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  • 16e dimanche après la Pentecôte

     

    Miserére mihi, Dómine, quóniam ad te clamávi tota die : quia tu, Dómine, suávis ac mitis es, et copiósus in misericórdia ómnibus invocántibus te.
    Inclína, Dómine, aurem tuam mihi, et exáudi me : quóniam inops, et pauper sum ego.
    Glória Patri.

    Ayez pitié de moi, Seigneur, parce que j’ai crié vers vous durant tout le jour, et parce vous, Seigneur, vous êtes bienveillant et doux, et répandez vos miséricordes avec abondance sur tous ceux qui vous invoquent.
    Inclinez votre oreille vers moi, Seigneur, et exaucez-moi car je suis faible et pauvre.

    L’introït de ce dimanche est un chef-d’œuvre d’expression. Le texte est un peu comme un De Profundis, c’est un appel à la miséricorde divine, une supplication, de la part de quelqu’un qui crie vers Dieu tout le jour… A priori ce n’est pas gai. Pourtant il commence comme un autre introït dont le texte est : Laetabitur justus… Que le juste se réjouisse. Et de fait le chant n’a rien de triste. Il a quelque chose de décidé, c’est le chant de quelqu’un qui est sûr de lui, c’est-à-dire sûr de la miséricorde de Dieu qui donne la joie. La mélodie qui semblait vouloir s’achever sur « clamavi » s’élève brusquement sur « tota die » : c’est tout le jour que je crie, et c’est cette prière incessante qui ouvre le cœur de Dieu dans les cieux.

    La deuxième phrase chante avec tendresse combien doux et suave est le Seigneur, puis s’exalte sur la surabondance de sa miséricorde en faisant planer la mélodie tout en haut de la gamme, avant de se détendre peu à peu, lentement et doucement, dans la paix acquise.

    L’Alléluia.

    L’offertoire.

    Sur l’évangile de ce dimanche. Et saint Bède et saint Basile.

  • Samedi des quatre temps

    Dans son Evangile, le Seigneur, notre Rédempteur, s’adresse à nous quelquefois par des paroles, et quelquefois par des actions; et c’est tantôt des choses différentes qu’il nous dit par ses paroles et par ses actions, tantôt la même chose. Vous avez, mes frères, entendu rapporter deux faits dans cet évangile : le figuier stérile et la femme courbée. Or ces deux faits mettaient en jeu la bonté miséricordieuse [de Dieu]. Le premier l’exprimait par une comparaison, le second la rendait sensible par une action. Mais le figuier stérile signifie la même chose que la femme courbée, le figuier épargné la même chose que la femme redressée. [Le maître de la vigne vint trois fois voir le figuier et n’y trouva aucun fruit; la femme redressée, elle, était courbée depuis dix-huit ans. Ces dix-huit ans représentent la même chose que les trois fois où l’on nous dit que le maître de la vigne est venu voir le figuier stérile.

    Après avoir ainsi donné rapidement l’idée générale de ce texte, expliquons-en maintenant chaque point dans l’ordre de la lecture.

    «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne; il vint en chercher les fruits, et n’en trouva pas.»] Que signifie le figuier, sinon la nature humaine? Et que symbolise la femme courbée, sinon cette même nature? Celle-ci fut bien plantée comme le figuier, bien créée comme la femme, mais tombée dans le péché par sa propre volonté, elle n’a su conserver ni le fruit du travail [de son Maître], ni l’état de rectitude [de sa nature], puisqu’en se jetant de son propre mouvement dans le péché, elle a perdu l’état de rectitude, pour n’avoir pas voulu porter le fruit de l’obéissance. Créée à la ressemblance de Dieu, mais ne persistant pas dans sa dignité, elle n’a rien fait pour se conserver telle qu’elle avait été plantée ou créée.

    C’est trois fois que le maître de la vigne vint au figuier, car il a sollicité le genre humain avant la Loi, sous la Loi et sous la grâce : en l’attendant, en l’avertissant et en le visitant.

