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  • Fête Dieu

    Hymne des matines, par les moines de Ligugé (strophes 1-2, 6- 7). Traduction de Bossuet.


    podcast

    Sacris solémniis juncta sint gáudia,
    Et ex præcórdiis sonent præcónia;
    Recédant vétera, nova sint ómnia,
    Corda, voces, et ópera.

    O chrétiens, tressaillez de joie en cette sainte solennité, faites retentir du fond de vos cœurs des cantiques de louanges : dépouillez-vous du vieil homme ; que tout soit nouveau en vous, vos cœurs, vos paroles et vos œuvres.

    Noctis recólitur cœna novíssima,
    Qua Christus créditur agnum et ázyma
    Dedísse frátribus, juxta legítima
    Priscis indúlta pátribus.

    Nous repassons la mémoire de ce dernier souper où le Sauveur donna à ses Apôtres l'Agneau pascal et des pains sans levain, selon les cérémonies de la loi prescrite à l'ancien peuple.

    Post agnum týpicum, explétis épulis,
    Corpus Domínicum datum discípulis,
    Sic totum ómnibus, quod totum síngulis,
    Ejus fatémur mánibus.

    Après qu'ils eurent mangé cet Agneau, figure de Jésus-Christ notre véritable Pâque, nous confessons que le Sauveur donna de ses propres mains son vrai corps à ses disciples, et le donna tout entier à tous, et tout entier à chacun.

    Dedit fragílibus córporis férculum,
    Dedit et trístibus sánguinis póculum,
    Dicens: Accípite quod trado vásculum;
    Omnes ex eo bíbite.

    Il nous a donné son corps pour nous soutenir dans nos faiblesses; il nous a donné le breuvage de son sang, pour nous réjouir dans nos afflictions, disant : « Prenez le calice que je vous présente, buvez-en tous. »

    Sic sacrifícium istud instítuit,
    Cujus offícium commítti vóluit
    Solis presbýteris, quibus sic cóngruit,
    Ut sumant, et dent céteris.

    C'est ainsi qu'il institua ce sacrifice. Les prêtres seuls ont reçu de lui le pouvoir de le consacrer, et c'est eux qui le doivent prendre et le distribuer.

    Panis angélicus fit panis hóminum;
    Dat panis cǽlicus figúris términum;
    O res mirábilis: mandúcat Dóminum
    Pauper, servus et húmilis.

    Ainsi le pain des anges devient le pain des hommes : les figures de la loi ancienne sont accomplies. O merveille ! l'esclave pauvre et misérable mange son Seigneur.

    Te, trina Deítas únaque, póscimus;
    Sic nos tu vísita, sicut te cólimus:
    Per tuas sémitas duc nos quo téndimus,
    Ad lucem quam inhábitas. Amen.

    O sainte Trinité un seul Dieu, nous vous prions de nous visiter en ce jour où nous vous honorons : conduisez-nous où se portent tous nos désirs, à la lumière éternelle où vous habitez. Ainsi soit-il.

    *

    Cette vidéo est un terrible témoignage du naufrage de la chrétienté dans notre pays. Les années 60, ce n’est quand même pas si loin…

  • Ça devient vraiment effrayant

    Le P. Robert Chisholm, curé de la paroisse Saint-Grégoire-le-Grand, à Picton, dans l’Ontario, avait simplement « rappelé » à ses paroissiens que « les catholiques et les autres chrétiens ne doivent pas participer aux manifestations LGBTQ2 du “mois des fiertés”, tenues ce mois, qui promeuvent une culture et encouragent des activités contraires à la foi et à la morale catholique ».

    Apparemment il est le seul curé canadien à avoir osé dire de telles choses. Parce que l’archevêque de Kingston a publié une déclaration officielle concernant uniquement « une annonce du bulletin paroissial de la paroisse Saint-Grégoire-le-Grand de Picton ». L’archevêque souligne que cette annonce a été faite sans l’aval de l’archevêché, que le message « ne reflète pas l’esprit de charité accompagnatrice et de compassion qui doit toujours caractériser notre foi », et que l’archidiocèse « regrette toute blessure que ce propos inapproprié a provoquée ».

