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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2692

  • Saint Ephrem

    Miroir limpide placé devant les peuples ! Ils ont acquis un œil invisible, se sont approchés et y ont plongé leurs regards. Comme ils ont vu leurs laideurs, ils se sont blâmés eux-mêmes, ils ont effacé en Lui leurs souillures, leur parure a resplendi en Lui. Bienheureux celui qui s'est fait l'accusateur de sa laideur pour ta Beauté, et qui a imprimé sur lui ton Image.

    (saint Ephrem, Hymne sur la naissance de Notre Seigneur, strophe 12)

  • 3e dimanche après la Pentecôte

    « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui s’est perdue ? »

    Voyez comme la Vérité, dans sa bonté, sait bien pourvoir à tout en nous donnant une telle comparaison : l’homme peut en reconnaître en soi le bien-fondé, quoiqu’elle concerne plus spécialement le Créateur des hommes lui-même. Puisque cent est le nombre de la perfection, Dieu eut cent brebis quand il créa la nature des anges et des hommes. Mais une brebis vint à se perdre lorsque l’homme, en péchant, quitta le pâturage de la vie. Le Créateur laissa alors les quatre-vingt-dix-neuf brebis dans le désert, car il abandonna les très hauts chœurs des anges dans le Ciel.

    Mais pourquoi le Ciel est-il appelé désert, sinon parce que désert veut dire « abandonné » (déserté) ? C’est quand l’homme pécha qu’il abandonna le Ciel. Quatre-vingt-dix-neuf brebis demeuraient au désert, pendant que le Seigneur en cherchait une seule sur la terre : les créatures raisonnables, anges et hommes, qui toutes avaient été créées pour contempler Dieu, voyaient en effet leur nombre diminué par la perte de l’homme, et le Seigneur, voulant rétablir au Ciel le nombre complet de ses brebis, cherchait sur la terre l’homme qui s’était perdu.

    « Et quand il l’a trouvée, il la met sur ses épaules, tout joyeux. » Il a mis la brebis sur ses épaules, parce qu’ayant assumé la nature humaine, il a porté lui-même nos péchés.

    « Et de retour chez lui, il assemble ses amis et ses voisins, et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! » La brebis une fois retrouvée, il retourne chez lui, puisque notre Pasteur, ayant sauvé l’homme, retourna au Royaume céleste. Là, il retrouve ses amis et voisins, c’est-à-dire les chœurs des anges, lesquels sont bien ses amis, du fait que désormais fixés [en Dieu], ils gardent continûment sa volonté, et aussi ses voisins, parce qu’ils jouissent assidûment de l’éclat de sa vision. Il faut aussi remarquer qu’il ne dit pas : « Réjouissez-vous avec la brebis que j’ai retrouvée », mais : « Réjouissez-vous avec moi », car notre vie est toute sa joie, et notre retour au Ciel porte à leur plénitude ses solennelles réjouissances.

    (saint Grégoire le Grand)

  • Le primat de Chypre et Benoît XVI

    Le pape Benoît XVI et le primat orthodoxe de Chypre Chrysostome II, à l’issue de la visite de ce dernier au Vatican, ont signé une déclaration commune sur le Proche Orient, la situation de Chypre, et aussi sur l’Europe : ils s’engagent à « vivifier les racines chrétiennes de l'Europe qui ont au cours des siècles donné sa grandeur à la civilisation » du continent, et à « reconnaître que les deux traditions chrétiennes, occidentale et orientale, ont une tâche commune à accomplir dans ce sens ».

    Dans son discours, Chysostome II a fait appel à la solidarité du pape allemand envers son pays divisé en deux comme le fut naguère l'Allemagne : « Vous seul pouvez comprendre notre douleur », a-t-il lancé en évoquant « les droits humains piétinés, les monuments détruits, les œuvres du patrimoine spirituel devenus objet de commerce international » ainsi que « la division qui semble se perpétuer de Nicosie », la capitale chypriote. Et il a remis au pape un album de photographies d'églises détruites dans la partie turque de l'île. On se souvient que le président chypriote avait déjà remis un tel album au pape lors de sa visite au Vatican, et que le pape avait fait part de son émotion. Entre-temps, lors de sa visite en Turquie, le pape a reçu un livre sur les destructions de monuments musulmans à Chypre… Comme s’il pouvait y avoir une symétrie…

    L’Eglise orthodoxe de Chypre est autocéphale depuis 431. Chrysostome II a succédé à Chrysostome I en novembre dernier. Il représentait déjà de fait son Eglise avant cette date, Chrysostome I étant atteint de la maladie d’Alzheimer. Il œuvre activement pour une rencontre entre le pape et le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe.

