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Islam - Page 3

  • Le patriarche maronite à Riyad

    Les déclarations publiques, d’un côté comme de l’autre, sont purement diplomatiques et sans intérêt, comme en témoigne le communiqué officiel saoudien sur la rencontre entre le patriarche et le roi qui est, si l’on veut, assez amusant (comme exemple extrême de langue de bois) :

    « Lors de la réception ont été évoquées les relations fraternelles entre le Royaume et le Liban, et soulignée l'importance du rôle des différentes religions et cultures dans la promotion de la tolérance et de la non-violence, contre l'extrémisme et le terrorisme, et pour instaurer la paix et la sécurité pour les peuples de la région et du monde. »

    Le patriarche a rencontré le roi et le prince héritier. Les photos officielles montrent, sans surprise, le patriarche avec la croix pectorale non apparente. Mais il y a d’autres photos où la croix apparaît de façon spectaculaire, et sans aucun doute historique, au centre même de l’islam qui ne permet aucune manifestation religieuse autre que musulmane et a la croix en particulière horreur.

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    Le patriarche a également rencontré comme prévu Saad Hariri, qui ne paraît pas affecté d’être « retenu » (?) dans ce pays dont il a la nationalité et où vivent habituellement sa femme et ses enfants…

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  • Ah oui, quand même…

    Hier c’était le jour où l’on rendait « hommage » aux victimes du terrorisme. Avec notamment force ballons colorés, ça fait joli… Et au moins ça amuse les terroristes.

    Mais il y avait aussi une « Marche des musulmans contre le terrorisme ». Mais oui. Place de la République. Mais oui.

    Ils étaient… 25. (Devant une nuée de journalistes, dont l'AFP bien sûr, qui allaient rendre compte de l'événement...)

    Addendum

    Le Salon Beige rapporte que selon RTL il s'agissait de musulmans venus "de la planète entière"...

  • Menace sur les coptes

    Via la Wafa Media Foudation, l’un de ses principaux canaux, l’Etat islamique menace les chrétiens d’Egypte. Les coptes ne sont pas des dhimmis, ils ne respectent pas les conditions de la dhimmitude et ne méritent donc pas d’être protégés. Parce qu’ils créent des chaînes de télévision appelant à la christianisation, et se mettent à construire de nouvelles églises en violation de la charia. Ce sont donc des guerriers infidèles : il faut les tuer, et il faut faire exploser leurs églises.

  • En Irak

    Différentes personnalités irakiennes protestent contre les amendements au Code du statut personnel adoptés en catimini la semaine dernière par le Parlement et demandent leur retrait. Au moment du vote, une quinzaine de députés étaient sortis du Parlement pour tenter, en vain, que le quorum ne soit pas atteint (mais selon un député chrétien le quorum n’était réellement pas atteint).

    En résumé, ces amendements vont faire ressembler ce Code, qui était lors de sa promulgation en 1959 l’un des plus « progressistes » du monde arabe, à celui de l’Etat islamique. Ils rétablissent par la bande, de façon subreptice, ce que le « Conseil de gouvernement » chiite de 2003 avait tenté d’imposer : un décret qui comportait deux articles : 1. Application de la charia pour toutes les affaires de statut personnel. 2. Abrogation de toute loi non conforme à l’article 1. C’était tellement caricatural que le gauleiter américain qui parrainait le Conseil avait dû s’y opposer.

    Or deux amendements adoptés la semaine dernière aboutissent au même résultat : toute personne peut demander que le tribunal civil juge selon la charia, et aucune autre loi contrevenant celle-ci ne peut être appliquée.

    Cela aboutit à rétablir la dhimmitude, et à légaliser tout ce que contient la charia, dont le mariage des petites filles, l’interdiction pour des non-musulmans d’hériter de musulmans (mais l’inverse est permis), l’interdiction pour un non-musulman d’avoir la garde d’un enfant mâle musulman, lequel est forcément musulman s’il a un parent musulman (et la femme musulmane divorcée ne peut garder son enfant mâle que jusqu’à deux ans), l’invalidité des témoignages des non-musulmans s’il y a des témoins musulmans, les femmes musulmanes étant interdites de témoignage sauf cas particuliers, etc.

    Les défenseurs des droits des minorités, des femmes et des enfants appellent à ce que soit saisie la Cour suprême, qui pourrait juger la loi anticonstitutionnelle… ou pas, vu que la Constitution dispose que « l’islam est la religion officielle de l’Etat et une source fondamentale de la législation »…

  • Liban et Saoudie

    Le patriarche maronite Bechara Boutros Raï a rencontré hier le président libanais Michel Aoun au palais présidentiel de Baabda. Il n’y a eu aucune déclaration officielle, mais de source anonyme on a appris que le patriarche ne reportait pas son voyage à Riyad, et qu’il en profiterait pour rencontrer Hariri pour « l’interroger sur la situation ». Et il dira aux responsables saoudiens que le Liban « ne peut pas accepter les guerres des autres sur son sol, ni le conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite ».

