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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1723

  • Saint Alphonse Marie de Liguori

    O Marie, vous êtes à la fois Reine et Mère de miséricorde : tous ceux qui vous invoquent le reconnaissent à la munificience vraiment royale, à la tendresse toute maternelle avec lesquelles vous leur distribuez les grâces. Souffrez donc que je me recommande aujourd'hui à vous, moi si dénué de mérites et de vertus, et si chargé de dettes envers la Justice divine. O Marie, vous tenez la clef du trésor des divines miséricordes ; ne dédaignez pas un misérable, nel le laissez pas en proie à son extrême indigence. Prodigue de vos bienfaits envers tous les hommes, vous êtes accoutumée à donner plus qu'on ne vous demande ; montrez-vous la même à mon égard, Sainte Vierge ! protégez-moi ; c'est tout ce que je vous demande.

    Si vous me protégez, je ne crains rien : rien du côté des démons, parce que vous êtes plus puissante que tout l'enfer ; rien du côté de mes péchés, parce qu'il vous suffit de dire une parole à Dieu pour m'obtenir un pardon général ; si vous m'êtes favorable, je ne crains rien, même de la colère du Seigneur, parce qu'une seule de vos prières l'apaise aussitôt. En un mot, si vous me protégez, j'espère tout, puisque vous pouvez tout. O Mère de miséricorde, je le sais, vous mettez votre plaisir et votre gloire à aider les plus misérables, et vous pouvez les aider, tant qu'ils ne sont pas obstinés. Je suis un pécheur, mais je ne suis pas obstiné, je veux changer de vie ; vous pouvez donc me secourir ; secourez-moi, sauvez-moi. Aujourd'hui, je me remets tout entier entre vos mains : dites-moi ce que j'ai à faire, et j'espère y réussir avec votre secour, ô Marie, ma Mère, ma lumière, ma consolation, mon refuge, mon espérance ! Amen, amen, amen.  

    (Les gloires de Marie, 5, 2)

  • L’Europe de la croissance et du plein emploi

    Le taux de chômage dans la zone euro a atteint un nouveau record en juin, avec à 11,2 % de personnes sans emploi, contre 11,1 % en mai. Environ 17,8 millions de personnes étaient sans emploi en juin, soit 123.000 de plus que le mois précédent.

  • En Egypte...

    Propos de Léon Panetta, secrétaire américain à la Défense, en visite mardi au Caire :

    « Je suis convaincu que le président Morsi est réellement décidé à appliquer ici des réformes démocratiques. »

    « Je crois que le président Morsi et le maréchal Tantaoui ont de très bonnes relations et qu'ils travaillent tous les deux dans le même sens. »

    Et de souligner que l'aide militaire américaine à l'Egypte, qui représente 1,3 milliard de dollars par an, se poursuivra.

  • Le ramadan à l’hôpital de Karachi (Pakistan)

    Leur thé a été empoisonné : 11 infirmières, dont trois chrétiennes, sont en soins intensifs dans leur hôpital de Karachi.

    C’est le ramadan, et malgré cela, pendant leur pause, 11 infirmières sont allées à leur cafétéria pour prendre un thé et manger quelque chose. Un bon musulman a pris la décision qui s’imposait.

    Le personnel de l’hôpital de Karachi, nous dit Asianews (mais on avait cru le comprendre) est constitué de musulmans qui ne supportent pas que leurs collègues non musulmans puissent manger pendant le Ramadan (dans la journée, faudrait-il préciser…).

    Asianews rappelle qu’au Pakistan il est interdit de manger en public dans la journée pendant le ramadan, mais que cette interdiction ne concerne pas, notamment, le personnel hospitalier. En outre, on peut contester que la cafétéria des infirmières soit un lieu public. Enfin, la charia ne prescrit pas la peine de mort pour violation du précepte du ramadan, a fortiori si le coupable n’est pas musulman…

    L’affaire est un signe parmi tant d’autres de la montée de l’islamisme radical au Pakistan.

  • (Saint Pierre aux liens)

    La fête de saint Pierre aux liens, victime de la « critique historique » dès avant le concile Vatican II, a été rayée du calendrier par Jean XXIII en 1960.

    Il s’agissait pourtant d’une fête très ancienne, célébrée à Rome dès le Ve siècle en ce jour comme fête de la dédicace de l’église où sont conservées les chaînes avec lesquelles saint Pierre fut entravé lorsque Hérode le jeta en prison, chaînes dont un ange le libéra, comme le racontent les Actes des apôtres.

