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« L'intelligence animale continue de surprendre les scientifiques »

C'est le titre d'une longue dépêche de l'Associated Press, qui ne nous apprend rien de nouveau. Mais c'est un "marronnier" de l'idéologie dominante : il faut perpétuellement nous redire que les animaux peuvent être aussi intelligents que les hommes, et que les hommes n'ont donc rien de plus que les animaux.

Une fois encore, on nous redit l'« intelligence » des corbeaux. Qui est en effet étonnante, mais connue depuis l'antiquité.

Mais le jeu est dangereux. Car à force de célébrer l'intelligence de ces oiseaux (qui ont un cerveau plus proche de celui des reptiles que de celui des mammifères), et de la comparer à celle des chimpanzés, on détruit la théorie darwinienne...

Conclusion de la dépêche :

« Ces études mettant en évidence de plus en plus de similarités entre intelligence humaine et intelligence animale peuvent surprendre certaines personnes, avoue Ed Wasserman. Le but est de comprendre à quel point la capacité de réflexion est généralisée dans le règne animal, explique-t-il, et "les éléments que nous collectons nous surprennent en permanence". »

Il semble en effet que l'on soit sur le point de découvrir que la Passion selon saint Matthieu a été composée par un lémurien, et que le mystérieux auteur du théâtre de Shakespeare était en fait un macaque.

Lien permanent Catégories : Divers 7 commentaires

Commentaires

  • Bien sûr, il suffit de voir ce que les corbeaux ont laissé comme traces illustres depuis des siècles, dans tous les domaines, de la science, de la pensée, des arts, de la technique...et cel nous prouve cette intelligence qui fait à celle de l'homme une concurrence sérieuse. Voir la fable célèbre dans les bibliothèques des corvidés " Maître homme tenait dans son bec un fromage", eh bien, un certain La Fontaine ( un Homme) l'a purement et simplement plagiée, en remplaçant Homme par Corbeau. Encore une preuve de la supériorité du corbeau...

  • Je ne résiste pas au plaisir de vous dire "bravo". Je conserve précieusement le dernier paragraphe, qui a failli me faire étouffer de rire.

  • JP.Blein: "Bien sûr, il suffit de voir ce que les corbeaux ont laissé comme traces illustres depuis des siècles, dans tous les domaines, de la science, de la pensée, des arts, de la technique..." Qui êtes-vous pour juger les autres à l'aune de votre propre culture européenne ? Les corbeaux ont leurs propres aptitudes et une culture orale qui se manifeste différemment de la nôtre. J'ose prétendre que cette différence nous enrichit. Il est regrettable que vous méprisiez la diversité animale et que vous sachiez seulement raisonner en termes de productivité artistique ou scientifique, comme si le monde n'avait qu'une seule dimension (€€€ $$$ ...). Il est injuste de ramener notre différence vis à vis des corbeaux à une vulgaire question d'intelligence. On a trop vite fait de se moquer des cervelles de piaf alors qu'en fait, c'est surtout notre manière d'être qui diffère, et ce n'est pas mesurable. Certes, le corbeau manie moins bien la plume que nous, mais il est vrai aussi qu'il a plus de plumes que nous! (CQFD). Tous égaux, tous différents, c'est ma devise. De toute façon, du point de vue d'un corbeau, vous non plus, vous n'êtes pas comme eux. Pour ma part, je recommande de leur accorder notre respect et de leur laisser leur chance. Il suffirait de quelques légers aménagements pour que leur revienne enfin la place à laquelle eux aussi ont droit dans la fonction publique d'État. En espérant que par la suite, ils sachent nous témoigner leur reconnaissance par un vote progressiste.

  • J'ai moi aussi était très amusé par cet article, et c'est vrai que la tendance à la sacralisation des animaux quand dans le même temps on avorte de plus en plus est parfaitement scandaleux. Mais je ne résiste pas à une petite référence biblique de circonstance : "J'ai dit en mon coeur, au sujet des fils de l'homme, que Dieu les éprouverait, et qu'eux-mêmes verraient qu'ils ne sont que des bêtes. Car le sort des fils de l'homme et celui de la bête sont pour eux un même sort; comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, ils ont tous un même souffle, et la superiorité de l'homme sur la bête est nulle; car tout est vanité." Ecclésiaste chapitre 3 versets 18 et 19.

