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  • Interruption des programmes

    Je reviens le 3 septembre si Dieu veut.


    Addendum

    Bon, je m'étais trompé d'une semaine... Les plus malins auraient quand même pu comprendre que je n'allais pas faire cette annonce pour un week-end...

    Je reviens donc le 10, comme prévu... (!).

    Cela dit, je reviens avec une triple fracture de la cheville, suite à une mauvaise chute en Irlande, après être monté au sommet d'une colline d'où l'on a sûrement l'une des plus belles vues du monde: en bas, les lacs de Cloonee, à gauche la péninsule de Beara, en face la mer, et de l'autre côté toute la côte sud du Kerry, avec les montagnes d'est en ouest, jusqu'au bout... Et après, quatre jours d'hôpital... A l'hôpital de Tralee, dont je ne peux que féliciter tout le personnel pour sa compétence et sa gentillesse, et l'extrême qualité des soins (quoique un peu surpris d'y trouver des médecins pakistanais...).

    J'ai pu constater que les Irlandais avaient encore des progrès à faire dans le domaine de la laïcité. Pour aider à monter et descendre les escaliers avec des béquilles, ils font apprendre une comptine:

    "When going up the good leg goes up to heaven and when going down the bad leg goes to hell." (Quand on monte, la bonne jambe monte au paradis, et quand on descend, la mauvaise jambe descend en enfer.)

    Bref, n'étant guère libre de mes mouvements et étant soumis à diverses obligations médicales, ma présence peut être éventuellement un peu chaotique ces prochains jours. Et s'arrête ici pour ce qui est de ce 10 septembre.

    Merci à ceux qui se sont inquiétés, et aux autres aussi...

  • Pourquoi il n’y a pas de délégation UMP à la Convention républicaine

    La réponse d’Axel Poniatowski, député UMP du Val d'Oise (dans Paris Match, via Le Salon Beige) :

    « Les valeurs de la droite américaine et de la droite française se sont considérablement éloignées depuis 15 ans. On a plus de relations avec les démocrates et les think tanks d’obédience démocrate. On l'occulte toujours, mais l’UMP se situe parfaitement en concordance avec le Parti démocrate. Et encore, on serait plutôt un peu plus à gauche. »

  • C’est curieux…

    Le patron d’une chaîne de télévision tunisienne, sous le coup d’un mandat d’arrêt depuis plusieurs jours, a été emprisonné dans l’attente de son procès.

    J’ai beau tendre l’oreille, je n’entends rien. Normalement, les médias du monde entier devraient être déchaînés contre la justice tunisienne aux ordres de la dictature, et réclamer à cor et à cri la libération de Sami Fehri, emprisonné pour délit d’opinion.

    D’autant que l’emprisonnement de Sami Fehri vient après des semaines de pressions du pouvoir pour qu’il arrête de diffuser son émission de Guignols (sur le modèle de ceux de Canal Plus).

    Or, en dehors de quelques médias tunisiens, il n’y a aucune réaction dans le monde. Le silence est assourdissant. Sami Fehri est pourtant des leurs, complètement des leurs : il ne croit en rien et se moque de tout et de tout le monde. Mais les siens ne le reconnaissent pas…

    Le prétexte est sans doute que Sami Fehri n’est pas emprisonné pour délit d’opinion, mais pour « corruption ». Et on fait semblant de le croire. Or il s’agit d’une vieille affaire de droits de production qui traîne depuis longtemps et dans laquelle Sami Fehri n’est que « complice », en tant qu’actionnaire d’une société. Mais c’est lui seul qu’on arrête, en pleine affaire des Guignols, et c’est lui seul qui va être jugé.

    Pourquoi ce silence ?

    Je ne vois qu’une réponse : il ne faut pas dire du mal de la glorieuse révolution tunisienne. La révolution de jasmin, la révolution des jeunes, de Facebook et de Twitter réunis, est intouchable, même si elle a débouché sur une dictature islamiste que l’on ne veut pas voir. D'autant qu'on n'est pas islamophobe, dans ce monde-là... Et tant pis pour Sami Fehri et ses semblables…

  • La nouvelle cathédrale de Karaganda

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    Au Kazakhstan il y a moins de 2% de catholiques. Mais il y a aussi Mgr Athanasius Schneider, connu dans le monde entier pour son soutien à Summorum Pontificum et son combat pour la liturgie en général.

    Une nouvelle cathédrale a été construite à Karaganda, et elle sera consacrée le 9 septembre par le cardinal Sodano.

    Il fallait « avoir une cathédrale dans un lieu plus digne et plus visible », « située dans un endroit plus central, construite dans un style traditionnel incontestablement catholique », ce qui constitue « un signe et un moyen d’évangélisation silencieux mais puissant ».

