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  • 26e et dernier dimanche après la Pentecôte

    Commentaire de l’épître par saint Jean Chrysostome (traduction Jeannin, 1864).

    « Rendant grâces à Dieu avec joie », dit-il. C'est là une conséquence de ce qu'il a déjà dit : Nous ne cessons de prier pour vous, et de rendre grâces à Dieu de ce qu'il a fait pour vous. Vous voyez comme il en vient à parler du Fils de Dieu. Si nous rendons grâces à Dieu, avec tant de (111) joie, c'est que ses bienfaits dont nous parlons sont grands. Il y a bien des motifs pour rendre grâces. On rend grâces, parce que l'on était dans la crainte. On rend grâces, même quand on est affligé. Voyez Job rendant grâces à Dieu au sein même de la douleur. Entendez-le, quand il dit : « Dieu m'a donné, Dieu m'a ôté ». N'allez pas dire qu'il était insensible à ses malheurs et qu'il n'était pas dans l'affliction ; vous ôteriez à ce juste ce qui fait son plus grand éloge. Mais, ce n'est point ici par crainte, ce n'est point seulement parce que Dieu est notre maître, c'est tout naturellement que « nous rendons grâces à celui qui nous a rendus dignes d'avoir notre part dans cet héritage de lumière échu aux saints ». Ce sont là de grands bienfaits. Non-seulement Dieu nous a donné, mais il nous a rendus dignes de recevoir. Pesez ces paroles : « Celui qui nous a rendus dignes ». Un homme, même de la plus basse extraction, devenant roi, peut donner à qui bon lui semble un rang élevé ; mais rendre son favori capable de bien remplir sa charge, voilà ce qu'il ne peut faire; car l'élévation du favori le rend quelquefois ridicule. Ah ! si le souverain nous donne en même temps la dignité, la capacité, l'aptitude, voilà des honneurs véritables ! C'est ainsi que Dieu agit, dit l'apôtre. Non-seulement il nous donne le plus honorable héritage, mais il nous rend dignes de l'accepter.

    Il y a donc ici un double honneur Dieu nous a donné; Dieu nous a rendus dignes de recevoir le don. L'apôtre n'a pas dit seulement. « Qui nous a donné »; il a dit : Qui nous a rendus aptes et propres à « prendre notre part dans l'héritage de lumière, échu aux saints ». Cela veut dire qu'il nous a mis au rang des saints. Mais ce n'est pas tout ; cela veut dire aussi qu'il nous a fait jouir des mêmes biens qu'eux. Car la part de l'héritage, c'est ce que chacun des cohéritiers reçoit. Il petit arriver en effet qu'on fasse partie de la même cité, sans jouir des mêmes avantages. Mais avoir la même part et ne pas jouir des mêmes biens, voilà qui est impossible. Il peut arriver encore qu'on ait à partager un même lot, mais que ce même lot ne soit pas également partagé. Exemple : nous sommes tous copartageants d'un même héritage ; mais la part de chacun de nous n'est pas la même. Mais ce n'est pas là ce que dit l'apôtre. Nous avons, dit-il, la même part au même héritage. Pourquoi ces mots de lot et d'héritage ? C'est pour montrer que nul homme ne doit à ses bonnes actions et à sa justice le royaume des cieux. Cet héritage est, pour ainsi dire, une bonne aubaine qui nous arrive. Nul homme, en effet, n'arrange assez bien sa vie pour être trouvé digne du royaume des cieux ; cet héritage est un pur bienfait de Dieu. C'est pourquoi il est dit : « Quand vous aurez fait tout ce qu'il faut »; dites: « Nous sommes des serviteurs inutiles; car nous n'avons fait que ce que nous devions faire ».