    [«Il dit alors à celui qui cultivait sa vigne : Voilà trois ans que je viens chercher les fruits de ce figuier, et je n’en trouve pas. »] Dieu est venu avant la Loi, parce qu’il a fait savoir à chacun, par la lumière de sa raison naturelle, qu’il doit traiter autrui comme un autre soi-même. Il est venu sous la Loi, du fait qu’il nous a enseignés par ses commandements. Il est venu après la Loi par sa grâce, puisqu’il nous a montré sa bonté en se rendant lui-même présent. Cependant, il se plaint de n’avoir pas trouvé de fruits en ces trois années, car il y a des hommes dépravés dont l’âme ne peut être corrigée par la loi insufflée en notre nature, ni instruite par les commandements, ni convertie par les miracles de son Incarnation.

    Que figure le vigneron, sinon l’ordre des prélats, qui sont préposés à la conduite de l’Eglise pour prendre soin de cette vigne du Seigneur,

    Ce qui précède, tiré de l’homélie de saint Grégoire le Grand, est la lecture des matines de ce jour, excepté ce qui est entre crochets. Et voici la suite du sermon.

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  • Orban à Varsovie

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    Propos de Viktor Orban, en visite d’Etat en Pologne, après sa rencontre avec Beata Szydło, laquelle venait de se féliciter de la position commune de Varsovie et de Budapest concernant les questions de sécurité et de règlement de la crise des migrants.

    Ce qui se passe vis-à-vis de la Pologne dans l'Union Européenne, c'est un manque de respect. Ce n'est pas seulement une erreur politique, ce n'est pas seulement indigne, mais c'est un manque de respect. Je pense qu'il faut parler avec respect à la Pologne. Nous avons parlé de nos différends avec l’Union Européenne. J’ai écouté les arguments de Mme le Premier ministre à propos de l’Etat de droit. Je connais très bien les détails de cette affaire. Et j’ai constaté que les critiques à propos du respect de l’Etat de droit en Pologne sont sans fondement. La Hongrie s’oppose à ce que de telles accusations soient portées contre n’importe lequel des Etats de l’UE. Il ne s’agit pas ici de solidarité entre nos peuples, de l’histoire polono-hongroise ; non, c’est une affaire de principe. L’Union Européenne ne peut tout simplement pas se permettre de mettre en œuvre contre un pays, sans fondement, une procédure juridique ou bien même menacer de le faire. Et quand on remet en cause l’Etat de droit en Pologne cela a un caractère politique, ce sont des menaces politiques. Cela ressemble à une sorte d’inquisition. La Hongrie ne soutiendra jamais ce genre de procédure. Elle sera solidaire envers tous ceux contre qui seront déclenchées de telles procédures. Nous ne pouvons pas être d’accord avec une double norme. Il n’y a pas de place pour l’inquisition politique au sein de l’Union Européenne.

    Evidemment, il convient de poser la question suivante : Quelle est la cause ? D’où vient cette attaque ? Eh bien, le motif est le débat autour de l’avenir de l’Europe. Parce que la position de la Pologne, et d’ailleurs celle de la Hongrie également, est que nous avons besoin d’une Union Européenne qui ne permettra pas aux institutions européennes, et particulièrement à la Commission, de soustraire subrepticement les uns après les autres, des droits à certains Etats, comme cela se pratique depuis des années. Moins de Bruxelles, plus d’Etats-nations. Voilà comment nous voulons voir l’Europe dans les prochaines décennies. Je pense que cette position est la raison pour laquelle quelqu’un a pris la Pologne dans son collimateur et que des attaques politiques ont été déclenchées.

    A propos de l’avenir de l’Union Européenne, nous avons discuté du thème de la migration. J’ai expliqué à Mme le Premier ministre qu’en Europe une nouvelle situation s’est mise en place. On voit maintenant, très clairement et de façon éclatante, que les pays se classent en deux groupes.

    D’un côté, il  y a  les pays qui sont déjà devenus véritablement des pays d'immigration. Qu’il s’agisse de leur avenir, de leur équilibre démographique, de leur marché du travail, ils misent tout sur les immigrants. Il est d’ailleurs caractéristique que ce soient d’anciens colonisateurs.

    Et nous avons un second groupe de pays qui ne veulent pas devenir des pays d’immigration. Qui veulent résoudre leurs problèmes démographiques par une politique en faveur de la famille et également en stimulant leur économie. Ils ne veulent pas céder la place à l’immigration.