    « L’architecture de la cathédrale et les objets qui sont à l’intérieur ont été travaillés avec le plus grand soin afin de donner forme à une œuvre d’art vraiment belle et qui a en même temps un caractère sacré et un sens du surnaturel. Tout ceci est adapté tant pour éveiller chez les fidèles et les visiteurs un sens religieux et un sens de la foi que pour exprimer un acte d’adoration de la Sainte Trinité. Tout est donc fait pour faciliter le respect du premier commandement et la finalité ultime de toute la création : l’adoration et la glorification de Dieu.

    « La signification historique et spirituelle a aussi une autre dimension : la nouvelle cathédrale est un lieu sacré à la mémoire des innombrables victimes du régime communiste, puisqu’il y avait, autour de Karaganda, un des plus grands et des plus terribles camps de concentration – les goulags – dans lequel ont souffert des personnes appartenant à plus de 100 ethnies différentes. La cathédrale sera donc aussi un sanctuaire pour la prière d’expiation pour les crimes du régime athée et communiste. »

    Lire le reste de l’entretien avec Mgr Schneider sur Zenit, aujourd’hui, et demain.

  • Saint Raymond Nonnat

    Saint Raymond reçut le surnom de Nonnat, c’est-à-dire « qui n’est pas né », parce que, sa mère étant morte avant sa naissance, on le tira de son corps par l’opération césarienne. Il entra dans l’ordre de Notre-Dame de la Merci, spécialement institué pour le rachat des captifs chrétiens. Il fut envoyé en Afrique où, ses ressources épuisées, il se donna lui-même en otage. Ayant converti par sa prédication un certain nombre de Musulmans, il fut jeté par les barbares dans un étroit cachot. Les lèvres percées et cadenassées, il endura longtemps ce supplice avec beaucoup de patience. Le pape Grégoire IX, informé de ces faits, le nomma cardinal, alors qu’il portait encore ses vêtements d’esclave. La mort le frappa subitement à l’âge de 36 ans. Le prêtre qui devait lui administrer les derniers sacrements tardant à venir, il reçut le saint viatique de la main des anges qui lui apparurent sous le costume de religieux de son ordre. Saint Raymond Nonnat appartient à la liste glorieuse des héros qui sacrifient leur vie pour le salut de leurs frères.

    Dom Pius Parsch

  • Parachever le génocide des trisomiques

    Depuis le 20 août 2012, le nouveau test "Praena Test", permettant de dépister la trisomie 21 par une simple prise de sang et développé par le laboratoire allemand LifeCodexx, est commercialisé en Allemagne, en Suisse, en Autriche et au Liechtenstein.

    Jean-Marie Le Méné rappelle que 96% des enfants trisomiques sont déjà tués avant la naissance. Il ajoute :

    « Le nouveau test permet d’obtenir le diagnostic de trisomie avant la fin du délai légal pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse.  Inéluctablement cette nouvelle technique va faire disparaitre la distinction IVG / IM(médicale)G et conduira à noyer indistinctement les avortements eugéniques pratiqués pour cause de trisomie dans la masse de ceux demandés par la femme. Le résultat est terrifiant : le génocide des enfants trisomiques in utero ne sera plus décompté et n’existera plus. A l’assassinat d’un groupe humain déterminé par son génome s’ajoutera l’assassinat de leur mémoire. »

  • En Syrie

    Une bombe placée dans un taxi a fait 27 morts et de nombreux blessés dans un cortège funéraire. Il s’agissait de l’enterrement de deux jeunes qui avaient été tués la veille par une bombe. Les faits se sont déroulés mardi à Jaramana, grande ville dans la banlieue de Damas, majoritairement peuplée de chrétiens et de druzes, et de réfugiés irakiens (chrétiens).

    Hier, à Zamalka (autre banlieue de Damas), une famille de chrétiens arméniens a été retrouvée massacrée, tous les membres de la famille ayant été horriblement décapités.

    Un journaliste anglais a été pris en otage par des jihadistes. Il a eu la surprise de découvrir que parmi ses ravisseurs il y avait un Britannique, de Londres (d’origine pakistanaise mais né en Angleterre), un médecin du service public de santé britannique, et qui utilise des médicaments et fournitures provenant du service public de santé britannique. Il a affirmé au journaliste qu’il avait pris une année sabbatique pour faire le jihad en Syrie et qu’il reprendrait ensuite son travail à Londres. Le MI6 ne cache pas qu’il y a des dizaines de Britanniques qui font le jihad en Syrie.

