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Islam - Page 5

  • Au Mali…

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    Les chefs de trois importants groupes jihadistes du Sahel se sont réunis et ont fusionné.

    Il s’agit de Katiba Macina (section du Macina, appelé chez nous Front de libération du Macina, du nom de l’ancien empire Peul), de Ansar Dine, et de al-Mourabitoun. Le nom du nouveau groupe est Jamaat Nasr al-islam wal mouslimin : rassemblement de secours de l’islam et des musulmans. Il est dirigé par Iyad Ag Ghaly, le chef touareg de Ansar Dine.

    L’objectif semble être de resserrer les rangs d’al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) face aux avancées de l’Etat islamique.

    Dans la vidéo qui annonce cette nouvelle, Iyad Ag Ghaly (au milieu devant l’ordinateur) présente les chefs des organisations qui ont fusionné avec lui, de gauche à droite Amadou Kouffa, émir de la katiba Macina, Yahya Abou Hamam, émir d’Aqmi au Sahara, Al-Hassan Al-Ansari, vice-émir d’al-Mourabitoun, Abou Abdoul Rahman Senhadji, juge d’Aqmi.

    On ose à peine rappeler que l’armée française est allée au Mali pour éradiquer ces jihadistes…

  • Au Pakistan

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    Babar Masih et sa femme Ruqiya Bibi sont de très pauvres chrétiens pakistanais de Kamalpur (Faislabad) qui comme tant d’autres travaillent dans une briqueterie pour un salaire de misère (quand ils sont payés). Ils ont quatre enfants. Dont Mehswish, une fille de 15 ans (à gauche sur la photo). En octobre 2015, la femme d’un riche entrepreneur musulman a demandé à embaucher Mehswish comme femme de ménage. (En fait quasi esclave : un salaire mensuel de 5.000 roupies – 50 $ - pour 18 heures de travail par jour 7 jours sur 7). En septembre 2016 Mehswish s’est plainte de douleurs à l’abdomen : elle avait une appendicite. Ses parents ont voulu la garder à la maison jusqu’à ce qu’elle aille mieux. Ils ont été alors harcelés par la femme de l’entrepreneur, qui exigeait que la jeune fille reprenne son travail. Après diverses menaces, elle est venue fin novembre avec des policiers, accusant Mehswish d’avoir volé pour 16 millions de roupies (15.000$) de bijoux. C’est le coup classique. Mehswish et son père ont été conduits au poste de police, interrogés, et relâchés le lendemain. le 8 décembre, la femme de l’entrepreneur fit venir chez elle Mehswish et son père pour régler définitivement le problème, disait-elle. En fait elle avait fait venir la police pour arrêter les deux chrétiens. Le père a été emprisonné au poste de police, et la fille… chez son employeur. Jusqu’à ce que la commission Justice et Paix de l’épiscopat intervienne pour les libérer, contre caution provisoire.

    La prochaine audience aura lieu lundi.

    Shahid Anwar, le coordonnateur diocésain de Justice et la Paix, a déclaré à Asianews : « Très souvent, ce genre d'allégations est dirigé contre les domestiques chrétiens par les riches propriétaires parce qu'ils appartiennent à des minorités et à des groupes marginalisés. La plupart du temps, les accusations sont sans fondement. Les employeurs ne veulent pas que leurs employés se libèrent de leur servitude. La fille a été détenue dans la maison de Tariq et son père a été gardé derrière les barreaux pendant plusieurs jours sans procédure régulière. Cette famille est innocente et très pauvre. Nous leur fournissons une aide juridique et avons réussi à obtenir une caution provisoire de la Haute Cour de Lahore, mais nous espérons que le 6 mars, la caution sera confirmée. Nous défendons ces pauvres victimes et nous nous battrons jusqu'à ce que justice soit faite. »

  • Nettoyage

    Quelque 1.500 coptes ont fui al-Arich depuis le triple assassinat, car leur sécurité ne peut pas être garantie.

    Tel est le terrorisme en action. Le nord Sinaï est ainsi nettoyé de ses chrétiens.

    Le « pape » copte Tawadros s’insurge contre les médias qui appellent « immigrés » les réfugiés chrétiens. C’est un mot « erroné », dit-il, parce qu’il s’agit « seulement d’une crise passagère ».

    Le mot est erroné d’abord parce que ce sont des Egyptiens… Quant à la « crise passagère », on voit que depuis plusieurs années maintenant ce sont les islamistes qui gagnent du terrain (malgré les efforts réels du gouvernement).

  • En Irak

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    Tesqopa, ou Tall Usquf (la colline de l’évêque) est un village chaldéen de 11.000 habitants (avant la guerre), à 28 km au nord de Mossoul, récemment libéré. Le 18 février dernier, le patriarche Raphaël Louis Sako y est allé pour célébrer la messe en l’église Saint-Georges nettoyée par les Français de SOS Chrétiens d’Orient. « C’est la première étincelle de lumière qui brille dans la plaine de Ninive depuis les ténèbres de l’Etat islamique », a-t-il dit.

    Après la messe il s’est rendu sur la colline où a été érigée une très grande croix. Il a béni la croix et a déclaré que cette croix « fait savoir au monde que ceci est notre terre, nous sommes nés ici et nous mourrons ici, nos ancêtres sont enterrés dans cette terre pure et nous allons rester pour les garder de toute notre force et pour les générations à venir ».