    Mais l’Arabie saoudite a demandé hier à tous ses ressortissants de quitter le Liban « au plus vite »… Et le fait est que le conflit entre l’Iran et l’Arabie saoudite traverse le Liban comme on le voit avec le Président chrétien allié du Hezbollah et le Premier ministre de nationalité saoudienne…

    Le voyage du patriarche est prévu pour le 13 novembre. Il aurait reçu « l’autorisation de principe » de rencontrer Hariri (le chef de l’Eglise du Liban aurait l’autorisation de rencontrer le Premier ministre du Liban…), lequel avait dit qu’il rentrerait au Liban cette semaine…

  • Le Liban dans l’œil du cyclone

    Thamer al Sabhan, le ministre saoudien des Affaires du Golfe, a déclaré que les actes d’agression (non définis et non identifiés) commis par le Hezbollah libanais soutenu par l’Iran feront que le gouvernement libanais sera « traité comme un gouvernement qui a déclaré la guerre à l'Arabie saoudite ». Le ministre a ajouté que le message avait été transmis à Saad Hariri. Lequel, en annonçant sa démission du poste de Premier ministre du Liban, évoquait des un complot du Hezbollah et de l’Iran pour l’éliminer.

    Saad Hariri (qui a aussi la nationalité saoudienne) a été reçu hier par le roi Salmane pour évoquer la situation libanaise, et il est allé ce midi évoquer la même situation libanaise à Dubaï avec le prince héritier d’Abou Dhabi. Sans doute pour démentir son assignation à résidence, puis il est retourné à Riyad.

    Le président libanais Michel Aoun attend que Saad Hariri revienne à Beyrouth pour accepter éventuellement sa démission. Jusque-là il reste Premier ministre en titre.

    Dimanche, dans son homélie, le cardinal Bechara Boutros Raï n’a pas caché son inquiétude. Il a appelé à « soutenir l’appel lancé par le Président libanais, Michel Aoun, afin que soit protégée et renforcée l’unité nationale, en faisant preuve de patience et de discernement dans les choix à prendre pour empêcher que le pays ne soit englouti dans la spirale des conflits qui continuent à tourmenter le Proche-Orient », selon le résumé de l’agence Fides. Le Liban, a ajouté le patriarche maronite, ne doit pas être poussé à s’aligner de manière coercitive sur « des axes régionaux ou internationaux qui ne correspondent pas à sa nature, à ses valeurs et au rôle qu’il joue en tant qu’élément de coopération, de stabilité et de coexistence dans la région ».

    Il est clair que l’Arabie saoudite s’irrite de voir l’importance qu’a prise le Hezbollah depuis la guerre en Syrie, et le renforcement du pôle iranien tant en Irak qu’en Syrie et au Liban. Mais on ne voit pas à quoi la déstabilisation du Liban (ou une guerre contre le Liban ?!) pourrait lui servir, et l’on ne voit pas non plus à quoi peut lui servir une humiliation de la minorité sunnite du Liban en la personne de son chef de file Hariri.

  • Rosaire musulman ?

    Il devrait y avoir des limites au délire du « vivre ensemble ». On comprend qu’en Indonésie les catholiques marchent sur des œufs et fassent des efforts désespérés pour montrer aux musulmans qu’ils sont eux aussi des êtres humains, ce n’est pas une raison pour dire n’importe quoi. Surtout quand on est évêque.

    Selon l’agence Fides, l’archevêque de Djakarta, Mgr Ignazio Suharyo, a déclaré que le Rosaire est une prière appréciée également par les musulmans.

    Mais « Sainte Marie, Mère de Dieu », c’est le blasphème le plus épouvantable pour un musulman. Laisser entendre qu’un musulman pourrait invoquer 153 fois la « Mère de Dieu » est une imposture. Non seulement stupide, mais évidemment dangereuse en raison d’éventuelles représailles, dans un pays où 23% des étudiants jugent que « l’Etat islamique vaut la peine de se battre pour lui afin que soient mis en œuvre des enseignements islamiques plus cohérents ».

    Ou alors les mots n’ont plus de sens.

  • Un patriarche à Riyad

    Le patriarche d’Antioche des maronites, le cardinal Boutros Bechara Raï, va se rendre ces prochains jours en Arabie saoudite et y rencontrer le roi Salmane et le prince héritier Mohammed ben Salmane.

    L’invitation officielle a été faite par le chargé d’affaires de l’Ambassade saoudienne au Liban le 1er novembre au siège patriarcal de Bkerké.

    Puisque tout est aujourd’hui « historique », on souligne donc le caractère « historique » de la visite, et pour faire bonne mesure on ajoute que c’est donc une véritable première, certains n’hésitant pas à préciser (citant des spécialistes) que c’est une première depuis…. le temps du prophète de l’islam, comme si la monarchie saoudienne existait depuis le VIIe siècle…

    En réalité, S.B. Boutros Bechara Raï n’est ni le premier prélat, ni le premier patriarche, ni le premier cardinal, à entrer officiellement en Arabie saoudite et à y rencontrer le roi. Il y eut le cardinal Pignedoli, en 1974, ès qualités de président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, et le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche Elias IV en 1975. Mais de fait c’est de l’histoire ancienne et la visite de S.B. Boutros Raï est un événement considérable.

