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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2694

  • Voter Marine contre le diktat de la pensée unique

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Le candidat UMP Nesredine Ramdani et le candidat du Mouvement démocrate Jean Urbaniak appellent à voter pour le candidat socialiste Albert Facon contre Marine Le Pen dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais.

    Les électeurs apprécieront le double-langage de l’UMP. Nicolas Sarkozy prétend vouloir en finir avec la pensée unique, mais dans le Pas-de-Calais le parti sarkozyste applique l’une des règles les plus détestables de la pensée unique, connue sous le nom absurde de « front républicain », et qui n’est rien d’autre qu’un apartheid politique. C’est la permanente ouverture à gauche et l’invariable ostracisme envers le Front National.

    Les électeurs de droite de la 14e circonscription du Pas-de-Calais ne suivront pas les consignes de vote à gauche. En votant pour la candidate du Front National, ils diront en même temps au candidat UMP ce qu’ils pensent du propos raciste par lequel il s’est déshonoré, en disant : « Je n'ai pas une tête à voter Marine Le Pen ».

  • National Hebdo N° 1195

    « Les raisons de la défaite ». Il s’agit d’abord d’une défaite de la démocratie, comme l’indique le taux d’abstention record, et l’absence de députés non liés à un des deux partis dominants. La nouvelle « représentation nationale » sera la moins représentative de la Ve République.

    On trouvera l’analyse du premier tour des législatives (en perspective avec la présidentielle) sous la plume de Béatrice Pereire (« le paysage politique français bouleversé »), de Topoline « La polychromie n’est plus de saison »), et de moi-même.

    Michel Limier retrace le parcours de Brice Hortefeux, et se demande comment va fonctionner et à quoi va servir l’étrange bazar (vide, pour l’heure) de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale, dont les services relèvent administrativement de quatre autres ministères...

    Alexandre Martin revient sur le feuilleton de la SNCM  : « Affairo-cégétistes contre autonomistes corses ».

    Notre correspondant en Amérique latine, Georges Eric Wolff, raconte la réunion des représentants des principaux groupes révolutionnaires du continent, qui s’est tenue au Chili. Il y avait là les FARC, le Sentier lumineux... « Au Chili, les terroristes ont pignon sur rue ».

    Dans ses Réminiscences à bâtons rompus, Jean Bourdier évoque Renaud Matignon, qui fut le grand critique littéraire du Figaro.

  • Saint Basile le Grand

    Modestus s’étrangle de rage : « Personne jusqu’ici n’a osé me parler de cette façon ! »

    « Sans doute n’as-tu jamais rencontré d’évêque ! » ironise Basile.

    Entre le préfet Modestus, l’émissaire particulier de l’empereur Valens et Basile, l’évêque de Césarée, l’échange est particulièrement rude. Il faut dire que Basile, qui a déjà affronté l’empereur lui-même, ne va pas courber l’échine devant un vulgaire fonctionnaire. Dans l’épreuve de force qui l’oppose à l’empereur, arien convaincu, Basile ne cède pas un pouce.

    La doctrine du prêtre Arius a été condamnée sans appel par le concile de Nicée, ses tenants ont été déclarés hérétiques. Les colères de l’empereur ou de ses sbires n’y pourront rien changer ni aujourd’hui, ni jamais. Basile n’a qu’un Credo, celui que Nicée a proclamé. Et, au nom de cette foi, Basile est prêt, s’il le faut, à donner sa vie. À bout d’arguments, Modestus se retire, jurant qu’il reviendra et qu’alors le fer parlera. Il se trompe. La farouche résistance de Basile a ébranlé l’empereur lui-même. Et tandis que les persécutions se déchaînent un peu partout, la Cappadoce est épargnée. Le métropolitain de Césarée conservera le libre gouvernement de son église durant les neuf années de son épiscopat, et ses évêques ne seront pas inquiétés.

    Cette fermeté dans la foi et cette liberté face aux grands sont sans doute à l’origine de l’extraordinaire rayonnement de l’imposante figure de Basile. Celui que l’Eglise appela très tôt Basile le Grand, son frère Grégoire de Nysse et son ami de toujours Grégoire de Nazianze sont les trois grands Cappadociens qui marquèrent l’Eglise d’Orient par la justesse de leur théologie.

