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  • Apple recule

    La plateforme Apple News, après avoir « réévalué » le contenu de LifeSiteNews, a décidé de le réintégrer.

    Apple News avait supprimé LifeSiteNews parce que le contenu « montrait de l’intolérance envers un groupe spécifique ».

    Le contenu n’a pas changé. Mais peut-être a-t-on fini par se rendre compte que l’intolérance n’était pas où on la disait…

    Et il y a eu une pétition qui a recueilli plus de 57.000 signatures en quelques jours, et il y a eu un millier de lettres de protestation adressées au siège d’Apple…

  • Un nouveau Rico

    Le linguiste Christophe Rico vient de publier un nouveau texte passionnant et une nouvelle fois en décalage complet par rapport aux exégètes modernes, et en accord complet avec la tradition.

    Il s’agit de la fameuse phrase « la vierge concevra », d’Isaïe, le mot hébreu étant alma. Pour TOUS les exégètes modernes, et donc dans TOUTES les traductions modernes (sauf la traduction liturgique qui a tout récemment repris « la vierge » pour éviter la contradiction avec la citation qu’en fait saint Matthieu- et aussi Segond 21, me fait-on remarquer), alma est une « jeune femme » - ce qui rend sans aucun intérêt la prophétie d’Isaïe puisque des jeunes femmes enceintes il y en a tout le temps – et la rend absurde puisque cette banalité est annoncée avec une grande solennité.

    Christophe Rico prouve, par un travail inédit sur les textes hébraïques (et grecs et latins et syriaques), que « alma » veut bien dire « vierge », et précisément « adolescente vierge ». Et que saint Jérôme avait donc raison d’insister sur ce point et de défendre sa traduction, et que la tradition avait raison de dire comme lui. (Christophe Rico a même trouvé des textes de rabbins juifs du moyen âge – dont Rachi – qui admettent à leur corps défendant que « alma » implique la virginité, sachant qu’ils font ainsi un énorme cadeau aux chrétiens.)

    Au passage, Christophe Rico montre que le texte massorétique de Proverbes 30,19, qui est incompréhensible, est mal vocalisé, et que, une fois encore, c’est saint Jérôme qui a raison, ou plutôt qui avait une version bien vocalisée permettant de comprendre l’enchaînement des idées et l’unité de la triple et quadruple sentence.

    C’est un texte de 80 pages pas toujours facile à lire (et dont certains développements paraissent hors de proportion, notamment sur les titres des psaumes), mais pour quiconque s’intéresse à la question c’est désormais un texte fondamental.

  • Saint Gaétan de Thienne

    Ce cher Saint, doux et si humble qu’il demanda à Dieu que son tombeau, après sa mort, ne fût connu de personne († 1547), a le mérite d’avoir été, avant même saint Ignace, un des représentants les plus autorisés de la réforme ecclésiastique accomplie au XVIe siècle.

    Rome chrétienne le vénère comme un de ses citoyens d’élection. La basilique Libérienne évoque encore le souvenir de la messe qu’il célébra à la crèche du Seigneur avec la ferveur d’un Séraphin, le jour où il mérita de recevoir dans ses bras le Divin Enfant.

    La confession du Prince des Apôtres conserve également le souvenir du jour mémorable — c’était le 14 septembre 1524 — où Gaétan de Thienne et l’ardent Jean-Pierre Caraffa (le futur Paul IV) instituèrent le nouvel Ordre des Clercs Réguliers, en émettant le vœu difficile de se confier entièrement à la divine Providence pour vivre seulement des aumônes qui leur seraient spontanément offertes par les fidèles.

    Saint Gaétan eut une part notable dans la réforme du Bréviaire sous Clément VII [1]. Sa fête entra dans le Missel au temps de Clément X, et Innocent XI l’éleva au rang du rite double.

    La messe est celle des confesseurs, à l’exception des parties suivantes : Prière. — « O Dieu qui avez accordé au bienheureux Gaétan la grâce de suivre la règle de vie jadis donnée à vos Apôtres ; par son intercession faites que, d’après ses exemples, nous mettions en vous toute notre confiance et désirions seulement les choses célestes ». La règle apostolique de vie, c’est la pauvreté parfaite consacrée par vœu, selon l’exemple des Apôtres qui, ayant tout abandonné, suivirent le Sauveur.

