Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 1793

  • Saint Jean Bosco

    En 1880, un enfant de l'Oratoire de Turin, après un mois de vie commune, écrivit à sa mère qu'il ne pourrait jamais s'y faire. Conclusion : — Venez me chercher.

    La maman arrive, et l'on dispose tout pour le départ.

    Le matin du jour fixé, l'enfant veut se confesser, une dernière fois, à Don Bosco ; mais les pénitents étaient nombreux, et le tour de notre petit homme n'arriva qu'à la fin de la messe. C'est l'heure du déjeuner, à l'Oratoire. Dalmazzo, – c'était le nom de l’enfant – allait commencer sa confession, quand un de ses camarades, attaché au service des subsistances, s'approche de D. Bosco, et lui souffle à l'oreille :

    — Il n'y a pas de pain pour le déjeuner.

    — Impossible ; cherchez bien, demandez à un tel, que cela regarde : il doit être par ici.

    Un instant se passe. Le messager revient bredouille :

    — Don Bosco, nous avons fouillé dans tous les coins, nous n'avons trouvé que quelque pagnotes.

    On donne habituellement ce nom, dans les maisons italiennes, à des petits pains qui font juste la ration du déjeuner et du goûter.

    Don Bosco paraît étonné :

    — Alors, courez dire au boulanger qu'il apporte ce qu'il faut.

    — Le boulanger ! C’est inutile. On lui doit douze mille francs ; il refuse de donner un seul morceau de pain, avant d'être payé.

    — Bien, bien. Dans ce cas, mettez dans la corbeille ce que vous avez pu réunir : le reste, le bon Dieu l'enverra. Je viens à l'instant faire, moi-même, la distribution.

    Le petit Dalmazzo, qui n'avait pas perdu un mot de ce dialogue, fut surtout frappé des derniers mots de Don Bosco ; et, quand il le vit se lever, il le suivit avec une curiosité bien naturelle, et d'autant plus vive que, les jours précédents, on avait beaucoup parlé de faits merveilleux, survenus à l'Oratoire, et auxquels Don Bosco n'aurait pas été étranger.

    Dalmazzo se plaça donc derrière Don Bosco, et compta, avec soin, les pagnotes contenues dans la corbeille. Il y en avait quinze. Or, trois cents gaillards attendaient leur déjeuner, et, parmi eux, pas de bouches inutiles, on peut le croire.

    Quinze pour trois cents ! Trois cents pour quinze ! se disait l'enfant, et la lumière ne se faisait pas dans sa tête.

    Le défilé commence. Chacun passe à son rang, et reçoit sa pagnote. Dalmazzo, tout saisi, regardait, avec des yeux effarés, Don Bosco qui, souriant, ne renvoyait personne les mains vides.

    Le dernier servi, Dalmazzo compte ce qui restait au fond de la corbeille : quinze pagnotes, juste !

    Ses notions d'arithmétique étaient absolument bouleversées : une division qui devient une multiplication !

    Quoi qu'il en soit, il annonça à sa mère qu'il restait décidément à l'Oratoire.

    Le petit Dalmazzo est devenu Don Dalmazzo, supérieur de la maison de St-Jean l'Évangéliste, à Turin.

    *

    Le premier janvier 1886, à l'Oratoire de Turin, les étudiants de la quatrième et cinquième classe, au nombre de quatre-vingts environ, vinrent présenter leurs hommages et exprimer leurs vœux de bonne année à leur Père Don Bosco.

    Celui-ci, déjà souffrant, les reçut avec une tendresse d'autant plus grande que, par leur bonne conduite, ils étaient l'honneur et la joie de la maison.

    — Mes enfants, je voudrais bien pouvoir vous donner quelque chose !

    Et le bon Père cherchait autour de lui, lorsqu'il avisa, sur sa table, un petit sac de papier qui contenait des noisettes.

    Il se mit immédiatement à y puiser à pleine main, et il en donna une grande poignée à l'étudiant placé le plus près de lui.

    Les autres se mirent à sourire : il était évident que, s'il procédait avec une pareille largesse, il ne pouvait y avoir de noisettes que pour trois ou quatre d'entre eux.

    Mais, à leur grande surprise, la distribution continua, et tous en reçurent autant que pouvaient en contenir leurs-deux mains réunies.

    Lorsque tout le monde fut pourvu, on fit observer à Don Bosco que trois ou quatre des élèves étaient absents, et qu'ils regretteraient bien de ne pas avoir leur part. Immédiatement il plongea de nouveau sa main dans le sac, et en tira plusieurs petites poignées de noisettes.

    Un de ceux qui avait assisté à cette étrange scène, racontait ensuite :

    — Je ne sais où il a pu aller les pêcher, le sac était absolument vide !