    Les Eglises byzantines ont, et ont toujours (le 16 janvier), une fête de la « vénération de la précieuse chaîne du saint et glorieux apôtre Pierre ».

    Selon la tradition orientale, la chaîne fut transférée à Constantinople par l’impératrice Eudocie, la femme de Théodose le Jeune, en 437, et placée dans l’église dédiée à saint Pierre près de Sainte-Sophie.

    Selon la tradition romaine, Eudocie donna la chaîne (ou une portion de la chaîne, ou l’une des deux chaînes qui entravaient l’apôtre) à sa fille Eudoxie qui la porta à Rome et fit construire, de ses deniers, par le pape saint Sixte III une église pour l’y déposer. Or il y avait déjà à Rome la chaîne par laquelle saint Pierre avait été entravé sous Néron. On dit que lorsque le pape joignit les deux chaînes elles parurent n’en faire qu’une.

    Le bréviaire rapportait aussi qu’en 969 un comte, proche de l’empereur Othon, fut délivré d’un esprit immonde, qui le faisait se déchirer lui-même avec les dents, par le simple contact de la chaîne, ce qui accrut considérablement la dévotion aux saintes chaînes.

    Quoi qu’il en soit des détails, il y a une antique tradition de la chaîne de saint Pierre, qui s’appuie sur des personnages historiques réels, et sur l’existence d’une église romaine. Et saint Pierre fut réellement enchaîné, à Jérusalem, puis à Rome.

    En outre, le symbolisme et le sens spirituel de cette fête sont évidents, et d’un grand prix. C’est pourquoi quant à moi je continue d’en dire l’office.

    Deus, qui beátum Petrum Apostolum, a vínculis absolútum, illǽsum abíre fecísti : nostrórum, quǽsumus, absólve víncula peccatórum ; et ómnia mala a nobis propitiátus exclúde. Per Dóminum nostrum…

    O Dieu, qui après avoir fait tomber les chaînes du bienheureux Pierre, Apôtre, l’avez fait sortir de prison, sans qu’il eût reçu aucun mal, nous vous en prions, brisez les liens de nos péchés, et dans votre bonté, éloignez de nous tous les maux.

    Quodcúmque ligáveris super terram, erit ligátum et in cælis ; et quodcúmque sólveris super terram, erit solútum et in cælis : dicit Dóminus Simóni Petrus.

    Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aussi dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aussi dans les cieux, dit le Seigneur à Simon Pierre.

    Solve, jubénte Deo, terrárum, Petre, caténas, qui facis ut páteant cæléstia regna beátis.

    Rompez, par l’ordre de Dieu, ô Pierre, les chaînes qui nous lient sur la terre, vous qui ouvrez le royaume céleste aux bienheureux.

    Cette dernière prière, qui est l’antienne du Magnificat, est la première partie d’une inscription qui se trouve dans l’église romaine de Saint-Pierre aux liens et dans l’église Saint-Pierre de Spolète. (La seconde phrase dit : Celui qui a voulu que vous fussiez délié de vos chaînes vous a confié la mission de briser les liens du péché.)

  • Stupéfiante nullité

    Propos de Valérie Fourneyron, ministre des Sports, hier matin sur France 2 : « On a envie avec le Président de pouvoir aller voir différentes disciplines qu'il s'agisse de la boxe, qu'il s'agisse d'aller au judo pour voir notre porte-drapeau Laura Flessel… »

    Même moi qui ne m’intéresse pas au sport et n’y connais rien, je sais que Laura Flessel fait de l’escrime (sans doute parce qu’on en fit d’abord le porte-drapeau de la « diversité »).

  • Charia

    Un couple accuse d’avoir des enfants hors mariage a été lapidé à Aguelhok, dans le nord-est du Mali, par les islamistes d'Ansar Dine :

    « Ces deux personnes étaient mariées et avaient des relations extraconjugales. Nos hommes sur le terrain à Aguelhok ont appliqué la charia. Ils sont morts tout de suite [...] Nous n'avons pas à répondre à des questions portant sur l'application de la charia. »

    Merci BHL, merci Sarkozy, grâce auxquels Al Qaïda au Maghreb islamique et ses alliés ont pu se fournir en armes en Libye, soutenir puis éliminer les Touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad et prendre le contrôle du Sahel malien.

    Et là les grands principes, mêmes socialistes, sont muets.

  • Pitoyable

    Le cardinal André Vingt-Trois aurait envoyé une lettre aux évêques, semble-t-il, au titre, semble-t-il, de président de la CEF, pour leur proposer une prière nationale pour le 15 août. Tous ces conditionnels étant de mise puisque le texte, sans précision, sans indication de source, a été publié, pour l’heure, par le seul blog L’Evangile de la vie, et repris tel quel sur Le Salon Beige.