    « Notre part dans l'héritage de lumière échu aux saints »; c'est-à-dire « dans la connaissance de Dieu». Il parle là, ce me semble, du présent et de l'avenir. Puis il nous montre le prix du don que l'on a daigné nous faire. Ce qu'il y a d'étonnant, en effet, ce n'est pas seulement qu'on nous ait jugés dignes d'un royaume ; il faut encore penser à ce que nous étions, car cela fait beaucoup. « C'est à peine, en effet, si quelqu'un voudrait mourir pour un juste; peut-être néanmoins quel« qu'un aurait-il le courage de mourir pour un homme de bien».

    « Qui nous a arrachés à la puissance des ténèbres », dit l'apôtre. Tous ces bienfaits, c'est à Dieu que nous les devons ; car le bien ne vient jamais de nous. « A la puissance des ténèbres», dit-il, c'est-à-dire à l'erreur, à la tyrannie du démon. Il n'a pas dit seulement Aux ténèbres ; mais: A leur puissance. C'est que le démon avait sur nous un grand pouvoir, un pouvoir tyrannique. C'est un grand malheur déjà que d'être soumis à l'influence du démon ; mais c'est un malheur plus grand encore que d'être soumis à sa puissance. « Et nous a fait passer», ajoute l'apôtre, dans le royaume de son Fils bien-aimé». Il ne suffit pas à Dieu de montrer sa tendresse pour nous, en nous délivrant des ténèbres. C'était déjà beaucoup ; mais nous introduire dans son royaume est bien plus encore. Voyez comme il a su multiplier ses dons. Nous étions dans l'abîme ; il nous en a délivrés, et non content de nous en délivrer, il nous a fait passer dans son royaume.

    « Qui nous a arrachés ». Il ne dit pas : « Qui nous a soustraits »; mais : « Qui nous a arrachés », pour montrer toute la grandeur de notre affliction et de notre misère, et toute la pesanteur de ces chaînes. Puis, pour faire voir combien tout est facile à la puissance de Dieu, il dit : « Il nous a fait passer » dans le royaume, comme on fait passer des soldats d'un lieu dans un autre. Il n'a pas dit : Il nous a « conduits », il nous a « placés », car alors nous n'y serions pour rien. Il « nous a fait passer », dit-il, ce qui montre que l'homme aussi y a mis du sien. « Dans le royaume de son Fils bien-aimé ». Il n'a pas dit : Dans le royaume des cieux ; il a donné plus d'éclat et de poids à son expression, en disant: « Dans le royaume de son Fils». Quoi de plus flatteur pour l'homme ? Ailleurs, du reste, il dit aussi : « Si nous persévérons, nous régnerons avec lui ». Il a daigné nous faire le même honneur, qu'à son Fils. Et l'apôtre ne se contente pas de dire : « De son Fils » ; il dit : « De son Fils bien-aimé ». A cette épithète il joint les titres naturels de ce Fils : « Qui est l'image du Dieu invisible ». Mais il n'aborde pas tout aussitôt ce chapitre. Il parle d'abord du grand bienfait de Dieu. — De peur qu'on ne s'imagine que ce bienfait tout entier vient du Père, et que le Fils n'y est pour rien, il l'attribua dans son entier au Père et dans son entier au Fils. Le Père nous a fait entrer dans le royaume du Fils ; mais le Fils nous a mis en état d'y entrer. Que dit l'apôtre en effet ? « Qui nous a arrachés au pouvoir des ténèbres ». Expression qui se lie intimement à celle-ci : « Par le sang duquel nous avons été rachetés et avons obtenu la rémission de nos péchés ». Voici le mot par lequel, par le sang duquel » qui revient ici. Et il parle d'une rédemption pleine et entière qui doit nous empêcher de faillir et de redevenir mortel.

  • Chronique des cinglés

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    L’association allemande « d’aide à mourir » (Verein Sterbehilfe) informe que désormais elle applique elle aussi la « règle des deux G ». A savoir que pour bénéficier de ses services euthanasiques il faut être soit vacciné (geimpfte) soit guéri (genesene).

