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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1976

  • Ornaverunt faciem templi coronis aureis

    R. Ornaverunt faciem templi coronis aureis, et dedicaverunt altare Domino: * Et facta est lætitia magna in populo.
    V. In hymnis et confessionibus benedicebant Dominum.
    R. Et facta est lætitia magna in populo.

    Ils ornèrent la façade du Temple de couronnes d'or, et ils dédicacèrent l’autel au Seigneur. Et y eut une très grande joie parmi le peuple. Ils bénissaient le Seigneur par des hymnes et des chants de reconnaissance.

    (Répons des matines, formé d’expressions de I Macchabées 4, 56-58 et II Macchabées 10, 38.)

  • L’Eglise et les migrants

    Extrait du message de Benoît XVI pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, sur le thème : « Une seule famille humaine » :

    Le vénérable Jean-Paul II, à l’occasion de cette même journée célébrée en 2001, souligna que «[le bien commun universel] englobe toute la famille des peuples, au-dessus de tout égoïsme nationaliste. C'est dans ce contexte qu'il faut considérer le droit à émigrer. L’Eglise reconnaît ce droit à tout homme, sous son double aspect: possibilité de sortir de son pays et possibilité d'entrer dans un autre pays à la recherche de meilleures conditions de vie» (Message pour la Journée mondiale des migrations 2001, n. 3; cf. Jean XXIII, Enc. Mater et Magistra, n. 30; Paul VI, Enc. Octogesima adveniens, n. 17). Dans le même temps, les Etats ont le droit de réglementer les flux migratoires et de défendre leurs frontières, en garantissant toujours le respect dû à la dignité de chaque personne humaine. En outre, les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil, en respectant ses lois et l’identité nationale. «Il faudra alors concilier l'accueil qui est dû à tous les êtres humains, spécialement aux indigents, avec l'évaluation des conditions indispensables à une vie digne et pacifique pour les habitants originaires du pays et pour ceux qui viennent les rejoindre» (Jean-Paul II, Message pour la Journée mondiale de la paix 2001, n. 13).

  • Tarek Aziz condamné à mort

    Tarek Aziz, « l’homme fréquentable du régime de Saddam Hussein », comme dit Reuters, a été condamné à mort par la Haute Cour pénale « irakienne ». Il avait déjà été condamné à 15 ans de prison pour « crimes contre l’humanité » et à 7 ans de prison pour une répression contre les Kurdes.

    Tarek Aziz (de son vrai nom chaldéen Mikhaïl Yohanna) a été pendant des décennies le plus grand diplomate du Proche-Orient. Bien qu’ayant plusieurs fois ridiculisé Richard Butler, le chef de l’Unscom, parce qu’il connaissait beaucoup mieux les dossiers que son interlocuteur, il n’a pas pu convaincre les Anglo-américains que Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive. Ou plutôt il n’a pas pu les convaincre de ne pas envahir l’Irak, puisqu’ils savaient parfaitement (n’est-ce pas, Colin Powell ?) que cette histoire d’armes de destruction massive était un mythe forgé pour justifier la guerre.

    Tarek Aziz avait été le bras droit de Saddam Hussein depuis les années 50. Il avait dit : « Nous sommes venus au pouvoir par les armes, si nous le quittons, ce sera les pieds devant. »

    Quelques jours avant l’invasion américaine, il disait : « Moi, comme la courageuse direction irakienne, sommes nés en Irak et mourrons en Irak, que ce soit en martyr, ce qui est un grand honneur, ou de cause naturelle. »

    Les Américains ne peuvent pas se permettre de voir Tarek Aziz en liberté. Il faut donc l’éliminer, bien qu’ils ne l’aient mis qu’en 43e position sur la liste des Irakiens les plus recherchés.

    Sa condamnation doit encore être confirmée par le « Conseil présidentiel ».

  • Négationnisme historico-judiciaire

    La Licra avait dénoncé au préfet du Calvados le fait que dans la salle du conseil municipal de Gonneville-sur-Mer il y avait un portrait du maréchal Pétain. Non pas seul, mais parmi tous les chefs d’Etat français depuis 1871.

    Le préfet avait demandé au maire de l’enlever. Celui-ci avait répondu que cet affichage était une décision du conseil municipal.

    Le préfet a saisi la justice. Le tribunal administratif de Caen vient d’annuler la décision du conseil municipal, ordonnant donc de retirer le portrait de Pétain. Au motif suivant : "Le principe de neutralité des services publics s'oppose à ce que soient apposés sur les édifices publics des signes exprimant des opinions politiques, religieuses ou philosophiques." Sic.