    Entre temps des manifestations de haine « LGBTQ2 » se sont déroulées devant l’église. C’est saint Grégoire le Grand qui serait bien étonné, quand même…

  • Et voilà…

    Macron avait l’intention de faire au Parlement européen ce qu’il avait fait au Parlement français, et il avait donc envoyé des émissaires un peu partout pour constituer une grande coalition de partis qui allait former le plus grand groupe. L’opération a complètement raté, comme on le savait avant les élections, puisqu’il n’avait réussi à rallier aucun parti. Les élus de Macron sont donc simplement des membres du groupe libéral qui reste le troisième groupe du Parlement européen. Toutefois, comme la délégation française devenait la plus importante, la présidence du groupe devait revenir à un Français. A Nathalie Loiseau. Mais ce volatile est tellement suicidaire qu’elle a dit ouvertement tout le mal qu’elle pensait des principales personnalités… de son groupe.

    Alors c’est le Roumain Dacian Ciolos, ancien commissaire européen, ancien éphémère Premier ministre de son pays, qui a été élu ce matin président du groupe qui n’est plus, par diktat de Macron, « Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe », mais Rèniou Iourop.

    On se console, paraît-il, en rappelant que Dacian Ciolos, marié à une Bretonne, est francophile et parfaitement francophone.

    Ah bon.

    Screenshot_2019-06-19 Parlement européen le Roumain Dacian Ciolos élu à la tête du groupe où siège LREM.png

  • Mgr Vincent Guo Xijin ne dit pas comme François…

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    On se souvient que Mgr Vincent Guo Xijin, évêque clandestin de Mindong, avait accepté par obéissance au pape – et héroïque humilité - de laisser la place à l’évêque de l’Eglise officielle communiste (soudain relevé de son excommunication) et de devenir son auxiliaire. Les deux évêques avaient ainsi concélébré le jeudi saint, ce qui permet à François de chanter que tout va pour le mieux en Chine.

    Pour être reconnu par le pouvoir communiste, Mgr Guo Xijin devait signer un texte par lequel il s’engageait à obéir à l’évêque en titre, à se soumettre aux lois du pays, et à adhérer aux principes d’« indépendance » de l’Eglise officielle.

    On croyait que c’est ce qu’il avait fait. Mais aujourd’hui que les autorités exigent de tous les prêtres clandestins du diocèse de signer un tel document à la suite leur évêque, en soulignant que celui-ci est devenu membre de l’Eglise officielle, Mgr Guo Xijin fait savoir qu’il n’a pas signé un tel texte. Il a signé un texte par lequel il s’engage à obéir à l’évêque et aux lois du pays, mais pas à reconnaître les principes d’indépendance de l’Eglise officielle, car ils sont « inconciliables avec la foi catholique » (Benoît XVI).

    On comprend pourquoi les autorités ont refusé de publier le texte signé par Mgr Guo Xijin…

    Mgr Guo Xijin va plus loin : il a envoyé aux autorités une lettre, par laquelle il retire sa demande de reconnaissance comme évêque auxiliaire de Mindong, et il explique :

    « Le gouvernement a déjà décidé de persécuter les prêtres qui refusent de signer la demande [d'adhésion à l'Eglise officielle]. Si je ne peux pas les protéger, cela ne vaut pas la peine d'être reconnu comme évêque auxiliaire. Je suis prêt à faire face à la persécution avec d'autres prêtres. »

    Honneur à ce vrai confesseur de la foi.

    François, pourquoi tu tousses ?

  • Négationnisme FM

    Le grand maître du Grand Orient de France à propos de Notre-Dame de Paris :

    « Ce monument historique national est un lieu de culture. Nous n’y voyons pas un lieu de culte. »

  • Toujours pire

    L’instrumentum laboris du synode amazonien est un texte new age panthéiste qui ne cherche même pas à apparaître chrétien.

