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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2338

  • Gaza : Obama téléphone à Topolanek

    Barack Obama a téléphoné la nuit dernière au Premier ministre Mirek Topolanek pour le féliciter du rôle de la République tchèque dans la mission de la troïka européenne au Proche-Orient ces derniers jours.

    Sarkozy ne va pas être content…

  • Un patron heureux

    Selon le Canard enchaîné, Christian Charpy, directeur de l’ANPE, devenu directeur du Pôle emploi (fusion de l’ANPE et des Assedic), voit sa rémunération passer de 19.000 à 23.000 euros par mois.

    Certains jugent cela indécent. C’est pourtant normal que plus une entreprise ait de clients, plus le patron s’enrichisse…

  • Nouvelles tchèques

    La Commission européenne au grand complet était hier à Prague. Son président José Manuel Barroso a rencontré le président Vaclav Klaus. A l'issue de cette rencontre, Vaclav Klaus a déclaré : « J’espère que M. Barroso viendra dans notre pays plus souvent afin que je puisse modifier son opinion et qu’il rejoigne très vite mon camp en ce qui concerne le traité de Lisbonne »...

    Le "dissident" Vaclav Klaus n'a pas assisté à la soirée de gala donnée au Théâtre national. Etait présent en revanche notre insipide et inconnu secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Bruno Le Maire, qui venait de remettre discrètement le « témoin » de la présidence du Conseil européen (une sorte de bâton de maréchal aux couleurs de l’Union européenne), « au nom de Bernard Kouchner », au vice-Premier ministre tchèque chargé des Affaires européennes Alexandr Vondra.

    Hier en fin d’après-midi, des militants de Greenpeace ont tenté de hisser un drapeau européen sur le mât devant le Château de Prague. La police est intervenue pour les en empêcher. La nuit précédente, ils avaient projeté sur le mur l’image du drapeau européen et des slogans soulignant la responsabilité de la présidence du Conseil européen quant à l’environnement et à la protection du climat…

    La commission des Affaires étrangères du Sénat a approuvé la demande de l’ODS de reporter le débat sur la ratification du traité de Lisbonne jusqu’à la mi-février. Pour l’heure, une majorité des trois cinquièmes n’est pas encore assurée.

    Les députés doivent ouvrir le débat le 3 février.

  • Bientôt une nouvelle église à Bahreïn

    Le roi du Bahreïn Hamad bin Isa Al Khalifa donne un terrain pour la construction d’une nouvelle église catholique.

    Le premier ambassadeur du Bahrein près le Saint-Siège a présenté ses lettres de créance le 18 décembre dernier.
    Benoît XVI avait reçu en audience, le 9 juillet 2008, le roi du Bahrein, qui l’avait invité à se rendre dans son pays. Le pape avait notamment déclaré :

    « Le Royaume du Bahreïn a une longue tradition de tolérance et d'accueil, recevant notamment de nombreux travailleurs étrangers, qui participent au développement du pays. Alors qu'ils sont éloignés de leurs nations d'origine et de leurs familles, ce qui ne peut que rendre leur vie plus difficile, puissent-ils se sentir chez eux dans votre pays, grâce à l'accueil bienveillant qui leur est réservé ! Parmi ces travailleurs étrangers un grand nombre est de religion catholique. Je voudrais remercier ici les Autorités du Royaume pour l'accueil qui leur est fait ainsi que pour la possibilité qui leur est donnée de pratiquer leur culte. Et, il me plait de rappeler que l'église érigée en 1939, sur un terrain offert par l'Émir de cette époque, fut la première église construite dans les pays du Golfe. Toutefois, tous sont conscients qu'aujourd'hui, avec le développement du nombre des catholiques, il serait souhaitable qu'ils puissent disposer d'autres lieux de culte. »

    Cette année, ce sera le 60e anniversaire de l'ouverture de l'église du Sacré-Cœur inaugurée la nuit de Noël 1939.
    Rappelons qu’une église catholique a été construite au Qatar (voisin de l’île de Bahreïn) l’an dernier.

  • L’Evangile doit être proclamé sur les toits

    Extraits du discours de Benoît XVI aux membres du Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, ce matin :

    Me rendant en pèlerinage à Lourdes pour le cent cinquantième anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à sainte Bernadette, j'ai voulu souligner que le message de conversion et d'amour qui irradie de la grotte de Massabielle demeure de grande actualité, comme une invitation constante à construire notre existence et les relations entre les peuples sur des bases de respect et de fraternité authentiques, conscients que cette fraternité suppose un Père commun à tous les hommes, le Dieu Créateur. Du reste, une société sainement laïque n'ignore pas la dimension spirituelle et ses valeurs, parce que la religion, et il m'a semblé utile de le répéter durant mon voyage pastoral en France, n'est pas un obstacle, mais au contraire un fondement solide pour la construction d'une société plus juste et plus libre. (…)

    Je souhaite aussi que, dans le monde occidental, on ne cultive pas de préjugés ou d'hostilité contre les chrétiens, simplement parce que, sur certaines questions, leur voix dérange. Pour leur part, que les disciples du Christ, confrontés à de telles épreuves, ne perdent pas courage : le témoignage de l'Evangile est toujours un « signe de contradiction » par rapport à « l'esprit du monde » ! Si les tribulations sont pénibles, la constante présence du Christ est un puissant réconfort. Son Evangile est un message de salut pour tous et c'est pourquoi il ne peut être confiné dans la sphère privée, mais doit être proclamé sur les toits, jusqu'aux extrémités de la terre.

