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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2433

  • Les droits de l’homme selon l’ONU

    Attention. Ceci n’est pas un gag de mauvais goût. C’est hélas sérieux.

    Alors que la Grande-Bretagne se vautre dans une dhimmitude effrénée (voir ma rubrique islam), le Comité des droits de l’homme de l’ONU s’inquiète que « des attitudes publiques négatives à l’encontre des membres musulmans de la société » continuent d’être autorisées en Grande-Bretagne. Et il demande au gouvernement de prendre « des mesures énergiques pour éliminer ce phénomène et s’assurer que les auteurs de tels actes de discrimination sur la base de la religion soient correctement dissuadés et sanctionnés ».

    L’Irlande dans le collimateur : laïcité et avortement

    Pour faire bonne mesure, le même comité des droits de l’homme de l’ONU demande à l’Irlande d’ouvrir ses écoles (presque toutes catholiques) à un enseignement laïque, et au Parlement irlandais de « prendre des mesures pour aider les femmes à éviter des grossesses non voulues de sorte qu’elles n’aient pas à recourir à des avortements illégaux ou dangereux ».

    (Daily Telegraph, via Bivouac-ID pour la Grande-Bretagne)

  • Le copain de la rock star

    « Obama ? C’est mon copain ! », confiait Nicolas Sarkozy au Figaro avant le passage éclair à Paris du candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis. Il disait aussi : « Je suis le seul Français à le connaître. » Sic. En retour, leur de leur conférence de presse, Barack Obama a qualifié Nicolas Sarkozy de « rock star »…

    Cela, c’est pour le degré zéro de la politique. Je renvoie au blog de Bernard Antony sur « la diplomatie de Salut les Copains ».

    On retiendra que Nicolas Sarkozy est pour Obama, bien sûr, comme toute l’intelligentsia européenne : il a « une grande convergence de vues » avec le candidat.

    20080725PHOWWW00240.jpg« Sarkozy salue en Obama l’Amérique que la France aime », résume Le Figaro. On n’a donc pas le choix. La France tout entière est censée être acquise à l’Obamania. Que le Figaro, toujours lui, illustre par cette photographie. Sic.

    Mais la France, Obama n’en a rien à faire. Il l’a dit clairement. Comme on lui demandait pourquoi il passait en coup de vent à Paris, entre Berlin où il a fait un grand discours, et Londres où il devait dîner avec Gordon Brown, il a répondu :

    « La vérité, c'est que le discours que j'ai fait en Allemagne visait un public européen au sens large et j'espère que mes amis en France ont pu entendre ce que j'ai dit sur le renforcement de la relation entre les Etats-Unis et l'Europe. »

    Il a fait un discours à Berlin parce qu’il considère que Berlin est la capitale de l’Europe, et que ce qu’il dit à Berlin est forcément écouté par tous les Européens. Car il n’existe pas de nations, il n’existe que « l’Europe ».

    Sur tous les sujets il en est ainsi. Voici un autre exemple patent, et appuyé :

    « Les Européens perçoivent les Américains comme étant des unilatéralistes, des militaristes et ont tendance parfois à oublier les énormes sacrifices que les militaires et les contribuables américains ont fait pour contribuer à la construction de l'Europe. De l'autre côté, aux Etats-Unis, il y a une tendance à dire que les Européens ne veulent pas s'engager, se mouiller sur ces questions de sécurité très difficiles et épineuses. »
    Les sacrifices faits par les Américains, dit-il : non pas pour libérer l’Europe occidentale du joug nazi, mais pour « contribuer à la construction de l'Europe ». Et cela continue, bien sûr, avec la pression constante pour que la Turquie intègre l’Union européenne.

    Et Sarkozy n’était pas en reste :

    « Je ressens une grande impatience que la démocratie américaine choisisse son prochain président et que l'on prenne beaucoup d'initiatives en commun entre l'Europe et les Etats-Unis. »

    La France n’existe plus. Et Sarkozy en est d’accord. Il lui suffit d’être une « rock star » que l’on vient saluer en passant.

  • Sainte Anne

    Lumière bienheureuse, dont les joies font tressaillir la Mère Eglise ! en ce jour elle chante Anne, l'honneur de la Judée, la Mère de Marie.

    Joignant  au sang  des saints Rois celui de ses aïeux les Pontifes, Anne surpasse par l'éclat des vertus l'illustration d'une telle race.

    Sous le regard du ciel, elle contracte une alliance bénie ; dans sa chair sainte prend vie l'astre immortel des vierges.

    Merveille de la céleste grâce ! Au sein d'Anne sa mère, la vierge écrase en sa conception la tête du dragon cruel.

