcédoine, le quatrième Concile oecuménique - Cyrille décrit avec clarté sa foi christologique:  "Nous affirmons ainsi que les natures qui se sont unies dans une véritable unité sont différentes, mais de toutes les deux n'a résulté qu'un seul Christ et Fils; non parce qu'en raison de l'unité ait été éliminée la différence des natures, mais plutôt parce que divinité et humanité, réunies en une union indicible et inénarrable, ont produit pour nous le seul Seigneur et Christ et Fils". Et cela est important:  réellement, la véritable humanité et la véritable divinité s'unissent en une seule Personne, Notre Seigneur Jésus Christ. C'est pourquoi, poursuit l'Evêque d'Alexandrie, "nous professerons un seul Christ et Seigneur, non dans le sens où nous adorons l'homme avec le Logos, pour ne pas insinuer l'idée de la séparation lorsque nous disons "avec", mais dans le sens où nous adorons un seul et le même, car son corps n'est pas étranger au Logos, avec lequel il s'assied également aux côtés de son Père, non comme si deux fils s'asseyaient à côté de lui, mais bien un seul uni avec sa propre chair".

    Très vite, l'Evêque d'Alexandrie, grâce à de sages alliances, obtint que Nestorius soit condamné à plusieurs reprises:  par le siège romain, puis par une série de douze anathèmes qu'il composa lui-même et, enfin, par le Concile qui se tint à Ephèse en 431, le troisième concile œcuménique. L'assemblée, qui connut des épisodes tumultueux et une alternance de moments favorables et de moments difficiles, se conclut par le premier grand triomphe de la dévotion à Marie  et  avec  l'exil  de l'Evêque de Constantinople, qui ne voulait pas reconnaître à la Vierge le titre de "Mère de Dieu", à cause d'une christologie erronée, qui suscitait des divisions dans le Christ lui-même. Après avoir ainsi prévalu sur son rival et sur sa doctrine, Cyrille sut cependant parvenir, dès 433, à une formule théologique de compromis et de réconciliation avec les Antiochiens. Et cela aussi est significatif:  d'une part, il y a la clarté de la doctrine de la foi, mais de l'autre, également la recherche intense de l'unité et de la réconciliation.

    Benoît XVI, 3 octobre 2007

    Lire et relire aussi le texte important et toujours actuel de Dom Guéranger.

  • Tea Party ?

    Un mouvement politique, pour le moment informel, est apparu aux Etats-Unis, intitulé Tea Party, le « parti du thé », en référence à une révolte née à Boston en 1773 contre les taxes anglaises.

    Hier, l'Associated Press a diffusé deux dépêches totalement contradictoires sur ce mouvement anti-taxes et anti-pouvoir central, à l'occasion de son congrès à Nashville, où Sarah Palin a fait un tabac. Voici les deux dépêches. La première est de 5h 58, la deuxième de 14h 53.

    Lire la suite

  • L’Europe à un ou deux neurones

    Nicolas Sarkozy ayant dit que les voitures françaises vendues en France devaient être produites en France, Neelie Kroes (ex-commissaire à la concurrence) a déclaré : « Si l'industrie française ne devait plus produire que pour le marché français, elle ne se ferait pas une faveur. On se demande si le président français veut bloquer sa propre industrie. »

    Selon le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait commenté que Neelie Kroes « n'a que deux neurones » , ce qui a été abondamment commenté dans la presse néerlandophone.

    Réponse de Neelie Kroes : « Comme cela j'en ai au moins 100% de plus que lui. »

  • Les pères exclus d’une réunion de parents d’élèves

    C'est dans une école de Copenhague.

    « Nous avons des mères d'origine immigrée dont les époux pensent que les femmes ne doivent pas participer à un événement auquel assistent d'autres hommes », a expliqué le directeur.

    (Bivouac-ID)

  • « L’assassinat de Geert Wilders »

    FunX, une station multicuturelle subventionnée par le gouvernement néerlandais, a produit par le biais de sa filiale Pezpaq.tv la bande-annonce d'un (faux) film intitulé « L'assassinat de Geert Wilders ».

    Le porte-parole du parti de Geert Wilders, Martin Bosma, souligne que Geert Wilders « vit déjà sous une protection la plus lourde possible ».

