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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2630

  • A propos des tests ADN

    Les fantasmes règnent dans le monde politico-médiatico-religieux sur les tests ADN. Sans doute ne manquait-il plus que la condamnation de l’Union européenne, qui va de soi vu que l’UE est en pointe dans la défense des droits de l’homme, des immigrés, de l’antiracisme, etc.

    Mais c’est raté. Le porte-parole du commissaire européen à la Justice rappelle que la directive de 2003 sur le regroupement familial établit que « pour obtenir la preuve de l’existence de liens familiaux, les Etats membres peuvent procéder à des entretiens avec le regroupant et les membres de sa famille et à toute enquête jugée nécessaire ». Cette formulation, constate le porte-parole, « laisse beaucoup de liberté aux Etats membres ».

    En outre, la Commission européenne publie une étude de l’université de Nimègue, faisant apparaître que sept pays de l’Union européenne (Autriche, Belgique, Finlande, Lituanie, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni) mentionnent dans leur législation la possibilité de recourir aux tests ADN en cas d’absence de documents.

    Voilà qui donne une idée du niveau auquel sont parvenues nos "élites" dans la surenchère et la fantasmagorie du politiquement correct.

  • Missions, commissions, comités

    L’ancien directeur du Monde, Jean-Marie Colombani, a été chargé par Nicolas Sarkozy et François Fillon d’une mission sur l’adoption, annonce l’Elysée, dans un communiqué orné d’une photo de Colombani, mais aussi et d’abord d’une photo de David Martinon...

    L’objectif « est de proposer les moyens d'aider concrètement les candidats à l'adoption et de mieux suivre les enfants adoptés pour préserver leurs intérêts ».

    Ce n’est donc pas aux familles adoptantes de veiller aux intérêts de l’enfant, mais à l’Etat...

  • Les mandats d’arrêt qui s’évaporent

    Il fait bon être un proche de Charles Pasqua quand Nicolas Sarkozy est à l’Elysée. En quelques jours, quatre d’entre eux, personnages clefs de plusieurs affaires politico-financières, ont obtenu de pouvoir revenir libres en France.

    Pierre Falcone, visé par deux mandats d’arrêt internationaux (détournements au préjudice de la Sofremi , ventes d’armes à l’Angola) en a obtenu hier la levée.

    Pierre-Philippe Pasqua est rentré vendredi après sept ans passés en Tunisie. Le parquet n’a pas requis le maintien de son mandat d’arrêt. Il en est de même pour Iskandar et Akram Safa, deux Libanais impliqués comme le fils Pasqua et Pierre Falcone dans l’affaire de la Sofremi.

  • Le Parlement européen fait les yeux doux à la Turquie

    Les députés de la commission des Affaires étrangères au Parlement européen ont approuvé par 48 voix pour, aucune contre, et 4 abstentions, le projet de rapport sur les « progrès » réalisés par la Turquie. Il est beaucoup moins sévère que les deux précédents, alors même qu’il ne constate aucun « progrès »...

    « Cette adoption marque une nouvelle page au Parlement. Toutes les critiques sont là, mais le langage est différent, pour faire en sorte que le dialogue avec la Turquie soit ouvert à nouveau », déclare le rapporteur du texte.

    Face au « nouveau » gouvernement turc, qui s’engage à rapprocher son pays des normes européennes (en faisant Président un islamiste), « le moment n’est pas venu de faire un inventaire à la Prévert des problèmes de la Turquie , mais de lui envoyer un signal positif », précise un autre député.

    On ne saurait être plus explicite.

  • Croissance à 1,8% : l’INSEE aussi

    Après les experts indépendants, l’OCDE et la Commission européenne, l’INSEE révise également à la baisse sa prévision de croissance en France pour 2007, à 1,8% également, contre 2,1% précédemment. Et cela malgré le « rebond » que l’institut attend pour le troisième trimestre... à condition que la crise financière ne dure pas.

  • Et l’on parle de dépénaliser le délit d’initié...

