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Macron - Page 4

  • Sylvie Goulard au travail

    L’ultra-européiste Sylvie Goulard, ministre (de la destruction de ce qui reste) des Armées, a applaudi le projet publié par la Commission européenne, mercredi, visant à avancer dans le domaine de « l’Europe de la défense ». Un projet en deux volets : création d’un fonds européen permettant d’accroître la coopération des États membres dans les domaines de la recherche et du développement de nouveaux prototypes. Et à plus long terme de rationaliser les acquisitions en permettant au fonds de réaliser des achats groupés, par exemple pour les hélicoptères ou les drones ; et trois scénarios de renforcement de l’Europe de la défense, à débattre.

    Ce genre de projet est mis régulièrement sur la table et repart régulièrement à la poubelle. Mais selon le commissaire Moscovici, naturellement enthousiaste, « cette fois, j’en suis convaincu, c’est la bonne ». A cause du Brexit, de Trump, des attentats...

    Pour Sylvie Goulard, l’idée d’une défense européenne s’était « ensablée » depuis des années, et l’initiative de la Commission lève un « tabou »… Pour l’instant il ne s’agit que de faire de la recherche ensemble, mais à terme le « volet capacitaire », le second volet, sera concerné.

    Et, comme on s’en doutait, non seulement le gouvernement Macron ne veut plus de défense nationale, mais il prévoit de détruire l’armement : « Si nous voulons faire l’Europe de la défense, dit Sylvie Goulard, il va y avoir des restructurations à opérer, faire des choix (…) qui pourraient (…) aboutir à privilégier des consortiums dans lesquels les Français ne sont pas toujours leaders »… « ce qui oblige à casser certaines facilités industrielles »…

  • Vache sacrée

    Depuis que le « parti du peuple indien » (BJP) est arrivé au pouvoir en Inde, sous la conduite de son chef Narendra Modi, la prohibition de la viande de vache s’est peu à peu instaurée, par diverses restrictions, voire interdictions, selon les Etats, ainsi que des intimidations violentes (qui ont déjà fait 12 morts depuis 2015). Et, le 26 mai, un décret fédéral a carrément interdit sur tout le territoire le commerce des vaches, buffles et chameaux destinés à l’abattage (soit 90% de la viande de bœuf).

    21 des 29 Etats, qui avaient déjà interdit l’abattage de vaches, ont durci leur législation. Dans le Gujarat, région natale de Narendra Modi, qui en fut le dirigeant de 2001 à 2014, la peine peut aller jusqu’à la prison à vie. Car « la vache n’est pas un animal, a déclaré le ministre de la Justice de l’Etat : c’est le symbole de la vie universelle ».

    La mesure frappe les musulmans (14%) de la population, les chrétiens (2,3%) ainsi que les aborigènes et les dalits. Mais aussi de nombreux hindous non végétariens.

    Le gouverneur du Kerala, qui est l’Etat où il y a le plus de chrétiens (près de 20% de la population) et aussi de nombreux musulmans (plus de 25%), a aussitôt déclaré qu’il s’opposerait au décret par tous les moyens. P. Sathasivam est pourtant un hindou, qui a été président de la Cour suprême en 2013-2014.

    Hier, le Parlement du Kerala s’est réuni en session extraordinaire et a voté à l’unanimité moins une voix une résolution rejetant le décret fédéral. Le chef du gouvernement de l’Etat, Pinarayi Vijayan, membre du « politburo du parti communiste » (sic), a déclaré que l’interdiction de la viande de vache dans toute l’Inde est une décision « insensée » qui n’est qu’une « violation flagrante des droits des individus à manger ce qu’ils souhaitent et ce qu’ils veulent », et qui « affectera gravement la société rurale de notre Etat et de notre pays ».

    Narenda Modi vient d’être reçu en grande pompe par le président universel Macron. On n’a pas entendu dire qu’entre deux embrassades il ait fait part d’une quelconque condamnation par la France du décret de défense de la vache sacrée.

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  • Saint Emmanuel Ier

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    Comme les autres chaînes, France 2 retransmettra en direct le sacre de saint Emmanuel Ier qui aura lieu dimanche matin, à l’heure de la messe (une première). Du coup la messe sur France 2 sera retransmise à 7h30.

    Cette fausse une de La Vie, diffusée par le directeur de la rédaction Jean-Pierre Denis, n’est rien par rapport au délire de son article sur Macron au Louvre : « une catéchèse par l’image » (sic).

  • Dimanche…

    Si on m’avait dit qu’un jour je voterais Fillon, j’aurais rigolé.

    Mais là on ne rigole plus. Même si l’élection présidentielle est incroyablement surévaluée. En fait elle n’a pas grande importance, et l’élection législative non plus, puisque en gros les trois quarts des lois votées en France sont des transcriptions de textes de l’Union européenne. Ce qu’on appelle élection présidentielle est l’élection du gouverneur français de l’UE. On lui laisse les questions « sociétales », mais il ne reste plus grand-chose à inventer de ce côté-là.

