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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1741

  • Docteurs et docteurs

    La fête de saint Basile le Grand suit immédiatement celle de saint Antoine de Padoue (qui était de Lisbonne). Tous deux sont « docteurs de l’Eglise ». La disproportion est pourtant manifeste. Pie XII a proclamé saint Antoine docteur de l’Eglise sans doute pour faire plaisir aux franciscains, mais on ne voit pas en quoi son enseignement mérite un tel titre. Certes ses sermons sont très beaux, mais il y a des dizaines et des dizaines de prêtres qui ne seront jamais proclamés docteurs de l’Eglise et qui ont laissé également de très beaux sermons. Alors que saint Basile est un géant de la théologie trinitaire, un de ceux qui ont vraiment fait avancer la doctrine catholique.

    La réforme de 1960 a mis les deux saints sur le même plan. Mais dans mon bréviaire monastique de 1955, il n’en est pas ainsi. La fête de saint Basile est « double majeure », c’est-à-dire que c’est une grande fête, avec des matines à trois nocturnes et douze leçons, alors que saint Antoine n’a qu’une mémoire, et une mémoire de « confesseur », ou, ad libitum, si l’on y tient, une mémoire de docteur…

    Le 7 octobre prochain, Benoît XVI va proclamer deux nouveaux docteurs. Les deux premiers du XXIe siècle. Espérons que ce ne soit pas le signe d’une nouvelle étape de l’inflation. Au départ, c’est-à-dire en… 1295, il s’agissait de distinguer les quatre grands docteurs de l’Eglise latine : Augustin, Ambroise, Jérôme, Grégoire le Grand. Ce fut tout à l’honneur de saint Pie V de contrebalancer cette liste par celle de quatre docteurs grecs : Athanase, Basile, Grégoire de Nazianze, Jean Chrysostome. Puis on ajouta Thomas d’Aquin et Bonaventure.

    Soit. Mais au XVIIIe siècle on en ajouta 4 autres, au XIXe siècle 9, au XXe siècle 10…

    Au moyen âge on voulait distinguer quatre docteurs : quatre piliers. Quand il y en a une trentaine, ce ne sont plus des piliers. Et de fait saint Antoine de Padoue n’est pas un pilier de la doctrine, et il en est de même par exemple de saint Pierre Damien, de saint François de Sales, de sainte Catherine de Sienne ou de… saint Jean d’Avila…

    A vrai dire il n’y a même que deux grands piliers : Origène et saint Augustin. Tous les autres ont pompé, de façon plus ou moins habile ou géniale, dans ces deux-là. Et Origène ne sera jamais docteur de l’Eglise, à cause de quelques propos malencontreux ou mal compris…

  • Saint Basile

    Qu’un esprit réussisse à être pur de tout attachement terrestre, à quitter toute la création intelligible, et tel un poisson à remonter de l’abîme pour apparaître à la surface, ayant recouvré la pureté de la création, il verra l’Esprit Saint là où est le Fils et où est le Père, ayant tout, lui aussi, de manière coessentielle selon la nature, la bonté, la droiture, la sainteté, la vie. Le Psalmiste dit en effet : « ton bon esprit » ; et encore : « Esprit droit » ; et encore : « l’Esprit saint ». Et l’Apôtre : « La loi de l’Esprit de vie ». Aucune de ces qualités ne lui a été ajoutée, ni ne lui est attachée parce qu’advenue par la suite, mais comme la chaleur est inséparable du feu, et l’éclat de la lumière de ce qui éclaire, ainsi ne peut-on séparer de l’Esprit le fait de sanctifier, de vivifier, la bonté, la droiture. Là donc est l’Esprit, là, dans la bienheureuse nature, n’étant pas compté avec plusieurs, mais étant contemplé dans la Trinité ; étant annoncé individuellement, n’étant pas inclus dans une composition. Car comme le Père est un et un le Fils, le Saint Esprit aussi est un, tandis que les esprits liturgiques, selon chaque ordre, nous apparaissent une multitude innombrable. Il ne faut donc pas chercher dans la création ce qui dépasse la création ni assimiler celui qui sanctifie à ceux qui sont sanctifiés.

