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  • Le Pen et la politique commune d’immigration

    Intervention de Jean-Marie Le Pen, ce jour, au Parlement européen


    En régularisant un million et demi de clandestins en 2005, l'Espagne et l'Italie ont provoqué un formidable appel d'air en provenance d'Afrique, continent le plus proche de l'Europe occidentale et proche banlieue de Paris.

    L'Espagne, accusée à juste titre, de faire preuve d'irresponsabilité en régularisant en masse les immigrés clandestins répond : "la plupart des Africains qui arrivent aux Canaries – 25 000 depuis le début de l'année - sont des francophones qui aspirent à aller vers d'autres pays". On comprend, dans ces conditions, que la désastreuse Convention de Schengen, appliquée depuis 1995, doit être abrogée car elle permet à tout clandestin arrivant en Espagne ou en Italie et régularisé de gagner la France et de bénéficier de tous les avantages sociaux. M. Sarkozy, absent de 8 des 10 derniers conseils des ministres européens de l'Intérieur est mal placé pour critiquer l'Espagne alors que la France est favorable à la suppression de l'unanimité pour la coopération judiciaire et policière, c'est-à-dire à l'abandon d'un de ses pouvoirs régaliens.

    Surveiller nos propres frontières est une exigence vitale à l'heure où l'immigration est planétarisée. On ne peut confier à d'autres le soin de contrôler des milliers de kilomètres de côtes ou de frontières terrestres dont on voit à quel point elles sont perméables. Ce n'est pas FRONTEX, ce "machin" européen censé surveiller les frontières de l'Europe qui pourra suppléer aux défaillances des Etats. Faute de traiter le problème de l'immigration à la source et de définir une grande politique de développement, nous continuerons à accueillir des millions d'immigrés qui, peu à peu, vont déstabiliser la vieille Europe et finalement la submerger.

    Les institutions européennes ne font qu'accentuer ce mouvement de décadence en favorisant une politique d'immigration que M. Sarkozy appelle hypocritement immigration choisie.

    Que les peuples européens reprennent leurs affaires en mains, comme vient de le faire la Suisse, et se protègent de l'invasion migratoire qui n'en est qu'à ses débuts.

  • Idoménée et le blasphème

    Un tollé a accueilli à Berlin la déprogrammation d’Idoménée de Mozart. La classe politique est unanime, et c’est à qui aura les mots les plus forts pour exprimer son indignation.

    Idoménée (qui n’aura jamais bénéficié de tant de publicité) a été déprogrammé par le Deutsche Oper en raison des risques que les représentations faisaient courir au public et aux collaborateurs de l’établissement (la direction avait été alertée par la police de Berlin). La mise en scène montre le personnage d’Idoménée sortant d’un sac les têtes coupées de Poséidon, Jésus, Bouddha et Mahomet.

    Les uns et les autres n’ont qu’à la bouche la « liberté d’expression » mise à mal et la lâcheté de la direction de l’opéra face aux éventuelles menaces islamistes. Angela Merkel elle-même a jugé intolérable « l’autocensure par peur » et a ajouté : « Nous devons faire attention à ne pas reculer toujours face à la peur créée par des islamistes radicaux prêts à commettre des violences ».

    Chère Madame, avant de faire des effets oratoires sur le dos du Deutsche Oper, il serait bon que vous vous examiniez sur votre complaisance face à la montée de l’islam dans votre pays, sur votre aveuglement à propos d’un bon islam qu’il faudrait soigneusement distinguer du méchant islamisme.

    Le ministre de l’Intérieur Wolfgang Schäuble s’est exclamé : « C’est verser dans la folie que de commencer à interdire des opéras de Mozart, nous ne pouvons pas l’accepter ! »

    Il ne vient pas à l’esprit de M. Schäuble de se demander ce que Mozart aurait pensé de l’ignoble mise en scène de Hans Neuenfels. D’après tout ce qu’on sait de Mozart, il est évident qu’il aurait lui-même demandé l’interdiction, en apprenant qu'un aussi répugnant blasphème allait défigurer son œuvre.

    La fermeté face à l’islam conquérant ne passe pas par le blasphème antichrétien, ni par la dénaturation des chefs-d’œuvre de notre patrimoine.

  • Mgr Cattenoz et l’école catholique

    Dans une interview à Famille chrétienne (à paraître samedi), Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, annonce qu’il prépare une charte de l’enseignement catholique qui « replace le Christ au centre » de l’enseignement catholique dans son diocèse. Car aujourd’hui « beaucoup d’établissements catholiques n’ont plus de catholiques que le nom », et « pour un certain nombre d’établissements, être chrétien se limite à faire de l’humanitaire ». Trop peu de projets éducatifs sont centrés sur « la découverte de la personne de Jésus-Christ ». La priorité, ajoute-t-il, est de « remettre des heures de transmission de la foi dans toutes les classes chaque semaine, et pas entre midi et deux heures ». Car la découverte du Christ « doit faire partie du cursus normal de l’école ». Il faut que l’enseignement catholique « garde vraiment un caractère propre », insiste-t-il, car « à force de faire un catholicisme mou on n’aura bientôt plus de catholicisme du tout ».