    Nantie d'un tel gage de salut, la race humaine espère enfin : au monde racheté la colombe annonce la paix qui la suit.

    Soit louange au Père, ainsi qu'au Fils, et à vous, Esprit-Saint ! Aux pieux clients d'Anne donnez la grâce éternelle. Amen.

    La fête de sainte Anne est d’origine orientale. L’Eglise d’Orient célèbre en effet depuis toujours, le 25 juillet, la fête de la Dormition d’Anne (sans que le mot dormition ait ici la valeur qu’on lui donne pour celle de sa fille). Quand la fête fut admise en Occident, non sans réticences car aucun texte sacré ne parle de sainte Anne, elle fut transférée au lendemain, puisque le 25 était déjà occupé par saint Jacques (et le martyrologe romain reprit l’expression orientale : « Dormition de sainte Anne, mère de la très sainte Mère de Dieu »).

    Il est intéressant de se souvenir que c’est le 25 juillet 1624 (et non le 26, mais toutefois le soir du 25, donc aux premières vêpres du 26...), que sainte Anne apparut pour la troisième fois à Nicolazic, de Ker Anna, près d’Auray, et lui parla, pour lui demander de (re)construire une chapelle en son honneur.

    En 1622, un an avant la première apparition, le pape Grégoire XV, guéri d’une grave maladie par l’intercession de sainte Anne, avait déclaré ce jour fête d’obligation. Dans le nouveau calendrier il n’y a plus qu’une « mémoire » de sainte Anne et saint Joachim… (Mais on notera que la fête avait été carrément supprimée par saint Pie V…)

    Cette année, sainte Anne est honorée le jour de Marie... 

    Le diocèse de Vannes a (avait…) une liturgie propre de sainte Anne pour ce jour. A la demande de l’évêque, ce propre fut remanié par Dom Guéranger en 1870. Ainsi l’hymne citée plus haut, dans la traduction qu’en donne Dom Guéranger dans son Année liturgique, est-elle peut-être de Dom Guéranger lui-même. Certes, il est plus probable qu'il l'ait trouvée dans  un ancien bréviaire ou un ancien missel. Mais, contrairement à son habitude, il ne donne aucune indication de provenance. Si quelqu’un a des lumières à ce sujet…

  • Chypre : on va négocier

    A l'issue d'une rencontre entre le président chypriote Demetris Christofias et le dirigeant de la « République turque de Chypre du Nord » Mehmet Ali Talat, au QG de l'ONU, dans la zone tampon de Nicosie, le chef de la mission de l'ONU, Taye-Brook Zerihoun, a annoncé que des négociations en vue de réunifier l'île débuteraient le 3 septembre.

    Des groupes bi-communautaires avaient été mis en place en avril pour plancher sur de nombreux dossiers, comme le partage des pouvoirs, la sécurité ou les questions économiques. Aujourd’hui, comme prévu, les dirigeants ont examiné les résultats de ce travail, et ont décidé de la date du début des négociations proprement dites.

    Il va de soi que non seulement l’ONU, mai l’Union européenne et la Turquie, sont favorables à l’aboutissement rapide de ces négociations… Au point que Mehmet Ali Talat a déclaré hier à Ankara que l’accord pourrait intervenir avant la fin de l’année…

    Mais le président chypriote met régulièrement en garde contre les effets contreproductifs que pourrait avoir un accord conclu dans la précipitation.

    Et qui sera soumis à référendum, comme cela a été précisé par le représentant de l’ONU…

  • L’Irak privé de JO…

    Dans une lettre datée du 23 juillet, adressée au ministre irakien de la Jeunesse et des Sports, le Comité international olympique (CIO) indique qu'il confirme la décision du bureau exécutif du 4 juin 2008 de suspendre le Comité olympique national irakien, à cause de l'« interférence » du gouvernement dans les mouvements sportifs. En conséquence, l’Irak ne pourra pas participer aux Jeux Olympiques.

    « Nous regrettons profondément cette décision qui porte gravement atteinte au Comité olympique irakien, aux mouvements sportifs ainsi qu'aux athlètes irakiens mais qui est malheureusement imposée par les circonstances », ajoute le CIO.

    Bagdad avait révoqué par décret le 21 mai le Comité national olympique pour le remplacer par un nouvel organisme dirigé par le ministre irakien de la Jeunesse et des Sports. Le CIO avait alors déclaré qu'il ne reconnaissait aucun « comité intérimaire » ou aucun autre groupe « nommé par le gouvernement irakien pour superviser le Comité olympique irakien, les mouvements sportifs et olympiques » du pays.