    La politologue Bassma Kodmani vient de démissionner de ses fonctions de membre et porte-parole du comité exécutif du Conseil national syrien : « Le CNS s’est écarté du chemin que nous avions imaginé pour lui quand il a été créé. Il n’a pas récolté la crédibilité nécessaire, ni maintenu le niveau de confiance qu’il recherchait auprès du peuple syrien lors de sa formation. » En clair : le CNS est devenu un groupe islamiste.


  • Le 13 octobre pour les chrétiens persécutés

    Communiqué

    L'accélération de la dégradation du sort des chrétiens dans maints pays d'Afrique et d'Asie entraîne l'urgence d'une campagne d’alerte et d’appel à la mise en œuvre de nouvelles solidarités.

    En effet, comme seuls les naïfs pouvaient ne pas le pressentir, le soi-disant printemps arabe ne s'est traduit dans les faits que par une nouvelle poussée du fondamentalisme islamique et d’une application toujours plus littérale de la charia et de ses lois d'un autre âge.

    Le principe de la liberté religieuse pour les non musulmans, pas plus d'ailleurs revendiqué par les foules islamiques en Tunisie qu’en Égypte et en Lybie, n'a été proclamé dans aucun pays. Partout, la dhimmitude s'est faite encore plus dure et sans cesse plus fréquents, des actes abominables de terreur.

    Et rien de bon ne peut surgir pour les minorités chrétiennes  du conflit qui se développe entre les deux fractions principales de l'Islam, la sunnite et la chiite, en Irak, en Syrie et au Liban.

    Nous réclamons de l'État français et des autres États de l'Union européenne qu'ils agissent sur les régimes islamiques pour la reconnaissance du droit naturel à la liberté religieuse. 
Cette exigence vaut aussi pour la Chine et la Corée.

    Nous appelons les Français et les chrétiens à soutenir les initiatives d’aides à nos frères chrétiens persécutés d’Afrique et d’Asie.

     

    Appel de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne :

    « C’est avec courage et persévérance que les chrétiens d’occident doivent défendre leurs frères persécutés, spécialement dans les pays du Proche Orient ; il est en effet urgent de passer des mots aux actes.

    Aussi j’invite chaque participant à la veillée du 13 octobre à continuer son action par la prière et sa prière par l’action.

    Deus lo vult. Dieu le veut ! »

     

    Rendez-vous le samedi 13 octobre 2012 à 19h00 place Saint-Augustin à Paris

  • Les Franciscains de l’Immaculée au Bénin

    Les Franciscains de l’Immaculée se réfèrent à saint Maximilien Kolbe. On sait aussi qu’ils célèbrent la liturgie selon les « deux formes du rite romain » ; c’est-à-dire de plus en plus selon l’usus antiquior.

    Ils ont une mission au Bénin depuis 1991. Ils ont créé une station de radio qui diffuse sur tout le territoire, et un sanctuaire marial. Le 25 août a été inauguré un orphelinat qu’ils viennent de construire, et qui porte le nom de saint Maximilien Kolbe.

    Cette œuvre veut être une réponse concrète à l’invitation « Lève-toi et marche » de l’exhortation apostolique Africae Munus que Benoît XVI a signée et remise aux évêques du continent africain et de Madagascar, à l’occasion de son voyage apostolique au Bénin en novembre 2011

    Les Franciscaines de l’Immaculée se dévouent elles aussi dans le sud du Bénin avec la construction en cours d’une « Maison de la Charité » au profit des petites filles de milieux très défavorisés.

    (Zenit, Fides)

  • Sainte Rose de Lima

    Durant dix ans, Rose ne cessa de prédire avec les plus minutieux détails la fondation d'un monastère de Dominicaines à Lima. Cette ville n'était pas encore très étendue : elle possédait déjà bon nombre de couvents et il n'était guère probable que le gouvernement en autorisât un nouveau. L'eût-il permis, où trouver les ressources nécessitées par une entreprise de cette nature ? N'importe, Rose ne varia jamais dans son affirmation. « Quand vous y verriez plus de difficultés encore, mon Père, disait-elle à son confesseur, quand vous supposeriez l'opposition de l'Espagne et de l'Amérique entière, soyez certain que la fondation se fera dans le lieu que je vous désigne : le monastère sera florissant, peuplé de saintes âmes : vous le verrez de vos yeux. »