  • L’Obama de Piran

    Peter Bossman, médecin d’origine ghanéenne, a été élu maire de Piran, petite ville vénitienne de la côte slovène. Il est le « premier maire noir de l’ex-Yougoslavie ». « L’Obama de Piran a gagné », titre le quotidien Vecer, et pour Delo c’est « une star slovène ».

    Peter Bossman est venu du Ghana faire des études de médecine à Ljubljana.

    Et il y est resté.

    Car il n’y a pas besoin de médecins au Ghana. C’est bien connu.

    Il ose dire à l’AFP : "Mon père était aussi un médecin et un homme politique (au Ghana) et il avait pour habitude de me dire que si tu le peux, tu dois aider la société." Les Ghanéens doivent apprécier.

  • La basilique de la Nativité

    Mahmoud Abbas s’est rendu hier à Bethléem pour voir l’état de l’avancement des travaux de restauration de la basilique de la Nativité, qui ont commencé en septembre. L’Autorité palestinienne a débloqué un million de dollars.

    Ça devenait urgent.

  • Les patriarches sont des patriarches

    Le patriarche grec-melkite Grégoire III a salué dans un communiqué « la modification de l'ordre protocolaire d'entrée dans la basilique Saint Pierre », lors de la messe de clôture du synode : « Le nouvel ordre a permis que le collège des patriarches soit distinct de celui des cardinaux et de celui des évêques », et « cette préséance a permis une visibilité plus grande aux chefs des Eglises catholiques orientales », une « visibilité importante pour leurs fidèles comme pour le monde arabe et musulman en général ».

    On peut ajouter que ce n’est pas un geste anodin sur le plan œcuménique, vis-à-vis des orthodoxes.

  • Tu Domine universorum

    R. Tu Domine universorum, qui nullam habes indigentiam, voluisti templum tuum fieri in nobis:
    * Conserva domum istam immaculatam in æternum Domine
    V. Tu elegisti Domine domum istam ad invocandum nomen tuum in ea, ut esset domus orationis et obsecrationis populo tuo.
    R. Conserva domum istam immaculatam in æternum Domine.

    Toi, Seigneur de toutes choses, qui n'as besoin de rien, tu as voulu que ton temple fût parmi nous; conserve à jamais sans tache cette maison. Tu as choisi cette maison, Seigneur, afin que ton nom y fût invoqué, et qu'elle fût une maison de prière et de supplication pour ton peuple.

    (Répons des matines, formé d’expressions de II Macchabées 14, 35-36 et I Macchabées 7, 37, dans une traduction antérieure à la Vulgate, comme c’est souvent le cas dans la liturgie.)

  • La Serbie récompensée

    Deux semaines après la gay pride autorisée par le gouvernement serbe à Belgrade, l’UE a fait franchir une étape dans le processus d’adhésion de la Serbie : les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont décidé de confier à la Commission européenne le soin d'étudier la candidature de la Serbie et de rendre un avis. C’est le premier pas vers le statut de candidat à l’adhésion, que Belgrade a officiellement demandé en décembre 2009.

    Cette décision récompense également la « bonne volonté » de Belgrade vis à vis du Kosovo, après le vote en septembre d'une résolution commune avec l'UE à l'Assemblée générale des Nations unies appelant au "dialogue" entre Belgrade et Pristina sur des sujets concrets.

    Mais pour aller plus loin, la Serbie devra arrêter Ratko Mladic…

  • Culture de mort et confusion mentale

    Roselyne Bachelot a déclaré hier sur Radio J que lors de la présentation du projet de loi de bioéthique au conseil des ministres, mercredi dernier, elle a émis le souhait "qu'en aucun cas un texte comme celui de la bioéthique" ne fasse "l'objet d'une quelconque consigne de vote de la part des partis politiques" : "Il n'y en aura pas à l'UMP mais je souhaite qu'il n'y en ait pas dans les autres partis politiques. On touche à l'intime, on touche à des convictions qui vous ont construit, des convictions religieuses. Le parti politique qui donnerait sur les lois de bioéthiques une consigne de vote n'aurait précisément pas une démarche éthique."

    On pourrait être tenté de saluer cette attitude. Mais elle est profondément perverse, et indique le degré de confusion mentale auquel nous sommes parvenus.

    Il ne s’agit ni de convictions religieuses, ni de quelconques autres convictions intimes. Il s’agit du respect de la vie humaine, du respect de l’embryon humain, du respect du mariage (non pas comme sacrement, mais comme institution naturelle de la société). La seule « démarche éthique » qui vaille est celle qui consiste à rejeter toute aggravation des lois dites de bioéthique. Dans ce domaine, la consigne de vote et l’absence de consigne de vote sont une égale imposture.