  • Les excuses de Sony

    L’Eglise anglicane, avec un long retard à l’allumage comme il est de tradition chez les ecclésiastiques toutes confessions confondues, avait protesté contre un jeu vidéo hyperviolent de Sony qui avait comme décor pour ses massacres la cathédrale de Manchester.

    Le groupe Sony vient de présenter ses excuses à l'Eglise anglicane.

    Ça ne mange pas de pain. Le jeu s’est déjà vendu à plus d’un million d’exemplaires…

  • Répulse ou répugne ?

    Sylvie Noachovitch, avocate vedette de l'émission "Sans aucun doute" de Julien Courbet et candidate UMP dans la circonscription de Dominique Strauss-Kahn, a été agressée vendredi à Sarcelles. Son suppléant Victor Curiel a expliqué : « Nous attendions des gens de notre équipe quand une dizaine de personnes sont arrivées pour lui parler. L'un d'eux, cagoulé, lui a pris le cou, lui a mis un coup à l'oreille, l'a mise par terre et lui a jeté de la viande au visage. » Il a ajouté que le groupe, composé « exclusivement de Noirs », réagissait à un article du Canard enchaîné.

    Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a demandé des « sanctions immédiates » contre la candidate UMP, suite à cet article selon lequel Sylvie Noachovitch, évoquant les capacités de séducteur de Dominique Strauss-Kahn, aurait déclaré : « Moi, mon mari peut dormir tranquille. Dans ma circonscription, il n'y a que des Noirs et des Arabes. L'idée de coucher avec l'un d'eux me répugne. »
    Ces propos auraient été tenus lors d'un délibéré du jury du prix littéraire Comte de Monte-Cristo

    Le président du jury affirme qu’il n’a « à aucun moment entendu des propos racistes ou assimilés lors de cette réunion ». Mais le journaliste Nicolas Poincaré a confirmé avoir entendu ces propos : « Elle l'a dit, oui. Le président était à l'autre bout de la table, c'était une très grande table, elle n'a pas non plus hurlé. Mais je confirme ces propos. Je ne sais pas si elle l'a dit exactement comme cela, je crois qu'elle a dit “me répulse”, “l'idée de coucher avec un noir me répulse” et non pas me répugne »…

    Le verbe répulser existait semble-t-il en ancien français, et avait disparu. Il revient en force, manifestement par l’anglais, et à la faveur des jeux vidéos, où il veut dire rejeter, renvoyer, sans idée de « répulsion ».

    Alors, « répulser » est-il raciste ? Il faudrait le demander à l’Académie française. Mais le mot ne figure pas dans son dictionnaire…

  • Salve Sancta Parens

    Salve sancta Parens, enixa puerpera Regem qui cælum terramque regit in sæcula sæculorum.

    Salut, Mère sainte, toi qui as mis au monde le Roi qui gouverne le ciel et la terre dans les siècles des siècles.

  • Le Parlement polonais bétonne la position du gouvernement

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Le principal parti polonais d’opposition, la plate-forme civique (libérale) de Donald Tusk, a présenté à la Diète son projet de déclaration de soutien à la position des frères Kaczynski pour le sommet européen des 21 et 22 juin. La déclaration a été adoptée par 317 voix contre 35, et 23 abstentions.

    Les députés affirment que le système de vote proposé par la Pologne et rejeté par tous les gouvernements européistes est une « solution de compromis convenable pour le nouveau traité de l’UE », et ils appellent le gouvernement à « agir avec efficacité pour que le mandat à la Conférence intergouvernementale tienne compte de la question de la pondération des voix au sein du Conseil européen ».