    Un jour qu'elle revenait sur ce sujet, elle se mit à dire que si l'autorisation, que l'on sollicitait alors, arrivait de son vivant, elle se chargerait seule, s'il le fallait, des frais de construction. Sa mère, en l'entendant, n'y tient plus. « Tu es folle, lui dit-elle ; où prendrais-tu cet argent ? Tu ferais mieux de te taire que de nous conter pareilles inepties. » Rose, pourtant si docile, ne se tut point. « Patience, bonne mère, répliqua-t-elle, patience : le temps viendra où vous reconnaîtrez la vérité de mes paroles, car vous serez la première à prendre le voile dans cette maison ; vous y ferez profession et persévérerez dans l'état religieux jusqu'à la mort. » C'était par trop fort vraiment, et la colère de Marie de Flores ne connut plus de bornes. « Moi, religieuse! moi, qui ne sais ni chanter, ni psalmodier; moi, qui ne puis tenir en place, aller me renfermer dans une clôture ! Va chanter à d'autres tes absurdités : les Grecs auront des calendes avant que je prenne le voile dominicain. »

    Le commencement de l'année 1629 ne vit pas les calendes grecques, mais il vit Marie de Flores, veuve et sexagénaire, prendre le voile au nouveau monastère de Sainte-Catherine. L'année suivante, elle y faisait profession, et elle y mourut longtemps après en bonne et fervente Dominicaine.

    Abrégé de la vie de sainte Rose

  • Au Laos

    Le gouvernement du Laos est toujours communiste, et les autorités continuent, plus que jamais, de faire la chasse aux chrétiens. L’un d’eux, Bountheung, a été arrêté il y a une semaine, sous l’accusation d’avoir « converti 300 Laotiens à la foi chrétienne ». En fait ce sont les gens de son village qui se sont peu à peu convertis à son contact, en voyant comment il pratiquait sa foi depuis plus de dix ans. Le mandat d’arrêt prévoit l’expulsion de Bountheung du village et intime aux 300 chrétiens de renier leur foi chrétienne en échange du droit de continuer à vivre dans le village.

    Dans un autre village, un autre chrétien a été interpellé : la police lui a demandé comment il se fait que depuis le début de l’année une trentaine d’habitants de son village se sont convertis au christianisme. Les autorités lui ont ordonné, et aux autres croyants, d’abjurer leur foi, sous peine d’être expulsés du village.

    (Fides)

  • Le YouCoun même pas Coun

    L’agence Zenit a découvert hier le « YouCoun », d’après un texte publié sur le site de la conférence épiscopale le 2 août. Franchement, c’était pas la peine…

    Après le YouCat, le YouCoun. Abréviation de « Youth Council », censé vouloir dire « le Concile pour les jeunes » (sic), c’est une initiative française. Sic.

    L’idée est d’un certain Samuel Grzybowski. Il s’agit d’expliquer aux jeunes (en français, semble-t-il) le concile Vatican II, à l’occasion du 50e anniversaire du début du dit concile.

    Le projet a été lancé le 11 octobre 2011, par la signature d’un « texte commun par une trentaine de membres de différents mouvements (JOC, MEJ, Scouts et Guides de France, etc.) », dans la plus grande discrétion.

    image.jpgLe 10 avril de cette année fut « révélé », au monde ébahi des jeunes Français (qui n’ont cependant rien laissé paraître de leur enthousiasme), le fabuleux « logo » de « YouCoun ». Et en même temps fut lancée la page Facebook. C’est aussi, curieusement, le jour du dernier message que l’on peut lire sur la page Twitter de « YouCoun ». Quant à la page Facebook, elle fait du surplace… Il y a eu quelques messages suite au texte du site de la conférence épiscopale, et c’est immédiatement retombé : depuis le 2 août, il y en a eu… deux.

    Et il n’y a même pas de site internet, pas même une page vitrine…

    On aura une petite idée de la compétence de Samuel Grzybowski en lisant cette unique phrase qu’on cite de lui, à propos du Concile :

    « C'est une évidence. Après les Ecritures, il est un texte central. Tout ce qu'on vit aujourd'hui comme Eglise vient de ce texte. Je pense à la liturgie, par exemple : la messe en français, le prêtre face à l'assemblée, etc. »

    Pas de chance. Le Concile ne suggère pas le moins du monde que le prêtre puisse célébrer face à l’assemblée, et il rappelle que la langue de la liturgie latine est le latin…

    Samuel Grzybowski est aussi le « président » de « Coexister » : « Le Mouvement Interreligieux des Jeunes. Juifs, Chrétiens, Musulmans, Athées ou Agnostiques pour le vivre-ensemble, la laïcité et la fraternité. » Sic. Il a sans doute trouvé ça aussi dans le Concile... Sur le compte Twitter de Coexister il n’y a aucun message depuis le 28 juin. Sur le site de Coexister, le blog a été ouvert le 2 février, et le dernier texte est du 3 février… Depuis février il y a eu deux nouvelles notes sur le site, le 17 mai et le 19 juillet…

    Autrement dit, on peut être soutenu par l'appareil ecclésiastique et n'avoir aucune existence réelle par rapport à des blogs qui ne bénéficient d'aucun soutien (c'est le moins qu'on puisse dire) mais ont une activité infiniment plus grande...

