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  • Après le bâton, la carotte

    Au Parlement européen, la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) a adopté ce matin par 43 voix contre 16 une proposition de réforme des règles d’acceuil des demandeurs d’asile qui prévoit un « mécanisme permanent et automatique » de répartition de tous les « réfugiés » qui arrivent, instaurant des quotas non seulement obligatoires mais permanents.

    Le 27 septembre, le système des quotas obligatoires a pris fin (sans que le pays de Visegrad l’appliquent), et le même jour la Commission européenne a proposé un nouveau programme reposant sur le volontariat…

    Hier, dans une interview à l’agence… polonaise PAP, le président du Conseil européen Donald Tusk déclarait que les quotas obligatoires de migrants n’ont pas d’avenir : « Je ne vois pas d’avenir particulier pour ce projet, mais il est important de trouver une entente qui ne sépare pas la Pologne et les autres pays du groupe de Visegrad du reste de l’Europe. »

    Hier soir, Jean-Claude Juncker avait invité à dîner les Premiers ministres des pays du groupe de Visegrad, avant le sommet qui a commencé aujourd’hui.

  • Asile

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    Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile : « ll n’y a pas de lien à faire entre insécurité et migration : le terrorisme, c’est un produit national, ce n’est pas un produit importé »

  • Militant et artistique

    La soi-disant artiste Déborah de Robertis, qui avait posé cuisses écartées et sexe apparent devant la Joconde au Louvre le 24 septembre dernier en scandant « Mona Lisa, ma chatte, mon copyright », a été relaxée par le tribunal correctionnel de Paris, alors que le parquet avait demandé huit mois de prison avec sursis.

    Les juges ont considéré qu’il s’agissait d’un « acte militant et artistique » et que l'on n'y trouvait « pas d'élément intentionnel » de commettre une exhibition sexuelle…

  • La laïcité comme on l’aime

    La Poste polonaise a mis en circulation le 14 octobre un timbre commémorant le centenaire de la création de la Milice de l’Immaculée, le 16 octobre 1917, par saint Maximilien Kolbe.

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    La veille, 13 octobre, la Poste polonaise a mis en circulation un timbre à l’effigie de l’icône de la Mère de Dieu de Piekary, important sanctuaire et lieu de pèlerinage situé près de Katowice. Le timbre a été conçu par un postier habitant la commune limitrophe. C’est lui qui le présente. L’oblitération montre le calice offert au sanctuaire par Jean III Sobieski alors qu’il allait à Vienne combattre les Turcs en 1683.

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  • Saint Pierre d’Alcantara

    Lorsque les consolations spirituelles manquent à quelqu'un, la manière d'y remédier est celle-ci : qu'il ne laisse pas pour cela l'exercice ordinaire de l'oraison, quoiqu'elle lui paraisse sans goût et de peu de fruit ; mais qu'il se mette en la présence de Dieu comme un coupable et comme un criminel, qu'il examine sa conscience, et qu'il voie si ce n'est point par sa faute qu'il a perdu cette grâce ; qu'il supplie le Seigneur, avec une entière confiance, de lui pardonner, et de faire éclater les richesses inestimables de sa patience et de sa miséricorde en le supportant, et en accordant le pardon à qui ne sait que l'offenser. De cette manière, il tirera du profit de sa sécheresse, prenant occasion de s'humilier davantage à la vue de ses nombreux péchés, et d'aimer Dieu d'un plus grand amour à la vue de cette bonté infinie qui les lui pardonne. Et quoiqu'il ne trouve pas de goût dans ces exercices, qu'il se garde bien de les quitter, parce qu'il n'est pas nécessaire que ce qui doit nous être avantageux, soit toujours accompagné de goût et de consolation. Du moins constate-t-il par l'expérience que toutes les fois que l'homme persévère dans l'oraison avec un peu d'attention et de soin, faisant bonnement le peu qu'il peut, il en sort à la fin consolé et joyeux, voyant que de son côté il a fait quelque petite chose de ce qui était en son pouvoir. Celui-là fait beaucoup, aux yeux de Dieu, qui fait tout ce qu'il peut, quoiqu'il puisse peu. Notre Seigneur ne regarde pas tant les richesses de l'homme, que son pouvoir et sa volonté. Celui-là donne beaucoup, qui désire donner beaucoup, qui donne tout ce qu'il a, et qui ne se réserve rien pour lui. Ce n'est pas beaucoup que de rester longtemps en oraison, lorsqu'on y trouve de grandes consolations. Ce qui est vraiment beaucoup, c'est que, lorsque la dévotion est petite, l'oraison soit longue, et qu'elle soit accompagnée de beaucoup plus d'humilité, de patience et de persévérance dans les bonnes œuvres.