    La lecture évangélique sur le parfait abandon à la divine Providence est commune au quatorzième dimanche après la Pentecôte. Le Seigneur nous y enseigne qu’il ne veut point supprimer l’action, mais seulement la préoccupation excessive. Dieu veut que nous agissions ; où nous n’arrivons pas, nous, il arrivera, lui. Aide-toi, le ciel t’aidera, dit un proverbe populaire, bien expressif.

    Il est un autre proverbe populaire qui ne manque pas, non plus de vérité. Lascia fare a Dio, ch’è santo vecchio. Cela veut dire que Dieu sait ce qu’il fait, et ce qui convient davantage à notre bien.

    Bienheureux cardinal Schuster

    [1] Il ne s’agit pas du bréviaire du cardinal Quiñonez (seule réforme aboutie sous Clément VII), dont Paul III permit l’usage aux « gens pressés » (et que saint François Xavier refusa), mais de celui que préparait saint Gaétan avec le cardinal Carafa, car ils avaient obtenu la même autorisation de Clément VII. Ce bréviaire ne parut jamais car lorsque le cardinal Carafa devint pape sous le nom de Paul IV, il voulut le terminer seul mais n’y arriva pas. C’était quelques années avant saint Pie V.

  • Pressions

    EUobserver publie un podcast intitulé Bianca’s story. Présenté ainsi : « Les femmes en Roumanie ont le droit légal à l’avortement depuis 1990. Mais beaucoup de celles qui cherchent un soin se retrouvent dans un piège kafkaïen. » Et encore : « Le travail réalisé par la journaliste d’investigations Lina Vdvîi à Bucarest montre comment les élus et les prêtres, et même les médecins, cherchent à interdire aux femmes leur droit à choisir. »

    Leur droit à choisir la mort de l’enfant. On connaît. Mais il y a maintenant aussi l’avortement présenté comme un « soin de santé ». Je vais me faire soigner : je vais tuer mon bébé. Toute femme a le droit aux « soins ».

    Et ce qui est insupportable est bien sûr que certains osent mettre en doute ce droit au soin qui tue.

    Et ce n’est pas propre à la Roumanie, ajoute EUobserver. C’est la même chose en Croatie, et même en Italie. Or « le monde compte de plus en plus sur les Européens pour donner l’exemple en matière de droits civils et d'égalité des sexes. Alors, comment cela peut-il encore se passer ? »

    C’est bien sûr parce qu’il n’y a pas assez d’Europe.

    Et l’on nous rappelle cette anomalie que « les soins de santé maternelle » (sic) et l’avortement ne sont pas explicitement mentionnés dans le traité européen. Voilà pourquoi il y a ces disparités…

    En bref, l’histoire de Bianca vise à faire pression de nouveau pour que la culture de mort soit explicitement une politique européenne garantie par le traité et obligatoire dans tous les Etats membres.

    C’est pourquoi EUobserver, notamment, mène une campagne permanente pour le « droit à l’avortement » (et les « droits LGBT »). Le podcast précédent, le 21 juillet, était intitulé « Abortion wars », les guerres de l’avortement : « Les pressions exercées sur les femmes pour qu’elles évitent de mettre fin à une grossesse non désirée s’intensifient dans des pays comme la Croatie, la Pologne et la Roumanie. » Il faut que l’UE réagisse…

  • Nuisance

    Titre de EUobserver

    EU experts agree pesticide may damage unborn children

    Les experts de l'UE s'accordent à dire que les pesticides peuvent nuire aux enfants à naître.

    « Il n’y a pas de niveau d’exposition aux pesticides chlorpyrifos et chlorpyrifos-méthyl qui soit sans risque, déclarent des experts de l’UE dans une étude préliminaire sur le pesticide – suggérant qu’une interdiction à l’échelle européenne serait un pas en avant. »

    Sans doute.

