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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1765

  • Les islamistes au Mali

    Le Mouvement national de libération de l'Azawad se fait doubler partout par les islamistes de Ansar Dine et d’Aqmi.

    Les rebelles touaregs ont pris successivement Kidal, Gao et Tombouctou. Autrement dit ils ont pris le contrôle de tout le nord du Mali.

    A Kidal et Gao, ce sont les islamistes qui sont arrivés les premiers. Ils ont aussitôt commencé à instaurer la charia, faisant la chasse à tout ce qui n’est pas islamiquement correct dans ces deux villes. L’église de Gao a été détruite.

    Et aujourd’hui le chef d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, a pris le contrôle de Tombouctou, chassé les hommes du MNLA, brûlé son drapeau et hissé le drapeau noir de l’islam.

  • Le plus musulman gagne l’élection : il s’appelle Galloway

    A l’élection législative partielle de Bradford, en Angleterre, George Galloway a gagné haut la main, avec 56% des suffrages, contre le candidat travailliste Imran Hussain, qui était largement vainqueur dans les sondages, et qui n’a obtenu que 25%.

    George Galloway avait axé sa campagne sur le thème : je suis un vrai musulman, contrairement à mon concurrent.

    George Galloway est un truculent gauchiste qu’on voyait souvent à Bagdad du temps de l’embargo (il avait été exclu du parti travailliste pour sa prise de position contre l'intervention en Irak). Il fut soupçonné d’avoir été l’un des bénéficiaires de l’argent détourné du programme pétrole contre nourriture, et il alla se défendre lui-même devant le Congrès américain : « J’ai rencontré Saddam Hussein autant de fois que l'a fait (l'ancien secrétaire américain à la Défense) Donald Rumsfeld. La différence est que Donald Rumsfeld l'a rencontré pour lui vendre des armes et lui donner des cartes pour mieux cibler le tir de ces armes. Tout ce que j'ai dit sur l'Irak s'est révélé vrai et tout ce que vous avez dit s'est révélé faux. 100.000 personnes l'ont payé de leur vie, dont 1.600 soldats américains envoyés à la mort sur la base d'un tas de mensonges. » Depuis lors, George Galloway s’et fait connaître aussi par son soutien aux Palestiniens. Aujourd’hui il met en avant qu’il s’est battu toute sa vie « pour les musulmans », et le voilà donc plus musulman que les musulmans, et grâce à cela de nouveau député…

    NB. L’actuel lord-maire de Bradford est une femme voilée, Nabeeda Ikram.

  • Pour être relogé il faut être étranger

    On le savait, mais maintenant on a les chiffres qui montrent l’étendue de la préférence étrangère, qui confine à l’exclusion nationale.

    Une enquête réalisée sur les personnes ayant accédé à un logement social en 2009 et 2010, dans les départements d’Ile-de-France (hors Paris) montre que 79,7% d’entre elles étaient nées à l’étranger, « principalement dans un pays d’Afrique sub-saharienne (77,9%) ».

    F.Desouche

     

  • "Le baiser de la lune" à l’école

    Il y a deux ans, le ministre Luc Chatel avait interdit de diffuser dans les écoles le film d’animation de propagande homosexuelle "Le baiser de la lune".

    Aujourd’hui, le même ministre Luc Chatel autorise la diffusion du film.

    Le baiser de la lune sera distribué cette semaine, la Semaine Sainte, aux enseignants de CM1 et CM2.

  • Mardi Saint

    Le point culminant du jour est l’histoire de la Passion selon saint Marc. Ainsi, nous nous préparons à la « sainte fête de la Passion de Notre-Seigneur ». Pendant le jour, des scènes de la Passion se présentent encore à notre esprit. « C’était avant la fête de la Pâque. Jésus savait que son heure était venue et, comme il avait aimé les siens, il les aima jusqu’à la fin » (antienne du Benedictus). A Magnificat, quand le soleil se couche, Jésus se tient devant nous dans toute sa grandeur et dit : « J’ai le pouvoir de donner ma vie et le pouvoir de la reprendre ».

    Dom Pius Parsch

  • Un désarroi non négociable ?