    Il va devenir difficile faire pire.

    Mais aussi de continuer à se dire fidèle de l’Eglise de Rome. (Voir aussi ce texte sur les séminaires.)

  • Saints Gervais et Protais

    Cette fête a été supplantée en 1738 par celle de sainte Julienne Falconieri, et c’est regrettable, car le culte de ces deux saints martyrs, qui commença dès la découverte miraculeuse de leurs corps le 17 juin 386 par saint Ambroise (en présence notamment de saint Augustin) fut important dans l’antiquité et au moyen âge, et leurs noms figurent toujours dans la litanie des saints.

    C’est d’autant plus regrettable que ces deux saints avaient (ont toujours là où ils sont les patrons) une messe propre. Du reste le Liber usualis a ajouté cette messe en 1961, pour une raison qui m’est inconnue. Les pièces du propre peuvent se retrouver pour telle ou telle autre fête de martyrs, sauf l’introït qui est resté spécifique de cette fête.

    Loquétur Dóminus pacem in plebem suam : et super sanctos suos, et in eos, qui convertúntur ad ipsum.
    Benedixísti, Dómine, terram tuam, avertísti captivitátem Jacob.

    Le Seigneur annoncera la paix pour son peuple et pour ses saints, et pour ceux qui se tournent vers leur cœur.
    Vous avez béni, Seigneur, votre terre : vous avez délivré Jacob de la captivité.

    Ce verset du psaume 84 n’a aucun rapport direct avec le martyre. Il fut choisi soit par saint Ambroise lui-même, pour demander la paix alors qu’il était persécuté par les Ariens et l’impératrice Justine, soit par saint Grégoire le Grand qui « remettait à leurs soins la pacification complète de l’Italie en butte à l’invasion lombarde et aux revendications de la cour de Byzance » (Année liturgique).

    Ainsi se trouve-t-il dans tous les plus anciens livres liturgiques.

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  • En Erythrée

    Le 12 juin, les hôpitaux et centres médicaux catholiques d’Erythrée ont reçu la visite de fonctionnaires de l’Etat qui ont demandé à leurs administrateurs de signer un acte en transférant la propriété à l’Etat. Les administrateurs ayant refusé et demandé aux fonctionnaires de s’adresser à la hiérarchie catholique, les hôpitaux ont été évacués et fermés.

    Dans une lettre au ministre de la Santé, les évêques expriment leur «tristesse» et leur «amertume». «Comment est-il possible que de tels actes aient lieu dans un État de droit ? Est-ce ainsi que l’État interrompt d’un coup, sans même un geste de reconnaissance, une collaboration que l’Église lui a offerte durant des décennies, pour le bien du peuple et de la nation ?»

    En fait la dictature érythréenne a promulgué une « loi », en 1995, selon laquelle toutes les structures sociales doivent être administrées par l’Etat. Mais comme cet Etat n’a évidemment pas les moyens de son idéologie totalitaire, il a trouvé plus pratique de laisser l’Eglise dispenser des soins gratuits. A condition que les évêques se fassent oublier. Or en avril dernier ils ont publié une lettre pastorale dans laquelle ils demandaient « un processus de réconciliation nationale qui garantisse la justice sociale » et, dans le sillage de l’accord de paix signé avec l’Ethiopie, de profondes réformes pour aider la population qui est en grande difficulté après des années d’autarcie…

  • Une nomination

    Screenshot_2019-06-18 La jesuitina María Luisa Berzosa, consultora de la Secretaría General del Sínodo de Obispos.png

    François a nommé quatre femmes consulteurs (consulteuses ? consultatrices ?) du secrétariat général du synode des évêques. Parmi elles la « jésuitine » María Luisa Berzosa González, qui avait déjà participé au synode pour les jeunes.

