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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2292

  • Benoît XVI et saint Joseph en Afrique

    Extrait de l'allocution de Benoît XVI à l'Angélus d'hier:

    Le 19 mars, justement durant la visite pastorale en Afrique, nous célèbrerons la solennité de saint Joseph, patron de l'Eglise universelle, qui est aussi le mien. Saint Joseph, averti par un songe, dû fuir avec Marie en Egypte, dans le nord-ouest de l'Afrique, pour mettre à l'abri Jésus nouveau-né, que le roi Hérode voulait tuer. Les Ecritures s'accomplissent ainsi : Jésus a suivi les traces des anciens patriarches et, comme le peuple d'Israël, il est revenu sur la Terre promise après avoir été en exil en Egypte. Je confie à l'intercession céleste de ce grand saint ce prochain voyage en Afrique et les populations de toute l'Afrique, avec les défis qui les touchent et les espérances qui les animent. Je pense en particulier aux victimes de la faim, de la maladie, des injustices, des conflits fratricides et de toute forme de violence qui continue malheureusement à toucher des adultes et des enfants, sans épargner les missionnaires, les prêtres, les religieux, les religieuses et les volontaires. Frères et sœurs, accompagnez-moi en ce voyage par votre prière, invoquant Marie, Mère et Reine de l'Afrique.

  • Ego sum Joseph

    Dixit Joseph undecim fratribus suis: Ego sum Joseph, quem vendidistis in Ægyptum: adhuc vivit pater noster senior, de quo dixeratis mihi? Ite, adducite eum ad me, ut possit vivere. Biennium enim est, quod cœpit esse fames in terra: et adhuc restant anni quinque, quibus nec arari poterit, nec meti. Ite, adducite eum ad me, ut possit vivere.

    Joseph dit à ses onze frères: Je suis Joseph votre frère, que vous avez vendu en Egypte; vit-il encore notre père, ce vieillard dont vous m'avez parlé? Allez, amenez-le moi afin qu'il ait de quoi vivre. Car il y a deux ans que la famine a commencé sur la terre, et il reste encore cinq ans pendant lesquels on ne pourra ni labourer, ni moissonner. Allez, amenez-le moi afin qu'il ait de quoi vivre.

    (répons des matines)

  • 3e dimanche de carême

    L'Eglise poursuit sa lecture de la Genèse et en arrive aujourd'hui à l'histoire de Joseph.

    Cette histoire est une impressionnante prophétie christique.

    Les frères de Joseph, qui ont juré sa perte, le dépouillent de sa tunique, qu'ils trempent dans le sang d'un bouc pour faire croire à son père qu'il est mort, et le jettent dans une citerne, dont ils le sortent pour le vendre, pour 20 pièces d'argent, à des marchands qui le conduisent en Egypte. Là, il est à l'origine d'une extraordinaire prospérité : on viendra de partout acheter le blé égyptien.

    Richard de Saint-Victor, expliquant chaque aspect de la prophétie, montre qu'elle s'étend jusqu'à la consommation des siècles : « Les frères de Joseph vinrent enfin et le reconnurent ; à la fin des temps, après que la plénitude des nations sera entrée, les restes d'Israël se convertiront au Christ. »

  • Le fils prodigue

    « Il partit pour un pays lointain. » Est-il pire éloignement que de se quitter soi-même, d'accepter la distance que crée, non l'espace, mais la conduite, de s'isoler par les désirs du cœur et non par des étendues de terre, d'être séparé des saints comme par une zone brûlante de luxure terrestre ? Car quiconque se sépare du Christ, s'exile de la patrie et choisit le monde pour cité. Mais nous, « nous ne sommes plus des étrangers ni des gens de passage. Nous sommes concitoyens des saints, nous sommes la maison de Dieu » (Eph 2, 1). « Nous qui jadis étions loin, nous sommes devenus proches grâce au sang du Christ » (Eph 2, 13). Gardons-nous donc d'être malveillants envers ceux qui reviennent d'un pays lointain car nous aussi, nous avons vécu dans une région lointaine, comme l'enseigne Isaïe. Tu lis en effet : « Sur ceux qui gisent dans l'ombre de la mort une lumière a resplendi » (Is 9, 2). Ainsi, le pays lointain, c'est l'ombre de la mort.

    Pour nous, le Christ Seigneur est le souffle de notre vie ; nous vivons à l'ombre du Christ. Aussi l'Église dit-elle : « A son ombre désirée, je me suis assise » (Cant 2, 3). Ce jeune homme donc, a consumé dans une vie de débauche tout le charme dont il était pourvu. Toi, qui as reçu l'empreinte de l'image de Dieu, qui portes sa ressemblance, veille donc à ne pas la réduire à néant par une vie honteuse, indigne de ta raison. Tu es l'œuvre de Dieu, ne dis pas à l'idole de bois : « Tu es mon père ». Ne te rends pas semblable aux idoles de bois, puisqu'il est écrit : « Que deviennent comme elles ceux qui les font » (Ps 113, 8).

    Saint Ambroise

  • Fabrique d’hilotes

    Le ministre de la Fonction publique, Eric Woerth, et son secrétaire d'Etat André Santini ont annoncé vendredi avoir révisé la nature des épreuves de 180 des concours pour le recrutement des fonctionnaires, sur près de 600, pour assurer "plus de diversité".

    "On ne veut pas affaiblir le concours. Il reste le moyen le plus démocratique d'accès à la Fonction publique mais il ne permet pas la diversité. Les écoles formant les agents publics doivent être une photographie de la société française", a déclaré M. Santini à des journalistes à Bercy.