    Extrait du n° 165 de "Daoudal Hebdo".

    Il me semblait que l’obsession des « principes non négociables », qui avait enflé au point que certains parlaient de « PNN » comme on parle du PIB ou de la TVA, était quelque peu retombée, puisque les premiers mois de la campagne présidentielle s’étaient déroulés sans que les catho-tradis les mettent au premier plan. Mais voici qu’ils sont revenus en fanfare, avec notamment une tonitruante « lettre ouverte aux candidats aux élections », signée de Mgr Aillet et de divers laïcs dont les trois principaux rédacteurs du Salon Beige, Jeanne Smits, directrice de Présent, Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique…

    Ce texte, révérence gardée pour ses signataires, est irrecevable. Ils affirment qu’ils voteront « en fonction des principes non négociables », qui sont « un minimum au-dessous duquel nous quittons l’Etat de droit pour entrer dans la barbarie ». Certes, « d’autres sujets sont cruciaux pour notre avenir », mais aucun d’eux « ne peut avoir le moindre sens » (sic) si l’Etat « choisit délibérément de rayer la dignité de l’être humain de ses préoccupations ». (1)

    Eh bien, s’il en est ainsi, il va de soi qu’on ne peut voter pour aucun candidat, puisqu’aucun candidat ne respecte les principes non négociables. Or l’Eglise nous rappelle notre devoir électoral. L’impasse est cruelle. Et je suppose que c’est la quadrature du cercle qui nous vaut cette lettre ouverte à la fois d’ardente supplication et d’ultimatum dérisoire. On y lit un profond désarroi né de la prise de conscience qu’on s’est enfermé dans une voie sans issue. Un désarroi apparemment non négociable…

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  • Non, ce ne sont pas des poissons d’avril

    L’initiative citoyenne européenne existe depuis hier. C’était prévu par le traité de Lisbonne. Désormais, un million de citoyens peuvent demander à la Commission européenne de légiférer sur un point précis. A condition que la demande soit européiste, ça va sans dire. Le vice-président Šefčovič a déclaré : « Je suis heureux d’annoncer qu'après tous les efforts consentis et une longue attente, les Européens pourront enfin lancer les initiatives citoyennes en demandant qu’elles soient enregistrées sur le site web de la Commission. En ce qui me concerne, je suis impatient de prendre connaissance des idées que vont proposer les citoyens. » Le fait que ça commence le 1er avril est une bonne indication de l’intérêt de la chose.

    Catherine Ashton a engagé une grande pointure internationale du conseil en communication, Daniel Korski, pour tenter d’améliorer son image. Pour cette mission impossible, Daniel Korski recevra un salaire d’environ 180.000 € par an.

  • Une « surprise » en Egypte

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    Les Frères musulmans ont finalement décidé d’avoir un candidat à la présidentielle égyptienne : l’homme d’affaires Khaïrat al Chater, « adjoint au guide suprême », financier et trésorier de la confrérie. La décision a été prise après un débat serré. 56 des 108 membres du conseil consultatif du « parti Liberté et Justice » se sont prononcés pour sa candidature, 52 contre. Candidature annoncée par le parti sur sa page Facebook, puis confirmée par les Frères musulmans eux-mêmes, lors d’une conférence de presse… à laquelle Khaïrat al Chater ne participait pas.

    Les Frères musulmans avaient toujours dit qu’ils ne présenteraient pas de candidat, pour ne pas avoir l’air de monopoliser tous les pouvoirs. Et il y a déjà deux candidats islamistes : Hazem Saleh Abou-Ismaïl, ancien membre des Frères musulmans, devenu salafiste, et qui attire les foules, et Abdel Moneim Al-Fotouh, qui a été exclu de la confrérie lorsqu’il a annoncé sa candidature.

