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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2302

  • Benoît XVI évoque et invoque les anges

    Extrait de l'allocution du pape avant l'Angélus d'hier:

    « Ange » veut dire « envoyé ». Nous trouvons ces figures, qui aident et guident les hommes au nom de Dieu, dans tout l'Ancien Testament. Il suffit de se souvenir du Livre de Tobie, dans lequel apparaît la figure de l'ange Raphaël, qui assiste le protagoniste dans tant de vicissitudes. La présence rassurante de l'ange du Seigneur accompagne le peuple d'Israël dans tous ses événements bons et mauvais. Au seuil du Nouveau Testament, Gabriel est envoyé pour annoncer à Zacharie et à Marie les heureux événements qui sont le début de notre salut ; et un ange, dont on ne dit pas le nom, avertit Joseph, l'orientant dans ce moment d'incertitude. Un chœur d'anges annoncent aux pasteurs la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur ; ce sont aussi des anges qui annonceront aux femmes la joyeuse nouvelle de la résurrection. A la fin des temps, les anges accompagneront la venue de Jésus dans la gloire (cf. Mt 25, 31). Les anges servent Jésus, qui est certainement supérieur à eux, et sa dignité est ici, dans l'Evangile, proclamée de manière claire, quand bien même discrète. En effet, même dans une situation d'extrême pauvreté et d'humilité, quand il est tenté par Satan, Il reste le Fils de Dieu, le Messie, le Seigneur.

    Chers frères et sœurs, nous enlèverions une part importante de l'Evangile si nous laissions de côté ces êtres envoyés par Dieu, qui annoncent sa présence parmi nous et en sont un signe. Invoquons-les souvent, pour qu'ils nous soutiennent dans l'engagement de suivre Jésus jusqu'à nous identifier à Lui. Demandons-leur, particulièrement aujourd'hui, de veiller sur moi et sur mes collaborateurs de la Curie romaine.

  • Le berger

    Selon une idée reçue, l'Ancien Testament montrerait un Dieu vengeur et terrible, et le Nouveau Testament un Dieu d'amour et de tendresse.

    La messe de ce jour semble montrer le contraire.

    L'épître est un passage du prophète Ezéchiel où Dieu est un pasteur plein de tendresse pour son troupeau, il s'en occupe en permanence, le mène vers les meilleurs pâturages, veille à ce qu'il se repose, relève les brebis qui tombent et les soigne.
    L'évangile est ce passage de saint Matthieu où le « Fils de l'homme », quand il reviendra, séparera les brebis d'avec les boucs et dira à ceux-ci : Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel.

    En vérité Dieu est le même dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament, comme en témoignent les nombreuses citations que celui-ci fait de celui-là. Et dans cet évangile, en faisant référence à Ezéchiel (et à d'autres passages du même genre), Jésus montre qu'il est lui-même ce Dieu unique.

  • Premier dimanche de carême

    Pendant le carême, les byzantins célèbrent la divine liturgie de saint Basile (et non celle de saint Jean Chrysostome). Voici l'hymne à la mère de Dieu qui est chantée après la consécration :

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    En toi se réjouissent, ô Pleine de grâce, toute la création, la hiérarchie des anges et la race des hommes. Ô Temple sanctifié, ô Jardin spirituel, ô Gloire virginale, c'est en toi que Dieu s'est incarné, en toi qu'est devenu petit enfant celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. De ton sein il a fait un trône, il l'a rendu plus vaste que les cieux. Ô Pleine de grâce, toute la création se réjouit en toi. Gloire à toi !

    (Interprétation du P. Maximos Fahmé et de la chorale de Saint-Julien le Pauvre à Paris.)

  • Schizophrènes

    Le ministère tchèque du Travail a fait savoir hier que le nombre de travailleurs étrangers légaux en République tchèque avait baissé de 12.000 au cours du mois de janvier. Une première, due à la crise, et à l'aide donnée par l'Etat à ceux qui acceptent de partir.

    Le même jour, lors d'une conférence européenne qui s'est tenue à Prague, le ministre tchèque du Travail (au nom de la présidence de l'UE) a réaffirmé le dogme européen selon lequel il faut accroître l'immigration de travail : Malgré la crise, l'immigration garde son importance...

  • Au diable la légalité

    Au fond, ça ne sert à rien de ratifier le traité de Lisbonne. Puisqu'on a le texte, il n'y a qu'à l'appliquer... Et on va le faire, et on le fait déjà.

    C'est en substance ce qu'ont déclaré plusieurs hautes personnalités, hier, lors de la réunion de la Conférence des présidents des Parlements des 27, au Palais Bourbon (qui se termine aujourd'hui).

    Bernard Accoyer a demandé la « mise en œuvre anticipée » des dispositions du traité donnant soi-disant « de nouveaux pouvoirs aux Parlements nationaux ».