    Nous avons donc des pays immigrationnistes et des pays non-immigrationnistes. Et j’ai l’impression que l’avenir de l’Europe dépend de la façon dont ces deux groupes arriveront à se mettre d’accord au sein de l’Union Européenne. Voilà le point de vue que j’ai présenté à Mme le Premier ministre. La situation ne semble pas radieuse à cause du manque  d'acceptation mutuelle. Nous acceptons la décision des pays immigrationnistes d’être devenus des pays d’immigration. Nous attendons qu’ils acceptent le fait que nous ne souhaitons pas devenir des pays d’immigration. Donc au lieu de se tolérer mutuellement, les pays d’immigration veulent nous obliger à devenir comme eux. C’est à dire que nous devenions aussi des pays immigrationnistes.

    Il est vrai qu’en Hongrie le mandat de Premier ministre est de 4 ans mais la responsabilité des décisions n’est pas limitée à quatre années. Nous sommes responsables de l’avenir de la Hongrie. Pas seulement de ceux qui vivent aujourd’hui, de ceux qui sont adultes aujourd’hui. Nous sommes responsables aussi des enfants et de ceux qui ne sont pas encore nés. Nous ne voulons pas leur laisser en héritage un pays devenu pays d’immigration, et que les statistiques dans les écoles soient les mêmes que celles qui ont été récemment publiées en Autriche.

    Nous ne critiquons pas ces pays d’immigration, nous souhaitons qu’ils respectent la décision du peuple hongrois. Nous ne souhaitons pas devenir comme eux. Nous ne voulons pas devenir des pays d’immigration. Nous ne voulons pas avoir une population mélangée dans notre pays. Nous ne voulons pas créer une population mélangée comme celle des pays qui sont situés à l’ouest du nôtre, où des civilisations différentes vivent les unes à côté des autres et où, à cause de ce mélange des civilisations, l’élément chrétien diminue sans cesse et perd le rôle qu’il a joué dans leur vie.

    Nous voulons donc protéger le mode de vie européen, notre façon de vivre, nos traditions. Voilà pourquoi nous cherchons une autre solution pour corriger nos problèmes démographiques et sur le marché du travail. Nous ne demandons pas plus. Je demande qu’on le respecte.

    Donc, pour résumer, nous avons eu une formidable conversation, je suis très reconnaissant envers Mme le Premier ministre. Je suis vraiment impatient de mettre en œuvre les nouveaux projets polono-hongrois qui sont très dynamiques.

  • Pologne

    La diabolisation permanente du gouvernement polonais et le soutien aux manifestations contre le gouvernement ne marchent pas…

    Selon le dernier sondage, le gouvernement actuel a le soutien global de 43% de la population, ce qui est le score le plus élevé depuis l’arrivée au pouvoir du parti Droit et Justice.

    52% sont contents du Premier ministre Beata Szydło. 53% sont d’accord avec la politique économique du gouvernement.

    30% n’ont pas une bonne opinion du gouvernement (4 points de moins qu’en août), et 24% ne sont ni pour ni contre.

  • La nation des limbes

    En anglais, "limbo" veut dire "limbes", mais aussi, dans un sens dérivé, "incertitude". « In limbo » veut donc dire « dans l’incertitude », et dans une étude du Pew Research Center l’expression s’applique aux « demandeurs d’asile » qui ont afflué par centaines de milliers en Europe et continuent d’arriver.

    Se basant sur les chiffres donnés par les gouvernements, Pew estime que la moitié des « migrants » arrivés en 2015 et 2016, soit 1,1 million de personnes, attendent toujours de savoir si elles obtiendront ou non le droit d’asile. A ceux-là s’ajoutent au moins 250.000 migrants de 2017 jusqu’ici.

    Ce qui fait environ, au bas mot, 1,350 million de « migrants » qui sont « dans l’incertitude » de leur sort, et qui constituent la « nation des limbes », selon la traduction littérale de l’expression anglaise, terriblement imagée. Cette nation des limbes a autant de « citoyens » que Chypre et Malte réunis.