    Il a posé quatre questions au ministre en charge des médias :

    1. Le ministre a-t-il connaissance du film «L'assassinat de Geert Wilders» ?
    2. Avez-vous connaissance de cas où les films d'assassinat réalisés par la radiodiffusion d'État visent des hommes politiques de gauche, ou l'agression de la radiodiffusion d'Etat prend-elle seulement pour cible les hommes politiques de droite ?
    3. Comment la production du film se situe-t-elle par rapport à la Loi sur les médias qui prescrit que la radiotélévision publique doit être « à nous tous et pour nous tous ».
    4. Est-ce que le radiodiffuseur d'État sera co-responsable si quelqu'un joint l'acte à la parole ?
    Car dans ce pays deux personnalités qui critiquaient l'islam, Pim Fortuyn et Tho Van Gogh, ont déjà été réellement assassinées.

    La chaîne prétend que sa « parodie » est un plaidoyer pour la liberté d'expression...

    (Bivouac-ID)

  • Beurk

    J'apprends via e-deo qu'il existe un site de rencontres « pour fonder un foyer chrétien » qui ose s'appeler Theotokos (Mère de Dieu !) et se dit le site des « Amis de la Sainte Famille »...

    e-deo constate que selon l'un des co-créateurs du site, il proposera des rencontres homosexuelles « pour fonder un foyer chrétien » si la loi évolue...

  • L’euthanasie pour « vie accomplie »

    Maintenant que l'euthanasie est légale aux Pays-Bas pour les malades, il faut la rendre légale pour les vieux bien portants qui ont le sentiment d'avoir accompli leur vie...

  • Benoît XVI et la laïcité

    En recevant le nouvel ambassadeur du Guatemala près le Saint-Siège, Benoît XVI a vanté le rôle éminent qu'a joué la religion catholique dans l'histoire de ce pays, où les relations entre l'Eglise et l'Etat prennent la forme d'une « coopération (...) fondée que le respect et l'autonomie des sphères distinctes qui leur sont propres » et doivent trouver, a-t-il ajouté, une nouvelle impulsion.

    Devant les évêques d'Ecosse, Benoît XVI a déclaré qu'il « convient de bien affronter les enjeux croissants du sécularisme qui frappe » le pays, notamment en ce qui concerne le projet sur l'euthanasie, et la bioéthique : « Les pasteurs doivent donc rappeler constamment aux fidèles la totale obéissance au magistère, tout en appuyant et défendant le droit de l'Église à vivre librement dans la société selon son credo. L'Église propose au monde une vision positive et élevée de la vie, de la beauté du mariage, de la joie de la paternité et de la maternité. Faites en sorte que ce message soit toujours présenté comme rempli d'espérance. Trop souvent la doctrine de l'Église est vue comme une série de prohibitions et d'attitudes rétrogrades, alors qu'elle est créative, porteuse de vie, favorable à l'épanouissement d'un grand capital pour le bien et le bonheur que Dieu place en chacun de nous. »

    Il a ajouté : « Une forte présence catholique dans les médias, dans la politique locale et nationale, les professions judiciaires et libérales et dans les universités ne pourra que servir la vie nationale écossaise, dans la mesure où des gens de foi témoigneront de la vérité, spécialement lorsque cette vérité est contestée. »

  • Saint Jean de Matha

    Deus, qui per sanctum Joannem ordinem sanctissimæ Trinitatis ad redimendum de potestate Saracenorum captivos cælitus instituere dignatus es : præsta, quæsumus, ut, ejus suffragantibus meritis, a captivitate corporis et animæ, te adjuvante, liberemur. Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum...

    Dieu qui, par une intervention céleste, avez daigné choisir saint Jean pour instituer l'ordre de la très sainte Trinité pour racheter les captifs tombés au pouvoir des Sarrasins ; avec l'appui de ses mérites et l'aide de votre grâce, délivrez-nous de toute captivité de l'âme et du corps. Par notre Seigneur Jésus-Christ...

  • Sexagésime

    Ce dimanche, et toute la semaine, l'Eglise nous parle de Noé et du Déluge. La seconde grande vague de prophétie christique, après le récit de la Création et de la chute.

    Le Déluge commence après le septième jour. Dans l'Arche, il y a huit personnes, qui vont sauver la création : « universum semen », dit un répons. Comment traduire ? Toutes les espèces ? Mais « semen », c'est plus que cela. C'est le code génétique de chaque être vivant, dirions-nous aujourd'hui, et le germe de toute la chaîne des générations. Et c'est à mettre en relation avec l'évangile de ce dimanche : « Il sortit, celui qui sème, semer sa semence... »

    Le Déluge est le baptême de régénération (il dure quarante jours : c'est le temps de purification du carême), et l'Arche est l'Eglise qui nous fait traverser les eaux jusqu'à la montagne où poussent l'olivier et la vigne : l'huile de l'onction divine et le vin de la vie éternelle.