    Voici le texte de la lettre :

    « Compte tenu de la situation et des probables projets législatifs du gouvernement sur la famille, il me semble opportun de donner un signe national à l’occasion du 15 août qui rassemble des foules de catholiques à travers le pays. C’est pourquoi je vous propose une formule de prière des fidèles à utiliser lors des célébrations du 15 août 2012. L’unité de la formule devrait faire signe et on peut espérer que certains de nos fidèles seront sensibilisés, même parmi des parlementaires... Je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir transmettre cette proposition à vos curés et de leur demander de l’utiliser en insistant sur l’impact d’une formule unique à l’échelon national. »

    Ce texte attire agréablement l’attention. D’abord parce qu’on perçoit une protestation contre les projets socialistes de mariage de paires et d’euthanasie, ensuite parce qu’il y a quelque chose de « national » pour le 15 août, alors que les évêques ont si longtemps gommé le fait que la Sainte Vierge est la sainte patronne de la France au titre de son Assomption, et que le 15 août est par conséquent la fête nationale de la Fille aînée de l’Eglise.

    Le choc est rude lorsqu’on lit la prière annoncée (et publiée par la CEF avec une introduction de Mgr Podvin). La première intention évoque… la crise économique. Sans la moindre allusion à la famille. La deuxième intention en appelle au « sens du bien commun » des gouvernants, pour qu’il « l’emporte sur les requêtes particulières ». Sic. On est censé comprendre : le droit au mariage homosexuel. La troisième intention concerne l’attente légitime des familles d’un soutien de la société. La quatrième parle des enfants et des jeunes que nous devons aider à trouver le chemin du bonheur et qui doivent pouvoir bénéficier de l’amour « d’un père et d’une mère ». On est censé y voir un refus du mariage des paires… Quant à la prière, elle dit ceci : « Par l'intercession de Notre-Dame, accorde-nous le courage de faire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l'épanouissement de notre jeunesse grâce à des familles fortes et fidèles. »

    On ne voit vraiment pas en quoi cela pourrait sensibiliser les fidèles, et encore moins évidemment, les parlementaires. Ou « conscientiser l'opinion au-delà de la sphère pratiquante habituelle », comme dit Mgr Podvin dans une formule au doux parfum marxiste. Le ton patelin et l’indigence du propos le réservent strictement aux sacristies, ou à ce qu’il en reste.

  • Saint Ignace de Loyola

    Les manifestations de la dévotion dans le cours des siècles se ramènent à deux types que l’on peut appeler l’un, dévotion objective, et l’autre, subjective. La religion et la dévotion établissent un lien entre Dieu et sa créature. Selon que l’on insiste sur le côté humain ou le côté divin, la dévotion est subjective ou objective. On peut dire, d’une façon générale, que l’Orient aime plutôt la piété objective et plus passive, c’est-à-dire, qu’il se laisse conduire et porter par Dieu, le rôle de l’homme restant à l’arrière-plan. L’Occident est à la fois actif et subjectif. Il veut travailler avec sa volonté, il veut laisser la parole à l’homme, au service du Seigneur. Il faut que l’individu intervienne avec ses émotions. L’Église d’autrefois, pouvons-nous dire encore, aimait la piété objective, tandis qu’actuellement nos tendances vont de plus en plus au subjectivisme. Ignace de Loyola est un des porte-parole de cette piété mettant l’homme en valeur qui prévaut dans la vie intérieure de la plupart des chrétiens aujourd’hui. Assurément nous devons être reconnaissants à saint Ignace de nous montrer les énergies puissantes qui sommeillent en nous, de nous révéler des voies qui épurent et approfondissent notre vie intérieure. Reconnaissons pourtant que la piété liturgique suit d’autres sentiers ; elle insiste davantage sur l’élément divin, social, cultuel, créant ainsi un salutaire équilibre. L’objectif et le subjectif, la société et l’individu, l’activité et la passivité, la grâce et la volonté, tout cela réparti, équilibré et dosé comme il convient, constitue l’idéal vers lequel nous devons tendre. Saint Ignace le résume lui-même fort bien ainsi : « Dans toutes vos entreprises appuyez-vous sur Dieu, comme s’il devait, seul, tout accomplir sans vous ; et travaillez, néanmoins, avec autant de zèle que si tout le résultat dépendait uniquement de vous »

    Dom Pius Parsch