L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing et l'ex-chancelier allemand Helmut Schmidt exhortent leurs successeurs Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, dans une tribune commune publiée dans "Le Point" et "Die Zeit", à "assurer ensemble la sécurité de l'euro".
La crise actuelle de l'Europe et de sa monnaie donne "l'occasion inespérée de mettre en place la politique économique indispensable à la réussite durable" de l'euro, expliquent-ils, et le succès de la mise en oeuvre des mesures européennes prises le 7 mai dernier "repose fondamentalement sur l'intimité franco-allemande".
Les deux anciens dirigeants demandent donc que le président français et la chancelière allemande, qui "ont un devoir d'intimité entre eux", "continuent d'avancer dans la direction ouverte par leurs prédécesseurs et d'assurer ensemble la sécurité de l'euro, en mettant fin au défaillances des finances publiques (...) et en en faisant un espace soustrait à la rapacité des spéculateurs". Alors "une nouvelle chance" sera donnée à l'Europe, espèrent-ils.
(Associated Press)
Le blog d'Yves Daoudal - Page 2059
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S’il vous plaît, sauvez notre joujou…
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Quand les Maghrébins passent par la Grèce
François Desouche publiait hier cet extrait d'un article de Libération :
De plus en plus de clandestins passent par la Grèce pour rentrer en Europe. Après les Albanais, les ressortissants des pays de l'Est puis les Afghans, les Irakiens et les Somaliens, c'est maintenant au tour des Maghrébins de tenter de gagner la France en passant par la Turquie puis la Grèce.
«Malaka» : «enc...». C'est le premier mot que Reda (prénom changé) a appris en débarquant en Grèce. Une insulte souvent utilisée au pays d'Homère. Mais le jeune clandestin Algérien l'a tellement entendue proférée à son égard, que ce mot symbolise désormais pour lui l'hostilité des Grecs à l'égard des immigrés. Leur nombre exact est inconnu. Plus de 145 000 clandestins ont été interceptés en 2008 par la police grecque, 96 000 deux ans plus tôt.
Depuis peu, ils sont aussi Algériens ou Marocains, et rêvent surtout de rejoindre la France «en faisant le grand tour», explique Chaleb, 26 ans. Jusqu'à récemment, ces clandestins du Maghreb tentaient plutôt la ligne droite : la traversée de la Méditerranée. «Mais il y a eu tellement de naufrages ! On sait désormais que c'est dangereux, un vrai suicide», constate Reda qui a vécu deux ans à Marseille, avant d'être expulsé en 2006 vers l'Algérie.
En dehors de l'information sur le nouveau circuit des immigrés clandestins du Maghreb, on note deux choses. La première est que les Grecs n'ont pas nos pudeurs et ne sont pas soumis à la police de la pensée... La seconde est la confirmation que lorsqu'un clandestin est expulsé, il revient... -
Et si l’on parlait français aussi dans l’Eglise ?
Je lis sur e-deo :
« Holy Beach, c'est une initiative de la Pastorale des jeunes du diocèse de Nanterre. Un des organisateurs nous explique : "Nous te proposons une semaine de plage et de formation à l'annonce de l'évangile avec Mgr Brouwet, évêque auxiliaire de Nanterre, la dernière semaine de juillet, sur la plage de Damgan (Bretagne sud). (...) Après les JMJ de Sydney et avant les JMJ de Madrid... Après Surf and pray et avant Anuncio... Sois le bienvenu à HOLY BEACH !" »
Je n'ai a priori que de la sympathie pour Mgr Brouwet, et c'est pourquoi je suis interloqué par la formulation de cette initiative. L'annonce de l'évangile se fera-t-elle en anglais ? Non, sans doute. Alors pourquoi utiliser une expression anglaise ? Pourquoi Holy Beach après Surf and pray ? La formation à l'annonce de l'évangile ne passe-t-elle pas par la formation à une expression française correcte et respectueuse de notre langue ?
Et, bien entendu, sur le site de Holy Beach on entend une chanson en anglais, « Lead me to the Cross », langoureuse et sirupeuse : le slow de l'été sur la plage ?
Après Holyween, la Life Parade, Act'Hope, Surf and pray... Cette démagogie jeuniste est une suite d'affronts à la langue française, donc aux jeunes francophones dont des adultes ont décidé qu'ils avaient forcément une sous-culture américaine.
