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Maroc

  • Islam modéré au Maroc

    Un marchand ambulant marocain de 34 ans, Mohammed el-Baldi, a été arrêté le 28 août pour « prosélytisme chrétien ». Dès le 3 septembre il était condamné à deux ans et demi de prison et 1.500 dh d’amende par le tribunal de Taounate. A l’issue d’un « procès » sans avocat : aucun avocat de Taounate n’a accepté de défendre le converti…

    Sa famille (qui n’est pas convertie) est traitée comme un groupe de pestiférés dans son village d’Aïn Aicha, et lui-même a été tabassé par ses compagnons de prison dès son premier jour de détention. Au point qu’il a fallu le mettre seul dans une cellule pour éviter qu’il ne soit tué.

    L’Association marocaine des droits de l’homme s’active pour qu’il y ait rapidement un procès en appel.


    Communiqué de Chrétienté-Solidarité Persécutions

    Maroc : libérez Mohamed El Baldi !


    Mohamed El Baldi, sujet marocain âgé de  34 ans, de la ville de Taounate, a été arrêté le 28 août dernier et condamné le 3 septembre à 30 mois de détention, et emprisonné dans de terribles conditions à Aïn Aicha.

    Son crime : il s ‘est converti au christianisme et il ne l’a pas caché, ce qui est considéré comme un délit de prosélytisme.

    On lui a donc appliqué la loi frappant de six mois à trente mois de prison tout coupable du délit d’attitude pouvant ébranler la foi du musulman !

    Jusqu’ici, le royaume du Maroc, cher à beaucoup de Français, était pourtant encore un des rares pays d’islam à pratiquer certes une triste discrimination antichrétienne plutôt qu’à mettre en œuvre la persécution légale. C’est hélas désormais chose faite.

    Le Maroc aussi réprouve donc et combat la liberté religieuse au mépris total de l’article 18 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 qu’il a signée.

    Chrétienté-Solidarité Persécutions appelle donc tous ses militants et amis à soutenir la mobilisation de l’opinion internationale, et française en particulier, pour que le Maroc respecte son engagement. Il faut pour cela signer la pétition qui sera adressée à sa majesté le roi Mohammed VI.

  • L’islam modéré (au Maroc)

    Le Conseil supérieur des oulémas marocains, dont le président est le Commandeur des croyants (le roi Mohammed VI), vient de publier un recueil de fatwas, où l’on découvre que « le musulman qui change de croyance mérite la peine de mort ».

    C’est le ministère des Habous et des Affaires islamiques qui avait demandé au Conseil son avis sur la liberté de religion. Le Conseil a répondu par cette fatwa en avril 2012.

  • Women On Waves au Maroc…

    Le vaisseau de la mort de "Women on waves", après avoir défié des pays catholiques, vogue vers le Maroc, avec à son bord deux médecins pour tuer des enfants dans le ventre de leurs mères.

    Rebecca Gomperts, la fondatrice de "Women On Waves", déclare que son but n’est pas de provoquer ce pays ni son gouvernement islamiste : « C’est la santé des femmes dont il s’agit. Ça n’a rien à voir avec la religion. »

    En réalité, "Women on waves" s’invite dans le débat sur la libéralisation de l’avortement au Maroc. Il y a un an déjà que le débat a été relancé par Nouzha Skalli, ministre du Développement social et de la Famille, qui évoquait la possibilité d’une légalisation partielle « qui permettrait à la mère de mettre un terme à sa grossesse dans certaines conditions, dont la malformation avérée du fœtus, le déséquilibre mental de la mère ou encore sa précarité ».

    Le débat avait en fait été lancé dès 2008 par le président du conseil national du parti Justice et Développement (aujourd’hui au pouvoir), Saâd Eddine El Othmani, qui se prononçait pour une légalisation partielle, mais dont la position était contestée dans le parti. (Il n’est pas étonnant de voir un islamiste prendre ce genre de position : la doctrine musulmane sur l’avortement est extrêmement diverse.)

    Mais depuis lors il ne s’est rien passé. "Women On Waves" vient donc faire pression sur le gouvernement.