    Une nation de l’ombre et d’une ombre de plus en plus épaisse, car ceux à qui on refuse l’asile (pour des raisons évidentes) restent en Europe. Pew indique que l’on ne sait pas ce que deviennent les demandeurs d’asile déboutés de leur demande… C’est–à-dire que les gouvernements, qui sont censés les renvoyer, ne le font pas et ne s’en préoccupent pas. Pew « estime » que 75.000 demandeurs d’asile, soit 3% du total de 2015 et 2016, sont partis…

  • Tyrannie du genre

    Hema, chaîne néerlandaise de magasins de confection, a décidé de supprimer les « indications de genre » sur les vêtements pour enfants et de fusionner les départements filles et garçons pour n'en former qu'un : « Kids ».

    Hema est la deuxième chaîne de vêtements à prendre cette décision, après le britannique John Lewis.

  • Evêques…

    En Australie, l’évêque de Maitland-Newcastle, Mgr Bill Wright, dans un article que publie la livraison de septembre du magazine diocésain, demande à ses ouailles de se prononcer en faveur du « mariage » entre personnes de même sexe, lors de la consultation qui a commencé le 12 septembre et se terminera le 7 novembre. Non seulement le propos est violemment hétérodoxe, mais il montre que cet évêque ne sait même pas ce qu’est le « bien commun » (il est vrai que François vient encore de dire que la « miséricorde » vient avant la doctrine…) :

    « Ce qui est en jeu en ce qui concerne la loi proposée n’est pas de savoir si elle concorde avec l’enseignement de l’Eglise ou un idéal moral, mais s’il s’agit d’une bonne disposition pratique pour les personnes qui vivent dans cette société à cette époque. C’est un argument de “bien commun” qui peut être avancé, que dans notre société pluraliste il est préférable pour la paix et l’harmonie de la communauté que les couples homosexuels aient une place dans les structures reconnues plutôt qu’ils en soient exclus. »

    Le même évêque avait écrit en 2015 que la redéfinition du mariage « ne serait pas la fin du monde ». Il ajoutait qu’il « serait préférable de sauvegarder le mot mariage parce qu’il définit depuis longtemps le projet de vie partagé d’un homme et d’une femme qui s’engagent dans un partenariat de longue durée (sic), avec l’intention d’avoir des enfants ensemble et de créer un foyer et une famille, mais le temps en est probablement passé. »

    Un autre évêque australien, Mgr Vincent Long Van Nguyen de Parramata, a laissé entendre que les catholiques devaient se prononcer en faveur de cette loi :

    « La consultation par voie postale n’est pas simplement une question de dire oui ou non. » Elle « doit aussi être une opportunité d’écouter ce que l’Esprit dit à travers les signes des temps.

    Magnifique comme du François…

  • Vendredi des quatre temps

    Quǽsumus, omnípotens Deus : ut, de percéptis munéribus grátias exhibéntes, benefícia potióra sumámus. Per Dóminum.

    Nous vous en supplions, Dieu tout-puissant, faites que, vous rendant grâces des dons que nous avons reçus, nous recevions des bienfaits encore plus grands.

    La collecte eucharistique de ce jour est commune à beaucoup d’autres fêtes de saints. Nous y rendons grâces à Dieu pour les dons déjà reçus, mais nous le supplions en même temps de nous en accorder de plus grands encore. Ces derniers mots : beneficia potiora semblent quelque peu obscurs, en raison de leur concision même. Quels sont donc ces dons encore plus grands que la divine Eucharistie, et que nous implorons aujourd’hui ? La réponse n’est pas difficile. La possession de Jésus dans la gloire est certainement une plus grande grâce que la sainte Communion, parce qu’ici-bas l’union avec Jésus est illuminée seulement par la foi, tandis qu’au ciel resplendit sur elle la lumière incréée et divine elle-même. Il faut ajouter que, sur la terre, l’union sacramentelle du communiant avec Jésus-Eucharistie est imparfaite parce qu’elle dépend en grande partie des dispositions de celui qui communie, tandis qu’au ciel l’union est parfaite, puisque Dieu lui-même, par les splendeurs de sa gloire, pénètre complètement l’intelligence des bienheureux, comblant tout leur désir. Il y a plus ; en cette vie, la grâce de la Communion eucharistique peut être perdue par un seul péché mortel, tandis qu’au ciel l’union béatifique exclut la possibilité de toute perte ou d’un simple relâchement de cette union du Créateur avec sa créature. En somme la sainte Eucharistie est un don immense, mais elle est en même temps le gage et comme l’anticipation d’une autre faveur plus précieuse encore, à laquelle nous devons aspirer continuellement, surtout quand nous recevons la sainte Communion. Disons-la avec les mots du Docteur Angélique :

    Jesu, quem velatum nunc adspicio,
    Oro, fiat illud quod tam sitio.
    Ut Te revelata cernens facie,
    Visu sim beatus tuae gloriae.

