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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2047

  • Un assassinat islamique

    Benoît XVI a nommé Mgr Ruggero Franceschini, archevêque de Smyrne (Izmir), administrateur apostolique « sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis » du vicariat apostolique d'Anatolie (Turquie), après l'assassinat de Mgr Luigi Padovese.

    Dans un entretien accordé samedi au quotidien italien Il Foglio, Mgr Franceschini affirme de façon catégorique que « l'homicide de Luigi Padovese a uniquement des motivations religieuses. Il y a en effet des éléments explicitement islamiques dans cet assassinat. Le gouvernement turc n'y est pour rien. Ankara n'y est pour rien. Il n'y a pas de motivations personnelles. Seul l'islam est en cause ».

  • Ratzinger nazi : la preuve

    ratzinger_salutoromanook.jpgIl circule sur internet, depuis un certain temps (au moins depuis le début de l'an dernier), une photographie de Joseph Ratzinger faisant le salut hitlérien.

    Aujourd'hui paraît un livre, en Italie, d'un professeur d'université, intitulé « Le pape et le sexe ». Et dans ce livre, le docte universitaire accrédite la thèse de Ratzinger nazi en évoquant cette photographie « sur laquelle on voit le futur pape, habillé en prêtre, faisant le salut nazi ». Il ajoute, à un autre endroit, une note à propos d'une autre photographie, où il écrit : « L'auteur n'a pas réussi à remonter jusqu'à la personne qui a pris cette seconde image, dans lequel Ratzinger est représenté vêtu comme un prêtre en faisant le salut nazi, ou pour vérifier s'il s'agit d'un photomontage. La photo peut avoir été faite entre 1944 et 1945, lorsque le futur pape avait dix-sept ou dix-huit ans. »

    L'universitaire « passionné d'histoire », comme il se décrit, fait ainsi œuvre de désinformation et de calomnie. Car il suffit de quelques clics sur internet pour savoir qu'il s'agit tout simplement d'un morceau de photographie, découpé de façon à ce qu'on ne voie que le bras droit de Joseph Ratzinger. La photographie entière montre les abbés Georg et Joseph Ratzinger bénissant les fidèles, après leur ordination le 29 juin 1951.

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    Merci à Andrea Tornielli d'avoir démonté la calomnie sur son blog, et dans Il Giornale.

  • Il n'est rien besoin d'ajouter...

    Grand émoi dans la cathosphère : lors de la clôture de l'année sacerdotale, le pape n'a pas nommé le curé d'Ars saint patron de tous les prêtres, alors que c'était annoncé. Les vaticanistes y vont de leurs théories. Ceux qui s'étaient étranglés de voir le pape choisir saint Jean-Marie Vianney comme figure essentielle de l'année sacerdotale exultent. D'autres s'étranglent aujourd'hui devant le « recul » du pape face aux pressions. Pour ma part il me semble qu'il y a une différence entre le curé et le prêtre en général, et que le fait que saint Jean-Marie Vianney soit le saint patron de tous les curés n'implique pas qu'il devienne aussi le saint patron de tous les prêtres. Il n'est pas évident pour un moine bénédictin ou un trappiste, ou un ermite, de se reconnaître en saint Jean-Marie Vianney.

    On notera enfin la petite phrase de Benoît XVI, hier, dans son allocution avant l'Angélus :

    « Et ici je pense à tant de figures de prêtres, connus et moins connus, certains élevés à gloire des autels, d'autres restés ancrés à jamais dans la mémoire des fidèles, peut-être dans une petite communauté paroissiale. Comme ce fut le cas à Ars, le village de France où saint Jean-Marie Vianney accomplit son ministère. Il n'est rien besoin d'ajouter à ce qui a été dit sur lui ces derniers mois. Mais son intercession doit nous accompagner plus encore à partir de maintenant. »