    On remarquera que la modification de la législation ne changerait strictement rien à la pratique marocaine. Si l’avortement est théoriquement interdit dans ce pays, il se pratique à une échelle industrielle dans les cabinet de gynécologie et les cliniques (il y en aurait autour de 600 par jour, soit proportionnellement beaucoup plus qu’en France).

  • Blague belge

    Le 11 avril dernier, le Premier ministre du Maroc, l’islamiste Abdelilah Benkiran, recevait le Premier ministre belge Didier Reynders et madame le ministre de la Justice Annemie Turtelboom. L’accueil est glacial, Abdelilah Benkiran ne supportant pas qu’on lui impose la visite d’un ministre femme. Il ne va adresser la parole qu’à Didier Reynders, après lui avoir fait remarquer qu’il parle parfaitement français et qu’il n’a donc pas besoin d’une interprète… Et pendant tout le temps de la rencontre Abdelilah Benkiran égrènera son chapelet.

    Au ministère belge de la Justice, on minimise l’incident, et l’on précise que le Premier ministre marocain a voulu faire une blague.

    Sic.

  • Une photo vaut mieux qu’un discours

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    Ceci est la photo d’une manifestation du « printemps arabe » au Maroc. *

    Le remuant manifestant interpellé par la police est aujourd’hui le « ministre de la Justice et des Libertés » : Mustapha Ramid. Membre du parti islamiste, qualifié d’ultra-conservateur par les Marocains eux-mêmes, il est même polygame, ce qui n’est pas interdit mais très réglementé et de moins en moins pratiqué.

    L’homme que l’on voit entre Mustapha Ramid et le policier de droite, avec une veste noire et une barbe blanche, est le nouveau Premier ministre, Abdelilah Benkirane, secrétaire général du parti islamiste (parti de la justice et du développement).

    * Addendum

    En fait cette photo, précise en commentaire le journaliste Anas El Akrami qui en est l'auteur, a été prise un peu avant, en 2009.

  • Maroc: un gouvernement islamiste

    Le roi du Maroc a « désigné » les membres du nouveau gouvernement. La nouvelle Constitution l’oblige à désigner comme Premier ministre le chef du parti arrivé en tête des élections. Les élections ont été gagnées par les islamistes. Le Premier ministre est donc le chef des islamistes, pardon, du « parti Justice et Développement », Abdelilah Benkirane. Lequel parti obtient donc aussi le plus grand nombre de portefeuilles : 11 ministères, dont celui de la Justice.

  • Encore une victoire des « islamistes modérés »

    Cette fois c’est au Maroc. Les islamistes du parti Justice et Développement ont obtenu 107 sièges sur 395. Ils en avaient obtenu 9 en 1997, ils en avaient 47 dans la précédente chambre.

    Mohamed VI a octroyé une nouvelle Constitution, en juillet, dans le cadre du « printemps arabe », stipulant que le roi doit choisir comme chef du gouvernement un membre du parti ayant le plus d’élus. Cette disposition l’oblige donc à faire diriger le gouvernement par les islamistes, alors que les seuls élus du parti de l’actuel Premier ministre et du parti du ministre des Finances sont plus nombreux (112 à eux deux).

  • C’était plus malin

    Pour répondre à la contestation, le roi du Maroc avait lancé une révision de la Constitution. En bref on ne change rien mais on dit qu’on change tout (en dehors du fait que le roi est le commandeur des croyants et que l’islam est religion d’Etat).

    Ont fait campagne pour le oui les partis, les syndicats et les médias, et les imams dont le dernier prêche a été gracieusement fourni par le gouvernement. Le Mouvement des jeunes du 20 février a fait campagne pour le boycott…

    Résultat: 73% de participation, 98% de oui. Et hop, tout est bien qui finit bien.

    Je me demande pourquoi Ben Ali, Moubarak, et même Kadhafi, n’ont pas fait un référendum. Le résultat aurait été à peu près le même. Et, au lieu d’encourir l’opprobre international, ils auraient eu les compliments du jury…

  • Adl Wal Ihsane

    La police italienne a arrêté six Marocains à Brescia, soupçonnées d’appartenir à “Adl Wal Ihsane” et d’avoir créé un groupe dont l’objectif était “l’incitation à la discrimination et à la haine raciale et religieuse, à la violence et au jihad contre les chrétiens et les juifs”. Le groupe envisageait également de “punir le pape” Benoît XVI pour avoir favorisé la conversion du journaliste Magdi Allam (baptisé par le pape à Pâques 2008).