    On attend aussi que les experts de l’UE s’accordent à dire que l’avortement nuit gravement aux enfants à naître. Au point que la mortalité est de 100%, et que l’interdire serait donc un grand pas en avant.

  • 88 de plus

    La commission gouvernementale égyptienne chargée de vérifier la conformité des églises coptes en a régularisé 88 de plus. Depuis l’entrée en vigueur de la loi il y a trois ans, ce sont 1.109 lieux de culte coptes édifiés sans permis qui ont été régularisés.

    Cela donne une légitimité aux chrétiens et surtout empêche les islamistes d’attaquer des églises sous prétexte de leur illégalité.

  • Transfiguration

    Kondakion

    Ἐπὶ τοῦ ὄρους μετεμορφώθης, καὶ ὡς ἐχώρουν οἱ Μαθηταί σου τὴν δόξαν σου, Χριστὲ ὁ Θεὸς ἐθεάσαντο, ἵνα ὅταν σε ἴδωσι σταυρούμενον, τὸ μὲν πάθος νοήσωσιν ἑκούσιον, τῷ δὲ κόσμῳ κηρύξωσιν, ὅτι σὺ ὑπάρχεις ἀληθῶς, τοῦ Πατρὸς τὸ ἀπαύγασμα.

    Sur la montagne tu t’es transfiguré et tes disciples contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu, pour autant qu'ils le pouvaient, afin qu'en te voyant sur la croix ils comprennent que ta Passion était voulue et proclament à la face du monde que tu es en vérité le reflet de la splendeur et de la gloire du Père.

    « Reflet de la splendeur et de la gloire » traduit ici un seul mot : apavgasma, qui est une citation de l’épître aux Hébreux, 1,3 évoquant le Fils comme rayonnement de la gloire du Père ; apavgasma est le rayonnement de la lumière qui jaillit d’un corps lumineux.

    Chanté par Petros Gaitanos.

  • Dédicace de Sainte-Marie aux Neiges

    sainte-marie-majeure-8.jpg

    Pour ce jour, le cardinal Schuster cite, « en l’honneur de la sainte Vierge, ce magnifique poème qui, dans les manuscrits, porte le titre suivant : Andreae oratoris, de Maria Virgine, ad Rusticianam carmen. Rusticiana est la femme de Severinus Boethius (Boèce) ». (On ne sait rien de cet André l’orateur, ou André Orateur, et il n’est pas sûr que cette Rusticiana fût la femme de Boèce… D’autre part ces vers sont beaucoup plus dogmatiques que poétiques, comme un résumé des grands conciles.)

    Virgo parens hac luce Deum virumque creavit,
    Gnara puerperii, nescia conjugii.

    La Vierge-Mère a donné le jour à l’Homme-Dieu ; elle a connu l’enfantement, ignoré le mariage.

    Obtulit haec jussis uterum, docuitque futuros
    Sola capax Christi quod queat esse fides.

    Aux ordres divins elle a prêté son sein, enseignant à la postérité que seule la foi peut posséder le Christ.

    Credidit et tumuit, Verbum pro semine sumpsit,
    Sepserunt magnum parvula membra Dominum.

    Elle a cru et conçu, ensemencée du Verbe : ses membres chétifs ont contenu le Seigneur très grand.

    Fit fabricator opus, servi rex induit artus,
    Mortalemque domum vivificator habet.

    Le Créateur se fait créature, le Roi prend le corps d’un serviteur, et dans une demeure mortelle réside l’Auteur de la vie.

    Ipse sator semenque, sui matrisque creator ;
    Filius ipse hominis, qui pater est hominum.

    Il est semeur et semence, son auteur et celui de sa Mère ; Fils de l’homme, Lui, Père des hommes.

    Affulsit partus, lucem lux nostra petivit,
    Hospitii linquens hostia clausa sui.

    A sa naissance glorieuse, notre lumière est venue au jour, laissant portes closes son asile.

    Virginis et Matris, servatur gloria consors,
    Mater dans hominem, noscere Virgo Deum.