    Ce fait n'est pas unique. Don Bosco a avoué que pareille chose lui était déjà arrivée.

    — Un jour, dit-il, on avait fait cuire quelques marrons dans une assez petite marmite. Il arriva que les enfants qui en demandèrent étaient bien nombreux, une centaine peut-être ! et tous en ont eu une portion suffisante.

    Puis, après un instant, son visage étant devenu plus sérieux, il ajouta :

    — Une autre fois, il n'y avait que trois hosties dans le ciboire. Cependant j'ai pu donner la communion à toutes les personnes qui se présentèrent à la sainte table... et il y en eut beaucoup !

    (Vie de Don Bosco par le Dr Charles d'Espinay).

  • Première pierre d’une giga-mosquée à Roubaix

    mosquée roubaix.jpg

    nouvelle-mosquee-abou-bakr-a-roubaix-p-1560355.jpgVendredi dernier, le maire socialiste de Roubaix René Vandierendonck a posé la première pierre d’une giga-mosquée intitulée « complexe Abou Bakr Essedik ». Ce sera la plus grande des six mosquées de Roubaix.

    Elle est le fruit d’un partenariat entre la municipalité et l’association Abou Bakr. Celle-ci avait défrayé la chronique en septembre 2010 lorsque son trésorier, Rachid Gasem, avait dit à Canal Plus qu’il était pour la lapidation des femmes adultères et l’amputation des voleurs, parce que c’est « la loi de Dieu », et pour l’application de la charia si les musulmans deviennent majoritaires (ce qui est sans doute déjà le cas à Roubaix). Dans sa lettre de démission, il expliquait qu’il s’était exprimé de façon « naïve »…

  • Sainte Martine

    Applaudis, ô Rome, le nom célèbre de Martine, applaudis à sa gloire ; nomme cette Vierge insigne par ses mérites, nomme la Martyre du Christ.

    Née de parents illustres, entourée de délices, parmi les charmes séduisants du luxe,elle possède en abondance les biens nombreux d’une maison prospère.

    Méprisant les avantages de cette vie, elle se consacre au Seigneur de toutes choses, et d’une main généreuse, distribuant ses richesses aux pauvres du Christ, elle recherche les récompenses célestes.

    Ni les ongles de fer qui la déchirent, ni les bêtes, ni les horribles plaies que lui font les verges, n’ébranlent son courage. Descendus du séjour des Bienheureux, les Anges la fortifient par une nourriture céleste.

    Le lion même, ô Martine, oubliant sa cruauté, se prosterne avec douceur à tes pieds ; mais le glaive, te donnant la mort, t’introduit dans l’assemblée des cieux.

    De ton autel, embaumé des vapeurs de l’encens qui y fume, montent vers toi nos prières ; ton nom contient un présage, il efface et détruit le souvenir des auspices trompeurs (de Mars).

    Éloignez de nous les joies dangereuses, ô Dieu, dont la droite soutient les Martyrs ; vous qui êtes Un et Trois, donnez à vos serviteurs la lumière par laquelle vous faites, dans votre clémence, le bonheur des âmes. Amen.

    Hymne d’Urbain VIII

     

  • 4e dimanche après l’Epiphanie

    Cette année, ce dimanche est le dernier du cycle de Noël. Le dimanche suivant sera celui de la Septuagésime, qui commencera de nous orienter vers le mystère pascal. Entre ces deux dimanches il y aura la dernière épiphanie : la lumière de la Chandeleur. Qui est la lumière du Christ, lumière pour toutes les nations : « Lumen ad revelationem gentium », comme le dit le vieillard Siméon en prenant dans ses bras l’enfant Jésus.

    C’est dans ce contexte que doit être lu l’évangile de ce jour, celui de la tempête apaisée.

    D’une part, il s’agit encore d’une épiphanie, d’une manifestation de Jésus qui se révèle comme Dieu : il commande aux éléments, il est bien le Seigneur qui calme une tempête identique, ou plutôt cette tempête même, et nos tempêtes intérieures, dans le psaume 106.

    D’autre part, il s’agit d’une préparation à la période qui va suivre.

    A Noël, « le Christ a fondé sur la terre le royaume de lumière », explique Dom Pius Parsch. « Maintenant l’Église nous prépare au cycle pascal, dans lequel nous verrons d’abord la lumière combattue par les ténèbres. Cet accent de la Passion se fait déjà entendre légèrement à travers le temps de Noël, aujourd’hui il retentit dans le mugissement des flots en fureur. Nous ne tarderons plus guère à voir le Sauveur environné des flots de la douleur, il sera englouti par eux, mais il sortira vainqueur. »

  • Saint Pierre Nolasque

    Deus, qui in tuæ caritátis exémplum ad fidélium redemptiónem sanctum Petrum Ecclésiam tuam nova prole fœcundáre divínitus docuísti : ipsíus nobis intercessióne concéde ; a peccáti servitúte solútis, in cælésti pátria perpétua libertáte gaudére : Qui vivis et regnas.