    Coexister_mainstory1.jpg

    Samuel Grzybowski (à droite) est évidemment un ami de l’ineffable professeur de dhimmitude de la conférence épiscopale, Christophe Roucou (en rouge).

    Si Samuel Grzybowski ne s’arrêtait pas en chemin (Youcoun...), il aurait redécouvert le (vrai) Youcouncoun, qui était là, au milieu du volant :

    Youkounkoun3-15127.jpg

    Et qui est autrement plus drôle :

    19654276.jpg

     

  • Décollation de saint Jean Baptiste

    Bénédiction finale de la messe, dans le sacramentaire grégorien :

    Deus, qui nos beati Johannis Baptistæ concedit solemna frequentare, tribuat vobis et eadem devotis mentibus celebrare, et suæ benedictionis dona percipere.

    . Amen.

    Que le Dieu qui nous donne de célébrer la solennité du bienheureux Jean-Baptiste, vous accorde et d’y montrer la dévotion de vos âmes, et d’y recevoir les faveurs de sa bénédiction. ℟. Amen.

    Et qui pro legis ejus præconio carceralibus est retrusus in tenebris, intercessione sua a tenebrosorum operum vos liberet incentivis.

    . Amen.

    Que celui qui pour avoir proclamé sa loi fut enfermé dans les ténèbres des cachots, vous délivre par sa prière de la séduction des œuvres de ténèbres. ℟. Amen.

    Et qui pro veritate, quæ Deus est, caput non est cunctatus amittere, suo interventu ad caput nostrum, quod Christus est, vos faciat pervenire.

    Quod ipse praestare dignetur.

    . Amen.

    Et que n’ayant pas balancé, pour la vérité qui est Dieu, à livrer sa tète, il vous fasse arriver par son intercession au Christ qui est notre tête. Qu’il daigne nous l’accorder Celui qui règne à jamais. ℟. Amen.

  • Juppé fait dans la dhimmitude extrémiste

    Alain Juppé sur France Inter :

    « Ma vision de l'identité de la France est tout à fait claire : ce sont les principes républicains » : le « principe de laïcité » qui « n'est pas la guerre aux religions, mais le respect de toutes les religions ». « Pour moi, un des points de clivage fondamentaux, c'est l'attitude vis-à-vis de l'islam. L'islamophobie qui globalise les problèmes de cette religion est contraire à ce principe de laïcité et ce principe républicain. C'est donc pour moi un point extrêmement sensible. »

    Autrement dit, l’identité française, cela consiste notamment, et surtout, à dire du bien de l’islam…

    (En effet, le principe de laïcité, ce n'est pas la guerre "aux religions". C'est la guerre à la religion catholique. Comme l'islam.)

  • Trois islamistes… et un copte

    Le président égyptien Mohamed Morsi a nommé hier 4 « assistants présidentiels » et 17 « conseillers présidentiels ».

    Parmi les « assistants » il y a un écrivain copte… et le chef du parti salafiste Nour… Il y a aussi une femme (voilée), professeur de sciences politiques (pour qui les Frères musulmans sont « l'une des expressions d'un islam modéré »)et un responsable du Parti de la liberté et de la justice (la vitrine politique des Frères musulmans).

  • Surprise en Corée du Sud

    La Cour constitutionnelle de Corée du Sud a rendu un arrêt affirmant que « le droit à la vie est le plus fondamental des droits de l’homme » et que le droit d’une femme à disposer de son corps « ne pouvait être invoqué comme étant supérieur au droit à la vie d’un fœtus ».

    Une décision surprenante, dans un pays où l’avortement est une industrie, et où la même Cour, en 2007, avait acquitté une sage-femme de l’accusation d’homicide involontaire, arguant qu’un enfant à naître ne pouvait être tenu pour un être humain tant que les premiers signes du travail de l’accouchement n’avaient pas été constatés.

  • Les « Transversales Santé », c’est la culture de mort

    Les Transversales Santé sont paraît-il devenues « des événements incontournables du panorama Santé / Biotech francilien ».

    Le Programme 2012 commence le 18 septembre par une journée intitulée « Cellules souches comme outil de criblage ».

    Il s’agit essentiellement d’une opération publicitaire du trotskiste Marc Peschanski, avec visite guidée de son laboratoire I-Stem où l’on charcute les embryons et où l’on voudrait bien faire du clonage.