    L’Esprit Saint emplit les anges, il emplit les archanges, il sanctifie les puissances, il vivifie tout. Tout en partageant avec toute créature, et en étant participé diversement par des personnes diverses, il n’est diminué en rien par ceux qui participent. Il dispense à tous sa grâce et il ne s’épuise pas dans les participants, mais ceux qui reçoivent sont emplis et lui n’est pas déficient. Et comme le soleil éclairant les corps et se partage sur eux de manière variable n’est pas diminué du fait de ce partage, ainsi aussi l’Esprit lorsqu’il offre à tous sa grâce, demeure sans amoindrissement ni division.
    Il illumine tous les hommes pour les amener à la connaissance de Dieu, il inspire les prophètes, rend sages les législateurs, consacre les prêtres, fortifie les rois, confirme les justes, honore les sages, active les charismes de guérison, vivifie les morts, délie les enchaînés, adopte ceux qui étaient étrangers. Il opère cela par la naissance d’en-haut. Saisit-il un publicain croyant, il le fait évangéliste ; rencontre-t-il un pêcheur, il en fait un théologien. Trouve-t-il un persécuteur repentant, il le transforme en apôtre des Nations, en héraut de la foi, en vase d’élection. Par lui les faibles sont fortifiés, les pauvres enrichis, les simples d’esprit plus sages que les sages.

    Paul était faible, mais par la présence de l’Esprit les linges qui couvraient son corps rendaient la santé à ceux qui le recevaient. Pierre aussi avait son corps affaibli par la maladie, mais à cause de l’inhabitation de la grâce de l’Esprit, la survenue de l’ombre de son corps chassait les maladies des souffrants. Pauvres, Pierre et Jean l’étaient ; de fait ils n’avaient ni argent ni or. Ils offraient cependant la santé qui est plus précieuse que tout l’or du monde. De fait, quoique le paralytique ait reçu de l’argent de nombreuses personnes, il était encore mendiant ; mais quand il eut reçu la grâce de Pierre, il cessa de mendier, sautant comme une biche et louant Dieu. Jean ne connaissait pas la sagesse du monde, mais, par la puissance de l’Esprit, il a dit des paroles qu’aucune sagesse ne peut atteindre.

    Cet Esprit est à la fois au ciel, et remplit la terre. Il est partout présent, et n’est limité par rien. Il habite tout entier en chacun, il est aussi tout entier avec Dieu. Il ne dispense pas ses dons à la manière d’un [esprit] serviteur, mais il distribue ses charismes avec autorité. Il est dit en effet : « il distribue à chacun en particulier comme il le juge bon ». Il est envoyé comme un intendant, mais il agit de sa propre autorité. Prions pour qu’il reste présent en nos âmes et qu’il ne nous abandonne jamais, dans la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ à qui sont la gloire et le pouvoir pour les siècles des siècles. Amen.

    Homélie 15

     

  • Tunisie

    Après deux jours et deux nuits d’émeutes salafistes à Tunis et dans diverses autres villes, le gouvernement tunisien a décrété le couvre-feu.

    A l’origine des violences, une protestation contre une exposition de peintures exposées au palais Abdellia, dans la ville de La Marsa, près de Tunis. Le Printemps des Arts de La Marsa, la plus grande manifestation d'arts plastiques en Tunisie, s'est tenue du 2 au 10 juin.

    Suite aux émeutes, le gouvernement a porté plainte… contre les organisateurs de l’exposition, et fermé le palais.

    Le ministère de l’Intérieur et l’agence de presse officielle parlent toujours de salafistes « et autres délinquants », insistant sur ces présumés délinquants. Le ministère de l’Intérieur n’écarte pas l’hypothèse d’une éventuelle implication d’Al Qaïda, mais attend la conclusion de l’enquête.

    1339503795_aaaaas.jpgOr il n’y a pas besoin d’enquête pour voir que dans ses vidéos l’imam salafiste Abou Ayoub Ettounsi parle toujours devant un drapeau d’Al Qaïda. Lequel imam a appelé dans sa dernière vidéo à la mobilisation vendredi prochain pour commencer la révolution islamique afin de purifier la Tunisie des infidèles et imposer la charia…

  • Routine irakienne

    Une vague d’attentats contre les chiites et la police, hier, a fait une soixantaine de morts.