    O Dieu, qui, pour donner un exemple de votre charité, avez divinement inspiré à saint Pierre de rendre votre Église mère d’une nouvelle famille pour la rédemption des fidèles captifs, acordez-nous, par son intercession, d’être délivrés de la servitude du péché, et de jouir de la liberté sans fin dans la céleste patrie.

  • Deux coptes assassinés

    Deux coptes, un père et son fils, entrepreneurs en bâtiment, ont été tués devant chez eux à Bahgourah, un faubourg de Nag Hammadi, parce qu’ils refusaient de donner une grosse somme d’argent à un musulman nommé Ahmed Saber spécialisé dans le racket des coptes.

    L’évêque de Nag Hammadi, Cyrille, a déclaré que ce Ahmed Saber, bien connu des services de police, pratiquait l’extorsion de fonds auprès des coptes depuis l’année dernière, et avait déjà enlevé des enfants chrétiens pour obtenir des rançons. « La police a reçu de nombreuses plaintes. Je ne comprends pas pourquoi ils ne l’ont pas arrêté. Je tiens la police et les musulmans pour pleinement responsables de la situation de terreur dans laquelle vivent les coptes de Bahgourah. »

    (Asianews, AINA)

  • La soi-disant « initiative européenne citoyenne » a son site

    Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne, commissaire chargé des Relations interinstitutionnelles et de l’Administration, a tenu hier une conférence de presse à Bruxelles pour présenter le lancement du site internet de l’« initiative européenne citoyenne ».

    Après une longue histoire très peu « citoyenne », il a finalement été décidé que pour lancer une initiative invitant la Commission européenne à légiférer il fallait 1 million de signatures d’au moins 7 pays.

    Bien entendu l’initiative doit concerner un domaine de compétence de la Commission, et elle ne doit pas être « abusive, fantaisiste, vexatoire », ou « contraire aux valeurs de l’UE »…

    Le site permet notamment de télécharger une brochure qui vous explique comment vous et votre million d’amis pouvez essayer de tenter d’amener la Commission à éventuellement réfléchir à présenter une directive. Elle fait 28 pages...

  • Saint Jean Chrysostome

    Dans l’Ancien Testament, Dieu descend sur la montagne après que Moïse y est monté; mais dans le Nouveau, le Saint-Esprit descend du ciel après que notre nature y a été élevée comme sur le trône de sa royale grandeur. Et ceci même nous fait voir que le Saint-Esprit n’est pas moins grand que le Père, puisque la loi nouvelle qu’il a donnée est si élevée au-dessus de L’Ancienne. Car ces tables de la seconde alliance sont, sans comparaison, supérieures à celles de la première, et leur vertu a été beaucoup plus noble et plus excellente. Les apôtres ne descendirent point d’une montagne, comme Moïse, portant des tables de pierre dans leurs mains ; ils descendirent du cénacle de Jérusalem, portant le Saint-Esprit dans leur cœur. Ils avaient en eux un trésor de science, des sources de grâces et de dons spirituels qu’ils répandaient de toutes parts; et ils allèrent prêcher dans toute la terre, étant devenus comme une loi vivante, et comme des livres spirituels et animés par la grâce du Saint-Esprit. C’est ainsi qu’ils convertirent d’abord, trois mille hommes, et cinq mille ensuite. C’est ainsi qu’ils ont depuis converti tous les peuples, Dieu se servant de leur langue pour parler lui-même à tous les habitants de la terre.

    (Première homélie sur saint Matthieu)

  • Merkel : sauver l’euro en abandonnant la souveraineté

    Propos d’Angela Merkel dans son discours d’ouverture du Forum économique mondial de Davos, hier :

    « Nous ne pourrons renforcer notre monnaie commune que si nous coordonnons nos politiques de façon plus étroite et si nous sommes prêts à abandonner progressivement davantage de pouvoirs à l'UE. Si nous faisons plein de promesses sur la réduction de la dette et une saine gestion budgétaire, ce sont nécessairement des choses qui doivent pouvoir être surveillées par la Cour (de Justice européenne) ou portées devant elle à l'avenir. Le point essentiel du pacte fiscal, après tout, est de rendre possible qu’elle vérifie ces engagements. Cela signifie donner à nos institutions (européennes) davantage de droits de contrôle - et plus de mordant. »