  • Le « culte spirituel »

    Dans sa catéchèse d’hier, Benoît XVI a défini ce qu’est le culte chrétien selon saint Paul. Il a montré de façon magistrale et approfondie que, contrairement à ce qu’ont avancé des théologiens modernistes, il n’y a pas chez saint Paul de « spiritualisation » de l’idée de culte au sens d’un dépassement du réalisme cultuel qui ferait du culte chrétien une métaphore, mais au contraire l’affirmation que le christianisme instaure le culte réel qui remplace le culte symbolique et provisoire de l’Ancien Testament :

    « En révélant ce changement, saint Paul nous dit : Avec la croix du Christ - l'acte suprême de l'amour divin devenu amour humain - le vieux culte comprenant des sacrifices d'animaux dans le temple de Jérusalem est terminé. Ce culte symbolique, culte de désir, est à présent remplacé par le culte réel : l'amour de Dieu incarné en Christ et porté à sa plénitude dans la mort sur la croix. Ce n'est donc pas la spiritualisation d'un culte réel, mais au contraire le culte réel, le vrai amour divin-humain remplace le culte symbolique et provisoire. La croix du Christ, son amour à travers la chair et le sang est le culte réel, qui correspond à la réalité de Dieu et de l'homme. »

    Le pape montre que l’expression paulinienne que l’on traduit en français par « culte spirituel » ne se réduit pas à cette traduction :

    « Paul définit ainsi cette nouvelle façon de vivre : tel est « votre culte spirituel ». Les commentateurs du texte savent bien que l'expression grecque ten logiken latreían n'est pas facile à traduire. La Bible latine traduit : rationabile obsequium. Le mot même de « rationabile » apparaît dans la première prière eucharistique, le Canon romain dans lequel on prie pour que Dieu accepte cette offrande comme « rationabile ». La traduction habituelle « culte spirituel » ne reflète pas toutes les nuances du texte grec (ni du texte latin). Quoi qu'il en soit, il ne s'agit pas d'un culte moins réel, ou même uniquement métaphorique, mais d'un culte plus concret et réaliste - un culte dans lequel l'homme lui-même, dans sa totalité d'être doté de raison, devient adoration, glorification du Dieu vivant. »

  • Daoudal Hebdo N° 17

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    Dans ce numéro

    Page 2
    Quand l’école catholique se soumet à l’islam
    Bouchon lyonnais ?

    Page 3
    La Légion « d’honneur » de Simone Veil
    Le Planning marseillais est mal en point
    La pilule pollue

    Page 4
    Kai Purdy est né malgré les médecins qui voulaient le tuer

    Page 5
    Luxembourg : défendre le grand-duc contre lui-même…

    Page 6
    Présidence tchèque de l’UE : le mépris de la France
    Excellent Vaclav Klaus

    Page 7
    Un bout de France qui s’en va

    Page 8
    Le pape dénonce l’idéologie du « genre »
    Dimanche prochain…

  • Tria sunt munera

    Antiennes du Benedictus et du Magnificat de ce jour :

    Tria sunt munera quæ obtulerunt Magi Domino, aurum, thus, et myrrham, Filio Dei, Regi magno, alleluia.

    Ils étaient trois, les présents qu’ont apportés les Mages au Seigneur : l’or, l’encens, et la myrrhe, au Fils de Dieu, au grand Roi, alléluia.

    Lux de luce apparuisti, Christe, cui Magi munera offerunt, alleluia, alleluia, alleluia.

    Tu es apparu Lumière issue de la Lumière, ô Christ, à qui les Mages ont apporté des présents, alléluia, alléluia, alléluia.

  • L'étoile

    Extrait de l'homélie de Benoît XVI à la messe de l'Epiphanie, dont j'ai trouvé la seule traduction française intégrale (non officielle) sur le Forum catholique. Merci à "Vaticanus". Au fait, qu'est-ce qu'ils fabriquent, sur le site du Vatican? J'avais déjà remarqué qu'on n'avait plus les catéchèses du mercredi en français. Et l'homélie du 1er janvier n'est, comme celle du 6, qu'en italien...