    (…)

    Il n'y a pas de plus grande gloire au monde que d'imiter le Sauveur dans les vertus. Or, entre ses vertus, une de celles qui tiennent un rang très éminent, c'est d'avoir enduré tout ce qu'il a souffert, sans admettre dans son âme aucun genre de consolation. Ainsi, quiconque souffrira et combattra de la sorte, sera un imitateur d'autant plus insigne de Jésus-Christ, qu'il se verra plus complètement privé de tout genre de consolation. C'est là boire le calice de l'obéissance tout pur, sans mélange d'aucune autre liqueur. C'est l'épreuve principale, où se révèle la fidélité des amis, et où l'on voit s'ils sont véritables ou non.

    Traité de la dévotion, IV

  • Fumées toxiques

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    Le sommet de l’UE de demain et vendredi ne se tiendra pas dans le nouveau bâtiment Europa mais dans l’ancien bâtiment, parce que pour la deuxième fois en une semaine des fumées toxiques ont été détectées et les employés ont été évacués…

    Mais c’est au Conseil européen, où qu’il se tienne, que naissent et se répandent des fumées toxiques, bien plus toxiques que celles du bâtiment Europa.

    Les fumées toxiques du sommet, voilà encore un joli symbole de l’UE.

    Europa, le nouveau bâtiment soviétoïde du Conseil européen, aussi bancal que m'as-tu-vu, a été inauguré en décembre 2016. Il a coûté 320 millions d’euros.

  • Białowieża à Luxembourg

    La Cour européenne de Justice, qui a interdit en juillet l’abattage d’arbres dans la forêt polonaise de Białowieża, a entendu hier le ministre polonais de l’Environnement, Jan Szyszko. Après avoir dénoncé le parti-pris du président de la Cour lors de l’audience précédente, Jan Szyszko avait obtenu que se tienne une audience supplémentaire. Et il n’y est pas allé par quatre chemins, accusant la Commission européenne de « propager des mensonges » et de « manipuler les faits » à partir de photos truquées par les militants soi-disant écologistes.

    La Cour, semble-t-il ébranlée par ses arguments, a décidé que l’affaire serait portée devant l’assemblée plénière des juges de la CJUE, y compris son président et vice-président, avant la fin de l’année. Une telle session impliquant les 15 juges de l’institution est rare, et n’est convoquée que dans des cas d’une grande importance, nous dit-on. Mais l’affaire des arbres de Białowieża n’est pas du tout d’une grande importance. C’est seulement l’illustration de la persécution acharnée de la Pologne par les instances de l’UE.

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    Oui, il y a une attaque à grande échelle de scolytes sur les épicéas de Białowieża.

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    Non, la forêt de Białowieża n’est pas partout une « forêt primaire » qui interdirait l’intervention de l’homme.

  • Pitoyable

    A l’occasion du 25e anniversaire de l’inscription de la cathédrale de Bourges au patrimoine de l'UNESCO a eu lieu un récital d’orgue constitué de transcriptions de chansons de Jacques Brel. Et sans doute pour ne pas choquer les non-catholiques l’autel était caché par un écran.

    Les chansons de Jacques Brel, quelle que soit leur qualité, n’ont pas leur place à l’église. Mais en outre il est absurde de les interpréter sans les paroles.

    Cela a été un « grand moment de la vie de la cathédrale », a dit l’archevêque, Mgr Maillard…

    Le même Mgr Maillard a été interrogé par le journal local. Pour lui, l’inscription à l’UNESCO est une « reconnaissance de ce monument d’une manière officielle, qui classe notre cathédrale dans les grands monuments officiels »… Quand on lui demande quelle est la fonction de la cathédrale, il répond que « c’est un lieu où le diocèse se rassemble dans les grands événements de l’histoire de l’Eglise et de la société ». Et aussi que « l’été, pour les concerts d’orgue, la cathédrale est presque remplie chaque dimanche ».

    Il faut croire qu’elle n’est donc pas remplie pour la messe. Mais Mgr Maillard ne parle pas de la messe. Il ne dit même pas que la cathédrale est l’église mère des églises du diocèse, qu’elle est le lieu où se trouve la cathèdre de l’évêque, la chaire d’où il enseigne avec son autorité apostolique.