  • Saint Basile

    Or toi, si tu veux dire quelque chose de Dieu ou en entendre parler, laisse ton corps, quitte les sensations corporelles, abandonne la terre, abandonne la mer, au fond de toi-même fais le vide, dépasse le temps, l'heureuse harmonie des saisons, l'ordonnancement de la terre : élève-toi au-dessus de l'éther, franchis les astres, les merveilles qui les entourent, leur conduite réglée, leur grandeur, le service qu'ils assurent à l'univers, leur harmonie, leur magnificence, leur disposition, leur mouvement ; quel est leur lien mutuel et leur éloignement. Passe tout par la raison, dépasse le ciel, et étant advenu au-delà de cela, considère par ta seule intelligence les beautés rencontrées, les armées supracélestes, les chœurs des anges, l'autorité des archanges, la gloire des souverainetés, la préséance des trônes, les puissances, les principautés, les dominations. Ayant traversé tout cela, ayant élevé tes réflexions au-dessus de toute la création, et hissé ton esprit au-delà de ces choses, contemple la nature divine : existante, immuable, inaltérable, impassible, simple, non composée, indivisible, lumière inaccessible, puissance ineffable, grandeur non circonscrite, gloire sur-éclatante, désirable bonté, inégalable beauté, qui s'empare puissamment de l'âme blessée et dont aucune parole ne peut exprimer la dignité.

    (Extrait de l'homélie 15)

  • 3e dimanche après la Pentecôte

    Là où on ne solennise pas la fête du Sacré-Cœur, on peut découvrir que la liturgie de ce dimanche est tout entière sur la miséricorde. L'introït implore la miséricorde, la collecte demande à Dieu de « multiplier » sa miséricorde, saint Pierre nous demande de jeter nos difficultés dans le « Dieu de toute grâce », ce que dit aussi le psaume du graduel, l'Alleluia, sous forme interrogative, affirme que « le juste juge, fort et patient », ne restera pas en colère, l'offertoire souligne que le Seigneur n'abandonne pas ceux qui le cherchent...

    Et l'évangile est formé des deux premières « paraboles de la miséricorde » chez saint Luc : la brebis perdue et la drachme perdue (la troisième étant le fils perdu, c'est-à-dire le « fils prodigue). Ces paraboles se concluent par la joie, qui est le fruit de la miséricorde. Et, plus particulièrement, la joie partagée, sur la terre comme au ciel.

  • La France ?

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    Cette photo représente Wahiba Ribéry, la femme de Franck "Bilal" Ribery, joueur vedette de l'équipe de France, arrivant en Afrique du Sud. Elle a choisi le t-shirt des supporters... de l'équipe d'Algérie.

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    D'autre part, les policiers d'Alès ont protesté contre le fait qu'on les envoie en Afrique du Sud, pour maintenir l'ordre lors d'un match entre la Slovénie et... l'Algérie. (Administrativement, Alès est toujours en France.)

  • Benoît XVI: la dignité de la personne humaine "seul capital" à sauver

    En attendant d'avoir le texte complet, on peut déguster cette dépêche de l'AFP.

    Le pape Benoît XVI a déclaré samedi, dans le contexte de la crise économique mondiale, que "le seul capital qu'il convient de sauver" est la dignité de la personne humaine.

    "L'économie et la finance n'existent pas pour elles-mêmes, elles ne sont qu'un outil, un moyen", a dit le pape en recevant au Vatican les participants à une réunion de la Banque de développement du Conseil de l'Europe. "Leur fin est uniquement la personne humaine et sa réalisation plénière dans la dignité. C'est là le seul capital qu'il convient de sauver".

    Alors que "le monde et l'Europe traversent un moment particulièrement grave de crise économique et financière", Benoît XVI affirme que cela "ne doit pas conduire à des limitations qui ne se basent que sur une analyse strictement financière".

    Il souligne aussi que "le christianisme a permis à l'Europe de comprendre ce qu'est la liberté, la responsabilité et l'éthique".

    "Marginaliser le christianisme - également par l'exclusion des symboles qui le manifestent - contribuerait à amputer notre continent de la source fondamentale qui le nourrit inlassablement et qui contribue à sa vraie identité", a-t-il plaidé alors que le recours de l'Italie, condamnée en novembre par la Cour européenne des droits de l'homme pour la présence de crucifix dans ses salles de classes doit être examiné le 30 juin à Strasbourg.