    Petit rappel

    Selon le traité de Nice, actuellement en vigueur, la Pologne a 27 voix au Conseil européen, comme l’Espagne, juste derrière la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie qui ont 29 voix. Pour qu’une décision soit prise, elle doit obtenir 258 voix représentant la majorité des Etats lorsqu’il s’agit d’une proposition de la Commission , et des deux tiers des Etats dans les autres cas.

    Selon la Constitution européenne, dont la plupart des gouvernements veulent maintenir le système, une décision est prise à la double majorité de 55 % des Etats s’ils représentent 65% de la population totale de l’Union européenne.

    Le système de Nice est très avantageux pour la Pologne, qui a deux voix de moins que l’Allemagne pour une population plus de deux fois inférieure : il fallait faire plaisir au grand nouveau...

    La Pologne perd tout avantage dans le système de la Constitution européenne, qui est évidemment conçu de façon à gommer l’importance respective des nations, et tout simplement les nations elles-mêmes.

    Le gouvernement polonais propose donc de façon obstinée le système de la racine carrée, inventé par un mathématicien anglais, en 1946, pour un meilleur système de vote aux Nations unies. Il avait été proposé de nouveau, cette fois pour l’Union européenne, par une cinquantaine de chercheurs de haut niveau, en 2004, lors des discussions sur le projet de Constitution.

    Le système consiste à utiliser la racine carrée du nombre d’habitants de chaque pays pour calculer le nombre de voix affecté à ce pays. Il avantage apparemment les pays moyens (comme la... Pologne), qui se retrouvent avec un nombre de voix proportionnellement supérieur à leur population par rapport aux pays les plus peuplés, mais il permet en fait à chaque citoyen de l’UE, selon ses promoteurs, d’avoir à peu près le même poids statistique, sur une longue période, dans les prises de décision. Car si l’on s’en tient au critère de population, le pays le plus peuplé se retrouve presque toujours en situation de pivot pour faire adopter une décision. Le pays le plus peuplé étant... l’Allemagne, qui rejette absolument le système de la racine carrée...

  • Bonne nouvelle

    Dans une interview au Monde, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso déclare à propos du sommet des 21 et 22 juin : « En cas d’échec, ce sera une victoire pour les forces nationalistes »... Ce « ne sera pas seulement la défaite de ceux qui veulent une Europe plus politique, ce sera aussi une défaite pour qui veulent une Europe plus ouverte, une Europe de la mondialisation »...

    La bonne nouvelle, c’est que Barroso s’exprime au futur de l’indicatif, et non au conditionnel.

    Ce qui correspond à cet autre propos : « Il est encore temps de trouver un accord, mais ce sera très difficile. » Ce qui tranche singulièrement avec l’optimisme de façade affiché ces dernières semaines par un certain nombre de dirigeants, dont le nôtre...

  • Référendum turc

    Le président turc a décidé de soumettre à référendum la réforme constitutionnelle prévoyant notamment l’élection du président de la République au suffrage universel. Le Parlement avait voté cette réforme une première fois, il avait opposé son veto. Le Parlement l’ayant votée une deuxième fois dans les mêmes termes, il devait la promulguer ou appeler au référendum. Il a choisi la deuxième solution, ce qui n’est pas une surprise. Mais cela ne fait que repousser l’échéance.  Le camp « laïque » a perdu. Le résultat du référendum ne fait pas de doute. Et le résultat de l’élection présidentielle qui suivra non plus. La Turquie aura dans quelques semaines un président islamiste, l’actuel ministre des Affaires étrangères Abdullah Gül – celui-là même qui négocie l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. (En fait le mandat de l’actuel président a expiré le mois dernier, mais il reste en poste jusqu’à l’élection de son successeur.)

  • La bombe politique de lundi prochain

    Jean-Marie Le Pen tient une conférence de presse lundi prochain à 16 h 30. Il ne s’agira pas seulement de ses réactions politiques au second tour des législatives. S’il y a encore des Français pour qui la légalité a un sens (et la légitimité démocratique), ça devrait faire beaucoup de bruit...