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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2045

  • Le grand retour du laïcisme suisse

    Le Parti radical suisse a déposé un projet de loi visant à interdire le port de «costume religieux» dans l'espace public. L'expression vise autant «la soutane que la tenue des rabbins et la burqa», précise le député radical Jean Romain, fer de lance du projet.

    Genève avait édicté en 1875 une loi interdisant le port «de tout costume ecclésiastique ou appartenant à un ordre religieux». Elle est toujours théoriquement en vigueur, mais n'est plus appliquée depuis longtemps. Il convient aujourd'hui de la remettre au goût du jour en l'appliquant à toutes les religions, disent les radicaux.

    Titre de l'article du Temps: "Pour interdire la burqa, les radicaux visent la soutane."

  • Saint Thomas d'Aquin et la loi morale naturelle

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, hier.

    Une application importante de cette relation entre la nature et la Grâce se retrouve dans la théologie morale de saint Thomas d'Aquin, qui apparaît d'une grande actualité. Au centre de son enseignement dans ce domaine, il place la loi nouvelle, qui est la loi de l'Esprit Saint. Avec un regard profondément évangélique, il insiste sur le fait que cette loi est la Grâce de l'Esprit Saint donnée à tous ceux qui croient dans le Christ. A cette grâce s'unit l'enseignement écrit et oral des vérités doctrinales et morales, transmises par l'Église. Saint Thomas, en soulignant le rôle fondamental, dans la vie morale, de l'action de l'Esprit Saint, de la Grâce, dont jaillissent les vertus théologales et morales, fait comprendre que chaque chrétien peut atteindre les autres perspectives du « Sermon sur la montagne » s'il vit un rapport authentique de foi dans le Christ, s'il s'ouvre à l'action de son Saint Esprit. Mais - ajoute saint Thomas d'Aquin - « même si la grâce est plus efficace que la nature, la nature est plus essentielle pour l'homme » (Summa Theologiae, ia, q. 29. a. 3), c'est pourquoi, dans la perspective morale chrétienne, il existe une place pour la raison, qui est capable de discerner la loi morale naturelle. La raison peut la reconnaître en considérant ce qu'il est bon de faire et ce qu'il est bon d'éviter pour atteindre le bonheur qui tient au cœur de chacun, et qui impose également une responsabilité envers les autres, et donc, la recherche du bien commun. En d'autres termes, les vertus de l'homme, théologales et morales, sont enracinées dans la nature humaine. La Grâce divine accompagne, soutient et pousse l'engagement éthique, mais, en soi, selon saint Thomas, tous les hommes, croyants et non croyants, sont appelés à reconnaître les exigences de la nature humaine exprimées dans la loi naturelle et à s'inspirer d'elle dans la formulation des lois positives, c'est-à-dire de celles émanant des autorités civiles et politiques pour réglementer la coexistence humaine.

    Lorsque la loi naturelle et la responsabilité qu'elle implique sont niées, on ouvre de façon dramatique la voie au relativisme éthique sur le plan individuel et au totalitarisme de l'État sur le plan politique. La défense des droits universels de l'homme et l'affirmation de la valeur absolue de la dignité de la personne présupposent un fondement. Ce fondement n'est-il pas la loi naturelle, avec les valeurs non négociables qu'elle indique ? Le vénérable Jean-Paul II écrivait dans son encyclique Evangelium vitae des paroles qui demeurent d'une grande actualité ; « Pour l'avenir de la société et pour le développement d'une saine démocratie, il est donc urgent de redécouvrir l'existence de valeurs humaines et morales essentielles et originelles, qui découlent de la vérité même de l'être humain et qui expriment et protègent la dignité de la personne ; ce sont donc des valeurs qu'aucune personne, aucune majorité ni aucun État ne pourront jamais créer, modifier ou abolir, mais que l'on est tenu de reconnaître, respecter et promouvoir. »

  • Libérés des chaînes de l'individualisme

    Benoît XVI a inauguré le 15 juin, en la Basilique du Latran, le Congrès diocésain de Rome, centré sur l'Eucharistie dominicale et le témoignage de la charité.