    Il va de soi que François sait qui elle est. Et ce qu’elle pense. Et que c’est en connaissance de cause qu’il l’a nommée.

    Sœur Berzosa dit dans une interview à Crux qu’il faut pour les femmes « plus de visibilité, plus de places de direction, des postes de responsabilité, une plus grande présence dans la prise de décision » dans l’Eglise. Il « reste beaucoup à faire (…) mais je suis optimiste, je ne perds jamais espoir et je veux croire que si nous continuons à faire de petits pas dans la bonne direction, même s'ils semblent insignifiants, nous allons de l'avant, sans nous arrêter ».

    On croirait entendre François. Seulement François, du moins en public, s’arrête là. Sœur Berzosa va jusqu’au bout du raisonnement. Quand on lui demande si « le sacerdoce devrait également être ouvert aux femmes » elle répond : « Personnellement, telle qu’est actuellement la structure, je ne souhaite pas que ce soit le cas. Les choses doivent changer. Mais je pense que si des étapes sont franchies, des processus sont créés, des responsabilités sont assumées, [l’ordination des femmes] peut être au bout de ce processus, sans bruit, comme une progression naturelle. »

    Et cette religieuse qui a donc, par un deuxième petit pas, un poste de responsabilité à Rome, dit tout tranquillement qu’au bout du processus il y a l’ordination des femmes…

  • Saint Ephrem

    Extrait de l’encyclique Principi Apostolorum Petro de Benoît XV, 5 octobre 1920, conférant à saint Ephrem le titre de docteur de l’Eglise et fixant sa fête au 18 juin.

    Nous n'avons point à exposer ici en détail la nature et le nombre considérable des œuvres d'un si grand esprit. « II paraît, si l'on en fait le relevé total, qu'il a écrit 300 myriades de vers. » (Sozom., op. cit., 1. Ill, c. xv.) Ses écrits embrassent presque tout l'ensemble de la doctrine de l'Église : il nous est resté de lui des commentaires sur les Saintes Écritures et les mystères de la foi, des homélies sur les devoirs du chrétien et sur la vie intérieure, des traités sur la sainte liturgie, des hymnes pour les fêtes du Sauveur, de la Sainte Vierge Marie et des Saints, pour les solennités des jours de prière et de pénitence et pour les cérémonies funèbres. Tout cet ensemble reflète le rayonnement lumineux d'une âme dont on peut dire à juste titre qu'elle est le flambeau « ardent et luisant » dont parle l'Évangile (Joan, v, 35), puisque, en même temps qu'elle fait rayonner la vérité, elle nous la fait aimer et pratiquer. En outre, saint Jérôme atteste que de son temps on lisait en public, dans les assemblées liturgiques, les écrits de saint Éphrem au même titre que les ouvrages des très saints Pères et Docteurs orthodoxes; il affirme encore que le texte grec établi sur l'original syriaque des œuvres d'Éphrem lui a permis de reconnaître, « même sous le voile de la traduction, un esprit aussi sublime que pénétrant». (S. Hier., De script, eccl. c. cxv.)

    Mais s'il faut louer le saint diacre d'Édesse d'avoir tenu à donner pour base à la prédication de la parole divine et à la formation de ses disciples les Saints Livres compris suivant l'esprit de l'Église, il n'acquit pas une moindre gloire dans la musique et la poésie sacrées; il excellait à ce point dans l'une et l'autre qu'on put l'appeler « la cithare de l'Esprit-Saint ». Cet exemple nous montre, Vénérables Frères, les arts auxquels il faut faire appel pour développer chez les fidèles la connaissance des choses saintes. Éphrem vivait parmi des populations au tempérament chaud, particulièrement sensibles aux charmes de la musique et de la poésie, et, dès le IIe siècle de notre ère, les hérétiques avaient très habilement flatté ce goût pour répandre leurs erreurs. Aussi, comme le jeune David tuant le géant Goliath de son propre glaive, Éphrem oppose l'art à l'art, il couvre la doctrine catholique du vêtement de la poésie et de la musique, et il enseigne ensuite avec soin ces mélodies aux vierges et aux enfants pour les rendre peu à peu familières au peuple tout entier. Il arrive par ce moyen non seulement à parfaire la formation des fidèles dans la doctrine chrétienne et à réchauffer et nourrir leur piété par l'esprit de la sainte liturgie, mais encore à barrer avec grand succès la route aux infiltrations de l'hérésie.