    Voilà de vraies paroles d’archevêque. Je les cite d’après une dépêche d’agence. Il sera bon d’aller voir l’intégralité de l’interview.

  • Israël viole la résolution 1701

    Une réunion entre négociateurs libanais et israéliens et l’ONU s’est achevée sans accord sur les prochaines étapes du retrait de l’armée israélienne qui occupe encore au Liban une dizaine de positions. Aucune autre réunion n’est prévue cette semaine.

    Les Israéliens avaient assuré qu’ils se retireraient définitivement à partir du moment où 5 000 soldats de l’ONU seraient déployés. Or c’est le cas depuis la semaine dernière.

    Israël viole donc ouvertement la résolution 1701.

    En outre le ministre israélien de la Défense a affirmé que l’aviation continuerait de survoler le Liban. Certes, les avions israéliens survolaient le territoire libanais avant la guerre, passant à basse altitude au-dessus de Beyrouth plusieurs fois par semaine afin de bien montrer qui est le maître. (J’en ai été témoin il y a deux ans, et ça fait vraiment peur quand on n’est pas averti.)

    Il n’empêche que c’est une autre violation de la résolution 1701.

  • Un rapport peut en cacher un autre

    Dimanche dernier, le New York Times révélait la teneur d’un rapport confidentiel des services de renseignements sur le terrorisme, en citant des anonymes qui l’avaient lu. En résumé, « la guerre en Irak a aggravé le problème général du terrorisme ». Le Washington Post confirmait aussitôt les informations de son concurrent, et citait un autre anonyme disant : « Il s’agit d’une analyse très franche, qui énonce des évidences ».

    Assurément, c’est une évidence que la « guerre contre la terreur » n’a fait qu’aggraver le terrorisme. Mais cette fuite a fait l’effet d’une… bombe aux Etats-Unis. Car le constat n’émane pas d’une officine marginale : il s’agit d’une synthèse de l’ensemble des 16 agences de renseignement du gouvernement. Lesquelles contredisent donc unanimement et radicalement la propagande de George Bush.

    L’affaire a fait tant de bruit qu’après avoir fait dire par un porte-parole que la Maison Blanche ne fait pas de commentaires sur les documents confidentiels, George Bush lui-même a décidé de publier une partie du rapport. Non sans tonner contre ces fuites « politiques ». Comme si elles pouvaient être météorologiques ou maffieuses…

    Les extraits publiés n’apprennent rien que tout observateur lucide ne sache déjà. La phrase centrale est celle-ci : « Le conflit irakien est devenu une “cause célèbre“ (en français dans le texte) pour les jihadistes, nourrissant un profond ressentiment envers l’engagement américain dans le monde musulman et suscitant des sympathisants pour le mouvement jihadiste au niveau mondial. » Et encore : « Le jihad en Irak façonne une nouvelle génération de dirigeants et d’agents terroristes. » Il y est dit aussi que selon de nombreuses sources les activistes islamistes « augmentent à la fois en nombre et en terme de dispersion géographique » et que, évidemment, « si cette tendance se poursuit les menaces contre les intérêts américains aux Etats-Unis et à l’étranger vont être plus nombreuses, conduisant à une augmentation des attaques dans le monde ». Et il n’y a pas qu’“Al Qaïda“ : « D’autres organisations extrémistes sunnites comme la Jemaah Islamyiah [en Asie du sud-est] ou Ansar Al Sunna et d’autres groupes nord-africains vont vraisemblablement s’étendre et devenir plus efficaces pour réaliser des attaques plus massives, en dehors de leurs régions traditionnelles d’opérations. »

    Mais la divulgation de ce rapport serait en quelque sorte un moindre mal pour le gouvernement de George Bush. En effet, selon une parlementaire démocrate, Jane Harman, les services de renseignements avaient préparé une synthèse spécifique sur l’Irak, qui a été laissée à l’état de brouillon afin d’éviter les retombées politiques à l’approche des élections du 7 novembre.

    Or Jane Harman est le numéro 2 de la commission du renseignement à la Chambre des représentants. Elle précise : « Je suis allée trois fois en Irak, j’ai examiné les rapports du renseignement, j’ai parlé à des anciens combattants et des responsables militaires. Pour le dire simplement, tous ceux à qui je parle me disent que notre stratégie est en train d’échouer. »

  • Duo haec audivi

    Semel locutus est Deus, duo haec audivi, quia potestas Dei est, et tibi, Domine, misericordia, quia tu reddes unicuique juxta opera sua.

    Dieu a parlé une fois, j’ai entendu cela deux fois, parce que c’est la puissance de Dieu, et à toi, Seigneur, est la miséricorde, car tu rends à chacun selon ses œuvres.

    C’est le dernier verset du psaume 61 (62), qui appartient à l’office des matines du mercredi dans le bréviaire monastique.

    Il paraît fort énigmatique. Les pères de l’Eglise ont montré qu’il s’agissait d’une des prophéties christiques qui parsèment les psaumes : le Verbe de Dieu est un, mais le Christ est en deux natures ; le commandement divin de l’amour est un, mais il se décline en amour de Dieu (qui revient en miséricorde) et amour du prochain (au principe des bonnes œuvres).