    Sans doute a-t-il trop peur de blesser le vivre ensemble…

  • Saint Luc

    Intervéniat pro nobis, quǽsumus, Dómine, sanctus tuus Lucas Evangélista : qui crucis mortificatiónem iúgiter in suo córpore, pro tui nóminis honóre, portávit. Per Dóminum nostrum.

    Nous vous en prions, Seigneur, que votre saint Évangéliste Luc intercède pour nous, lui qui n’a jamais cessé de porter dans son corps la mortification de la croix, pour l’honneur de votre nom.

    La collecte de la messe de saint Luc est très étrange. Elle ne ressemble pas à celles des autres apôtres et évangélistes, qui sont très générales (y compris pour saint Pierre et saint Paul), conformément d’ailleurs aux principes qui gouvernent les plus anciennes collectes. Or celle de saint Luc évoque quelque chose de précis, qui concerne précisément saint Luc… mais dont on ne trouve trace dans aucun écrit, qu’il soit authentique ou légendaire.

    En outre, le moins qu’on puisse dire est que les liturgistes et autres historiens de l’Eglise ne se précipitent pas pour donner leurs explications. Quand un rare prédicateur tente d’apporter une réponse, c’est pour paraphraser le texte d’une façon qui ne résout rien, car l’explication vaut pour tout chrétien, qui doit se mortifier constamment en portant la croix du Christ… Nul ne conteste que saint Luc l’ait fait, mais pourquoi le dire dans sa collecte, et pas celle d’une multitude d’autres saints pour lesquels on peut en outre donner des exemples concrets de mortification ?

    « Fr. Z » s’honore d’avoir tenté de résoudre l’énigme, mais sa réponse n’est qu’à demi satisfaisante. Selon lui, la collecte fait référence au lien très fort entre saint Luc et saint Paul. Et l’on appliquerait à saint Luc le propos de saint Paul disant qu’il porte en son corps les stigmates du Seigneur Jésus.

    C’est ce que l’on trouve aussi dans l’Année liturgique de dom Guéranger (le cardinal Schuster et dom Parsch sont quant à eux muets…). Le texte n’est sans doute pas de dom Guéranger (ce qui est sûrement de lui s'arrêtant à la Pentecôte) mais il est très joliment tourné :

    Discrète tendresse et dévouement silencieux furent votre part en la grande œuvre où, trop souvent délaissé et trahi, l'Apôtre des nations vous trouva non moins fidèle au temps du naufrage et de la captivité que dans les beaux jours. C'est donc à bon droit que l'Eglise vous fait application de la parole où Paul disait de lui-même : Sans cesse angoissés, persécutés, abattus, nous promenons tous vivants la mort de Jésus dans nos corps ; mais cette mort sans fin manifeste aussi la vie du Seigneur en notre chair mortelle. Ce fils de l'homme que votre plume inspirée nous fit aimer dans son Evangile, que votre pinceau nous montra dans les bras de sa Mère, vous le révélez une troisième fois au monde par la reproduction en vous-même de sa propre sainteté.

  • Délation

    Souhaitant participer à la nouvelle vague de délation, variante de « Dénonce ton voisin », qui nous rappelle le bon temps de l’occupation allemande, je demande quant à moi l’interdiction immédiate de La Madelon :

    On l'embrasse dans les coins. Elle dit « veux-tu finir… »
    On s'figure que c'est l'autre, ça nous fait bien plaisir.

    Ce n’est qu’un début. Continuons le combat.

    On peut se demander si le très élégant et subtil hashtag « Balance ton porc » est islamophobe. Tout au contraire, il vise à empêcher toute dénonciation de musulman, dont la religion interdit qu’il puisse être traité de porc.

    En réalité, cette hystérie de dénonciation des « harceleurs sexuels » n’est rien d’autre qu’un enfumage (mais celles qui tombent dans le panneau seraient tout étonnées si elles s’en rendaient compte), au moment où le gouvernement et le Parlement concoctent une loi contre le « harcèlement de rue ». Sans jamais le dire, les promoteurs de cette loi savent pertinemment que la quasi totalité des coupables ne sont pas des Français de souche (et que c’est l’immigration qui a fait surgir le phénomène, de façon encore plus criante depuis la vague des « réfugiés »). Ce qu’il faut à tout prix cacher, autant que possible. D’où cette campagne de stigmatisation à destination exclusive de ces immondes gros porcs de Français de souche qui sont légion…