    Dans tous les villages libérés de la plaine de Ninive les chrétiens remettent des croix sur les églises et en mettent sur les maisons. Mais celle de Tesqopa est hors norme…

  • Encore un copte tué

    Un copte de 40 ans a été tué hier à al-Arich par une balle dans la tête alors qu’il était sur le toit de sa maison, puis sa maison a été incendiée.

    Le meurtre et l’incendie ont été immédiatement revendiqués par l’Etat islamique.

    C’est le 18 février que dans une vidéo publiée sur Telegram l’Etat islamique avait annoncé qu’il allait frapper la communauté chrétienne.

    Le 22, le corps d’un copte criblé de balles et celui de son fils brûlé vif avaient été retrouvés derrière une école d’al-Arich.

  • En Egypte

    Les corps de deux coptes ont été retrouvés hier derrière une école d’ al-Arich, le chef lieu du Nord-Sinaï. Saad Hana, 65 ans, avait été criblé de balles, et son fils, Medhat, 45 ans, brûlé vif.

    Cela porte à six le nombre de coptes tués dans le Sinaï ces dernières semaines.

    Ces derniers jours un message vidéo de l’Etat islamique annonçait de nouvelles attaques contre les chrétiens.

  • Au Pakistan

    Un tribunal de Lahore a jugé coupables de « terrorisme » 42 chrétiens, lundi, et a refusé leur libération sous caution.

    Ces chrétiens font partie du groupe qui avait été arrêté après l’attentat contre une église catholique et une église protestante le 15 mars 2015. Après le double attentat, des chrétiens avaient poursuivi et tué deux musulmans qui auraient pu être coupables mais ne l’étaient pas…

    84 chrétiens avaient été arrêtés. 42 relâchés. 42 inculpés…

    La Commission Justice et Paix des évêques catholiques (qui avait évidemment condamné le lynchage) souligne que « les auteurs de l’attentat criminel contre les églises et les fidèles en prière sont encore impunis ». Et Selon l’ONG CLAAS au moins 32 inculpés « ont été accusés injustement ».

  • Déséquilibrés

    Un homme s’est livré hier à un rodéo automobile sur la rocade de Montauban puis est entré en ville. Pris en chasse par la police municipale, il a abandonné son véhicule, a poignardé un passant et a agressé un couple avant d’être neutralisé par la police.

    L’homme a crié « Allahou Akbar », et naturellement c’est un déséquilibré.

    L’ineffable maire de Montauban, Brigitte Barèges, a confirmé sur i-télé : « Il a proféré les insultes habituelles Allah Akbar etc. » Sic.

    Il est urgent que les psychiatres se penchent sur ce phénomène. Car auparavant les déséquilibrés ne disaient jamais « Allah Akbar ». Pourquoi désormais tous les déséquilibrés qui agressent les passants au couteau disent-ils ces « insultes » devenues « habituelles » ?

  • Au Bangladesh

    Deux manifestations ont eu lieu à Dacca fin janvier contre la modification de manuels scolaires, et le ton monte. Les professeurs, les intellectuels et les membres des minorités ont en effet découvert que les manuels, censés être « laïques », ont été révisés dans un sens plus islamique qu’ils ne l’étaient déjà. Ce qui est le plus visible est la suppression de 17 textes non musulmans. Le gouvernement se défend d’avoir cédé aux pressions et a nommé une commission d’enquête… Mais la suppression de ces 17 textes-là était précisément une revendication des islamistes de Hefazat-e-Islam… Et ce n’est pas la seule modification. Par exemple, un récit de voyage a remplacé une visite dans le nord de l’Inde, à majorité hindou, par un voyage sur le Nil. Les vêtements traditionnels d’une fillette ont été redessinés dans une version islamique…

    Dans un pays où les chrétiens ne constituent guère plus de 0,5 % de la population, l’Eglise catholique du Bangladesh se sent particulièrement concernée puisqu’elle occupe une place importante dans le système éducatif. A la tête de plus de 300 établissements, elle prend en charge quelque 100.000 élèves, non chrétiens pour la plupart.

  • Au Pakistan

    Le groupe taliban pakistanais Jamaat-ul-Ahrar (assemblée des hommes libres), qui a revendiqué l’attentat de Pâques 2016 (70 morts dont de nombreuses familles chrétiennes) et tout récemment un attentat suicide devant le parlement de Lahore pendant une manifestation de pharmaciens (13 morts) a mis en ligne une vidéo où il annonce le lancement de l’« opération Ghazi » contre tous ceux qui « se promeuvent eux-mêmes comme des concurrents de la Nabuwat (ministère du “Prophète”) et ceux qui sont impliqués dans le blasphème concernant le “Prophète” ». Ce sont les Ahmadis qui sont ici visés.

    En ce qui concerne les autres minorités religieuses, elles seront épargnées à condition qu’elles se gardent de toute accointance avec le gouvernement : « Les églises, les temples hindous, les temples sikhs et tous lieux de culte des non-musulmans ne sont pas inclus dans nos cibles à moins qu’ils soient utilisés par nos ennemis », à savoir le gouvernement pakistanais et les militaires responsables de la prise de la Mosquée Rouge en 2007, opération au cours de laquelle fut tué le chef islamiste Abdul Rachid Ghazi.

    Saeeda Deep, fondatrice de l’ONG pakistanaise Institut de la paix et des études laïques, explique :

    Les églises et édifices analogues sont des cibles faciles par rapport aux bâtiments gouvernementaux qui sont hautement sécurisés. Les terroristes savent qu’ils auront le soutien des gens s’ils attaquent les minorités religieuses. La chose la plus importante est qu’ils sont seulement entraînés pour tuer et trouver une justification.