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Alors que vient d’éclater l’énorme et particulièrement scandaleuse affaire des délits d’initié dans les hautes sphères d’EADS, le gouvernement annonce l’installation, ce jeudi, par le garde des Sceaux Rachida Dati, du groupe de travail chargé de réfléchir à la dépénalisation du droit des affaires.

    Cette concomitance est pour le moins troublante. Surtout quand on apprend que parmi les possibles dépénalisations figure précisément le cas des délits d’initiés, au motif qu’il ne faudrait pas ajouter une sanction pénale à celle infligée par l’Autorité des marchés financiers.

    S’il en était ainsi, le gouvernement ferait preuve d’un cynisme écœurant, et saperait un peu plus encore la confiance que les citoyens doivent avoir envers la Justice.

  • Le DAL campe dans la rue

    La police ayant empêché hier l’opération que le DAL avait programmée, le DAL et ses otages « mal logés » se sont repliés sur la rue de la Banque , près de la Bourse et du « ministère de la crise du logement », le nouveau siège du DAL.

    Ce matin, une cinquantaine de tentes ont été installées, sur le trottoir et sur la chaussée... Des femmes africaines reprennent en chœur les slogans du DAL au son des tam-tams...

    Pour le moment, les policiers regardent...

    Rappelons que le groupuscule anarcho-trotskiste de Jean-Baptiste Eyraud a changé de statut depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Il a ses entrées au ministère du Logement. Il fait très officiellement partie du « comité de suivi » de la loi DALO (droit au logement opposable), et il était « partenaire » des « réunions de chantier » du ministère du Logement, fin août, à Lyon.

    La question et donc de savoir si Mme Boutin va défendre ses protégés qui multiplient les opérations illégales, ou si sa collègue du ministère de l’Intérieur va y mettre le holà et rétablir la circulation rue de la Banque...

  • National Hebdo N° 1211

    « La tyrannie européenne : comment on impose une “Journée contre la peine de mort”. » Dans mon éditorial je raconte par le menu comment le Conseil de l’Europe a décrété cette Journée, sans attendre l’Union européenne, et pourquoi il voulait l’imposer, en allant jusqu’à violer ses statuts.

    Michel Limier évoque François Chérèque et l’évolution de la CFDT, dont le « partenariat » avec les gouvernements successifs et le Medef provoque à la base de graves remous qui profitent à l’extrême gauche.

    Alexandre Martin a suivi de près la révolte des taxis.

    Il montre aussi comment la Halde impose sa loi : il n’y a pas de recours possible contre ses décisions.

    Intéressant article de notre correspondant en Amérique latine Georges Eric Wolff sur l’obsession française (le mot a été employé par Nicolas Sarkozy) à faire libérer Ingrid Betancourt, et sur les manigances françaises (l’avion des forces spéciales, mais aussi une tentative de négociation secrète avec les Farc), ce qui commence à faire jaser dans les pays d’Amérique latine et pourrait être fort dommageable à la France. Dans ces pays on s’étonne de cette « obsession », qui ferait croire qu’Ingrid Betancourt est la seule Française à libérer dans le monde, alors même qu’elle n’est « française » que par son mari dont elle est divorcée…

    Nicolas Gauthier pose des questions iconoclastes sur l’affaire Birmane (en poussant le bouchon un peu loin à mon sens), tandis que Béatrice Pereire se laisse bercer par les illusions d’un « rendez-vous des civilisations » (toujours Emmanuel Todd).

  • Saint François d’Assise

    Tu es saint Seigneur seul Dieu,
    toi qui fais des merveilles.
    Tu es fort, tu es grand, tu es très haut,
    tu es père saint,
    roi du ciel et de la terre.
    Tu es trine et un
    Seigneur Dieu des Dieux,
    tu es le bien, tout bien, bien total,
    Seigneur Dieu vivant et vrai.
    Tu es amour, charité ;
    tu es sagesse,
    tu es humilité,
    tu es patience,
    tu es beauté,
    tu es mansuétude,
    tu es sécurité,
    tu es repos,
    tu es gaieté,
    tu es notre espérance et notre joie,
    tu es justice,
    tu es tempérance,
    tu es toute notre richesse à suffisance,
    Tu es beauté,
    tu es mansuétude,
    tu es protecteur,
    tu es notre gardien et défenseur ;
    tu es vigueur,
    tu es fraîcheur.
    Tu es notre espérance,
    tu es notre foi,
    tu es notre charité,
    tu es toute notre douceur,
    tu es notre vie éternelle :
    Grand et admirable Seigneur,
    Dieu tout puissant,
    Miséricordieux sauveur.