    Le Parlement italien a déjà adapté son règlement, « comme si le traité était déjà ratifié », a déclaré Gianfranco Fini.

    « Il faut anticiper pour être prêts avant même l'adoption du traité », a opiné le président de la Chambre des députés tchèque.

    Et pour l'élargissement, c'est la même chose. Il y avait là les présidents des Parlements croate, macédonien et turc, avec des délégations aussi nombreuses que celles des pays membres de l'UE...

  • Le Sabbat de l'éternité

    Commentaire de l'épître de ce jour par Dom Guéranger.

    Le Samedi est un jour plein de mystères : c'est le jour du repos de Dieu; c'est le symbole de la paix éternelle que nous goûterons au ciel après les labeurs de cette vie. L'Eglise aujourd'hui, en nous faisant lire ce passage d'Isaïe, veut nous apprendre à quelles conditions il nous sera donné de prendre part au Sabbat de l'éternité. Nous sommes à peine entrés dans la carrière de la pénitence que cette Mère tendre vient à nous, pleine de paroles consolatrices. Si nous remplissons de bonnes œuvres cette sainte Quarantaine durant laquelle sont suspendues les préoccupations du monde, la lumière de la grâce se lèvera du milieu même des ténèbres de notre âme. Cette âme trop longtemps obscurcie par le péché et par l'amour du monde et de nous-mêmes, deviendra éclatante comme les splendeurs du midi, la gloire du Christ ressuscité sera la nôtre ; et si nous sommes fidèles, la Pâque du temps nous introduira à la Pâque de l'éternité. Edifions donc ce qui en nous était désert, relevons les fondements, réparons les brèches ; retenons notre pied pour ne pas violer les saintes observances; ne suivons plus nos voies, ne recherchons plus nos volontés, contrairement à celles du Seigneur ; et il nous donnera un repos qui n'aura pas de fin, et il remplira notre âme de ses propres splendeurs.

     

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    Sur l'ordo du monastère Sainte-Madeleine du Barroux :

    Pro 1° anniversario obitus Rmi Domni Geraldi Calvet, fundatoris nostri, officia defunctorum (Mat., Ld. & Vesp.) recitantur immediate post officia diei. Mat. (unius Noct. tantum) concluduntur cum oratione post ultimum R Ms. Pro defuncto sacerdote (109*), in orat. (119*) "famulum tuum Geraldum abbatem".

    [Deus, qui inter apostolicos sacerdotes famulum tuum Geraldum abbatem sacerdotali fecisti dignitate vigere, præsta, quæsumus, ut eorum quoque perpetuo aggregetur consortio. Per Dominum...]

  • Gag

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    André Gérin, maire communiste de Vénissieux, dans la banlieue de Lyon, a signé jeudi dernier un arrêté qui interdit de caillasser le tramway dans sa ville...

    Parce que, avant le 19 février, c'était permis ?

    (LibéLyon, via François Desouche)

  • L’âge du mariage

    Suite à l'affaire de la petite Nojoud, 8 ans, qui a demandé et obtenu le divorce après avoir été forcée de se marier à un homme de 30 ans, le Yemen a fixé à 17 ans l'âge minimum du mariage.

    Le recteur de l'Université Al-Eman, le cheikh Abdul-Majid al-Zindani, et 16 autres personnalités, ont signé une fatwa dénonçant cette loi comme violant la charia, qui est le fondement des lois du pays selon la Constitution.

    Elle est en effet un affront au Prophète, qui prit pour femme une fille de 9 ans...

    (via bivaouac-id)

  • Profanateurs en jugement

    Les quatre profanateurs de chapelles et de calvaires qui avaient sévi en 2007 dans le Finistère ont comparu hier devant le tribunal correctionnel de Quimper. Il avaient notamment incendié la chapelle de la Croix de Loqueffret (XVIe siècle). Ils laissaient derrière eux l'inscription TABM.

    Ils avaient revendiqué leurs actes dans une lettre au Télégramme, à en-tête d'une fresque représentant un parchemin sur lequel étaient gravées ces initiales sanguinolentes : TABM, séparées, au milieu, par une croix inversée. La lettre disait notamment : « Nous, groupuscule extrémiste anti-ecclésiastique, ayant seulement frappé dans le Finistère-Sud pour le moment, rendons justice et ferons tomber les icônes symbolisant la faiblesse d'esprit »... Une cellule de 15 gendarmes avait été créée pour les retrouver. Ils avaient été rapidement interpellés.

    Ils ont répété à l'audience qu'ils voulaient montrer leur hostilité « à la toute puissante religion chrétienne qui a fait disparaître les cultes païens plus anciens ». Ils ont ajouté que désormais ils le feraient par des « moyens légaux »...
    Des peines allant de 9 mois de prison avec sursis à 3 ans dont 18 mois avec sursis (pour le principal accusé Benoît Hascoët) ont été requises.

    Le jugement a été mis en délibéré au 26 mars.