    On remarque que cette saison des Transversales Santé est « résolument tournée » vers notamment « les nouvelles opportunités Business ouvertes par les convergences technologiques »…

    C’est en « partenariat » avec le département de Seine-Saint-Denis, et parmi les « sponsors » il y a naturellement le Téléthon (qui subventionne Marc Peschanski).

     

  • La veillée pour les chrétiens persécutés : le 13 octobre

    La troisième grande veillée de prière et de solidarité pour les chrétiens persécutés, organisée par le COLSOC (Collectif laïque de Solidarité Chrétienne) se déroulera non pas le 12 mais le samedi 13 octobre à 19 heures.

    Elle sera placée sous le patronage de Magdi Cristiano Allam.

    Mgr Marc Aillet vient d’envoyer son message de soutien :

    "C'est avec courage et persévérance que les chrétiens d'Occident doivent défendre leurs frères persécutés, spécialement dans les pays du Proche Orient ; il est en effet urgent de passer des mots aux actes.

    Aussi, j'invite chaque participant à la veillée du 13 octobre à continuer son action par la prière et sa prière par l'action. Deus lo vult. Dieu le veut !

    + Marc Aillet"

     

  • L’autel extraordinaire devient ordinaire

    L’autel qui avait été mis en place pour la célébration de la messe face au peuple, dans l’église de l'Assomption de Detroit, a été supprimé. Il s’agit d’une église où l’on célèbre la messe selon les deux formes du rite romain. Désormais toutes les messes se feront face à Dieu au maître autel (qui avait été conservé). Par la volonté du curé, avec l’accord unanime du conseil paroissial.

    Cela me fait penser à cette autre église de Detroit que j’évoquais le 24 août, où l’on célèbre aussi selon les deux formes du rite romain depuis 2004. Et aujourd’hui, la grand-messe du dimanche est selon la « forme extraordinaire ». J’avais laissé passer l’occasion de souligner que c’est un exemple de plus de la forme extraordinaire qui devient la forme ordinaire. Et c’est aussi le cas dans l’église de l’Assomption…

     

  • La pétition n’a que 1.400 signatures

    La pétition pour que le pape célèbre une fois en public la messe selon le missel de 1962 n’a encore recueilli que 1.400 signatures. Son promoteur souhaite qu’il y en ait plus de 5.000 afin de pouvoir contacter des cardinaux.

    C’est ici.

  • Saint Augustin

    La chronique du martyrologe est remarquablement longue aujourd’hui. « A Hippone, dans la Province romaine d’Afrique, mort de saint Augustin, évêque et illustre docteur de l’Église. Il fut converti à la foi chrétienne et baptisé par saint Ambroise. Dès lors il se fit le défenseur de la vérité contre les Manichéens et autres hérétiques, et se révéla redoutable champion de la foi. Après une vie laborieuse entièrement consacrée au bien de l’Église, il alla recevoir au ciel l’éternelle récompense. Par crainte des Vandales, on transporta ses restes d’Hippone en Sardaigne ; Luitprand, roi des Lombards, les fit plus tard transférer à Pavie où ils furent solennellement inhumés ». C’est en cette ville que repose encore son corps, dans l’église appelée Ciel d’oro. — Augustin, né à Tagaste, en Afrique, l’an 353, baptisé dans la nuit de Pâques de 387, et mort en 430, fut un des évêques, confesseurs et docteurs les plus célèbres de tous les temps. Ses écrits marquent l’apogée de la littérature patristique, en même temps qu’ils demeurent pour la postérité un intense foyer de lumière : Sa conversion due aux larmes de sa mère et aux saintes instances d’un Ambroise nous frappe d’admiration. Les « Confessions » qui relatent la vie d’Augustin jusqu’à l’an 400 et racontent ses égarements et ses luttes dans un récit entrecoupé de considérations profondes et surnaturelles, sont un ouvrage impérissable. Un autre ouvrage « La Cité de Dieu » est également un monument immortel de son génie, une philosophie de l’histoire. Citons encore ses célèbres homélies, particulièrement celles sur les psaumes et sur l’Évangile de saint Jean. Comme évêque, saint Augustin se distingua surtout par ses luttes intrépides et toujours victorieuses contre les hérétiques. Son plus beau triomphe fut la défaite des Pélagiens qui niaient la nécessité de la grâce divine pour le salut ; ce qui lui mérita le titre de « Docteur de la grâce ». L’art chrétien lui donne comme emblème un cœur brûlant, symbole de l’ardente charité qui remplit tous ses écrits. Il est le fondateur de la vie commune canonique ; aussi les Chanoines et les Ermites Augustins le revendiquent-ils comme patron.

    Dom Pius Parsch

    Trois phrases de saint Augustin glanées ces jours-ci en relisant ses commentaires des psaumes:

    "Celui-là plaît à Dieu, qui se plaît en Dieu."

