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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2195

  • La route qui conduit à la vie

    Extrait de l'allocution de Benoît XV, hier, avant l'Angélus.

    Pierre et les autres apôtres, contrairement à la majeure partie des gens, croient que Jésus est beaucoup plus qu'un grand maître ou un prophète. Ils ont foi : ils croient que Dieu est présent et œuvre en lui. Mais juste après cette profession de foi, quand pour la première fois Jésus annonce ouvertement qu'il devra souffrir et mourir, Pierre s'oppose à cette perspective de souffrance et de mort. Jésus doit alors le réprouver avec force, pour lui faire comprendre qu'il ne suffit pas de croire qu'il est Dieu, mais poussés par la charité, il faut le suivre sur cette même route, celle de la croix. Jésus n'est pas venu nous enseigner une philosophie, mais nous montrer une route, et surtout la route qui conduit à la vie. Cette voie est l'amour, qui est l'expression de la vraie foi. Si quelqu'un aime son prochain avec un cœur pur et généreux, cela signifie qu'il connaît vraiment Dieu.

  • Exaltation de la Sainte Croix

    Hæc est arbor dignissima, in paradisi medio situata, in qua salutis Auctor propria morte mortem omnium superavit.. Crux præcellenti decore fulgida, quam Heraclius imperator concupiscenti animo recuperavit.

    Voici l'arbre revêtu de la plus haute dignité, situé au milieu du paradis, sur lequel l'Auteur du salut, par sa propre mort, a vaincu notre mort à tous. Croix qui brille d'une gloire extraordinaire, que l'empereur Heraclius, brûlant de désir, a réussi à reprendre.

    (répons des matines)

  • 15e dimanche après la Pentecôte

    L'évangile est celui de la résurrection du fils de la veuve de Naïm, et il est unique par bien des aspects. C'est la seule fois que ce village est cité dans la Bible, saint Luc est le seul à raconter cet épisode, il est aussi le seul à dire « le Seigneur » pour parler de Jésus avant la Résurrection, et ici c'est la première fois. Or dans les occurrences précédentes « le Seigneur » désignait Dieu.

    Et c'est la seule fois où Jésus accomplit un miracle sans qu'on le lui demande et sans que quiconque en tire une leçon.
    Ce pur geste de compassion renvoie à la résurrection d'un enfant par Elie. C'est pourquoi les témoins disent : « Un grand prophète s'est levé parmi nous. » Et ils sont « saisis de crainte ». Car ce grand prophète est « le Seigneur », Dieu lui-même, qui a « visité son peuple », comme disent également les témoins, avec les mots de Zacharie dans le Benedictus...

  • « Mes amis de L’Humanité »

    Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a été sifflé et insulté, à la Fête de l'Humanité, par plusieurs dizaines de personnes. "Mitterrand dehors", "vendu", "social-traître", "casse toi pauvre con"...

    Réaction de l'intéressé :

    "Je déplore cette situation. Mais ce n'est pas non plus très grave. Ma venue n'est ni une provocation (...), ni une tentative pour gêner mes amis de l'Humanité. Je viens ici car c'est un lieu d'échanges, de fête, de convivialité."

  • Signe des temps

    L'Aïd el-Kébir, figurera en 2010 au calendrier des jours fériés d'une ville espagnole, Melilla, enclave dans le nord du Maroc, selon le journal El Pais de samedi.

    C'est la première fois depuis la Reonquista qu'une fête musulmane sera officiellement fériée dans une ville espagnole, souligne le journal.

    Melilla compte environ 40.000 musulmans, soit un peu plus de la moitié de la population.

    Ceuta, l'autre enclave espagnole dans le nord du Maroc, devrait bientôt suivre le chemin de Melilla, ajoute le journal.

  • Deux militants pro-vie assassinés

    James Pouillon, 63 ans, handicapé, sous assistance respiratoire, avait l'habitude de manifester contre l'avortement dans les rues de sa ville d'Owosso (Michigan). Hier matin, il s'était assis devant une école, avec sa pancarte contre l'avortement. Il a été tué par balles, par un homme tirant depuis une voiture.

    Cet homme, Harlan Drake, a dit aux policiers que les écoliers n'avaient pas à voir des « enfants morts » quand ils vont à l'école.

    On a découvert ensuite un autre meurtre, celui de Mike Fuoss, directeur d'une gravière, assassiné dans son bureau. Harlan Drake, arrêté peu après, a avoué les deux assassinats.

    Mike Fuoss était également un militant pro-vie. Mais il n'est pas certain que ce soit pour cette raison qu'il ait été assassiné. Fuoss et Drake se connaissaient. Drake a raconté qu'il projetait de tuer dans la foulée un troisième homme, James Howe, un agent immobilier qu'il accusait d'avoir porté tort à sa mère dans une affaire immobilière...

