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Maya Karmokar, une catholique de 45 ans, à Kajura, dans le sud-ouest du Bangladesh, près de la frontière indienne, dormait le 9 juillet dans son lit quand elle a été agressée par des hommes qui l’ont aspergée d’essence et y ont mis le feu. Ses cris ont attiré l’attention de ses proches qui lui ont sauvé la vie et l’ont emmenée à l’hôpital.
Maya Karmokar ne se connaît aucun ennemi.
La paroisse (Shimulia) est composée de 4.000 fidèles très pauvres d’une minorité ethnique.
L’anonyme « Salle de presse du Saint-Siège », faisant fonction d’organe suprême du magistère de l’Eglise catholique, décrète (en italien, anglais et espagnol, le français étant désormais banni) que les propos du cardinal Sarah, préfet de la congrégation du culte divin, tenus le 5 juillet sur la liturgie, sont nuls et non avenus. Son appel à célébrer vers l’orient n’est pas conforme à l’article 299 de je ne sais quel texte en vigueur (qui est lui-même contredit par le texte officiel de la messe de Paul VI*), il ne faut pas parler de « réforme de la réforme », et le pape François a bien dit que la « forme extraordinaire » ne doit pas prendre la place de la « forme ordinaire »…
On mesurera toute la mesquinerie, la petitesse, l’hypocrisie, mais surtout la méchanceté méprisante de ce pape qui par un communiqué anonyme d’un service qui n’a aucune autorité donne une paire de claques à un cardinal préfet de congrégation. Le cardinal Sarah dit n’importe quoi, circulez, il n’y a rien à voir...
Fresque peinte par Neri di Becci, en 1455, dans le cloître de l’abbaye Saint-Pancrace de Florence, déplacée en l’église de la Sainte-Trinité de la même ville après les inondations de 1966, et récemment restaurée. Cette église fut fondée par les Vallombrosains, la congrégation bénédictine de saint Jean Gualbert.
On y voit le saint « en gloire », avec dix saints ou bienheureux de l’ordre, et le père abbé de Saint-Pancrace à genoux. On constate qu’ils sont tous en bure monastique, y compris l’évêque et le cardinal. Allusion à l’humilité de saint Jean Gualbert, qui refusa toujours d’être ordonné, même aux ordres mineurs, et qui, père abbé, attendait que le portier ouvre la chapelle pour y entrer.
J’ai raconté en 2007 la polémique entre saint Jean Gualbert et saint Pierre Damien, qui n’est pas à l’honneur de ce dernier. Polémique absente de toutes les notices « pieuses » des livres hagiographiques, mais à laquelle il est donné une large place dans l’Année liturgique. Ce qui est d'autant plus notable que les deux protagonistes sont des bénédictins.
L’agence Fides donne la réaction de S.B. Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens, au rapport Chilcot concluant enfin au caractère illégitime de l’invasion de l’Irak.
L'intervention occidentale contre Saddam Hussein de 2003, dit-il, « a déchaîné la spirale infernale dans laquelle nous sommes plongés aujourd’hui ». C’est pourquoi le rapport Chilcot « représente un pas positif dans la mesure où il est important de reconnaître les erreurs du passé pour ne pas les commettre à nouveau ».