     

    Addendum. On trouvera ici le texte intégral. Mais le compte rendu de l'AFP dit l'essentiel. On soulignera que le pape fait allusion aux crucifix devant une institution du Conseil de l'Europe, dont une autre institution a condamné l'Italie pour les crucifix dans les salles de classe. C'était donc ciblé.

  • Le mariage entre "homme et homme, femme et femme"

    Le Parlement islandais a adopté hier, à l'unanimité, une loi qui étend le champ d'application du mariage aux unions entre "homme et homme, femme et femme".

    La loi précise que "les pasteurs seront toujours libres de diriger des cérémonies de mariage (homosexuel) mais n'y seront jamais obligés".

    L'Islande est à ce jour le seul pays au monde dont le gouvernement soit dirigé par un(e) homosexuel(le) déclaré(e), Johanna Sigurdadottir.

    "Les attitudes sont assez pragmatiques en Islande", commente Gunnar Helgi Kristinsson, spécialiste des sciences politiques à l'université d'Islande. Le pragmatisme, c'est donc le rejet de la loi naturelle.

  • La vraie théologie

    Un autre aspect de la veillée de Benoît XVI avec les prêtres.

    Répondant à un prêtre africain, Benoît XVI a souligné qu'il arrive qu'on oppose la théologie et la spiritualité, voire la foi de l'Eglise. Le pape a répondu en remerciant les théologiens qui « vivent de la parole de Dieu et se nourrissent de la foi de Eglise ».

    Il a invité les théologiens à « ne pas avoir peur du fantôme d'un aspect scientifique », confiant qu'il faisait de la théologie depuis 1946 et avait vu passer « trois générations » de théologiens. Or, ceux qui semblaient les plus « scientifiques » autrefois apparaissent aujourd'hui « vieillis », parfois même « quasi ridicules ». Il faut, a ajouté le pape « avoir le courage de renoncer à l'apparence de la science » mais penser que « la grande foi de l'Eglise présente en tous temps nous ouvre l'accès à la vérité ».

    Le pape a mis en garde contre la conception positiviste de la raison qui « n'est pas la vraie raison, mais une raison faible, réduite aux seules choses expérimentées, insuffisante ». Il a au contraire encouragé à « oser avoir la raison grande ouverte à la grandeur de Dieu », à « aller au-delà du positivisme », pour choisir la « grande et ample raison », ne pas « se soumettre à toutes les hypothèses du moment ». Pour le pape, ce sont « les saints » qui doivent « orienter » les théologiens.

    Surtout le pape invite une nouvelle fois à faire confiance à l'Ecriture Sainte : « Pensez que l'Ecriture sainte est vivante dans la communauté vivante et garantit la présence de la Parole de Dieu ». Il a aussi invité à la confiance dans « le magistère des évêques en communion avec le pape », à la « confiance dans l'Eglise ».

    Le pape a souligné qu'une bonne formation théologique est nécessaire par exemple pour faire face au danger des sectes, et qu'il faut aussi « connaître les courants de notre temps », pour pouvoir « rendre raison de notre foi ».

    Il n'en a pas moins encouragé les prêtres à « être critiques », avec le critère de la foi. Une théologie critique est nécessaire, a-t-il expliqué, « contre les tendances de la mode ». Au contraire, on a besoin d'une théologie « ouverte aux vraies nouveautés de la Parole de Dieu révélée en tous temps y compris en notre temps ».


  • Saint Jean de Saint-Facond

    Deus, auctor pacis et amator caritatis, qui beatum Joannem confessorem tuum mirifica dissidentes componendi gratia decorasti: ejus meritis et intercessione concede; ut, in tua caritate firmati, nullis a te tentationibus separemur. Per Dominum nostrum Jesum Christum...

    Dieu, auteur de la paix et ami de la charité, vous avez doté saint Jean, votre confesseur, d'un don admirable pour réconcilier les ennemis: par ses mérites et son intercession, faites qu'affermis dans votre amour, nous ne soyons séparés de vous par aucune tentation.

    (Collecte de la messe. Sur saint Jean de Saint-Facond, voir ici et .)