  • Vous savez très bien qu’on ne peut pas prendre l’Ecclésiaste à la lettre. C’est un livre paradoxal (c’est le livre « zen » de la Bible), extrêmement profond et fécond, à condition de l’interpréter en harmonie avec les autres livres. L’Ecclésiaste ne veut certainement pas dire qu’il n’y a pas de différence entre l’homme et la bête. Il donne une leçon d’humilité. Et cela se voit si l’on cite tout le passage, et non les seuls versets que vous citez. Selon la Vulgate : J'ai vu sous le soleil l'impiété dans le lieu établi pour le jugement, et l'iniquité dans le lieu de la justice; et j'ai dit en mon coeur: Dieu jugera le juste et l'injuste; et alors ce sera le temps de toute chose. J'ai dit en mon coeur touchant les fils des hommes, que Dieu les éprouve, et qu'Il montre qu'ils sont semblables aux bêtes. C'est pourquoi les hommes meurent comme les bêtes, et ils ont les uns et les autres un même sort. Comme l'homme meurt, ainsi meurent les bêtes. Ils respirent tous de la même manière, et l'homme n'a rien de plus que la bête; tout est soumis à la vanité, et tout va dans un même lieu. Ils ont été tirés de la terre, et ils retournent tous dans la terre. Qui sait si le souffle des fils de l'homme monte en haut, et si le souffle des bêtes descend en bas? Et j'ai reconnu qu'il n'y a rien de meilleur pour l'homme que de se réjouir dans ses oeuvres, et que c'est là sa part. Car qui le mettra en état de connaître ce qui doit arriver après lui? Selon la Septante : Et j'ai vu encore, sous le soleil, le lieu du jugement, où est l'impie, et le lieu de l'équité, où est l'homme pieux. Et j'ai dit en mon cœur: Dieu jugera ensemble le juste et l'impie; car il y a temps pour toute chose et pour toute œuvre. J'ai dit en mon cœur, touchant les discours des hommes: Dieu les discernera, et Il leur montrera qu'ils sont un bétail à Ses yeux. Car le fils des hommes et la bête sont sujets aux mêmes accidents; la mort de celui-ci est la mort de celui-là, et le même souffle les anime tous: et qu'a l'homme de plus que la bête? Rien; car tout est vanité. Toutes choses vont au même lieu; tout est sorti de la poussière, et tout retournera en poussière. Et qui a vu si le souffle des fils des hommes remonte en haut, ou si le souffle des bêtes descend en bas dans la terre? Et j'ai vu qu'il n'est rien de bon pour l'homme, sinon de se complaire en ses œuvres; car tel est son partage. Car qui le conduira à connaître quelque chose de ce qui sera après lui? Dieu éprouve les hommes en les faisant mourir comme meurent les bêtes. Mais ce qui, ici, distingue radicalement l’homme de la bête, ce sont ses œuvres. Et l’on en revient précisément à l’objet de ma note.

  • L'objection de Jérôme est parfaitement sophistique. Elle vous impute l'opinion selon laquelle l'homme n'est pas un animal, ce que vous n'avez jamais prétendu. L'homme est évidemment un animal. La bonne foi est présupposée dans toute discussion, sinon elle n'est plus une discussion mais une ignominie sophistique destinée au troubler. Merci pour votre cher blog, la pause du week end est dure pour les accrochés comme moi !

  • Je ne le voyais pas vraiment différemment de vous, je trouvais juste la citation de circonstance. Personne je pense ne contestera le fait que Dieu se prend plus en peine des hommes que des animaux, et qu'indiscutablement il a placé l'homme au-dessus du reste de la création. Mais par notre chute notre condition est semblable à celle des bêtes, ce qui comme vous l'avez dit doit nous inciter à l'humilité. Je suis de toute façon entièrement d'accord avec l'idée que vous développez dans cet article, la glorification des bêtes et la dégradation de l'homme est vraiment dans l'esprit de l'époque, quand on voit l'hystérie de certains à propos du port de la fourrure, alors que dans le même temps ils soutiennent l'avortement ou l'euthanasie il y a de quoi pleurer. Je vous souhaite en tout cas une agréable journée.

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