Certes, ces gens-là prennent clairement parti dans le débat sur l'identité nationale : ils la méprisent. Mais ce n'est certainement pas en évacuant l'identité française, la culture française, que l'on peut renforcer l'identité chrétienne. -
Rapprochement aussi entre Moscou et Constantinople
AFP :
Le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, a rencontré mardi au Kremlin le président russe Dmitri Medvedev, au cours d'une visite symbolique en Russie destinée à améliorer les relations avec l'Eglise orthodoxe russe.
Le président russe s'est félicité de ce que la visite de Bartholomée Ier servirait à "renforcer le dialogue qui a toujours lié les Eglises soeurs", d'après un reportage de la télévision russe.
"En tant qu'Eglise-mère, nous sommes contents que la coopération entre l'Eglise orthodoxe russe et l'Etat soit prospère et efficace", a de son côté déclaré le patriarche.
"Le gouvernement russe et les dirigeants de l'Eglise écrivent une nouvelle page de l'histoire", a-t-il poursuivi.
Le patriarche russe Kirill, qui était présent pendant la rencontre, a estimé que la visite de Bartholomée I avait "une grande importance pour les relations bilatérales". -
La liturgie, gardienne de la dignité de l’homme
Remarquables propos du cardinal Caffarra, sur la liturgie, et quelques autres sujets, rapportés par l'agence Zenit. En attendant que quelqu'un ait la bonne idée d'en donner la version intégrale...
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Mercredi des quatre temps de Pentecôte
« Nul ne vient à mol, si mon Père ne l'attire». Ne t'imagine pas que tu sois attiré malgré toi; car l'amour entraîne les âmes. Il est des hommes qui pèsent le sens de toutes les paroles, et qui sont loin de comprendre toutes choses, surtout les choses de Dieu; mais nous n'avons nullement à craindre de les voir nous reprocher ce passage des saintes Ecritures qui se trouve dans l'Evangile, et nul d'entre eux ne nous dira : Si je suis entraîné, comment pourrai-je avoir une foi parfaitement libre? Car je le dis : ce n'est pas assez d'être entraînés volontairement, nous le sommes encore avec plaisir. Qu'est-ce, en effet, qu'être entraîné avec plaisir? « Mets tes délices dans le Seigneur, et il remplira tous les désirs de ton coeur » (Ps 36). Le coeur qui éprouve la douceur du pain céleste ressent un véritable plaisir. Or, s'il est vrai de dire avec le poète : « Chacun est conduit par l'attrait de ses propres penchants » (Virgile); non par la nécessité, mais par l'attrait du plaisir; non par le devoir, mais par la jouissance* : à plus forte raison devons-nous dire que celui-là est attiré vers le Christ, qui trouve ses délices dans la vérité, la béatitude, la justice, l'éternelle vie ; car le Christ est tout cela. Quand les sens corporels ont leurs plaisirs, les facultés de l'âme en seraient-elles dépourvues? Et si l'âme n'avait point de jouissances à elle, comment le Psalmiste aurait-il pu dire : « Les enfants des hommes espéreront à l'ombre de vos ailes; ils seront enivrés de l'abondance de votre maison; vous des abreuverez au torrent de vos délices; car, en vous est la source de la vie, et dans votre lumière nous verrons la lumière ? » (Ps 35) Donne-moi un homme qui aime Dieu, et il éprouvera la vérité de ce que je dis: donne-moi un homme rempli du désir et de la faim de ce pain céleste, engagé dans le désert de cette vie et dévoré par la soif de la justice, soupirant après la fontaine de l'éternelle patrie ; donne-moi un tel homme, et il me comprendra. Mais si je m'adresse à un homme glacé par le froid de l'indifférence, il ne saisira pas mes paroles. Tels étaient les murmurateurs dont parle notre évangile. « Celui que mon Père attire vient à moi ».
Mais pourquoi dire : « Celui que mon Père attire », puisque le Christ attire aussi? dans quelle intention le Sauveur a-t-il dit : « Celui que mon Père attire? » Si nous devons être entraînés, soyons-le par celui à qui l'épouse animée par l'amour adressait ces paroles : « Nous courrons sur tes pas à l'odeur de tes parfums » (Cantique des cantiques). Remarquons bien, mes frères, et, autant que possible, efforçons-nous de comprendre ce que le Sauveur veut nous faire entendre. Le Père attire à son Fils ceux qui croient au Fils, parce qu'ils reconnaissent Dieu pour son Père; car Dieu le Père s'est engendré un Fils égal à lui; l'homme qui reconnaît dans sa pensée que le Fils est égal au Père, et qui, sous l'empire de sa foi, sent vivement cette vérité, et la rappelle sans cesse à son esprit, le Père l'attire vers son Fils.