    *

    En Californie, le Front de libération des femmes porte plainte contre l’administration pénitentiaire pour mise en danger des femmes incarcérées. Cela après plusieurs cas de viols dans les prisons de femmes par des « femmes avec un pénis ». Parce que en Californie une loi votée à la quasi unanimité, et soutenue par les lobbies féministes comme tous les lobbies LGBTQI+, permet aux condamnés d’être incarcérés dans la prison correspondant à leur « genre ». Dans certaines cellules les femmes doivent veiller à tour de rôle pour ne pas être violées par la « femme avec un pénis ». Il y a aussi des relations consenties, et l’administration distribue des préservatifs pour tenter d’éviter des grossesses. L’une des « femmes avec un pénis » est un homme condamné comme « mère qui a tué ses deux enfants »…

  • Brandon…

    En plus, le gouverneur de Floride, Ron De Santis, a le sens de l’humour. Pour signer les quatre lois qui interdisent toute obligation vaccinale sur le territoire de l’Etat, il a choisi la ville de Brandon.

    Naturellement, la foule a scandé « Let’s go Brandon »…

    Interrogé par les journalistes pour vérifier qu’il avait choisi cette ville pour se moquer de Jo Bidon, il a répondu avec le sourire : « Je pense que Brandon, en Floride, est une grande ville américaine. Je pense que les gens ici sont fantastiques… Nous sommes fiers de prendre position pour la liberté à Brandon, en Floride. »

    « Let’s go Brandon »…

  • Saint Félix de Valois

    Pour la grande majorité des prisonniers, le fait même de la captivité est ce qui leur parait le plus pénible; mais pour un certain nombre d'individus, habitués à se contenter de peu, sans grande culture intellectuelle, la vie dans une cage entourée de fils de fer barbelés leur paraît à peu près sortable, surtout après les souffrances de la vie de tranchées, et avec la certitude que, la guerre terminée, ils pourront retrouver leur famille. D'ailleurs, c'est bien à cause même de leur situation que les pays neutres ont considéré comme un devoir de charité de s'occuper de tous les prisonniers, à quelque parti qu'ils appartiennent. Sous ce rapport, c'est un devoir pour nous de reconnaître que le Souverain Pontife Benoît XV et le roi Alphonse XIII ont donné au monde l'exemple magnifique de la charité chrétienne et de la compassion à l'égard de nos prisonniers.

    Maint lecteur de cette Revue, j'en suis persuadé, s'occupe avec zèle d'œuvres en faveur de nos prisonniers. A toutes les raisons qu'ils ont de le faire, qu'ils se souviennent d'ajouter le motif surnaturel, évangélique parmi les œuvres de miséricorde, il n'en est pas de plus belle, ni de plus méritoire. Ce fut toujours la doctrine de l'Église, et c'est ce qui ressort, en particulier, de l'oraison de la fête de Notre-Dame de la Merci, ainsi que de celles de saint Pierre Nolasque, des saints Félix de Valois et Jean de Matha, trois saints français qui consacrèrent leur vie au soulagement des captifs. A l'occasion de ces fêtes, et en échange de nos bons offices, la sainte liturgie nous fait demander à Dieu la libération de chaînes d'un autre genre, parfois plus lourdes, presque toujours plus tenaces, les chaînes forgées par nos fautes d'habitude ut peccatorum nostrorum captivitate liberati, ad caelestem patriam perducamur. Ainsi soit-il !

    Ceci est la fin d’un article de la revue Etudes, des jésuites, de juillet 1916. L’expression latine est la fin de la collecte de la fête de saint Félix de Valois. C’est l’une des nombreuses expressions qui sont bannies de la néo-liturgie, parce que pour le chrétien "adulte" d’aujourd’hui il est inconvenant de laisser croire qu’on pourrait être enchaîné par le péché et qu’il faudrait demander à être délivré de cet esclavage, même si c’est la doctrine de l’Eglise depuis toujours. Pour être sûr, on a carrément supprimé la fête de saint Félix de Valois. Et pour être encore plus sûr, si j’en crois le site « Societas laudis » qui tente de faire croire que la néo-liturgie peut avoir un côté traditionnel, on a supprimé aussi les fêtes de saint Jean de Matha, saint Pierre Nolasque, et Notre Dame de la Merci. Et hop. Ah oui, au fait : en plus, c’étaient des fêtes affreusement islamophobes…

    Deus, qui beátum Felicem Confessórem tuum ex eremo ad munus rediméndi captívos cǽlitus vocáre dignátus es : præsta, quǽsumus ; ut per grátiam tuam ex peccatórum nostrórum captivitáte, eius intercessióne, liberáti, ad cæléstem pátriam perducámur. Per Dóminum.