    En nous nourrissant du Seigneur dans l'eucharistie, a dit notamment le Pape, "nous sommes libérés des chaînes de l'individualisme. Dans la communion avec lui nous devenons nous mêmes, une chose seule, son corps mystique. Ainsi les différences d'origine, de nationalité ou de profession sont-elles abolies, car nous nous retrouvons comme membres d'une seule grande famille des enfants de Dieu, dans laquelle chacun possède une grâce particulière au service de tous". Ensuite il a dit qu'en recevant le Christ, "l'amour de Dieu envahit nos cœurs et les change radicalement. Il nous rend capables de gestes qui, par la force du bien, peuvent changer la vie de ceux qui nous entourent... Pour le disciple de Jésus, témoigner de la charité n'est pas une démarche passagère mais ce qui configure la vie sous tous ces aspects". (VIS)

    Addendum. Zenit a traduit ce discours.

  • Daoudal Hebdo N° 86

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    Page 2
    Les législatives en « Belgique »

    Pages 3 à 5

    La nouvelle directive anti-discrimination est en rade...
    La Commission européenne et la préférence homosexuelle

    Page 6
    Quand la Turquie s'en va...

    Page 7
    Après les mosquées, les écoles, naturellement...

    Page 8

    L' « ennemi » aurait aimé voir le sacerdoce disparaître
    Dimanche prochain...

  • Saint Grégoire Barbarigo

    Né à Venise, saint Grégoire Barbarigo fut évêque de Bergame, puis surtout évêque de Padoue. Il fut un modèle d'évêque dans la lignée du concile de Trente : il fonda le séminaire de Padoue et des écoles de catéchisme, et il fut la providence des pauvres. Il fut béatifié par Clément XIII en 1761. Jean XXIII, qui était de Bergame, avait une grande vénération pour le bienheureux Grégoire. Le 26 mai 1960, il le canonisa « par équipollence » et inscrivit sa fête dans le nouveau missel qu'il promulguait alors.

    La canonisation équipollente, c'est une expression qui paraît très technique. En fait, elle a « fait » la grande majorité des saints, avant qu'elle soit définie par Benoît XIV : il s'agit de l'inscription au catalogue des saints d'un personnage qui fait l'objet d'un culte ininterrompu, sans passer par un procès canonique. Depuis que les règles de la canonisation ont été définies, les canonisations équipollentes sont devenues rares. Toutefois, Pie XII l'a également utilisée, pour sainte Marguerite de Hongrie.

    Lors du 80e anniversaire de Jean XXIII, en 1961, il fut décidé de construire une église Saint-Grégoire Barbarigo à Rome, pour une nouvelle paroisse. L'église fut inaugurée par Paul VI en 1971. On peut se demander si le saint évêque en aurait apprécié l'architecture...

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  • Barroso : le gouvernement économique, c'est moi

    Ferme mise au point de José Manuel Barroso, hier au Parlement européen :

    « La Commission est le gouvernement économique de l'Europe. C'est la seule réponse compatible avec le traité qui soit possible dans le commerce, la concurrence et une grande partie des questions de surveillance budgétaire - cela revient à la Commission, et c'est quelque chose qui doit être rappelé de temps en temps à certains de nos gouvernements, parce qu'ils n'ont pas attentivement lu les traités, semble-t-il. »

  • Le "racisme" d'un député danois

    Le Parlement danois a décidé de lever l'immunité parlementaire d'un député d'un Parti du peuple danois (PPD), membre de la coalition au pouvoir), que le procureur du royaume a décidé de poursuivre en justice pour propos "racistes".

    Jesper Langballe avait évoqué, dans une chronique sur "la conception obscurantiste des femmes dans l'islam" et "l'islamisation de l'Europe", publiée en janvier, "les musulmans qui tuent leurs filles (dans les crimes d'honneur) et qui ferment les yeux sur leurs viols par leurs oncles".

    Le PPD, à l'exception du parlementaire incriminé, s'est abstenu, partagé, nous dit l'AFP, entre le souci de respecter la loi et son opposition à l'article sur le racisme qui, selon lui, porte atteinte à la liberté d'expression.

    En revanche, Jesper Langballe a voté en faveur de la levée de son immunité: il a l'intention de prouver la véracité de ses propos devant les tribunaux.

  • Au Centre Saint-Paul

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  • A propos de l'apéro géant saucisson-pinard

    Je n'ai pas dit un mot, jusqu'ici, de l'affaire de l'apéro géant saucisson-pinard de la Goutte d'Or. J'ai seulement répercuté, hier, le communiqué de Yann Baly, qui dit l'essentiel sur la dhimmitude des autorités. L'affaire aura eu le (grand) mérite de souligner cette situation* et de la porter à la connaissance du plus grand nombre, puisque les grands médias ont été contraints de se faire l'écho d'une initiative qui restait jusque-là confinée (si l'on peut dire) à internet.

