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  • Les « prêches antisémites et discriminatoires »

    Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, dans une interview au Monde, reprend l’antienne habituelle sur la distinction qu’il faut faire entre les gentils musulmans qui ont une religion « ouverte, tolérante, pleinement insérée dans notre société » et « l'islam radical » qui est « intolérable ».

    Il ajoute : « Lorsqu'un imam se laisse aller à des prêches antisémites, anti-Occidentaux ou discriminatoires, et qu'il est de nationalité étrangère, nous mettons en œuvre une procédure d'expulsion. »

    Mais lorsque le prêche antisémite ou discriminatoire est une sourate du Coran ou un hadith du Prophète, est-ce qu’on interdit le Coran ou les hadiths du Prophète ? Car c’est de cela qu’il s’agit, monsieur le Ministre.

  • Merci Rehman Malik

    Le ministre pakistanais de l’Intérieur Rehman Malik a assisté à une veillée de Noël en l’église de Fatima à Islamabad.

    Il a déclaré que les assassins de Shahbaz Bhatti étaient des islamistes appartenant à l’organisation terroriste Sipah-e-Sahaba, qui ont fui à Dubaï, et que les autorités pakistanaises font tout ce qu’elles peuvent pour les ramener au Pakistan.

    Il dément ainsi officiellement les rumeurs que la presse avait osé colporter, faisant de Shahbaz Bhatti non pas la victime des islamistes mais d’un règlement de compte familial pour une affaire de propriétés.

  • Ubu en Syrie

    La Ligue arabe, excédée par la violente répression en Syrie, a envoyé dans ce pays une délégation d’observateurs. Laquelle est dirigée par le général soudanais Mohamed Ahmed Mustafa al-Dabi. Lequel général était le chef des services secrets soudanais au moment du génocide du Darfour…

  • Laïcité à la française

    Un natif de la commune de Saint-Eutrope-de-Born avait financé l’érection d’un calvaire à l’entrée du village. Le calvaire a été inauguré, en présence du maire, il y a deux ans. Des habitants ont porté plainte pour non-respect de la laïcité. Le tribunal administratif de Bordeaux a ordonné la suppression du calvaire au nom de la loi de 1905.

    La loi de 1905 interdit en effet d’ériger des symboles religieux dans les lieux publics. Mais ce calvaire a été érigé au lieu même où se trouvait déjà un calvaire, tombé en 1967.

    Le tribunal bordelais a choisi l’interprétation antichrétienne de la loi. Susceptible d’appel, me semble-t-il.

  • Le Danemark préside…

    Le Danemark a pris hier la présidence tournante du Conseil européen.

    En pleine crise de la zone euro, l’UE est toujours présidée (après la Pologne) par un pays… qui n’a pas l’euro…

  • Un nouvel ordinariat

    L’ordinariat personnel de la Chaire de saint Pierre a été créé le 1er janvier par décret de la Congrégation pour la doctrine de la foi. A l’intention des anglicans américains (épiscopaliens) qui désirent retrouver l’unité catholique. Le premier ordinaire est le P. Jeffrey Steenson, ancien évêque épiscopalien d’Albuquerque, devenu catholique en 2007, ordonné prêtre en 2009 (étant marié, il ne peut pas devenir évêque catholique). L’ordinariat a son siège en la paroisse Notre Dame de Walsingham de Houston, et se place sous la protection de Notre Dame de Walsingham (qui est le nom du premier ordinariat britannique).

     

  • Le Saint Nom de Jésus

    La fête du Saint Nom de Jésus est, depuis la réforme de saint Pie X, célébrée le dimanche entre la Circoncision (devenue Octave de la Nativité en 1960) et l’Epiphanie ; et quand il n’y a pas un tel dimanche, comme c’est le cas cette année, le 2 janvier.

    Les promoteurs de cette fête, au début du XVIIIe siècle, n’avaient semble-t-il pas vu que le Nom de Jésus était l’objet propre de la messe du 1er janvier… Ce qui fait que la liturgie a l’air de bégayer, surtout les années où les deux fêtes se suivent…

    Donc, voir ma note d’hier, avec ce répons auquel les liturgistes du XVIIIe siècle ne comprenaient sans doute rien. (Voir aussi, a contrario, la postcommunion de la messe de ce jour, exemple extrême, ou extrémiste, d’oraison kilométrique foncièrement antiliturgique.)

  • Octave de la Nativité

    Dès avant Vatican II, le nom de la fête de ce jour avait été changé. C’était « la Circoncision du Seigneur et l’octave de la Nativité ». En 1960, on a supprimé la Circoncision. Pour une raison qui m’échappe (en dehors de la perte du sens du symbolisme). Tout en gardant l’évangile de la Circoncision, qui est aussi celui du Nom de Jésus.

    A ce propos, voici un étonnant répons des matines de ce jour, inspiré par l’Apocalypse, au bréviaire monastique :

    . Hic qui advenit, nemo scit nomen ejus, nisi ipse solus : vocatur Verbum Domini, habens vestum præclaram : Et omnis chorus Angelorum in albis sequuntur eum.
    . Oculi ejus velut flamma ignis : et in capite ejus diademata multa. Et omnis chorus Angelorum in albis sequuntur eum.

    Celui qui est venu, personne ne connaît son nom, si ce n’est lui seul : on l’appelle le Verbe du Seigneur, lui qui a un vêtement éclatant. Et tout le chœur des anges le suit en vêtements blancs. Ses yeux sont comme une flamme de feu, et sur sa tête il y a beaucoup de diadèmes.