    En cette année 2009, qui, à l’occasion du quatrième centenaire des premières observations de Galileo Galilei au télescope a été dédiée de façon spéciale à l’astronomie, nous ne pouvons pas ne pas prêter une attention particulière au symbole de l’étoile, si important dans le récit évangélique des Mages (cf. Mt 2,1-12). Ils étaient selon toute probabilité des astronomes. De leur point d’observation, située à l’orient par rapport à la Palestine, peut-être en Mésopotamie, ils avaient remarqué l’apparition d’un nouvel astre, et ils avaient interprété ce phénomène céleste comme annonce de la naissance d’un roi, plus précisément, selon les Saintes Ecritures, du roi des Juifs (cf. Nm 24,17). Les Pères de l’Eglise ont même vu dans cet évènement singulier raconté par saint Matthieu, une sorte de « révolution » cosmologique, causée par l’entrée du Fils de Dieu dans le monde. Saint Jean Chrysostome écrit par exemple : « quand l’étoile se trouva au-dessus de l’enfant, elle s’arrêta, et cela seule une puissance que les astres n’ont pas, pouvait le faire : se cacher, réapparaître ensuite, et enfin s’arrêter » (Homélie sur l’évangile de Matthieu, 7, 3). Saint Grégoire de Naziance affirme que la naissance du Christ imprima de nouvelles orbites aux astres (cf. Poèmes dogmatiques, V, 53-64: PG 37, 428-429). Ce qui est clairement à entendre dans un sens symbolique et théologique. En effet, tandis que la théologie païenne divinisait les éléments et les forces du cosmos, la foi chrétienne, portant la révélation biblique à son accomplissement, contemple un Dieu unique, Créateur et Seigneur de l’univers entier. C’est l’amour divin, incarné dans le Christ, la loi fondamentale et universelle du créé. Cela, au contraire, doit être entendu dans un sens non poétique, mais réel. C’est ainsi que l’entendait d’ailleurs aussi Dante, quand, dans le vers sublime qui conclut Le Paradis et l’ensemble de la Divine Comédie, il définit Dieu comme « l’amour qui donne le mouvement au soleil et aux autres étoiles » (Paradis, XXXIII, 145). Cela signifie que les étoiles, les planètes, l’univers entier ne sont pas gouvernés par une force aveugle, n’obéissent pas aux dynamiques de la seule matière. Ce ne sont donc pas les éléments cosmiques qui doivent être divinisés, mais au contraire, il y a en tout et au-dessus de tout une volonté personnelle, l’Esprit de Dieu, qui dans le Christ s’est révélée comme Amour (cf. Enc. Spe salvi, 5). S’il en est ainsi, alors les hommes – comme l’écrit saint Paul aux Colossiens – ne sont pas esclaves des « éléments du cosmos » (cf. Col 2,8), mais sont libres, c’est-à-dire capables de se relier à la liberté créatrice de Dieu. Il est à l’origine de tout et il gouverne tout non à la manière d’un moteur froid et anonyme, mais en Père, Epoux, Ami, Frère, en Logos, « Parole-Raison » qui s’est uni à notre chair mortelle une fois pour toutes et a partagé pleinement notre condition, manifestant la puissance surabondante de sa grâce. Il y a donc dans le christianisme une conception cosmologique particulière, qui a trouvé dans la philosophie et dans la théologie médiévales de très hautes expressions. Elle donne, à notre époque aussi, des signes intéressants d’une nouvelle efflorescence, grâce à la passion et à la foi de beaucoup de savants, qui ne renoncent ni à la raison, ni à la foi, mais au contraire les mettent totalement en valeur l’une et l’autre, dans leur fécondité réciproque.

  • Nouvelles tchèques

    La Commission européenne se réunit à Prague ce mercredi, pour marquer le début de la présidence tchèque du Conseil européen. José Manuel Barroso doit rencontrer le président Vaclav Klaus au Château de Prague. Mais, selon le site tchèque Lidovky, Vaclav Klaus n’assistera pas ce soir à la cérémonie et au spectacle qui se dérouleront au Théâtre national de Prague. Ce qui serait le premier « boycott » de celui qui se définit comme un « dissident » de l’Union européenne.

    Il se pourrait d’autre part que le Sénat tchèque repousse l’examen du traité de Lisbonne.

    Les sénateurs ODS de la commission des lois ont demandé hier que l’examen du traité ait lieu après l’examen d’une loi sur les relations entre les deux chambres du Parlement. La demande a été rejetée à une voix de majorité, mais la proposition de l’opposition que la commission recommande la ratification du traité a également été rejetée à une voix de majorité.

    La commission des Affaires étrangères et sa commission pour l’Union européenne doivent donner aujourd’hui leur avis.

    Le président de la commission des lois a fait valoir que le report de l’examen du traité de Lisbonne donnerait à la République tchèque l’opportunité de négocier des conditions plus avantageuses, à l’exemple de l’Irlande…

    Il a ajouté que la probabilité que la loi sur les relations entre les deux chambres passe avant le traité de Lisbonne s’accroît.

    En effet, le président de la commission sur l’UE a déclaré que ce report permettrait de clarifier ce que sera le rôle des cours constitutionnelles lorsque des pouvoirs seront transférés à Bruxelles par une majorité qualifiée, transferts qui peuvent être contraires à la volonté des petits Etats membres. Ce qui serait très dangereux pour l’Union européenne, a-t-il ajouté…

    La loi sur les relations entre les deux chambres est prévue par la Constitution depuis 16 ans. Les forces politiques n’ont jamais pu se mettre d’accord sur sa teneur jusqu’à présent…