    "Il est impossible que tu deviennes meilleur en possédant ce qui vaut bien moins que toi."

    "Veux-tu que ta prière vole jusqu’à Dieu ? Donne-lui deux ailes : le jeûne et l’aumône."

     

  • Angela Merkel, le traité et le "Spiegel"

    Beaucoup de bruit autour d’un article du Spiegel « révélant » qu’Angela Merkel voudrait un nouveau traité européen et que son conseiller Nikolaus Meyer-Landrut a déjà mené des discussions en ce sens à Bruxelles, mais qu’une majorité de pays a rejeté la proposition lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères.

    Le projet viserait à donner à la Cour de Justice européenne « le droit de surveiller les budgets des États membres et de punir ceux qui créent du déficit ».

    Mais c’est ce que prévoit déjà, en fait, le traité budgétaire en cours de ratification. Car la Cour de Justice ne peut pas surveiller les budgets en tant que tels. Son rôle est de veiller à l’application des traités. Le nouveau traité demande aux Etats membres de dénoncer à la Cour de Justice les Etats que la Commission européenne désigne comme violant les obligations du traité en matière de déficits. C’est la Commission qui peut éventuellement surveiller les budgets, et qui s’est effectivement octroyé le droit de le faire désormais.

    Dans ce cadre, le projet qu’évoque le Spiegel ne tient pas debout, de la façon dont il est présenté.

  • Couleuvres vertes

    Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a affirmé hier que le nucléaire était « une filière d’avenir ». Face aux réactions, il en a remis une couche aujourd’hui, disant que ses propos n’étaient pas une « provocation », comme le disait Noël Mamère, mais des « paroles de bon sens », et que d’ailleurs « Areva est une des plus belles entreprises nucléaires au monde ».

    Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, a donné raison à Arnaud Montebourg : « C'est une filière d'avenir, incontestablement. »

    En dehors de Noël Mamère, tous les chefs écolos, y compris la ministre Cécile Duflot, font profil bas…

  • L’archevêché grec catholique d’Alep mis à sac

    Le siège de l’archevêque métropolitain grec catholique d’Alep a été mis à sac au cours des combats (et l'archevêque, Mgr Jean Jeanbart, s'est réfugié au Liban). Le siège de l’archevêché maronite voisin a également été visité, et des icônes ont été endommagées au musée chrétien byzantin Maarrat Nahman.

    Depuis plusieurs semaines, divers sites faisant la propagande pour les rebelles syriens osent montrer la photographie ci-dessous comme une preuve de l’implication des chrétiens dans la « révolution » sunnite islamiste.

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  • Deux églises pillées au Kenya, et au moins un mort

    Le prédicateur islamiste Aboud Rogo Mohammed, accusé par l'ONU et les Etats-Unis d'avoir levé des fonds pour les insurgés islamistes somaliens shebab, et soupçonné de liens avec Fazul Abdullah Mohammed, organisateur des attentats contre les ambassades américaines de Nairobi et Dares-Salaam en 1998, a été tué par balles ce matin dans sa ville de Mombasa au Kenya. Des émeutes ont aussitôt éclaté, au cours desquelles une personne a été tuée à l’arme blanche, et deux églises pillées.

  • Tournante pakistanaise

    Une adolescente chrétienne, Muqadas Kainat, a été violée par cinq hommes puis barbarement tuée dans les environs de la petite ville de Sahiwal, au Pendjab.

    (Fides)

  • Quatre croix sciées

    Quatre grandes croix de bois ont été sciées à la tronçonneuse dans diverses régions de Russie. Le groupe ukrainien Femen, qui en avait scié une pour protester contre le jugement des Pussy Riot, a salué ces opérations et incité les Russes à continuer.

    On note qu’en revanche Pyotr Verzilov, mari de l’une des deux jeunes femmes condamnées et comme elle cofondateur du groupe provocateur Voina (la guerre), a condamné ces actions et souligné que son groupe n’a rien à voir avec ceux qui font de telles choses.

    (AsiaNews)

  • Seine-et-Marne: le nouveau curé à pied avec son âne…

    « Avec son col romain, son béret et son âne, Dom Antoine Drouineau, 34 ans, n’est pas passé inaperçu ces derniers jours sur les routes de Loir-et-Cher, du Loiret, de l’Essonne et de Seine-et-Marne. »

    « - Les gens m’ont souvent demandé d’où je venais, où j’allais. Et l’âne les a attendris. Quand ils voyaient que j’étais prêtre grâce à mon col romain, ils étaient d’autant plus intrigués par ma démarche. Certains m’ont confié leurs prières. »

    Lire l’article du Parisien.