    Le patriarche aurait pu s’abstenir de commenter : « Mon rôle n’est pas politique et chacun sait qui est le patriarche maronite. » Or chacun sait précisément quel rôle politique éminent joue le patriarche au Liban.

    Il se trouve que sa visite à Riyad suit celles de Samir Geagea (Forces libanaises) et de Sami Gemayel (Kataeb) en septembre, et du Premier ministre Saad Hariri fin octobre. Visite officielle, s’entend, puisque Saad Hariri est au moins aussi souvent en Arabie saoudite qu’au Liban. C’est d’ailleurs d’Arabie saoudite qu’il vient d’annoncer sa démission, à la surprise générale, surtout dans ce contexte…

    Car la visite du patriarche s’inscrit dans le contexte des manœuvres de l’Arabie saoudite contre l’Iran – donc de s’assurer de ses alliés libanais chrétiens et sunnites contre les chiites du Hezbollah.

    D’autre part il y a le contexte interne à l’Arabie saoudite, et de ce point de vue la visite du patriarche maronite pourrait être un signal vers une certaine ouverture.

    Coup sur coup, le régime wahhabite a annoncé que les femmes pourraient conduire une voiture sous certaines conditions, qu’elles auraient accès aux tribunes de deux stades de foot…

    Plus important, le roi a annoncé la création d’une Haute Autorité chargée d’élaborer une « référence scientifique solide et indiscutable qui permettra de vérifier l’authenticité des hadiths », afin de supprimer « « tous les textes qui contredisent les enseignements de l’islam et justifient que des crimes, des meurtres et des actes terroristes soient commis en son nom ». Si c’est vrai, il y a du boulot… Et ça risque de faire des vagues…

    Mais cette annonce va de pair avec la destitution, voire l’arrestation, de nombreux prédicateurs « extrémistes », et avec diverses initiatives du prince héritier Mohammed ben Salmane al Saoud (la police religieuse n’a plus le droit d’arrêter les gens dans la rue), et son discours choc du 24 octobre (à Riyad, pas à Paris ou à Londres, même si c'est devant des hommes d'affaire) :

    « L’Arabie saoudite n’était pas comme ça avant 1979 […] Nous voulons juste revenir à ce que nous avions, un islam modéré ouvert au monde, ouvert à toutes les religions. 70% de la population en Arabie saoudite a moins de 30 ans. Et franchement, nous n’allons pas perdre les 30 prochaines années à gérer des idées extrémistes. On va les détruire aujourd'hui. On veut vivre une belle vie qui traduise notre religion modérée et nos bonnes manières pour coexister et vivre avec le monde. »

    On peut assurément dauber sur l’islam modéré d’avant 1979, mais le discours du prince héritier n’est pas un exercice diplomatique, et il est en phase avec son projet de révolution économique dont le symbole doit être une gigantesque ville nouvelle futuriste appelée Neom.

    Mohammed ben Salmane al-Saoud, fils de la troisième femme du roi Salmane, a 32 ans. Il a été désigné prince héritier à la surprise générale en juin dernier, et donc vice-Premier ministre. Il est aussi président du Conseil des affaires économiques, et ministre de la Défense depuis 2015.

  • Clash

    Le conseil du comté du Lancashire, en Angleterre, a voté hier l’interdiction de la viande halal dans les cantines scolaires. Le Lancashire va ainsi devenir le premier comté britannique à bannir la viande halal dans les cantines.

    Bien que deux églises de Preston (la capitale du comté) soient désormais desservies par l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, ce n’est pas – comme on s’en doute – par un subit accès d’islamophobie que cette décision a été prise.

    C’est à cause d’un grave conflit interne au politiquement correct, entre les défenseurs des droits des musulmans et les défenseurs des droits des animaux. Et ce sont ces derniers qui ont gagné. (Mais si ça veut dire que les animaux ont plus de droits que les musulmans, c’est quand même très islamophobe…)

  • Jihad

    A Toulouse, un officier d’état civil a effectué un signalement auprès du procureur de la République parce qu’un couple a appelé son fils Jihad.

    Cet officier d’état civil ne sait donc pas que Jihad est un prénom qui honore le Coran et son Prophète, et qu’il est donc naturel pour des parents musulmans de le donner à leur enfant. Ça change de Mohammed…

    Le brave officier d’état civil de Toulouse va peut-être (je dis bien peut-être, sans y croire) réfléchir au fait que le jihad n’est pas une invention de « radicalisés » mais une constante de l’islam, une obligation pour tout musulman.

    Quant au procureur de la République il ne pourra que manifester son impuissance à interdire ce prénom sans interdire le Coran, un prénom que portent au moins 800 personnes en France, et qui a passé le seuil des 30 par an en 2010.