    Combien ce charme des arts les plus nobles, utilisé par saint Éphrem, releva la dignité des cérémonies sacrées, Théodoret nous l'apprend (Théodoret., 1. IV, c. xxvii). Nous en trouvons une confirmation dans la diffusion, jusque chez les Grecs et les Latins eux-mêmes, de la métrique mise en honneur par notre Saint. De fait, à quel autre auteur attribuer l'antiphonie liturgique avec ses cantiques et ses pompes importée par Chrysostome à Constantinople (Sozom., op. cit., 1. III, c. VIII), par Ambroise à Milan (S. Aug., Confess., 1. IX, c. VII), pour de là passer à l'Italie tout entière? Ce « mode oriental » qui, dans la capitale lombarde, émouvait si vivement Augustin encore catéchumène, et qui, retouché par Grégoire le Grand, constitue l'art parfait que nous connaissons, n'est-ce pas, de l'avis des critiques compétents, à saint Éphrem qu'on le doit pour une part, puisqu'il provient de l'antiphonie syriaque, dont il fut le propagateur?

    Rien de surprenant, dès lors, que les Pères de l'Église, tiennent saint Ephrem en si haute estime. Saint Grégoire de Nysse écrit de ses ouvrages : « Parcourant toute l'Écriture, ancien et nouveau Testament, dont il scrute, mieux que personne avant lui, le sens profond, il l'a tout entière interprétée mot pour mot avec le plus grand soin; de la création du monde au dernier livre de la grâce, il a, avec les lumières de l'Esprit-Saint, éclairci de ses commentaires les passages obscurs et difficiles. » (S. Grég. Nyss., op. cit.) Saint Chrysostome dit de son côté : « Le grand Éphrem, éveilleur des âmes endormies, consolateur des affligés, formateur, directeur et réconfort de la jeunesse, miroir des moines, modèle des pénitents, hache et javelot redoutables aux hérétiques, écrin de vertus, temple et reposoir de l'Esprit-Saint. » (S. Joan. Chrys. Orat. de consumm. sœc.) On ne saurait louer plus magnifiquement un homme; Éphrem pourtant avait une si basse opinion de lui-même qu'il se déclarait le dernier de tous et le plus misérable des pécheurs. Dieu, qui « exalte, les humbles », couronne donc aujourd'hui le bienheureux Ephrem de la gloire la plus pure et le propose à notre siècle comme docteur de la sagesse divine et modèle des plus rares vertus. Et, s'il est un moment plus opportun d'exalter ce modèle, c'est bien aujourd'hui, au sortir de la plus cruelle des guerres, à l'heure où un nouvel ordre de choses semble naître pour les nations, en particulier pour les peuples d'Orient. Immense à coup sûr, Vénérables Frères, et pleine de difficultés, est la tâche, qui s'impose à Nous, à vous-mêmes et à toutes les bonnes volontés, de restaurer dans le Christ les derniers vestiges de la civilisation humaine et sociale, de ramener l'humanité dévoyée à Dieu et à la Sainte Église de Dieu; à l'Église catholique, voulons-Nous dire, qui, devant l'écroulement des institutions du passé et le chaos universel produit par les bouleversements politiques, est seule à ne point vaciller et, confiante, regarde en face l'avenir; c'est que seule elle est née immortelle, car elle a pour garant l'oracle de Celui qui a déclaré à saint Pierre : «Sur cette pierre je bâtirai mon Église et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. » (Matth. xvi, 18.)