Saint Augustin
* Non necessitas, sed voluptas; non obligatio, sed delectatio. -
La mosquée de Flers
La mosquée Tawba (repentir) de Flers, dans le Douaisis, a été inaugurée dimanche. Cette mosquée (« centre socioculturel et cultuel », avec son école coranique) existe depuis 20 ans, mais c'est seulement en mars dernier que la commission de sécurité a fini par donner son accord. Autrement dit, elle a fonctionné illégalement pendant 20 ans, sans que personne ne s'en émeuve, au premier chef le maire, Jean-Jacques Peyraud, qui lors de l'inauguration a tenu à souligner :
« Situé à côté de l'école primaire et maternelle et de l'église Sainte-Barbe, c'est un symbole fort dont nous sommes fiers. » -
Le Saint-Siège et les cellules souches
La société pharmaceutique NeoStem Inc. et le Conseil pontifical pour la culture ont convenu d'une initiative commune en vue de développer la recherche et de sensibiliser l'opinion publique sur les thérapies à base de cellules staminales adultes. Le projet sera soutenu par les organisations à but non lucratif des contractants. La Stem for Life Foundation a été créée par la NeoStem Inc. Pour soutenir les perspectives d'un emploi thérapeutique des cellules staminales adultes. Le STOQ International (Science, Theology and the Ontological Quest), qui dépend du Conseil pontifical, soutient le développement de la recherche sur ces cellules, leur application clinique en médecine régénérative, l'impact culturel de ces recherches mais leur impact théologique et éthique. Leur collaboration portera sur des programmes d'éducation, des cours et des séminaires universitaires interdisciplinaires (théologie, philosophie et bioéthique). Une conférence internationale sera organisée au Vatican sur la recherche et la technologie relatives aux cellules staminales, y compris la technique VSL Tm utilisant de petites cellules semblables à celles des embryons, ainsi que sur les implications théologiques et philosophiques de ces recherches. (VIS)
Ce projet est distinct de celui de l'université du Maryland (qui n'est encore en fait qu'une ébauche). -
Jean-Pierre Mignard pour un dernier concile
L'avocat socialiste Jean-Pierre Mignard (défenseur des « jeunes », des homos, de l'européisme, etc.) était hier sur Europe 1. Voici ce qu'en dit la station :
"Pour aider l'Eglise à surmonter ses dissensions internes et atténuer les conflits interreligieux, l'avocat socialiste Jean-Pierre Mignard a émis lundi l'idée d'un "nouveau concile", oecuménique. "Je pense que les trois grandes religions du monothéisme doivent avancer ensemble (...) Nous ne sommes séparés que par la révélation", a-t-il ainsi exposé sur Europe 1. Pour le socialiste, c'est au "peuple chrétien" qu'il revient d'organiser ce concile."
Ben oui. Nous ne sommes séparés « que » par la révélation. Il suffit de supprimer la révélation. C'est-à-dire le Credo. C'est-à-dire l'Eglise. Et hop, tout est réglé. Comment n'y avions-nous pas pensé avant ? -
L’archidiocèse de Tunis
Le pape Benoît XVI a élevé le siège de Tunis au rang d'archidiocèse. (Il avait déjà été archidiocèse entre 1884 et 1964, mais sous le nom de Carthage.)
L'agence Zenit donne plusieurs indications, dont celle-ci :
« Les messes sont dites en arabe, en français, en espagnol, en anglais et en italien. »
Il s'agit d'un archidiocèse de l'Eglise latine. Le concile Vatican II dit : « L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins. Toutefois, soit dans la messe, soit dans l'administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l'emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants. »
A Tunis, la langue du pays est l'arabe. Mais l'immense majorité des fidèles sont d'une autre langue, et ne sont pas du pays. Le latin pourrait les rassembler. Mais non. Il n'y a pas de messe en latin à Tunis, où le latin fut, il est vrai il y a très longtemps, la langue du pays.