    (Le Livre des merveilles)

  • Le marchand de sable

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Après la poudre aux yeux du projet de loi Sarkozy-Hortefeux sur la « maîtrise de l’immigration », qui ne risque pas de maîtriser quoi que ce soit, voici la poudre aux yeux du projet de loi Sarkozy-Dati sur la récidive, qui ne risque pas de faire peur aux voyous.

    Le texte prévoit pour les récidivistes des peines plancher… mais c’est un plancher amovible dont les juges feront ce qu’ils veulent.

    Le texte prévoit la suppression de l’excuse de minorité… mais les juges pourront rétablir cette excuse à leur gré.

    Les élections ne sont pas encore terminées que le marchand de sable législatif est déjà passé deux fois.

  • Deux gaullistes historiques soutiennent Marine

    Communiqué d’Alain Griotteray et Michel Caldaguès

    Alain Griotteray et Michel Caldaguès, parce qu'ils se font une certaine idée de l'Europe, apportent leur soutien à Marine Le Pen, candidate dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais.

    La droite majoritaire se doit à leurs yeux d'apporter ses suffrages à une candidate dont les convictions répondent à la volonté de rénovation nationale exprimée par les Français.

    Dans la 14° circonscription, les électeurs qui votèrent massivement  NON (75% lors du référendum) ne peuvent que souhaiter être représentés par une élue, ardente défenseur de l'Europe des patries.

    (Alain Griotteray, grand officier de la Légion d’honneur, croix de guerre avec palmes, médaillé de la Résistance , a été longtemps député du Val-de-Marne et maire de Charenton. Michel Caldaguès a été député puis sénateur de Paris, et maire du 1er arrondissement.)

  • Traitement Hortefeux de l’immigration: entre homéopathie et placebo

    Communiqué de Marine Le Pen

    Après avoir annoncé des objectifs officiels dérisoires de reconduites à la frontière des immigrés illégaux et des primes de départ pour les clandestins, M. Hortefeux poursuit sa politique d’effets d’annonce avec un projet de loi sur le regroupement familial.

    Cet énième texte, totalement insipide, relève de la farce quand il n’ajoute pas des freins supplémentaires aux reconduites à la frontière des fraudeurs.

    Entre le « contrat » passé avec la famille qui, n’en doutons pas, sera mécaniquement signé par les postulants et la prétendue « évaluation du degré de connaissance du français et des valeurs de la république », qui ouvrira droit à une formation pour les recalés, M. Hortefeux ne cherche qu’à se donner en spectacle.

    Au lendemain de la réception par le ministre du patronat immigrationniste pour organiser officiellement un trafic de main d’oeuvre bon marché vers la France et avant même l’installation du troupeau parlementaire UMP dans une Assemblée monocolore, le gouvernement Sarkozy-Fillon montre déjà son incurie à traiter le problème de l’immigration qui visiblement le dépasse.

    A la veille du scrutin législatif, Marine Le Pen demande aux Français de se préparer à organiser une opposition résolue à la politique d’immigration laxiste, d’inspiration chiraquienne, de ce gouvernement.

  • Chrétienté en ruine

    L’ordination de 12 nouveaux prêtres à Notre-Dame de Paris le 23 juin prochain est l’occasion de rappeler que chaque année il y a une centaine d’ordinations en France tandis que disparaissent 600 prêtres diocésains (en moyenne entre 1990 et 2005).

  • « Grève » rituelle du syndicat du Livre

    Les quotidiens nationaux ne paraissent pas aujourd’hui, suite à une grève du syndicat du Livre CGT.

    Le syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQR) qui rassemble les éditeurs, fait savoir que le Livre CGT a pris « prétexte d’une simple modification de l’organisation » de la négociation annuelle sur les salaires.

    En réalité, il s’agit d’une de ces grèves rituelles par lesquelles le Livre CGT rappelle qu’il est le maître de la presse.

    Une piqûre de rappel qui s’impose, après l’élection présidentielle, et au moment des législatives.

    Les gouvernements et les majorités passent, le syndicat communiste demeure, et, même affaibli, même divisé, personne ne lui conteste le droit de vie ou de mort sur les journaux...