    O Dieu, qui, par une inspiration céleste, avez daigné appeler votre bienheureux confesseur Félix de la solitude du désert à l’œuvre du rachat des captifs ; faites, s’il vous plaît, que son intercession nous obtienne de vous la grâce d’être délivrés de l’esclavage de nos péchés, et de parvenir à la patrie céleste.

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    (Sur le site des Trinitaires du Canada)

  • En perspective

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  • Effets

    Aux Etats-Unis, le Système de notification des événements indésirables liés aux vaccins (le très officiel VAERS) a recensé, entre 14 décembre 2020 et le 5 novembre 2021, 875.654 effets secondaires du « vaccin » anti-covid, dont 29.104 handicaps à vie et 18.461 morts.

    En 2010, une étude établissait que moins de 1% des effets indésirables des vaccins sont notifiés au VAERS. Même si l’immense majorité de ces effets non communiqués est sans gravité, cela laisse une grande marge…

    A noter que cela n'inclut pas les effets de la dictature sur la psychologie: dépressions, suicides, violence domestique, consommation de drogues... Une hausse de 40 à 50% selon le Dr. Stephen Sammut, professeur de psychologie à l'université franciscaine de Steubenville dans l'Ohio, qui dit à ce propos: « Ce que nous avons vu s'apparente à une attaque directe non seulement contre le corps et l'esprit, mais aussi contre l'âme de l'humanité ; des attaques qui s'apparentent à des crimes contre l'humanité. »

  • Deux photos

    Les enfants sous la dictature, et la nomenklatura.

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  • Sainte Elisabeth de Hongrie

    En 1836, Montalembert publie La Vie de sainte Élisabeth de Hongrie, duchesse de Thuringe. C’est son premier livre, il a 26 ans, et c’est un grand succès : en 1903 on en sera à la 22e édition (dernière édition en date, Le Cerf, 2005). Le livre a une influence jusqu’en Allemagne, et dans le grand-duché de Saxe-Weimar-Eisenach où se trouve le château de la Wartburg qui fut la résidence de sainte Elisabeth épouse du comte Louis IV de Thuringe. En témoigne par exemple cette lettre à Montalembert de Franz Liszt, qui souhaite composer un oratorio sur sainte Elisabeth.

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    De Moritz von Schwind :

    Le départ de Louis IV à la croisade.

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    Sainte Elisabeth chassée du château (son mari est mort en arrivant en Italie, avant de pouvoir s’embarquer pour la Terre Sainte).

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    La mort de sainte Elisabeth.

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    Le chœur final de l’oratorio de Liszt enregistré à Weimar à l'occasion du 8e centenaire de la naissance de la sainte en 2007 (l’illustration est aussi une des fresques de von Schwind : le miracle des roses).

    Le leitmotiv musical de ce morceau (comme de tout l’oratorio) est le début d’une antienne figurant dans un livre liturgique hongrois :

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    Liszt reprend les deux premières strophes d’une "prose" d’un missel prémontré :

    Decora novo flore
    Christum mente, votis, ore,
    Collaudet Ecclesia.

    Nova nobis lux illuxit,
    Nova stella quam produxit
    Nobilis Hungaria.

    A 01:12 le premier vers de l’hymne des laudes d’un bréviaire dominicain :

    Laeta stupet Thuringia

    Et à partir de 01:44 la fin d’une hymne de… 39 strophes :

    Tu pro nobis mater pia
    Roga Regem omnium
    Ut post hoc exilium
    Nobis det vera gaudia. Amen.

