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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2208

  • Les extrémistes de l’avortement

    Aux Etats-Unis, dans l'Etat de l'Oklahoma, une sentence judiciaire nie la possibilité de l'objection de conscience au personnel de santé en ce qui concerne l'avortement.

    Le juge Vicki Robertson a établi que la norme en vigueur était « inconstitutionnelle » parce qu'elle violait « la vie privée » et la « dignité des femmes ».

    Elle établit donc qu'il n'est plus obligatoire d'effectuer des analyses à ultrasons pour vérifier les conditions réelles de santé du fœtus, 24 h avant de procéder à une interruption volontaire de grossesse. Car voir les images de son enfant et entendre décrire les détails physiques visibles par le médecin peuvent « influencer » le choix de la femme.

    Vicki Robertson a de plus privé les médecins de l'exercice de l'objection de conscience : le personnel des hôpitaux ne pourra plus refuser de pratiquer un avortement pour des « raisons morales ou religieuses ».

    (Zenit)

  • L’avortement vu par Tertullien

    "A nous chrétiens, l'homicide est expressément défendu ; il ne nous est donc même pas permis de faire périr le fœtus dans le sein de sa mère. Empêcher une naissance, c'est un homicide anticipé. Peu importe qu'on arrache la vie après la naissance ou qu'on la détruise au moment où elle naît : ce qui va naître est déjà un être humain. Tout fruit est déjà dans son germe".

    (Apologétique, IX)

    (Cité dans un article d'Il Foglio, via Chiesa, via LSB)

  • Sebastian Faulks et le Coran

    L'auteur britannique à succès Sebastian Faulks défraie la chronique en Angleterre. Pour son nouveau roman, dont un des personnages est un islamiste, il a lu le Coran. Et il a osé dire à Time Magazine ce qu'il en pense.

    Le coran, dit-il, "c'est juste les rodomontades d'un schizophrène. Il est très unidimensionnel, et les gens parlent de la beauté de l'arabe et ainsi de suite, mais la traduction en anglais que j'ai lue était, d'un point de vue littéraire, très décevante. "

    Il critique "la stérilité" du message du coran et des enseignements du prophète, particulièrement quand on fait une comparaison avec la Bible. "Jésus, à la différence de Mohammed, avait des choses intéressantes à dire. Il a proposé une façon révolutionnaire de regarder le monde : aimez votre voisin; aimez votre ennemi; les humbles hériteront de la terre. Muhammad n'avait rien d'autre à dire au monde  que 'si vous ne croyez pas en Dieu, vous brûlerez pour toujours'."

    Faulks ajoute que le Coran est "un livre déprimant", "très unidimensionnel", à la différence du Nouveau Testament, et qu'il ne propose "aucun nouveau plan pour la vie".

    (Bivouac-ID)

  • La pollution qui laisse les écologistes muets

    Lors d'un colloque « Foi et environnement », Mgr Chaput, archevêque de Denver, est revenu sur l'affaire des eaux de la Boulder contaminées par la pilule contraceptive. En 2005, les chercheurs constatèrent que sur 123 truites, 101 étaient des femelles, 12 des mâles et que 10 manifestaient des signes curieux de mutation et présentaient des aspects mâles et des aspects femelles. (Ce n'est qu'un cas parmi d'autres.) David Norris, professeur de physiologie à l'Université du Colorado, souligna que les eaux de la rivière Boulder avaient des effets contraceptifs sur les êtres humains. Il s'attendait à une réaction rapide des écologistes. Il fut surpris de l'absence totale de tintamarre. En fait, un des portes parole du milieu écologiste local à qui l'on demandait de commenter cette affaire haussa les épaules en disant que personne ne devait être inquiet qu'on diminue la consommation de pilules contraceptives afin d'éviter de polluer l'eau du robinet. "Personne n'est à blâmer pour ça, et, de toute manière, je n'ai pas de solution".

  • Jean-Paul II vu par un cérémoniaire

    Témoignage de Mgr Konrad Krajewski, cérémoniaire du pape Jean-Paul II.

    J'ai personnellement connu Jean-Paul II en 1998, l'année où j'ai commencé à travailler au Bureau des célébrations liturgiques du Souverain Pontife.

