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  • La fondation Lejeune se rebiffe

    Libération a monté un coup minable contre le Manuel bioéthique des jeunes, de la Fondation Jérôme Lejeune. Livret bien connu depuis longtemps, mais il fallait trouver quelque chose pour célébrer la « Journée mondiale pour le droit à l’avortement ». On raconte donc que deux élèves de première, d’un lycée catholique, découvrent ce livret sur un présentoir, dans les locaux administratifs. Elles sont « sidérées », et montrent ça à leurs copains, qui sont tous « choqués ».

    Qu’un ouvrage de bioéthique dans un lycée catholique soit contre l’avortement, c’est effectivement impensable…

    Naturellement, le Planning familial, puis Laurence Rossignol, ont sauté sur l’occasion, la première accusant la Fondation Jérôme Lejeune de publier des « contre-vérités scientifiques », la seconde dénonçant un « document de propagande ».

    La Fondation Jérôme Lejeune a décidé de porter plainte pour diffamation.

    Jean-Marie Le Méné rappelle que ce livret a été publié à 500.000 exemplaires et qu’il n’a jamais été contesté.

  • Saint Jérôme et “Noli me tangere”

    Il est de bon ton chez les nains savants (mais géants d’impiété) d’insinuer ou affirmer que saint Jérôme ne connaissait pas bien l’hébreu, malgré les preuves contraires. Il est plus difficile de prétendre qu’il connût mal le grec, lui qui entre deux séjours à Antioche (où il enseigna et fut ordonné prêtre par le patriarche Paulin II) fut pendant deux ans le disciple de saint Grégoire de Nazianze (qu’il appela son « précepteur »)…

    On sait que saint Jérôme révisa les traductions existantes du Nouveau Testament pour donner le texte qui est celui de la Vulgate. Or il garda telle quelle l’expression de Jésus ressuscité à Marie-Madeleine : « Noli me tangere ». Ne me touche pas. Or les nains savants d’aujourd’hui veulent qu'on traduise : « Ne me retiens pas », « Cesse de me retenir », ou quelque chose du même genre.

    Je ne reviens pas sur tout ce que j’ai déjà écrit sur le sujet (on peut le retrouver à partir de cette note). Mais pour croire ce qu’affirment les nains savants, il faut penser que saint Jérôme ait « laissé passer » une bourde, par distraction, par étourderie…

    Ce qui est idiot. Mais voici que je découvre qu’il a parlé de cette réplique de Jésus dans ses lettres. Pour tenter d’expliquer à Marcella comment il se fait qu’il dise « Ne me touche pas » à Marie-Madeleine alors que dans saint Matthieu il laisse les femmes (dont Marie-Madeleine) le toucher.

    Autant dire tout de suite que l’explication est plutôt faible, surtout si on la compare à ce que disent saint Augustin, saint Léon et saint Bernard sur le « Noli me tangere ». Mais la question n’est pas là. Ce qui importe ici est que saint Jérôme écrit bien « Noli me tangere », et constate donc que dans saint Matthieu il y a « tangere » et que dans saint Jean il y a « non tangere ». Toucher, ne pas toucher. Impossible de traduire autrement. Et dans le propos de saint Jérôme il n’y a pas la moindre hésitation. Il aurait pu, pour régler la question, signaler qu’on peut traduire autrement, donc que ce n’est pas exactement la même situation chez Matthieu et chez Jean, mais il ne le fait pas. Or nous sommes en 395. Dix ans auparavant, il avait déjà abordé la question dans une lettre à Paula. Sans évoquer non plus la possibilité d’une autre traduction. Ou plus exactement en donnant une autre traduction, mais de sens identique. Il écrit en effet : « Ne tetigeris ». C’est-à-dire l’ordre exprimé par la négation « ne » et le subjonctif parfait, ce qui correspond classiquement et exactement à « noli » et l’infinitif.

    Il est donc très clair que pour saint Jérôme, qui parlait grec, qui avait étudié les textes grecs profanes à Antioche et les textes grecs sacrés avec saint Grégoire de Nazianze, que « noli me tangere », ne peut que vouloir dire « Ne me touche pas ». Aucune « distraction » possible. C’est constant sous sa plume.

    J’ajoute que Christophe Rico, qui a eu le courage insigne (en notre temps, dans ce milieu de l’exégèse) d’écrire un livre en défense de saint Jérôme intitulé Le traducteur de Bethléem, soutient cette traduction contre la soi-disant Néovulgate, page 149, en donnant quatre autres indices : trois références à l’évangile de saint Luc où la même tournure grecque (aussi dans la bouche du Christ) ne peut pas vouloir dire « cesse de », et un commentaire d’Eusèbe de Césarée (qui n’écrivait qu’en grec comme son nom l’indique), soulignant qu’il s’agit bien de toucher ou de ne pas toucher.