    Pour parvenir à davantage de diversité, objectif de la réforme des concours, MM. Woerth et Santini ont décidé de mettre l'accent sur la création des classes préparatoires intégrées aux grandes écoles prestigieuses comme l'ENA ou l'Institut régional d'administration (IRA), réservées aux jeunes de milieux sociaux défavorisés.

    Dans cette optique, la nature des épreuves a également été révisée. Au lieu des épreuves de culture générale classiques, les candidats plancheront désormais sur des épreuves de connaissance "tournés vers le métier" qu'ils veulent exercer, a indiqué M. Woerth.

    Concrètement, un candidat au poste de gardien de la paix sera susceptible d'être confronté à des questions sur les tribunaux de police plutôt qu'à des questionnaires à choix multiple (QCM) portant par exemple sur le nom du secrétaire général de l'ONU, a étayé M. Woerth.

    (AFP)

  • « L'intelligence animale continue de surprendre les scientifiques »

    C'est le titre d'une longue dépêche de l'Associated Press, qui ne nous apprend rien de nouveau. Mais c'est un "marronnier" de l'idéologie dominante : il faut perpétuellement nous redire que les animaux peuvent être aussi intelligents que les hommes, et que les hommes n'ont donc rien de plus que les animaux.

    Une fois encore, on nous redit l'« intelligence » des corbeaux. Qui est en effet étonnante, mais connue depuis l'antiquité.

    Mais le jeu est dangereux. Car à force de célébrer l'intelligence de ces oiseaux (qui ont un cerveau plus proche de celui des reptiles que de celui des mammifères), et de la comparer à celle des chimpanzés, on détruit la théorie darwinienne...

    Conclusion de la dépêche :

    « Ces études mettant en évidence de plus en plus de similarités entre intelligence humaine et intelligence animale peuvent surprendre certaines personnes, avoue Ed Wasserman. Le but est de comprendre à quel point la capacité de réflexion est généralisée dans le règne animal, explique-t-il, et "les éléments que nous collectons nous surprennent en permanence". »

    Il semble en effet que l'on soit sur le point de découvrir que la Passion selon saint Matthieu a été composée par un lémurien, et que le mystérieux auteur du théâtre de Shakespeare était en fait un macaque.

  • Les comptes de Javier Solana

    Selon le Spiegel, la commission budgétaire du Parlement européen va refuser, lundi, d'approuver le budget du Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, et demander, pour la première fois, une inspection de ses comptes.

    Depuis 1970, un "gentlemen's agreement" fait que ce budget n'est pas examiné par le Parlement européen. A ce sujet, le président de la commission budgétaire Herbert Bösch aurait déclaré : « Nous avons cherché ce "gentlemen's agreement" mais nous n'avons trouvé aucun accord », seulement une référence à un tel accord dans un protocole du Conseil du 22 avril 1970. Le député danois Søren Bo Søndergaard aurait ajouté : « Normalement, pour qu'il y ait un accord, il faut être deux. Mais le Parlement européen n'a jamais donné son accord. »

    Le Spiegel commente : « Beaucoup d'argent est en jeu. Solana et son administration dépensent environ 650 millions d'euros. Et si le traité de Lisbonne est ratifié, et si Solana, ou ses successeurs, mettent sur pied leurs services diplomatiques, ces millions pourraient rapidement devenir des milliards, et cela sans aucun contrôle parlementaire. »

    Selon l'ORF (radio-télévision autrichienne), Javier Solana a refusé que ses comptes soient examinés par le Parlement.

    (Open Europe)

  • Et maintenant Rocard...

    Communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen

    Michel Rocard, dit-on, est pressenti pour devenir ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique.

    Comme s'il n'y avait rien de plus urgent dans la situation catastrophique que connaît notre pays.

    On sait que Michel Rocard se pose en spécialiste de l'Arctique et craint « la menace de forages à tout va ». Mais on sait aussi que ce continent est protégé pour 50 ans, précisément contre les forages, par le protocole de Madrid de 1991.

    Après le voyage de Jack Lang comme envoyé spécial du Président à Cuba, le seul motif de ce hochet donné à l'ancien Premier ministre est de marquer toujours plus l'orientation à gauche de Nicolas Sarkozy.

  • Ils ne se gênent vraiment plus…

    Ils osent se référer à un traité qui n'existe pas:

    Résolution du Parlement européen du 19 février 2009 sur le rôle de l'OTAN dans l'architecture de sécurité de l'UE (2008/2197(INI))

    Le Parlement européen,
    (...)
    vu le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007 et ratifié par la grande majorité des États membres de l'Union européenne,
    (...)

    (Merci au Salon beige)

  • « C'est notre faute s'ils en sont là »

    Dans La journée de la jupe, film de Jean-Paul Lilienfeld qui sort en salle le 25 mars, Isabelle Adjani incarne un professeur de français dans un lycée de banlieue. A bout de nerfs, victime en permanence de violences verbales et physiques, elle craque et prend un jour en otages ses élèves en les menaçant d'une arme.

    Extraits d'une interview de l'actrice dans Le Figaro magazine de demain :

    «J'ai trouvé le scénario de ce ramdam socialo-politico-policier dérangeant, politiquement incorrect, donc attirant. Mais quand j'en parlais autour de moi, on se montrait embarrassé et on m'incitait plus ou moins à renoncer. Parce que le film abordait un véritable tabou.»

    «Beaucoup d'élèves de lycées de banlieue sont orphelins d'une autorité dont le principe même a été battu en brèche. Quand ce sont les élèves qui demandent à leur professeur du respect, c'est le monde à l'envers, non ? Mais c'est notre faute s'ils en sont là. Nous constituons une société très narcissique et on se sert de nos enfants pour nous valoriser, nous, au lieu de les protéger, eux.»