    (Textes qui sont dans l’appendice du livre de Montalembert.)

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  • Dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul

    Dès le IIe siècle il y avait sur la tombe de saint Paul un « trophée », c’est-à-dire un monument en l’honneur du martyr, sans doute un oratoire. Constantin construit une église, consacrée le 18 novembre 324 par le pape Silvestre.

    L’édifice se montrant trop petit face à l’afflux des pèlerins, Valentinien II décide de construire une grande basilique. La construction commence sous Théodose Ier et est achevée sous Honorius. D’où le nom qu’on lui donnera de « basilique des trois empereurs ». Consacrée par le pape Sirice en 391, elle est gigantesque, et restera la plus grande basilique chrétienne jusqu’à la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre à la Renaissance.

    En 1823 elle est en grande partie détruite par un incendie. Elle est reconstruite théoriquement « à l’identique », sur le même plan, mais avec des différences : piliers des nefs tous identiques, plafond en caissons… Les mosaïques de l’abside et de l’arc de triomphe sont reconstituées (avec plus ou moins de bonheur), celle de la façade est nouvelle. On pourrait l’appeler la « basilique des trois papes » puisque les travaux furent commencés sous Léon XII, continués sous Grégoire XVI qui consacra la nef transversale, et terminés sous Pie IX qui consacra l’ensemble le 10 décembre 1854 (ou des quatre papes si l'on inclut le très bref pontificat de Pie VIII).

    Le cloître bénédictin du XIIIe siècle est resté intact.

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  • En Hongrie “les ONG”…

    En Hongrie, nous dit en long et en détail Euractiv, « les ONG alertent sur le risque de tourisme électoral ». En bref il est urgent de dénoncer une magouille d’Orban pour rester au pouvoir.

    Il s’agit d’un amendement récemment voté, qui modifie la définition de la résidence : il suffit de donner une adresse, peu importe qu’on y habite ou non, à la seule condition que le propriétaire des lieux soit d’accord.

    Selon « les ONG », à savoir l’Union hongroise des libertés civiles (TASZ) et "Political Capital" (mais oui, toujours en anglais, bien qu’elle ne puisse plus être directement financée par Soros), c’est une façon de gonfler artificiellement, et jusqu’ici illégalement, les votes pour Orban, en faisant voter les membres des minorités hongroises de Slovaquie et de Roumanie.

    Parce que, en 2018, on avait déjà vu de tels votes, dans les grandes villes, et même il y avait eu des condamnations pénales. Etrange argument : en 2018 c’est l’opposition qui a gagné les grandes villes…

    Cela dit, il est vrai qu’une étude faite sur les minorités hongroises de Slovaquie et de Roumanie a montré qu’alors 96% des votants se sont prononcés pour le parti d’Orban. Mais... que ça n’a eu aucune influence sur le résultat, tant ce vote est marginal.

    L’amendement va permettre à ces gens-là de voter désormais deux fois, comme les Hongrois de Hongrie, s’ils ont une adresse en Hongrie : une fois au scrutin de liste, comme d’habitude, et une fois au scrutin par circonscription, auquel ont accès les seuls résidents. On peut donc imaginer que les Hongrois de l’extérieur pèseront davantage. Et dans le sens que l’on sait.

    Naturellement, « les ONG » ne veulent pas que ces Hongrois bénéficient pleinement de leur droit de vote, mais elles ne se demandent même pas pourquoi la quasi-totalité d’entre eux votent Orban : pourtant il est bien clair qu’ils ne subissent aucune pression de l’épouvantable régime de Budapest…

    Et ce qui est amusant est que, toujours selon Euractiv, « les défenseurs des droits », qui ne sont pas « les ONG », s’opposent précisément aux dites ONG (qui ne défendent donc pas les droits ?), en soulignant que l’amendement va permettre de résoudre des problèmes réels de nombreuses personnes qui n’enregistrent pas leur changement de domicile et n’ont pas à subir pour cela de condamnations pénales…