    Autrement dit le gouvernement irakien n’a pas respecté les formes de la sacro-sainte « indépendance » olympique, pourtant fictives dans de nombreux pays. C’est bien la peine d’être sous la coupe de la plus grande démocratie du monde…

    La réaction américaine vaut son pesant de médailles en chocolat :

    « Je suis sûre que les athlètes irakiens - qui se sont entraînés si dur, et devaient finalement représenter un pays libre, souverain et œuvrant pour établir la démocratie - doivent être terriblement déçus et je suis déçue aussi pour ces athlètes », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche…

  • Lisbonne : Klaus et Kaczynski réitèrent leurs positions

    Le président tchèque Vaclav Klaus a reçu hier le président polonais Lech Kaczynski au château de Lany, près de Prague. Une (étrange) rumeur courait selon laquelle le président polonais avait l’intention de convaincre son homologue tchèque de se montrer plus conciliant sur l’ex-traité de Lisbonne.

    « Nous n'avons pas tenté de nous persuader l'un l'autre. Nous avons nos claires opinions que l'on ne peut pas changer », a répondu Vaclav Klaus.

    « Je considère le traité de Lisbonne comme une erreur, une chose mauvaise pour l'Europe », a-t-il répété. « En ce qui concerne la ratification, je pense qu'aucun de nous n'est obligé d'agir maintenant de manière radicale. A mon avis, sans un changement du résultat irlandais, cela n’a aucun sens de continuer à en parler. »

    Et il a pris l’exemple du football pour faire comprendre qu’on ne doit pas changer les règles : « Nous avons tous pleuré quand nous avons perdu au cours des deux dernières minutes notre match contre la Turquie au championnat d'Europe de football, mais nul n'a imaginé que deux heures plus tard un jury pourrait décider que c'était mal joué et que c’est un autre résultat qui serait valable. Et je pense que si ces règles sont valables dans le football elles le sont aussi bien dans les traités internationaux. »

    Selon le dernier sondage en date (11 juillet), 53% des Tchèques se déclarent contre le traité de Lisbonne, 43% pour. La situation s’est exactement inversée depuis le sondage du mois d’avril (53% pour, 47% contre).

    Lech Kaczynski a déclaré pour sa part : «  Moi, j'ai confirmé ma position que ce traité n'existe pas sans l'Irlande. La clef est dans le changement de la position irlandaise. Il n’y a pas de traité sans l’Irlande, mais la Pologne ne fera pas obstacle à la ratification. »

    La position polonaise est en fait que le président ne signera l’acte de ratification que lorsqu’il se sera clair que le traité pourra entrer en application. C’est ce qu’expliquait fin juin le représentant permanent de la Pologne auprès de l’Union européenne, Jan Tombinski, au site Euroactiv :

    « Actuellement nous ne savons pas si le traité entrera en application. Par conséquent nous devons considérer avec nos partenaires quelle est la véritable situation. Ce n’est pas que l’UE attendrait la Pologne pour achever la ratification. Il y a des pays qui n’ont pas encore fait passer le traité par la procédure parlementaire. Pour engager l’autorité du Président, nous avons besoin de savoir si le traité entrera en application ou non. (…) Nous attendons les six pays qui n’ont pas encore engagé la procédure de ratification, après nous verrons… »

  • Saint Jacques

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  • Quand le P. Euteneuer dit aux anglicans leurs quatre vérités

    Un grand merci à Daniel Hamiche d’avoir traduit la lettre qu’envoie le P. Thomas J. Euteneuer, président de Human Life International, aux évêques anglicans. Comme cela fait du bien de lire des propos forts et virils que ne marque aucune précaution diplomatique…

    « Lors de la Conférence de Lambeth de 1908, vos frères d’une époque plus sensée, avaient posé une condamnation non équivoque des maux de la contraception, de l’avortement et d’autres immoralités dégradantes. Un siècle plus tard, et un net contraste, un quart des Églises de la Communion anglicane boycottent la Conférence de Lambeth à cause du militantisme homosexuel dans vos rangs, de votre capitulation devant toutes les formes de politiquement correct, de la chute du nombre de vos fidèles, de l’état apocalyptique de la discipline anglicane dans toute votre église. Cette situation contradictoire est entièrement votre œuvre – elle n’est pas celle du Saint Esprit – et il n’y a qu’une seule réponse appropriée à apporter à cette situation désespérée, à savoir la repentance et un retour à la vraie et pleine communion avec l’Église dont vous avez divorcé à cause de votre fondateur.