    L’enjeu est toutefois de tenter d’éviter le pire déshonneur pour la France. Car l'élu, qu'on le veuille ou non, représentera la France. La pire honte serait d’avoir comme représentant de la France la serpillière de l’euromondialisme Emmanuel Macron, paillasson de la finance, de l’immigration, de l’invasion islamique et de la culture de mort : la totale. Dans un monde où il y a Trump et Poutine…

    Puisqu’il y aura manifestement au second tour Marine Le Pen et un autre candidat, et que cet autre candidat, quel qu'il soit, sera vraisemblablement élu, il faut tout faire pour que cet autre candidat ne soit pas Macron (ou, pire encore, Mélenchon). Donc voter et faire voter Fillon. Sans rire (d’autant que ce n’est vraiment pas drôle)…

  • Macron

    Lu dans L’Homme Nouveau, éditorial de Philippe Maxence, répondant à la question Pourquoi parler d’Emmanuel Macron ? :

    Tout simplement parce qu’il est le point culminant de notre décomposition et qu’il révèle exactement où nous en sommes.

  • Macron : le n’importe quoi permanent

    Emmanuel Macron dit vraiment n’importe quoi en permanence. Pour donner un exemple de dépassement du clivage droite-gauche il dit :

    Lorsque des progressistes ont voulu mener le combat, pour la liberté de conscience et pour la laïcité, pour voter cette belle loi de 1905 séparant l'Eglise et l'Etat, il a fallu des femmes et des hommes de gauche et de droite.

    Comme tout laïcard totalitaire, il qualifie de « belle », évidemment, la loi de persécution (et de vol) contre l’Eglise.

    Bien sûr le politiquement correct exige de dire « des femmes et des hommes ». Mais il n’y avait pas de femmes à la Chambre des députés en 1905. (Elles n'avaient pas le droit de vote...)

    Il n’a donc pas « fallu » des femmes. Et il n’a pas davantage « fallu » des hommes de droite.

    Il n’y a guère eu quelques très rares députés de « droite » à voter cette loi, et en tout état de cause la gauche n’avait pas besoin d’eux. La gauche avait 338 députés et la « droite » 251. La loi a été adoptée par 341 voix contre 233.

  • Outre-mer ne sont que des îles

    Depuis La Réunion, Emmanuel Macron a lancé un appel au calme en Guyane, parce que « bloquer le fonctionnement de l’île ne peut être une réponse à la situation ».

    La Guyane est donc devenue une île. Alors c’est peut-être lui, finalement, et non son nègre, qui avait écrit dans son livre que Villeurbanne est dans la banlieue de Lille.

    Et en décembre il avait parlé d’une femme qui s’était « expatriée » à la Guadeloupe pour Noël…

    Mais puisqu’il n’y a pas de culture française…

  • Ironie de l’histoire

    Le jour même où François Fillon annonçait qu’il était convoqué le 15 mars pour une probable mise en examen, le Conseil constitutionnel faisait savoir que pour lui le seul candidat réunissant les conditions était… François Fillon.

    Le Conseil constitutionnel a publié en effet hier sa première liste de parrainages remis par les candidats. Le seul qui dépasse les 500 est Fillon (738). En deuxième position on trouve Emmanuel Macron (229), puis Nathalie Arthaud (201), et Benoît Hamon (184). Les autres sont très loin derrière (Mélenchon 87, Le Pen 25).

    La performance de la candidate de Lutte ouvrière n’a rien d’étonnant. Le groupuscule trotskiste a toujours été l’un des premiers à fournir ses 500 parrainages.

    Ce qui peut surprendre est le nombre de parrainages déjà récoltés par Emmanuel Macron, dans la mesure où les élus socialistes sont prévenus que s’ils parrainent ce candidat ils seront (du moins en théorie) exclus du parti et ne pourront donc plus avoir l’investiture.

    La seule possibilité pour Macron était de viser les maires sans étiquette des petites communes. De fait, la quasi totalité de ses parrainages vient de ces maires (en dehors de quelques sénateurs et de quelques conseillers départementaux). Or cela nécessite un travail important et de longue haleine. Autrement dit il y a longtemps que Macron, qui n'a pas derrière lui l'appareil d'un parti, a constitué des équipes pour aller chercher ses promesses de parrainages. Sa surprise à lui est sans doute que ça marche mieux qu’il ne l’avait prévu – même s’il est évident que c’est infiniment plus facile pour le candidat du système que pour un représentant de l’« extrême droite ».

    Les parrainages peuvent être apportés à partir de la publication du décret convoquant les électeur : le 24 février dernier. Les formulaires n’étant disponibles qu’à partir de cette date, cela veut dire que Macron a réussi à (re)contacter plus de 200 maires en quatre jours (ou plutôt en deux jours, sachant que les formulaires ont été envoyés le 24, que le 25 était un samedi où les petites mairies sont fermées, le 26 un dimanche…).