En ce qui concerne Tony Blair selon qui « nous nous trouverions dans une position pire encore si nous n’étions pas intervenus », le patriarche déclare : « Nous avons un pays détruit, quatre millions de réfugiés du seul Irak, des conflits qui bouleversent la Syrie et le Yémen. Les chrétiens en Irak avant cette guerre étaient 1,5 million. Maintenant, ils sont moins d’un demi million et nombre d’entre eux vivent en réfugiés loin de leurs maisons. Il n’y a pas de travail. Les économies de pays entiers sont en miettes, les institutions paralysées, des patrimoines culturels millénaires détruits. Je me demande comment il est possible de dire que cette guerre a représenté un bien pour le Proche-Orient. »
Il ajoute : « Dans le vide qui s’est créé, les jihadistes ont trouvé un espace pour faire prendre pied à leur proposition idéologique la plus aberrante, celle de l’Etat islamique. Provient de là également la dérive sectaire qui envenime toute la coexistence. Il suffit de penser que maintenant, les prétendues solutions aux conflits en cours visent à parcelliser l’Irak et d’autres zones du Proche-Orient sur une base sectaire. »
Selon S.B. Louis Raphaël Ier Sako, l’un des facteurs qui a alimenté le conflit de 2003 et la gestion inconsidérée de l’après-guerre a été l’abstraction idéologique selon laquelle la guerre devait faire naître la démocratie : « Le chemin en direction de la démocratie, des droits et des libertés est long et difficile, ainsi que le montre l’histoire même de l’Europe et de l’Occident. La prétention d’importer de telles valeurs de manière mécanique, sans respecter le timing et les caractéristiques culturelles de nos peuples, a contribué à alimenter la catastrophes dans laquelle nous nous trouvons immergés. »
Le patriarche rappelle que Jean-Paul II n’avait pas été écouté : « Les cercles occidentaux avaient exalté le Pape comme leur allié contre le communisme mais, lorsqu’il a déclaré que la guerre du Golfe aurait porté seulement des malheurs, ils ne l’ont pas écouté. Tel est le destin des voix prophétiques, que le pouvoir cherche à occulter lorsqu’il ne peut les utiliser. C’est en quelque sorte ce qui s’est passé avec Jésus et pourtant c’est justement en écoutant ces voix que nous pouvons retrouver, aujourd’hui encore, la route perdue d’une coexistence pacifique, qui aide à protéger le bien de tous. »
Deo Patri sit gloria Ejusque soli Filio Cum Spiritu Paraclito Nunc et per omne sæculum. Amen.
A Dieu le Père soit la gloire, et à son Fils unique, avec l'Esprit Paraclet, maintenant et par tous les siècles. Amen.
Hymne des laudes du lundi, traduction du P. Gladu, qui ne répète pas la doxologie identique pour toutes les hymnes d'un temps donné. La voici chantée dans sa version... ambrosienne, par le chœur de la cathédrale de Milan:
Gustáte et vidéte quóniam suávis est Dóminus : beátus vir qui sperat in eo.
Goûtez et voyez combien le Seigneur est suave ; bienheureux l’homme qui espère en lui.
C’est l’antienne de communion de ce dimanche. Ce verset du psaume 33 est particulièrement adapté à la communion, et il fait partie intégrante du commun de la messe dans le rite mozarabe et quelques autres. Il s’agit vraiment d’une antienne (comme le plus souvent), et il est particulièrement regrettable que celle-là reste orpheline et ne serve pas de refrain à la psalmodie du psaume 33 pendant la communion des fidèles.
La voici chantée par les bénédictines d’Argentan :
L’antienne mozarabe (dite "Cantus ad accedentes" : chant pour ceux qui accèdent à la communion) garde seulement la première partie du verset et y ajoute trois alléluia qui font refrain. Le texte est légèrement différent de celui de la Vulgate: il y a "quam" au lieu de "quoniam" (saint Jérôme lui-même l'a cité ainsi dans son commentaire d'Isaïe), et "relinquet" au lieu de "delinquet":
Gustate et videte quam suavis est Dominus. ℟. Alleluia, alleluia, alleluia.
℣. Benedicam Dominum in omni tempore ; semper laus ejus in ore meo. Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sera toujours dans ma bouche. (verset 1) ℟. Alleluia, alleluia, alleluia.
℣. Redimet Dominus animas servorum suorum, et non delinquet omnes qui sperant in eo. Alleluia, alleluia, alleluia. Le Seigneur rachète les âmes de ses serviteurs, et il n’abandonne pas ceux qui espèrent en lui. (verset 23 et dernier) ℟. Alleluia, alleluia, alleluia.
℣. Gloria Patri et honor Filio et Spiritui Sancto in sæcula sæculorum Amen. ℟. Alleluia, alleluia, alleluia.
La voici par les moines de Silos (1964) :
Et en voici une version pleine de... saveur par les chœurs du séminaire et du "Colegio de Infantes" de Tolède, avec un "orchestre d'instruments anciens" (1966) :
Tout le monde ou presque critique l’embauche de Barroso par Goldman Sachs. Comme s’il y avait, si je comprends bien, une contradiction entre les valeurs qu’il défendait en tant que président de la Commission européenne, et celles de la grande finance internationale. Celui qui va le plus loin dans ce sens, c’est, sans surprise, le Quatremer de Libération. Mais quand même il fait fort : « Barroso chez Goldman Sachs, un bras d’honneur à l’Europe. » Sic. Comme si Barroso n’avait pas toujours fait un bras d’honneur à l’Europe, en étant président de l’organisme chargé de détruire l’Europe véritable.
