Dans un discret encadré de la livraison automne 2015 de ses prévisions économiques (uniquement en anglais, bien sûr), la Commission européenne dit qu’elle prévoit l’arrivée de trois millions de « demandeurs d’asile » supplémentaires dans l’UE d’ici 2017 (en plus de ceux qui sont déjà arrivés).
Elle bavarde ensuite, longuement, sur les conséquences économiques de cet afflux, qui ne peuvent pas encore être mesurées, mais dont on sait déjà… qu’elles ne peuvent qu’être bénéfiques, même si dans l’immédiat l’effet est limité.
Ainsi, on peut déjà s’attendre à une hausse du PIB de 0,2% pour les pays de « transit » des migrants, et plus élevée dans les pays de « destination » : 0,5% pour la Suède. Dès 2015 !
Comment est-ce possible ? Mais c’est que toute hausse de la consommation et des investissements se traduit par une hausse du PIB, et aussi parce que les pays en question reçoivent de l’argent du Fonds asile, migration et intégration de l’UE, et des Fonds structurels et d’investissement européens…
Pour la suite, on ne sait pas : ça dépendra de l’intégration des migrants dans le marché du travail… On nous répète que « l’immigration n’a pas d’impact évident, ou un faible impact, sur les niveaux de chômage », mais qu’il faut tenir compte du fait qu’un important afflux de main d’œuvre fait baisser les salaires, surtout dans le bas de l’échelle… Et cela c’est mécanique, on n’y peut rien, semblent dire les experts du commissaire socialiste Moscovici…