    (Saint François, Louange au Dieu Très-Haut)

  • Une précision

    Je me félicite du débat qui a eu lieu sur ce blog, suite à mon texte « Objection » sur la réception du document épiscopal sur l’immigration par le Salon Beige. Et je remercie Lahire et Michel Janva d’y avoir largement participé, avec toute leur pugnacité et leur force de conviction.

    Mais je voudrais préciser, une fois pour toutes, que je n’admets pas l’argument d’autorité par lequel on laisse entendre que ceux qui n’adhèrent pas à toutes les virgules d’un document émanant du Saint-Siège sont de mauvais catholiques, ou ne sont pas catholiques du tout.

    Fort heureusement, l’Eglise permet de discuter de très nombreuses questions, y compris théologiques (même quand elle y a répondu par un document), et il ne s’agit pas ici de théologie.

    Pour prendre un exemple simple et d’actualité, le Concile Vatican II, dans sa Constitution sur la liturgie, a défini les modalités d’une réforme liturgique. Ceux qui ont critiqué cette réforme, et n’ont pas obéi à Paul VI qui avait rendu obligatoires les nouveaux livres liturgiques, ne sont pas de mauvais catholiques, et ne sont pas excommuniés : la preuve en est qu’ils ont aujourd’hui le droit de célébrer selon la liturgie d’avant la réforme.

    Rappelons aussi que lorsque le pape Sixte Quint promulgua sa version de la Vulgate parce que l’édition traînait, il y eut de nombreuses critiques, et cette édition fut mise au pilon.

    Il serait fastidieux de faire la liste de décisions des autorités de l'Eglise qui ont ensuite été rapportées. Par exemple, pour nous rapprocher de la Doctrine sociale de l’Eglise, la condamnation de l’Action française.

    En ce qui concerne le regroupement familial, qui figure en effet dans le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, on peut constater que des références qui sont données, une seule l’évoque à proprement parler : c’est la Charte des droits de la famille, « présentée par le Saint-Siège » en 1983. En son article 12 et dernier. Or la seule référence qui est donnée pour cet article 12 est la Charte sociale européenne. Laquelle n’est pas un document du magistère. Si l’on cherche le degré d’autorité de cet article, le moins qu’on puisse dire est qu’il ne se situe pas très haut.

    (On remarquera en passant que l’article 12 parle des « travailleurs émigrés », non de tous les migrants.)

    L’Eglise ne demande pas une soumission servile à tout ce qui émane du Saint-Siège. Encore moins, naturellement, à tout ce qui émane des évêques.

    La seule règle est la liberté des enfants de Dieu, dans la lumière de la foi et le respect des personnes.

    In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas.

    Un « enseignement » qui ne concerne pas la foi et qui apparaît pour la première fois en 1983 ne peut pas être « nécessaire ».

    NB 1 Au paragraphe 8 du Compendium est souligné ceci : « En étudiant ce Compendium, il sera bon d'avoir présent à l'esprit que les citations des textes du Magistère sont extraites de documents ayant des niveaux d'autorité différents. À côté des documents conciliaires et des encycliques figurent aussi des discours des Papes ou des documents élaborés par les Dicastères du Saint-Siège. Comme chacun le sait, mais il est bon de le souligner, le lecteur doit être conscient qu'il s'agit de différents niveaux d'enseignement. »

    NB 2 Les textes officiels de l’Eglise catholique qui engagent l’Eglise en tant que telle sont en latin. Il n’existe pas de texte latin du Compendium de la doctrine sociale, ni de la Charte des droits de la famille.