  • Saint Joseph Calasanz

    Voici un fidèle pèlerin des tombes des martyrs romains, un visiteur quotidien des sept églises de Rome, Ce grand Saint, dont Dieu voulut éprouver la patience comme celle d’un autre Job, a le droit de cité romaine, car il passa au bord du Tibre plus d’un demi-siècle. Après qu’il eut fondé l’Ordre des Écoles Pies, après qu’il eut renoncé à l’honneur de la pourpre cardinalice, pour que rien ne manquât à ses mérites, âgé de près de quatre-vingts ans, il fut traîné comme un malfaiteur par les sbires dans les rues de Rome et conduit au tribunal de la Sainte Inquisition. Déposé de l’office de général de son Ordre, méprisé par ses disciples eux-mêmes, comme s’il fût amoindri par son grand âge, saint Joseph Calasanz supporta tout avec une égale grandeur d’âme.

    Quand il mourut, le 25 août 1648, âgé de quatre-vingt-douze ans, l’Ordre des Écoles Pies était presque anéanti ; mais l’homme ne peut détruire les œuvres de Dieu, et le Saint, au moment de laisser la terre, prédit son refleurissement. L’événement confirma la prophétie.

    Bienheureux cardinal Schuster

  • 13e dimanche après la Pentecôte

    On trouve dans l’Évangile d’aujourd’hui une belle allusion à l’Eucharistie : « Louant Dieu à haute voix, il tomba la face contre terre et le remercia » (eucharistôn autô) : Eucharistie veut dire action de grâces. La messe du dimanche est un office d’action de grâces : les heureux privilégiés de la grâce remercient Dieu de les avoir guéris de la lèpre du péché. Puissions-nous voir, en effet, dans cette image, la signification de l’office du dimanche ! Le dimanche est le jour où nous devons louer Dieu à haute voix, le remercier de la grâce du baptême. C’est en même temps pour notre âme un jour de maturité dans lequel elle reçoit : « l’accroissement dans la foi, l’espérance et la charité » (Or.), « l’accroissement de la rédemption éternelle » (Postc.).

    Cela nous fait comprendre l’Évangile. Dans cet étranger, le seul reconnaissant parmi les dix lépreux, nous nous reconnaissons, nous qui venons aujourd’hui assister à la messe. Aujourd’hui le Seigneur « entre dans le castel » de l’Église ; nous « allons au-devant de lui » et il nous guérit de la lèpre du péché ; il veut nous donner de nouvelles grâces au Saint-Sacrifice et dans la sainte communion.

    Tel est l’aspect joyeux et lumineux de l’Évangile. Il a aussi un aspect triste et sombre. Le Seigneur se plaint de l’ingratitude des neuf autres lépreux guéris. Il désigne ici les chrétiens tièdes. Ces chrétiens ont reçu le baptême, mais ils ne pratiquent plus leur christianisme, ils n’assistent pas à la messe du dimanche (dans les grandes villes, il n’est pas exagéré de parler des neuf dixièmes)*. Cette plainte du Seigneur forme la transition qui nous amène aux chants mélancoliques du psaume 73. Toute la messe s’éclaire. La prière mélancolique pour nos frères égarés constitue le ton fondamental (c’est à l’Introït, à l’Évangile et à la Communion que la douleur est le plus sensible). C’est l’aspect sombre qui fait contraste avec la lumineuse action de grâces de la messe et la joie du baptême qui s’y exprime.

    (…)

    Nous nous demandons maintenant quelle est la pensée de l’Église dans ce psaume. Le temple profané, c’est elle-même, la sainte Église de Dieu, le corps mystique du Christ, poursuivie par les ennemis, profanée par le péché. Elle songe aujourd’hui à tous ses enfants qui ne remplissent plus jamais leur devoir de reconnaissance, le dimanche. Unissons-nous aujourd’hui aux sentiments de ce psaume et offrons nos intercessions pour tous nos frères indifférents et tièdes. Trois fois nous avons l’occasion de nous associer à ces prières du psaume : à l’entrée dans la maison de Dieu, à l’Évangile et à la Communion. C’est à ces trois moments de la messe que notre compassion est particulièrement excitée. Ah ! disons-nous : ces malheureux ne trouvent plus le chemin de la maison de Dieu ; ils n’entendent plus le joyeux message du Christ ; ils ne goûtent plus la douceur du pain du ciel « qui contient toute suavité » (Comm.). Quant à nous, nous avons voulu, par notre reconnaissance, effacer les rides que le chagrin a creusées sur le front de notre Mère l’Église.

    Dom Pius Parsch

    * Publié en 1933…