    Lorsque venait mon tour de l'assister pendant les célébrations, avec le Maître des célébrations, Mgr Piero Marini, je demeurais toujours frappé par ce qui avait lieu dans la sacristie avant et après la célébration. Lorsque le Pape venait de la sacristie et que nous nous retrouvions seuls tous les deux, il se mettait à genoux ou, pendant les dernières années du pontificat, il demeurait sur sa chaise et il priait en silence. Cette prière durait dix, quinze voire vingt minutes et parfois même davantage au cours des voyages apostoliques. Il semblait que le Souverain Pontife n'était plus présent parmi nous. Lorsque le moment de prière semblait durer trop longtemps, Mgr Stanilaw Dziwisz entrait, en tentant de suggérer au Pape de se préparer ; souvent le pape ne répondait pas à cet appel. A un moment donné, il levait la main droite, et nous nous approchions pour commencer à l'habiller dans un silence complet. Je suis convaincu que Jean-Paul II, avant de s'adresser aux personnes s'adressait - ou plutôt parlait - à Dieu. Avant de le représenter, il demandait à Dieu de pouvoir être son image vivante devant les hommes. Il en était de même après la célébration : à peine avait-il ôté les habits liturgiques qu'il s'agenouillait dans la sacristie, et priait. J'avais toujours cette même impression : qu'il n'était pas présent parmi nous.

    Quelquefois, pendant les voyages, son secrétaire entrait et, l'effleurant avec délicatesse, il l'exhortait à sortir de la sacristie, parce que les personnes l'attendaient pour le saluer (présidents, maires, autorités...), mais le Pape ne réagissait presque jamais : il demeurait toujours profondément en prière et à nouveau, à un certain moment, il se levait seul, ou il nous faisait un signe pour être aidé. Ces moments de prière, avant et après l'action liturgique, me frappaient toujours profondément. Lorsque je l'assistais, que je posais la mitre, lui passais le mouchoir, j'étais assuré de toucher une personne non seulement extraordinaire, mais véritablement sainte.

    La suite (c'est à  lire, vraiment) sur Benoît et moi.

  • La journée européenne du souvenir des victimes du stalinisme et du nazisme

    Adoptée par l'OSCE sur proposition de la Lituanie et de la Slovénie, elle est passée inaperçue en France...

    "Ce dimanche, 23 août, on célèbre pour la première fois une journée européenne du souvenir des victimes du stalinisme et du nazisme. Le jour retenu correspond à l'anniversaire de la signature du pacte Molotov- Ribbentrop, en 1939, qui scella le partage de l'Europe entre Hitler, à l'Ouest, et Staline, à l'Est. Le 3 juillet dernier, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a donc mis pour la première fois le nazisme et le stalinisme sur un même pied d'égalité. C'est une nouveauté sauf pour l'Eglise catholique. Dans les années 30 déjà, on l'oublie trop souvent, le Pape Pie XI avait condamné sans équivoque les deux idéologies totalitaires du XXème siècle, les deux forces du mal, Hitler et Staline [Un entretien à écouter. NDL] (...)

    "Une résolution récente de l'Organisation de coopération et de sécurité en Europe, proposée par la Lituanie et la Slovénie, a condamné d'un même mouvement le nazisme et stalinisme et c'est une première. Dans les pays d'Europe centrale et de l'Est, les catholiques sont nombreux à saluer cette initiative. Ainsi, la commission Justice et Paix de l'épiscopat slovène invite les chrétiens à s'associer à cette journée [Un entretien à écouter. NDL]" .

    (Radio Vatican, via Le Salon Beige)

  • Aujourd’hui aussi…

    L'essentiel de l'allocution de Benoît XVI à l'Angélus d'hier.

    Aux Juifs qui discutent âprement en se demandant : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » (v. 52), Jésus répète : « Si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous » (v. 53). Aujourd'hui, en ce XXIe dimanche du Temps ordinaire, nous méditons la partie conclusive de ce chapitre, dans laquelle le quatrième Evangéliste rapporte la réaction des gens et des disciples eux-mêmes, scandalisés par les paroles du Seigneur, au point que beaucoup, qui l'avaient suivi jusque-là, s'exclament : « Elle est dure, cette parole ! Qui peut l'écouter ? » (v. 60). Et à partir de ce moment-là, « beaucoup de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui » (v. 66). Mais Jésus n'atténue pas ses affirmations, au contraire, il s'adresse directement aux Douze en disant : « Vous voulez vous en aller vous aussi ? » (v. 67).

    Cette question provocatrice ne s'adresse pas seulement aux auditeurs d'alors, mais atteint les croyants et les hommes de toutes les époques. Aujourd'hui aussi, beaucoup sont « scandalisés » devant le paradoxe de la foi chrétienne. L'enseignement de Jésus semble « dur », trop difficile à accueillir, et à mettre en pratique. Certains alors le refusent et abandonnent le Christ ; certains cherchent à adapter la parole aux modes des temps en en dénaturant le sens et la valeur. « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Cette provocation inquiétante résonne dans notre coeur et attend de chacun de nous une réponse personnelle. En effet, Jésus ne se contente pas d'une appartenance superficielle et formelle, une première adhésion enthousiaste ne lui suffit pas ; il faut au contraire prendre part pour toute la vie « à sa pensée et à sa volonté ». Le suivre remplit le coeur de joie et donne un sens plein à notre existence, mais comporte des difficultés et des renoncements parce que très souvent on doit aller à contre-courant.