  • Le Modem à géométrie variable

    François Bayrou n’a pas rappelé Ségolène Royal, qui avait laissé un message sur son répondeur. « Non par manque de respect, mais pour éviter toute ambiguïté. Si j’avais appelé, j’aurais nourri cette accusation injuste de ceux qui disaient : en fait, ils sont passés à gauche. »

    Et il n’est pas passé à gauche, come le montre le fait que l’UMP a gentiment retiré son candidat dans sa circonscription...

    Mais son pote Azouz Begag, ancien ministre du gouvernement Villepin, qui n’hésite pas à expliquer son échec à Lyon par le racisme des électeurs (sic), appelle quant à lui à voter pour le candidat socialiste...

    Alors que dans la Drôme Thierry Cornillet appelle à voter UMP...

    La situation la plus surréaliste est celle de la 2e circonscription des Hautes-Alpes (Gap). Les militants du Mouvement démocrate ont décidé de soutenir au second tour le député sortant radical de gauche, alors que leur candidate a décidé de soutenir le candidat UMP. Il est vrai que celle-ci avait abandonné le Modem pour le Nouveau Centre avant le premier tour. Cerise sur le sac de nœuds, le candidat UMP s’appelle Bayrou (Alain).

    Addendum. Dans la 2e circonscription du Rhône, le candidat Modem éliminé soutient le candidat UMP, et son suppléant indique qu'il votera pour le candidat socialiste... Il en est de même dans la 2e circonscription de l'Isère.

  • Nouveau Centre ou bouteille à l’encre

    Le « Nouveau Centre », constitué par les députés UDF ralliés à Sarkozy et qui se sont ainsi assuré leur réélection, c’est surtout la bouteille à l’encre. Ou le pot au noir, comme disent les navigateurs.

    Cette formation a présenté 80 candidats. Mais nombre d’entre eux se présentaient sous l’étiquette PSLE « parti social libéral européen », qui est le nom déposé du « Nouveau Centre », et parfaitement inconnu des électeurs. Mais d’autres candidats se présentaient sous l’étiquette « Majorité présidentielle », et d’autres encore, comme leur propre chef de file Hervé Morin, sous l’étiquette UDF...

    Dans les tableaux du ministère de l’Intérieur, Hervé Morin, réélu dimanche au premier tour, est un député UDF. Or, des candidats centristes restés fidèles à Bayrou, donc du « mouvement démocrate », sont également « UDF ». Le ministère de l’Intérieur appelle les candidats du « Modem » UDFD...

    Et dans la grille des résultats nationaux, on ne trouve ni « Nouveau Centre », ni « PSLE ». Les voix recueillies sont classées dans « majorité présidentielle » (où il n’y a pas que des ex-UDF ralliés) et peut-être dans « divers droite »...

    Ainsi ne sait-on pas quel est le score réel du « Nouveau Centre ». On peut seulement dire qu’il se situe autour de 2 % sur le plan national. Ce qui n’a pas grande signification, puisque cela inclut à la fois des circonscriptions où le candidat est majoritaire et une grande majorité de circonscriptions où il n’y avait pas de candidat...

    La question qui se pose surtout est celle du financement public du « Nouveau Centre ». Les centristes ralliés à Sarkozy ont-ils obtenu plus de 1 % sur 50 circonscriptions ? Car sur les 80 candidats, il y avait une majorité d’inconnus qui ont fait de très faibles scores.

    L’AFP a essayé d’y voir plus clair. Elle a trouvé que 30 candidats « PSLE », 16 « UDF » anti-Bayrou, et 5 ex-UDF devenus « Majorité présidentielle », ont franchi le seuil de 1 %.

    Le total fait... 51. A condition que ces « UDF » et ces « Majorité présidentielle » confirment qu’ils sont bien du « Nouveau Centre », et que cela soit accepté. Et quid de Chantal Eyméoud, candidate du Modem, à Gap, passée au Nouveau Centre avant le scrutin, et qui ne figure pas dans la liste des candidats donnée par le Nouveau Centre ?

    François Sauvadet (l’un des fondateurs du parti, lui-même réélu au premier tour) indique prudemment que « cela sera juste mais peut-être bon ». Sic.