    Dimanche dernier, des obus de mortier tirés sur une place de Bagdad pleine de chiites avaient fait 6 morts et 38 blessés.

    Le 4 juin, un attentat suicide à la voiture piégée contre les locaux de l'administration chargée de la préservation des sites religieux chiites avait fait 26 morts et plus de 190 blessés.

    Merci qui ?

  • Darwin a du plomb dans l’aile

    En Corée du Sud, la Société pour la révision des livres scolaires, émanation de l’Association coréenne pour la recherche sur la Création, avait lancé une pétition pour que soient retirées des manuels scolaires les références à l’évolutionnisme darwinien. Au grand dam des évolutionnistes, le gouvernement s’est contenté de transmettre la pétition aux éditeurs, et nombre d’entre eux ont décidé de suivre la pétition.

    Une récente enquête faisait apparaître qu’en Corée du Sud 40% des professeurs de biologie approuvent l’affirmation : « Une grande partie de la communauté scientifique doute de la réalité de l’évolution », et 50% désapprouvent l’affirmation : « Les êtres humains modernes sont le produit d’un processus évolutif ».

    L’article de Nature qui fait état de cette information (pour s’en désoler) rappelle qu’en avril dernier le Tennessee est devenu le deuxième Etat des Etats-Unis (après la Louisiane) à autoriser les enseignants à proposer autre chose que l'évolution darwinienne, afin d'aider les élèves à juger « de manière objective des forces et des faiblesses des théories scientifiques existantes ».

  • Zurich capitale mondiale de l’euthanasie

    Le congrès mondial sur le suicide assisté s’est ouvert aujourd’hui à Zurich, la ville près de laquelle se trouve la clinique de « Dignitas ». Le congrès, qui s’était déroulé en 2010 à Melbourne et en 2008 à Paris, est organisé par la Fédération mondiale des associations pour le droit de mourir, réunit des délégués de 45 pays. Vendredi le congrès sera ouvert au public. Ce jour-là aura lieu également une manifestation pro-vie organisée par Human Life International Suisse.

  • L'île Maurice ouvre la porte à l’avortement

    Le Parlement de l’île Maurice a adopté, par 50 voix contre 14 et une abstention, un amendement au code criminel qui autorise l’avortement lorsque la vie d’une femme enceinte est en danger si elle poursuit sa grossesse, lorsque la grossesse pourrait entraîner une incapacité permanente ou porter préjudice à la santé mentale de la femme, lorsqu’il y a des risques de malformation du fœtus et lorsqu’une femme tombe enceinte après un cas d’inceste ou de viol ou dans des cas de relations sexuelles avec une fille de moins de 16 ans.

  • Saint Antoine de Padoue

    Il naquit à Lisbonne dans une famille noble, aux alentours de 1195, et fut baptisé sous le nom de Fernando. Il entra chez les chanoines qui suivaient la Règle monastique de saint Augustin, d’abord dans le monastère Saint-Vincent à Lisbonne, et successivement dans celui de la Sainte-Croix à Coïmbra, centre culturel de grande renommée au Portugal. Il se consacra avec intérêt et sollicitude à l’étude de la Bible et des Pères de l’Église, acquérant une science théologique qu’il mit à profit dans son activité d’enseignement et de prédication. A Coïmbra eut lieu l’épisode qui marqua un tournant décisif dans sa vie : c’est là qu’en 1220, furent exposées les reliques des cinq premiers missionnaires franciscains, qui s’étaient rendus au Maroc, où ils avaient subi le martyre. Leur vie suscita chez le jeune Fernando le désir de les imiter et d’avancer sur le chemin de la perfection chrétienne : il demanda alors de quitter les chanoines augustins et de devenir Frère mineur. Sa requête fut acceptée et, ayant pris le nom d’Antoine, il partit lui aussi pour le Maroc, mais la Providence divine en décida autrement. A la suite d’une maladie, il fut contraint de rentrer en Italie et, en 1221, participa au célèbre « Chapitre des nattes » à Assise, où il rencontra également saint François. Par la suite, il vécut pendant quelques temps caché de la manière la plus totale dans un couvent près de Forlì, au nord de l’Italie, où le Seigneur l’appela à une autre mission. Invité, dans des conditions fortuites, à prêcher à l’occasion d’une ordination sacerdotale, il se révéla être doté d’une telle science et éloquence que ses supérieurs le destinèrent à la prédication. C’est ainsi que commença en Italie et en France une activité apostolique si intense et efficace qu’elle conduisit de nombreuses personnes qui s’étaient détachées de l’Église à revenir sur leurs pas. Antoine fut également parmi les premiers maîtres de théologie des Frères mineurs, sinon le premier. Il commença son enseignement à Bologne, avec la bénédiction de saint François, qui, reconnaissant les vertus d’Antoine, lui envoya une brève lettre qui commençait par ces paroles : « Il me plaît que tu enseignes la théologie aux frères ». Antoine posa les bases de la théologie franciscaine qui, cultivée par d’autres éminentes figures de penseurs, devait connaître son apogée avec saint Bonaventure de Bagnoregio et le bienheureux Duns Scot.