    « Voulez-vous partir vous aussi ? ». A la question de Jésus, Pierre répond au nom des apôtres : « Seigneur, à qui irions nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (vv. 68-69). Chers frères et soeurs, nous aussi, nous pouvons répéter la réponse de Pierre, certes conscients de notre fragilité humaine, mais confiants dans la puissance de l'Esprit Saint, qui s'exprime et se manifeste dans la communion avec Jésus. La foi est un don de Dieu à l'homme et elle est en même temps un abandon de l'homme à Dieu, libre et total ; la foi est une écoute docile de la parole du Seigneur, qui est « lampe » pour nos pas et « lumière » sur notre chemin (cf. Psaume 119, 105). Si nous ouvrons notre coeur au Christ avec confiance, si nous nous laissons conquérir par lui, nous pouvons faire nous aussi l'expérience, avec le curé d'Ars, que « notre seul bonheur sur cette terre est d'aimer Dieu et savoir que lui nous aime ».

  • Saint Barthélemy

    Barthélemy, c'est Bar-Tholmai : le fils de Tholmai. Il est le seul apôtre appelé de cette façon. Dans la Sainte Ecriture, son nom ne figure que dans la liste des apôtres donnée par saint Matthieu, saint Marc et saint Luc. Les deux derniers les font suivre dans leur énumération : « Philippe, Barthélemy ». Saint Matthieu les rapproche davantage encore : « Philippe et Barthélemy ».

    Saint Jean ne parle pas de Barthélemy. Mais il parle de Nathanaël qui est amené à Jésus par Philippe.

    De ce fait, pour certains pères de l'Eglise, Nathanaël et Barthélemy sont une seule personne : Nathanaël Bar-Tholmai.

    On constate que c'est Nathanaël qui, dès sa première rencontre avec Jésus, lui dit « Rabbi, tu es le Fils de Dieu. »

    Or, bien plus tard, saint Pierre va dire à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Et Jésus lui répond : « Heureux es-tu, Simon Bar-Jona. »

    C'est la seule fois dans l'Evangile où Jésus appelle saint Pierre « Bar-Jona ».

    Peut-on en déduire que le premier à l'avoir dit était Bar-Tholmai ? On peut en tout cas remarquer la concordance.

  • 12e dimanche après la Pentecôte

    « Lequel de ces trois, à ton avis, s'est montré le prochain de l'homme tombé aux mains des brigands ? - C'est, répondit-il, celui qui a pratiqué la miséricorde à son égard. Jésus lui dit : Va, et toi aussi, fais de même. »

    Qui est mon prochain ? Mon prochain, c'est donc le Christ. C'est lui qui me trouve blessé sur le chemin de la vie, qui me soigne et me sauve.

    Et moi, je dois faire de même. Je dois me montrer le prochain de celui qui souffre, de celui qui attend le salut.
    Si je concours au salut de l'homme blessé sur le chemin, celui-ci, en me permettant d'exercer la miséricorde, concourt de même à mon salut et devient donc à son tour mon prochain.

    Telle est la signification complète du second commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », qui est « semblable » au premier : « Tu aimeras Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit. »

  • Ramadan

    casino-wassila2.jpgNul n'ignore que le ramadan commence aujourd'hui. Vu le tapage médiatique, on pourrait croire que l'islam est la première religion en France. Vu l'esprit de dhimmitude qui ravage le monde politique, médiatique, économique, et même le clergé, c'est déjà le cas d'une certaine façon.

    Les supermarchés ont multiplié par 10 ou par 15 leurs rayons halal. C'est à qui se fera le plus musulman. C'est Casino qui remporte la palme cette année : la chaîne a désormais sa propre marque halal : Wassila.

    Dans le Coran, la « wassila » est « le moyen de se rapprocher » (de Dieu). Pas mal trouvé, non ? Acheter les produits Wassila, c'est gagner sa place au paradis...

    Bien sûr, en Angleterre, c'est pire que chez nous. Dans la compétition serrée pour remporter la palme de la dhimmitude, la municipalité de Rochdale est bien placée. Depuis mercredi, les employés municipaux mettent en place les illuminations de Noël. Car elles doivent être prêtes pour la fête de la fin du ramadan. Et elles resteront ensuite en place pour la fête hindoue de Diwali en octobre, la fête juive de Hanoukka en décembre et Yule, la célébration païenne du solstice d'hiver. Du coup elles seront encore là à Noël...