    P.S. Après avoir mis ceci en ligne, et alors que j’allais dire l’office de none, saint Jérôme m’a attrapé par la manche de mon attention pour me faire remarquer que « ne tetigeris » ne se trouve dans aucun manuscrit de l'Evangile, parce que, au moment où il écrivait à Paula, c’est le texte grec qu’il avait en tête, et qu’il a traduit ainsi sur le moment, alors que dix ans plus tard, dans la lettre à Marcella, il a utilisé l’expression latine consacrée par l’usage. Ce qui montre bien que le grec n’a pas d’autre signification que celle que la tradition a toujours donnée.

  • La claque

    Ceux qui voulaient que les familles des victimes des attentats du 11 septembre puissent attaquer en justice l’Arabie saoudite ont gagné. La proposition de loi avait été votée le 9 septembre dernier par les députés et les sénateurs américains, malgré la menace de veto d’Obama. Comme prévu, Obama a donc opposé son veto, en qualifiant cette loi de « faute ».

    Mais les deux chambres se sont rebellées, et ont annulé le veto en revotant massivement, avant-hier, pour le texte : le Sénat par 97 voix contre 1, la chambre des représentants par 348 voix contre 77, soit bien plus des deux tiers.

    La proposition de loi « Justice contre soutiens du terrorisme » ne citait pas l’Arabie saoudite, mais elle vise essentiellement à permettre aux familles des victimes du 11 septembre de pouvoir porter plainte contre cet Etat dont étaient issus la majorité des terroristes.

    Naturellement l’Arabie saoudite accuse le coup et menace les Etats-Unis de rétorsions.

    Affaire à suivre, car elle risque de changer considérablement la donne…

  • La Ligurie anti-mosquées

    Le conseil régional de Ligurie a adopté des textes législatifs visant à mieux encadrer la construction de lieux de culte. Les textes ne le disent pas, mais il s’agit clairement, comme le crie l’opposition, de « lois anti-mosquées ».

    En effet, les bâtiments devront être compatibles avec l’architecture locale traditionnelle. Et, surtout, il y aura obligation d’organiser un référendum local avant tout permis de construire…

  • Journée de l’Agrif

    Ce sera le 20 novembre à Paris (Espace Charenton), avec Bernard Antony, Jeanne Smits, Cécile Montmirail, Pierre Henri, Christophe Bilek, Saïd Oujibou, Cécile Edel, Martial Bild, Guillaume de Thieulloy, Didier Rochard, Me Frédéric Pichon, Me Jérôme Triomphe, etc. (notamment des auteurs qui signeront leurs livres). Le programme est ici.

    La dernière réaction de l’Agrif (sur un clip anticatholique) est ici.

  • Saint Jérôme

    Tel un autre Jean-Baptiste, Jérôme, couvert d’un cilice et nourri de jeûne, ressemble à l’une de ces plantes tropicales qui se dressent au milieu du désert. Son rugissement est entendu jusqu’aux extrêmes confins de la terre, car, tandis que chaque jour des caravanes d’évêques et de fidèles affluaient à Bethléem pour voir Jérôme et conférer avec lui, là où n’atteignait pas sa voix arrivaient ses écrits, dans lesquels ou il expliquait les saintes Écritures, ou il discutait avec les hérétiques. Un témoin oculaire, Sulpice Sévère, écrit à son sujet : « II est continuellement plongé dans les études et sur les livres ; il ne se donne de repos ni jour ni nuit, il est sans cesse occupé ou à lire, ou à écrire. » Saint Jérôme mourut, presque nonagénaire, le 30 septembre 420, et fut enseveli à Bethléem, près de la Crèche du Seigneur.

    Rome, qui le vit une première fois dans ses murs jeune étudiant, puis, aux côtés du pape Damase, tout appliqué à aider le Pontife dans l’expédition des affaires ecclésiastiques du monde entier, doit à saint Jérôme — un jour même candidat à la chaire de saint Pierre — sa version des Livres saints, l’introduction du chant alléluiatique à la messe dominicale, la diffusion de la vie monastique au sein du patriciat, et, enfin, la célébration quotidienne de l’office divin.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • Saint Michel

    Antienne d’offertoire (Apocalypse 8,3-4)

    Stetit Angelus iuxta aram templi, habens thuríbulum áureum in manu sua, et data sunt ei incénsa multa : et ascéndit fumus aromátum in conspéctu Dei, allelúia.

    L’Ange se plaça devant l’autel du temple, ayant un encensoir d’or dans sa main ; et il lui fut donné beaucoup de parfums : et la fumée des parfums monta devant Dieu, alléluia.