    Devenu supérieur provincial des Frères mineurs du nord de l’Italie, il poursuivit son ministère de la prédication, l’alternant avec des charges de gouvernement. Ayant conclu la charge de provincial, il se retira près de Padoue, où il s’était déjà rendu trois fois. A peine un an après, il mourut aux portes de la Ville, le 13 juin 1231. Padoue, qui l’avait accueilli avec affection et vénération pendant sa vie, lui rendit pour toujours honneur et dévotion. Le Pape Grégoire IX lui-même, qui, après l’avoir écouté prêcher, l’avait défini « Arche du Testament », le canonisa un an seulement après sa mort, en 1232, notamment à la suite de miracles survenus par son intercession.

    Benoît XVI

  • Heureux Liechtenstein

    En septembre dernier, les habitants du Liechtenstein devaient se prononcer par référendum sur une légalisation de l’avortement. Le prince héritier Aloïs, qui assure la régence, avait dit que, catholique, il opposerait son veto si une majorité votait pour l’avortement. En fait, la proposition fut rejetée par 52% des votants. Alors les partisans de la culture de mort et les adversaires de la monarchie ont décidé de tenter d’enlever au souverain son droit de veto sur les consultations populaires. Ils ont obtenu assez de signatures pour qu’un référendum soit organisé, et ce sera le 1er juillet. Mais ils vont sans doute connaître une défaite encore plus sévère. Leurs affiches sont systématiquement recouvertes de slogans comme « Heil Vaterland » (vive la patrie) ou… « Les démocrates, c’est la mort du peuple »… Tandis que la devise nationale fleurit sur tous les murs : « Für Gott, Fürst und Vaterland » : pour Dieu, le Prince et la Patrie.

    Sigvard Wohlwend, le porte-parole de la campagne contre les pouvoirs du prince explique à l'agence Reuters : « En disant seulement un mot, le prince peut influencer dans un sens ou dans l'autre entre 10 et 20 % de la population du Liechtenstein. En menaçant simplement d'utiliser son droit de veto, il peut éviter d'avoir à le faire. Il n'y a aucun chef d'Etat avec de tels pouvoirs... C'est le monarque le plus puissant de l'hémisphère occidental. »

    Son Altesse Sérénissime Aloïs von und zu Liechtenstein a déclaré qu'il se retirerait de la vie publique si le référendum de juillet lui était défavorable : « Il n'est pas question que la maison princière apporte sa caution à une politique qu'elle n'approuve pas. »

    Il y a dix ans, son père avait repoussé la précédente tentative de limiter son pouvoir en disant que si elle réussissait il irait s’installer à Vienne…

    Et Sigvard Wohlwend ne se fait aucune illusion : « Les gens, ici, ne veulent pas qu'on les considère comme des adversaires du prince. »

  • « Donne pour l’avortement illégal »

    Ahurissant, mais véridique : ces femmes, avec un fœtus dessiné sur le ventre, font la quête pour l’avortement illégal…

    Chili

    Pour une vie meilleure…

    Chili