La réaction la plus grotesquement cynique est cependant celle d’un certain Matthias Fekl, dont je n’avais jamais entendu parler mais qui est paraît-il secrétaire d’Etat au Commerce (oui, dans le gouvernement français, ce qui ne l’empêche pas d’avoir aussi, ou plutôt d’abord, la nationalité allemande…) : « Desservir les citoyens, se servir chez Goldman Sachs : Barroso, représentant indécent d’une vieille Europe que notre génération va changer. » Ben voyons… Ce sont les jeunes socialistes libéraux européistes qui vont changer la vieille UE socialiste libérale européiste…
Ce qui est seulement amusant est de voir l’ancien président de la Commission européenne trouver un petit boulot à Londres au lendemain du Brexit… Mais comme pour l’élite mondialiste tout cela n’a aucune importance, il ne s’en est peut-être même pas rendu compte…
Quatre maisons appartenant à des familles coptes ont été attaquées par quelques 300 fanatiques islamistes dans le village de Kom el Loofy, non loin de la ville de Samalut, en Haute Egypte. L’assaut a eu lieu après que s'est propagée la rumeur d’un projet de construction d’une nouvelle église dans la zone et ce malgré les démentis du propriétaire des terrains sur lesquels aurait dû être construit le lieu de culte, démentis qui avaient également été communiqués à la police.
Comme d’habitude les autorités ont organisé une « rencontre de réconciliation », où les musulmans magnanimes pardonnent aux chrétiens...
Mais le diocèse de Samalut a ouvertement contesté la tenue de cette réunion, soulignant qu’il fallait poursuivre les auteurs des attaques en application de la loi.
Indice que la situation ne cesse de s’aggraver au Pakistan, Me Sardar Mushtaq Gill, le plus célèbre avocat chrétien du pays, militant des droits des minorités et défenseur de chrétiens jugés pour « blasphème », président de l’ONG Legal Evangelical Association Development (LEAD), a décidé d’abandonner ses activités, ou plutôt est contraint de le faire, et de se retirer dans un lieu secret.
Me Sardar Mushtaq Gill était l’objet de menaces permanentes. Mais, en outre, le 22 mai dernier, son père, sa mère et une de ses sœurs avaient été enlevés. Profitant d’un embouteillage, les deux femmes avaient pu s’enfuir et prévenir la police, qui a pu délivrer le père qui était sous la menace d’une arme de poing.
Bref, comme tant d’autres qui défendent les chrétiens, Me Gill savait qu’il risquait sa vie. Mais il ne veut pas risquer celle des membres de sa famille.
« Malgré sa plainte et le besoin urgent de protection, sa demande de mesures de sécurité a été ignorée par les autorités », fait savoir LEAD.
Me Sardar Mushtaq Gill (à droite) avec un chrétien à qui des musulmans voulaient interdire de vendre du riz cuit dans son échoppe…
Non excedit fidem, quod homo exívit de vírgine, quando petra fontem prófluum scaturívit, ferrum super aquas natávit, ambulávit homo super aquas. Ergo si hóminem unda portávit, non potuit hóminem virgo generare, atque hóminem, de quo légimus: Et mittet illis Dóminus hóminem, qui salvos fáciet eos et notus erit Dóminus Ægyptiis? In veteri itaque Testaménto virgo Hebræórum per mare duxit exercitum: in novo Testaménto Virgo, generis aula cæléstis, electa est ad salútem.
Cela n’excède pas la foi, qu’un homme soit sorti d’une vierge, quand la pierre a fait jaillir une source abondante, quand le fer a nagé sur les eaux, quand un homme a marché sur les eaux. Donc, si l’onde a porté un homme, une vierge n’aurait-elle pas pu engendrer un homme, et l’homme au sujet duquel nous lisons : “Et le Seigneur leur enverra un homme qui les sauvera et le Seigneur sera connu des Egyptiens” (Isaïe 19, 19-20) ? Ainsi dans l’Ancien Testament une vierge conduisit l’armée des Hébreux à travers la mer ; dans le Nouveau Testament la Vierge, temple du genre céleste, est élue en vue du salut.
Lecture des matines, extraite d'une lettre de saint Ambroise au pape Sirice.
N.B. Sur la vierge de l’Ancien Testament qui conduit l’armée des Hébreux (Marie, sœur de Moïse), voir ma note de l’an dernier, avec les illustrations.