    Adl Wal Ihsane (« Justice et spiritualité », ou plutôt « Justice et bienfaisance ») est le principal mouvement islamiste d’opposition au Maroc. Il se proclame pacifiste…

    (via Bivouac-ID)

  • Encore des chrétiens étrangers expulsés du Maroc

    L’association évangélique “Portes ouvertes” informe que le Maroc continue d’expulser des chrétiens étrangers : « Durant le premier week-end de juillet, huit chrétiens étrangers ont été expulsés du Maroc, portant à 130 le nombre de personnes déportées depuis le début de l'année, dont plusieurs familles françaises. »

    La plupart de ces personnes sont des “missionnaires” évangéliques (dont on rappellera qu’ils sont souvent tout autant anti-catholiques qu’anti-musulmans) qui font du prosélytisme de façon volontairement provocante. Toutefois, on note une escalade dans la répression :

    « Une Espagnole et une Libanaise, toutes deux mariées à un Marocain, font partie de cette troisième vague de renvois. La chrétienne libanaise, à qui on avait diagnostiqué un cancer le mois dernier, est maman d'une fillette de six ans qu'elle a été forcée à laisser sur place. Aucun argument n'a pu infléchir les autorités. »

    D’autre part, ces expulsions se font de façon illégale :

    « On empêche les expulsés de contacter leur ambassade, un avocat ou encore de faire appel à la justice. Puis on leur intime l'ordre de quitter le territoire dans les 48 heures, sous prétexte qu'ils sont un « danger imminent » pour la sécurité nationale. Selon la loi marocaine, une personne ayant résidé plus de dix ans au Maroc (ce qui est le cas de bon nombre des 130 étrangers expulsés en raison de leur croyance chrétienne depuis mars dernier) ne peut être expulsée du territoire, de même que le conjoint d'un citoyen marocain. Pour ceux disposant d'une carte de séjour, en cas de révocation par l'autorité compétente, la loi prévoit qu'ils puissent faire appel dans les 15 jours auprès du tribunal. »

    Enfin, il ne s’agit pas toujours de prosélytisme activiste, si l’on en croit ce témoignage que rapporte “Portes ouvertes” :

    « Nous n'avons jamais essayé de convaincre qui que ce soit de devenir chrétien, ou que notre foi serait meilleure que la sienne. Nous n'avons jamais essayé de tromper ou de séduire des Marocains. Mais vous comprenez, le discours officiel à destination des Marocains est : Il y a une seule religion qui pratique le bien, l'islam, et vous devez la suivre. Dans le même temps, tout le monde nous voit pratiquer le bien et nous ne cachons pas le fait que nous sommes chrétiens. Cela revient à démontrer que les autorités ont menti, qu'il existe plusieurs voies possibles pour pratiquer le bien. Dans ce sens je peux comprendre que nous soyons une menace pour la crédibilité du gouvernement marocain, mais encore une fois, sans avoir jamais rien fait d'illégal ni de sournois. »

  • Maroc : les islamistes n’ont pas gagné

    Les élections législatives au Maroc ont surtout été marquées par une abstention record de près de 60%.

    Le parti islamiste qui espérait devenir la première formation avec 70 à 80 députés n’en aura qu’une cinquantaine au maximum, comme le vieux mouvement Istiqlal selon les estimations. Le parti berbériste rural du Mouvement Populaire (MP) en obtiendrait une quarantaine. Les socialistes perdent 15 sièges et n’en conserveront que 35.

    Quatre ministres ont été battus.

    Précisions. Istiqlal (Indépendance) a obtenu 52 sièges, le PJD (islamistes) 47 (cinq de plus que dans l'ancien parlement), le MP 43, le RNI (libéral) 38, les socialistes de l'USFP 35, le PPS 17. Le secrétaire général d'Istiqlal a déclaré que son parti comptait respecter les engagements du "bloc démocratique", alliance d'Istiqlal, du PPS et de l'UFSP.