    La suite est du même tonneau et vaut d’être lue. Et cela se termine ainsi :

    La barque anglicane est en train de sombrer, non pas parce que Dieu vous a abandonné, mais parce qu’il y a près de cinq cents ans le roi Henri VIII en a coupé les amarres vous laissant dans une mer démontée par la confusion, autrement dit : le respect humain. Nous autres, catholiques romains, nous nous tenons sur le Roc de Pierre et nous sommes prêts à vous accueillir de nouveau et avec générosité dans la barque de Pierre, convaincus que votre retour à la maison renforcera considérablement le Corps du Christ pour l’évangélisation du monde. Aux États-Unis, nous comptons déjà cinq paroisses d’usage anglican : le précédent existe donc pour recevoir les anglicans dans l’authentique et pleine communion de la seule Église du Christ ! Aucun doute : l’Église romaine a suffisamment de gilets de sauvetage pour tous nos frères séparés alors même que vous êtes finalement dans l’incapacité de vous tenir à distance des assauts des vents et de l’océan.

  • Rachida Dati

    Incroyable mais vrai : comme le signale e-deo, si vous tapez http://www.ministre-justice.fr/, vous tombez directement sur le blog vidéo de Rachida Dati. Certainement elle est ministre de la Justice, mais le fait d’accaparer cette adresse en fait en quelque sorte la ministre éternelle de la Justice. Il est vrai qu’on avait déjà Jack Lang ministre éternel de la Culture.

    Cela dit, ce blog vidéo est incomplet. Il y manque notamment celle-ci, qui fait les délices les internautes depuis dix jours, et qu'un ami, dans un courriel qu’il m’adressait, titrait ainsi :  "Madame le Ministre de la Justice de la République française sur la voie de l'intégration".

  • La France et l’OMC

    Une dépêche de l’AFP annonce :

    « Sarkozy: la France ne signera pas l'accord OMC en l'état »

    Et l’agence explique :

    « Le président français Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi à Batz-sur-Mer (ouest) que la France ne signerait pas en l'état l'accord à l'OMC "s'il n'est pas modifié". »

    Puis elle précise :

    « "A l'OMC, cet accord qui est sur la table, s'il n'est pas modifié, nous ne le signerons pas", a déclaré le chef de l'Etat, président en exercice de l'Union européenne, lors d'une réunion avec des restaurateurs à Batz-sur-Mer. »

    Mais on ne demandera pas à « la France » de signer ou de ne pas signer les accords.

    Nicolas Sarkozy dit : « Nous ne le signerons pas. » Il veut dire, apparemment, qu’il ne signera pas en tant que président du Conseil européen, au nom de ses partenaires de l’Union.

    Mais ce n’est pas non plus le président du Conseil européen qui signe ou non, c’est la Commission européenne.

    Ceci me donne l’occasion de préciser ce que j’ai déjà dit sur le sujet.

    Voici ce qu’explique la Commission européenne elle-même sur son site :

    « L'UE applique une politique commune pour tout ce qui touche au commerce (la "politique commerciale commune"). En d'autres termes, en matière de commerce, y compris les questions concernant l'OMC, l'UE intervient comme seul acteur, la Commission européenne négociant les accords commerciaux et défendant les intérêts européens au nom des 27 États membres de l'Union. (…)

    « Les principales décisions formelles (par exemple l'autorisation de lancer ou de conclure des négociations) sont alors confirmées par le Conseil de ministres. (…)

    Et en ce qui concerne précisément les négociations actuelles :

    « Au terme du cycle de négociations, le Conseil doit officiellement donner son accord sur leur résultat. »

    Autrement dit, c’est le conseil des ministres du commerce extérieur, avec pour la France Christine Lagarde ou sa secrétaire d’Etat ad hoc Anne-Marie Idrac, qui donnera son accord à ce qui a été négocié exclusivement par la Commission européenne. « La France », représentée par son ministre (et non par le chef de l’Etat, même « président de l’Union ») n’a aucune possibilité de faire jouer un quelconque droit de veto, c’est-à-dire de s’opposer à la décision majoritaire d’accepter l’accord. Sans parler du fait qu’on ne s’oppose pas à la Commission européenne en de telles circonstances, c’est rigoureusement impossible parce que, comme le souligne d’emblée la Commission européenne dans son texte, « L'UE applique une politique commune pour tout ce qui touche au commerce (la "politique commerciale commune") ». Or, dans les politiques communes, les décisions sont prises à la majorité qualifiée.

    Jusqu’à quand fera-t-on croire aux Français que leur pays a encore une part de souveraineté quand elle l’a abandonnée depuis longtemps dans toute une série de domaines ?

     

    Addendum. La dépêche était de 14h50.  La réplique n'a pas tardé. A 16h11, l'AFP publiait la mise au point de Peter Mandelson, à Genève : "La Commission est chargée de négocier ici à l'OMC au nom de tous les Etats membres. Nous continuerons ainsi sur la base du mandat que nous avons."