    Vierge et Mère, ces deux gloires demeurent associées : Mère, elle enfante l’Homme ; Vierge, elle connaît Dieu.

    Unius colitur duplex substantia Nati :
    Vir Deus, haec duo sunt unus, utrumque tamen.

    Dans l’unique Fils, nous adorons deux natures : homme, Dieu, ces deux n’en font qu’un, les deux sont cependant vrais.

    Spiritus huic Genitorque suus sine fine cohaerent,
    Triplicitas simplex, simplicitasque triplex.

    Son Esprit et son Père lui sont unis à jamais, Trinité simple et trine simplicité.

    Bis genitus, sine Matre opifex, sine Patre redemptor,
    Amplus utrisque modis, amplior unde minor.

    Deux fois engendré, comme Créateur sans mère, comme Rédempteur sans père, de part et d’autre il est grand, d’autant plus grand qu’il s’abaisse.

    Sic voluit nasci, domuit qui crimina mundi,
    Et mortem jussit mortuus ipse mori.

    Ainsi voulut naître le vainqueur des crimes de ce monde, qui, mourant, contraignit la mort à mourir.

    Nostras ille suo tueatur numine vitas,
    Protegat ille tuum, Rusticiana, genus.

    Que, par sa puissance, il protège nos vies. Qu’il protège, ô Rusticiana, votre race.

    Screenshot_2019-08-03 Image Мозаика в базилике Санта Мария Маджоре (Италия, Rome) - автор фото .png

    (Mosaïque de Sainte-Marie-Majeure, qui est Sainte-Marie aux Neiges.)

  • 8e dimanche après la Pentecôte

    Pópulum húmilem salvum fácies, Dómine, et óculos superbórum humiliábis : quóniam quis Deus præter te, Dómine ?

    Vous sauverez, Seigneur, le peuple humble, et vous humilierez les yeux des superbes : car qui donc est Dieu, sauf vous, Seigneur ?

    L’antienne d’offertoire de ce dimanche commence en baissant la tête, le regard fixé sur la tonique fa, et l’« accent aigu » sur humilem, jusqu’à la dominante, ne fait que souligner l’abaissement du peuple pénitent devant Dieu. Et aussitôt apparaît la récompense : le cri de joie sur l’affirmation du salut. Suivi de l’élévation sur le nom du Seigneur, et de la révérence qui s’impose. Dans la phrase suivante, le Seigneur, qui règne dans le haut de la gamme, humilie lui-même ceux qui ne veulent pas s’humilier, à savoir les orgueilleux : c’est le seul si bémol de toute la pièce, qui oblige « superborum » à descendre sur la tonique. La troisième phrase est un chant de victoire, la victoire de Dieu qui est notre victoire si nous sommes avec Dieu, en Dieu.

    Au moyen âge, cette antienne était suivie de deux versets du même psaume 17.

    Clamor meus in conspectu eius: introivit in aures ejus.

    Mon cri en sa présence est parvenu à ses oreilles.

    Liberator meus de gentibus iracundis : ab insurgentibus in me exaltabis me.

    Mon libérateur des nations en furie : vous m’élèverez au-dessus de ceux qui se dressent contre moi.

    Avec une fois de plus de longues vocalises, ici sur « meus » et sur « exaltabis ». Tellement longues que le scribe de Cluny a orné les lignes rouges qui relie les syllabes… (La page commence à « Deus praeter te ».)

    Screenshot_2019-08-03 Graduale et prosarium ad usum Cluniacensem .png

    La restitution d’Anton Stingl jun. (on constate qu’il a conservé le bémol).

  • Le monde turc

    Screenshot_2019-08-03 One Chamber of Commerce for six Turkish-speaking countries.png

    Le Conseil de coopération des pays turcophones, fondé en 2009 par Eredogan, vient de lancer une Chambre de commerce et d’industrie commune aux six pays turcophones : Turquie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Kirghizistan, Turkménistan, Ouzbékhistan.

    Ce qui est bien est que, lorsque la Turquie sera membre de l’UE, l’Europe ira jusqu’à Chine. (Et sera majoritairement turque, mais il faut savoir ce que l’on veut…)