    L'initiative est venue d'une habitante du quartier. Elle a été rapidement relayée, d'un côté par Riposte laïque, de l'autre par toute une nébuleuse « identitaire ». Certains se félicitent de cette convergence, voire de cette union, entre des laïcards forcenés de gauche et d'extrême gauche et des défenseurs de l'identité française catalogués d'extrême droite. Je crains de ne me reconnaître ni dans les uns ni dans les autres. Riposte laïque est tout aussi anticatholique qu'anti-islam, si ce n'est davantage. Sur la page d'accueil de son site, on ne voit pas une caricature de l'islam, on voit un photomontage montrant Benoît XVI élevant une chope de bière à la place du calice. Quant aux « identitaires » (au sens large), ils font peu de cas de l'identité chrétienne de la France. Et cela se voit quand ils font campagne pour qu'on aille manger du saucisson un vendredi.

    Enfin, ou plutôt d'abord, c'est le seul intitulé d'apéro géant qui m'est apparu comme irrecevable. J'ai longuement évoqué dans Daoudal Hebdo ce concept d'apéro géant, qui est la nouvelle forme prétendument « festive » de la décadence chez les jeunes. L'apéro géant consiste non pas à se réunir de façon conviviale autour d'un verre, mais simplement à être le plus nombreux possible en un lieu et en un moment donné pour boire le plus possible d'alcool. C'est le contraire même de la tradition française, y compris de la tradition de l'apéro.

    Ce n'est pas avec un ersatz de fête empoisonné par le mépris, voire la haine, du christianisme, et la dernière façon à la mode de « s'éclater », qu'on s'opposera à l'islam.

    * Elle est bien installée dans le quartier, comme en témoigne un texte qui vient d'être mis en ligne sur le nouveau site Enquête-Débat mais qui raconte une anecdote d'octobre 2009 :

    Les policiers ne sont jamais loin lors de la prière du vendredi. Je croise l'un de leurs véhicules à hauteur de la rue Doudeauville. A l'intérieur, trois agents de la Police nationale. Je leur fais part de mon problème : on m'interdit de circuler et de prendre des photos rue Myrha. Réponse des fonctionnaires de l'État : « Normal, c'est la prière du vendredi, la grande prière. En plus, vous êtes une femme. »

  • Rerum creator optime

    Rerum creator optime
    Rectorque noster, aspice;
    Nos a quiete noxia
    Mersos sopore libera.

    Te, sancte Christe, poscimus;
    Ignosce tu criminibus,
    Ad confitendum surgimus
    Morasque noctis rumpimus.

    Mentes manusque tollimus,
    Propheta sicut noctibus
    Nobis gerendum præcipit
    Paulusque gestis censuit.

    Vides malum quod gessimus;
    Occulta nostra pandimus,
    Preces gementes fundimus;
    Dimitte quod peccavimus.

    Præsta, Pater piissime,
    Patrique compar unice,
    Cum Spiritu Paraclito
    Regnans per omne sæculum.

    Dieu tout bon, Créateur sublime,
    Sur ceux que tu régis jette un œil paternel ;
    Vois dans quelles langueurs le sommeil les abîme,
    Et ne les abandonne à rien de criminel.

    Nous t'en conjurons, roi des anges,
    Bannis ce qui peut nuire, et lave ce qui nuit :
    Nous nous levons exprès pour chanter tes louanges,
    Et rompons en ton nom les chaînes de la nuit.

    Nous élevons les mains et l'âme,
    Suivant qu'un roi prophète a su nous l'ordonner :
    C'est ce que chaque nuit doit une sainte flamme,
    C'est l'exemple que Paul a pris soin de donner.

    Tu vois ce qui fait nos alarmes,
    Nous t'ouvrons de nos cœurs les plus secrets replis ;
    Ils poussent des sanglots, nos yeux fondent en larmes :
    Grâce, grâce au péché dont tu nous vois remplis !

    Daignez exaucer nos prières,
    Père incompréhensible, Homme-Dieu Jésus-Christ,
    Qui régnez l'un et l'autre au séjour des lumières,
    Où sans fin avec vous règne le Saint-Esprit.

    (Hymne des matines du mercredi, traduction-adaptation Pierre Corneille.)