    O Jésus, que je contemple à travers un voile, je vous prie, réalisez le désir ardent de mon âme; faites qu'un jour, vous voyant sans voile, face à face, je sois bienheureux à la vue de votre gloire. (Dernière strophe de l’Adoro Te).

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Au Parlement européen

    Le Parlement européen a adopté le 12 septembre une résolution « sur la proposition de décision du Conseil portant conclusion, par l’Union européenne, de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ».

    Dans ce texte, le Parlement européen « affirme résolument » que l’absence du droit à l’avortement dans un pays « constitue une forme de violence à l’encontre des femmes et des filles ».

    4. affirme résolument que le refus d’accorder des services liés aux droits et à la santé sexuelle et génésique, y compris la possibilité d’avortements sûrs et légaux, constitue une forme de violence à l’encontre des femmes et des filles;

    La « rapporteure » Christine Revault D’Allonnes Bonnefoy a lourdement souligné que c’était un aspect majeur du texte, dans la ligne d’une récente convention de l’ONU qui considère que la non-légalisation de l’avortement peut s’apparenter dans certains cas à de la torture.

    Dans ce texte, d’autre part, le Parlement européen fait la promotion de l’idéologie du genre comme si cela allait de soi.

    Pas moins de 30 fois il est question de la lutte contre la « violence fondée sur le genre ».

    Comme il s’agit, selon l’intitulé, de la violence à l’égard des femmes, le mot genre est souvent synonyme de sexe (féminin). Mais l’idéologie du genre est clairement affirmée :

    la violence à l’égard des femmes et la violence fondée sur le genre, tant physique que psychologique,

    Et l’on s’en prend plusieurs fois aux « stéréotypes de genre », et la résolution demande même que soit favorisé « le langage neutre du point de vue du genre ».

    Ce texte a été voté par 489 députés contre 114 et 69 abstentions.

    Marek Jurek avait fait inscrire dans le rapport intérimaire son « opinion minoritaire » déniant à ce texte toute légitimité juridique. Voir ci-dessous, avec l’autre avis minoritaire, celui d’Anna Záborská qui se bat depuis des décennies au Parlement européen pour la vie et la famille.

    Au cours du débat du 11 septembre, le seul député à avoir dénoncé le point 4 est, semble-t-il, Marek Jurek (Ana Záborská en restant sur le plan juridique, et demandant de prendre en compte les milliers de courriels qu’elle a reçus de Slovaques rejetant la Convention du Conseil de l’Europe). Il a remarqué que la « rapporteure » insistait sur le droit à l’avortement. « Il en est de même, a-t-il ajouté, de M. Péter Niedermüller [député hongrois] qui était plus précis parce qu'il a déclaré qu'il espérait que cette convention serait un outil pour faire pression sur son propre pays pour ne pas protéger la vie avant la naissance. Dans ce contexte, j'aimerais demander au commissaire Jourovej de faire une déclaration claire de respect des États qui, dans leur législation, protègent la vie avant la naissance. Nous avons ce droit en vertu des traités et une telle déclaration devrait être faite ici aujourd'hui. »

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  • Saint Matthieu

    Le graduel Beatus vir (qu’on trouve aussi aujourd’hui au commun des martyrs non pontifes) n’était sans doute pas attribué à saint Matthieu à l’origine, car dans les anciens manuscrits on le trouve pour la fête de saint Valentin (avec l’introït et le trait qui seront celui du commun des martyrs non pontifes, mais on le trouve pour la fête de saint Jean l’évangéliste dans le codex Bodmer74)…

    Je n’en trouve pas d’interprétation qui corresponde à la partition. Voici toutefois ce graduel, dans une version fort différente mais qui dérive manifestement du chant d’origine (simplifié, un peu comme sur les livres de lutrin du XIXe siècle), dans la messe de saint Henri d’Uppsala, patron de la Finlande, par la Schola Sancti Henrici :

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