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    Par les moniales d’Argentan
    podcast

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  • Diabolique

    Le rapporteur du projet de loi Egalité et citoyenneté au Sénat a dit qu’elle allait donner un avis défavorable à l’amendement sur le délit d’entrave numérique à IVG, parce qu’il n’a rien à faire dans ce texte.

    Cela a suffi pour que Laurence Rosignol se lance dans une nouvelle diatribe contre les défenseurs de la vie, qui ont des relais jusqu’au Sénat...

    Quant à Marisol Touraine, elle annonce une nouvelle action de la dictature : une police de l’avortement va être chargée de faire des opérations de « testing », pour identifier d’éventuelles difficultés dans les délais de recours, le niveau d’information et l’accueil réservé…

  • Vers la fin du Liban

    Selon l’état civil il y a encore 34% de chrétiens au Liban. Mais si l’on s’intéresse aux moins de 25 ans, les chrétiens ne sont que 25%. C’est ce qu’a souligné le vice-président de la Ligue maronite, Hiam Boustany, à l’occasion du colloque tenu lundi par le Mouvement pour la Terre au Couvent Saint-Jacques de Karm Saddeh.

    Les participants de ce colloque se penchaient sur la question de la vente des terrains appartenant à des propriétaires chrétiens. Depuis des années on constate une augmentation de la vente de terrains par des chrétiens à des musulmans, ce qui est en relation directe, en aval comme en amont, avec l’affaiblissement de la présence chrétienne dans de vastes zones rurales du pays ainsi que dans les zones côtières du nord.

    Le colloque a lancé à nouveau l’alarme concernant la nécessité d’éviter tous abus et opérations immobilières illégitimes qui mettent en danger les équilibres démographiques sur lesquels se base également le système institutionnel libanais…

    Mais on ne voit rien venir. Et ce qui me choque depuis longtemps est de voir que nombre de maronites richissimes (qui vont pieusement à la messe) ont les moyens d’acheter toutes les terres du Liban mais préfèrent continuer de s’enrichir par leurs opérations immobilières dans un pays où bientôt la présence chrétienne institutionnelle ne sera plus qu’un souvenir.

  • Cyrille a signé

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    Le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe Cyrille a signé hier une pétition demandant l’interdiction de l’avortement en Russie.

    Cette pétition, lancée par le mouvement « Pour la Vie » et les « Volontaires orthodoxes », avait commencé à récolter des signatures le samedi saint de cette année : jour de plus grande affluence dans les églises, où même de nombreux non-pratiquants viennent faire bénir leurs œufs de Pâques.

    La pétition a désormais recueilli plus de 300.000 signatures. Mais il en faut un million pour qu’elle puisse être examinée par le Parlement. L’appui du patriarche est évidemment très important. D’autant plus important que ce n’était pas gagné, car jusqu’ici, s’il défendait bien sûr la vie de l’enfant à naître, et s’il condamnait l’avortement pratiqué sans grave raison médicale, il ne demandait pas de mesure législative contre l’avortement en tant que tel, tant est resté fort en Russie le droit à l’avortement, et sa pratique, dans ce pays qui s’est longtemps vanté d’être le premier au monde (en 1920) à avoir légalisé le meurtre de l’enfant à naître.

    La signature du document, accompagnée de la bénédiction patriarcale des militants pro-vie, a d’ailleurs aussitôt suscité une polémique. Au point qu’un porte-parole du patriarcat a cru bon de rappeler que le patriarche Cyrille n’était pas pour une loi contre l’avortement mais seulement pour que la sécurité sociale cesse de le rembourser…

    Mais le fait est qu’il signé la pétition. En voici le texte, tel qu’il a été publié hier par… le service de presse du Patriarche de Moscou et de toute la Russie… soulignant que « Sa Sainteté a remercié les manifestants pour leur travail et les a bénis ». (Dans ma traduction qui n'est pas garantie...):

    Nous, citoyens de la Fédération de Russie, sommes partisans de mettre fin à la pratique existante de l’assassinat légal des enfants avant leur naissance, ce qui nécessite des changements dans la législation visant à :

    — la reconnaissance d’un statut de l’enfant conçu, comme un être humain, dont la vie, la santé et le bien-être doivent être protégés par la loi ;

    — l’interdiction de l’arrêt chirurgical et médicamenteux de la grossesse ;

    — l’interdiction des contraceptifs à action abortive ;

    — l’interdiction de la technologie de la reproduction assistée, qui fait partie intégrante de l’humiliation de la dignité humaine et du meurtre des enfants dans les premiers stades du développement embryonnaire ;

    — l’aide du budget fédéral pour l’assistance matérielle aux femmes enceintes et aux familles avec enfants au moins à hauteur du minimum vital.