    Les Frères musulmans disent qu’ils ont été conduits à présenter un candidat parce que le pouvoir militaire ne les écoute pas : le Parlement (qu'ils contrôlent) a demandé à plusieurs reprises au pouvoir militaire la destitution du Premier ministre et de son gouvernement, en vain. Mais on ne voit pas trop en quoi un candidat des Frères musulmans gênerait les militaires ; d’autant que si Khaïrat al Chater peut se présenter, c’est parce que le pouvoir militaire, qui l’avait libéré en mars 2011, a fait effacer, hier, ses condamnations…

  • UNE hirondelle ne fait pas le printemps

    Mais ce matin j’ai vu DEUX hirondelles devant chez moi. Alors ?

  • Lundi Saint

    La liturgie nous présente aujourd’hui deux figures qui sont en relation étroite avec la Passion. L’une doit servir à nous consoler ; l’autre est pour nous un sérieux avertissement. Ces figures forment un saisissant contraste, c’est Madeleine et Judas. Jésus est dans la maison de Lazare. Marie-Madeleine oint ses pieds pour sa « sépulture » et les essuie avec ses longs cheveux. Judas se montre mécontent et Jésus le réprimande. Ce blâme acheva de déterminer Judas à la trahison. Ce repas fut donc important. Ce fut un repas mortuaire qui amena la mort (Judas) et prépara la sépulture (Madeleine). Jésus donne son corps à tous les deux. A Madeleine pour l’onction et à Judas pour le baiser perfide ; il le donne aux bons qui l’entourent d’affection et de respect ; il le donne aux méchants qui le crucifient. C’est ce qu’il exprime lui-même, d’une manière saisissante, dans la Leçon : « Je donne mon corps à ceux me frappent et mes joues à ceux qui me déchirent, je ne détourne pas mon visage de ceux qui m’insultent, et me couvrent de crachats ».

    Cela s’applique aussi à son corps mystique. Le Christ parcourt de nouveau la voie douloureuse à travers les temps et il abandonne encore son corps aux onctions des Madeleines comme aux baisers perfides des Judas ; il laisse frapper et déchirer son visage, saint Augustin nous explique comment nous devons oindre son corps : « Oins les pieds de Jésus par une vie agréable à Dieu. Suis la trace de ses pas ; si tu as du superflu, donne-le aux pauvres, et tu auras essuyé les pieds du Seigneur ». Nous pouvons ainsi consoler le Christ dans sa vie mystique. Il reçoit tant de baisers de Judas par les péchés des chrétiens ! Sainte Praxède, qui consacra tout son bien à secourir les pauvres, oignit, elle aussi, les pieds du Seigneur. Ainsi l’Évangile rend hommage à la vierge romaine. Au Saint-Sacrifice, nous prenons part au banquet mortuaire du Seigneur, et, à l’Offrande, nous voulons « essuyer les pieds du Seigneur ».

    Madeleine et Judas accompagnent le Sauveur souffrant pendant toute la Semaine-Sainte. Le mercredi, Judas va trouver les princes des prêtres pour négocier sa trahison, pendant que Madeleine sert le Seigneur dans sa maison ; le jeudi, Judas demande avec insolence : Est-ce moi ? Et, le soir, au jardin des Oliviers, donne à Jésus un baiser de traître. Madeleine, de son côté, a pris congé de Jésus en pleurant. Le vendredi, Judas jette dans le temple ses trente pièces d’argent, puis va se pendre dans la gorge d’Hinnon. Madeleine est du petit nombre de fidèles qui restent auprès de la Croix dont elle embrasse le pied. Le dimanche, Madeleine est la première messagère de Pâques ; elle est la première à voir le Sauveur et à entendre sa voix qui lui dit doucement : Marie ! Où est l’âme du malheureux Judas ?

    Le Seigneur suit aussi sa voie douloureuse à travers notre vie pécheresse. Il y a deux âmes en nous, une âme de Judas et une âme de Madeleine. La première est la cause de sa Passion, c’est une âme traîtresse, toujours prête à l’apostasie, au baiser de Judas... Qui peut dire qu’il n’a pas en lui cette âme de Judas ? L’âme de Madeleine console le Seigneur sur sa voie douloureuse. Puisse le temps de Carême, que nous achevons heureusement, grâce à Dieu, nous permettre d’étouffer en nous l’âme de Judas et de fortifier l’âme de Madeleine !

    Dom Pius Parsch