  • Toujours Grosdidier

    sans titre.jpgDes habitants de Woippy s'étant émus de ce que les onze nouveaux lampadaires de l'avenue de Thionville portent le croissant de l'islam (c'est la rue de la mosquée), le maire François Grosdidier a fait installer une croix sur le lampadaire situé près d'une porte de l'église Saint-Etienne...

    Et maintenant (maintenant seulement) il se trouve en butte aux laïcards qui lui rappellent l'article 28 de la loi de 1905, qui interdit d'apposer des symboles religieux dans les lieux publics...

  • Ça c'est Paris

    Affiche de la course à pied organisée par la Mairie de Paris.

    La-Parisienne-2009-Course-à-pied-Affiche.jpg
  • A hurler

    Zenit :

    Le Prix Van Thuân sera décerné en 2009 au Grand Duc Henri de Luxembourg : cette nouvelle et 2e édition du Prix sera présentée au Vatican mardi prochain 15 septembre.

    Pour cette présentation, le cardinal Renato Raffaele Martino, président du Conseil pontifical justice et paix sera accompagné de Mgr Marco Frisina, directeur de la chorale du diocèse de Rome et auteur d'une cantate intitulée « Chemins d'espérance », composée en l'honneur du regretté cardinal François-Xavier N'Guyên Van Thuân (1928-2002).

    La cérémonie de remise des prix aura lieu au Palais Colonna de Rome, mercredi 16 septembre, à l'occasion du 7e anniversaire de la disparition du cardinal vietnamien.

    Catholique engagé, le grand-duc Henri de Luxembourg, qui règne depuis l'an 2000, reçoit ce Prix Van Thuân notamment pour sa courageuse promotion de la culture de la vie. En décembre 2008, il avait en effet annoncé au Parlement que des « raisons de conscience » l'empêchaient de signer l'adoption d'une loi sur l'euthanasie à peine votée.

    Petit rappel : le Luxembourg est l'un des trois seuls pays au monde, avec la Belgique et les Pays-Bas (triste "Bénélux"), où l'euthanasie est légale. Le grand duc a pris la loi sur l'euthanasie comme prétexte pour se dépouiller du dernier pouvoir qui lui restait. Car s'il était à titre personnel opposé à l'euthanasie, il ne voulait en aucun cas s'opposer à la volonté des députés, comme il l'a dit explicitement dans son discours de... Noël. Il avait deux possibilités de s'y opposer : dissoudre la Chambre des députés, ou favoriser un référendum. Il n'a rien fait, au nom de la « démocratie ». Ce qui est en flagrante contradiction avec la doctrine de l'Eglise, notamment avec l'enseignement très clair de Jean-Paul II sur ce sujet.

    La loi luxembourgeoise est ainsi libellée :

    Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau,
    Notre Conseil d'Etat entendu;
    De l'assentiment de la Chambre des Députés;
    Vu la décision de la Chambre des Députés du 18 décembre 2008 (...) ;
    Avons ordonné et ordonnons:
    (...) N'est pas sanctionné pénalement et ne peut donner lieu à une action civile en dommages-intérêts le fait par un médecin de répondre à une demande d'euthanasie ou d'assistance au suicide (...).
    Toute personne majeure et capable peut, pour le cas où elle ne pourrait plus manifester sa volonté, consigner par écrit dans des dispositions de fin de vie les circonstances et conditions dans lesquelles elle désire subir une euthanasie (...).

    A comparer avec le président uruguayen Tabaré Vàzquez, qui a opposé son veto à la loi sur l'avortement, présentée par son propre parti.

  • Le très saint nom de Marie

    Cette fête avait été instituée en remerciement de la victoire de Vienne contre les Turcs remportée par le roi de Pologne. Elle avait été supprimée dans le nouveau calendrier. En décembre 2001, le Polonais Jean-Paul II a ordonné qu'on en rétablisse la « mémoire », mais elle n'est que « facultative ». Je reproduis ici le texte que j'avais publié le 12 septembre 2006.

    A Czestochowa, sur la colline lumineuse (Jasna Gora), on invoque chaque jour le saint nom de Marie devant l'icône miraculeuse. Ce nom est celui de la Reine de Pologne. Chaque matin retentit une fanfare. Les trompettes annoncent le lever de la Reine. Alors monte lentement la lourde plaque de métal qui cache l'icône, et la Reine apparaît, somptueusement vêtue, et elle vous regarde, de son regard de sereine compassion, avec son Fils qui tient d'une main l'Evangile et de l'autre pointe du doigt vers le visage de sa Mère : regardez-la. Contentez-vous de la regarder. Respice Mariam. Alors commencent les louanges de la Mère de Dieu, et la première messe. Puis il y aura le rosaire : Zdrowas Mario, laskis pelna... Swieta Mario, Matko Boza...

    Le soir, après la dernière messe, la fanfare retentit de nouveau. Les trompettes annoncent le coucher de la Reine. Et la lourde plaque redescend devant l'icône.

    Le 15 août 1683, devant la Reine était agenouillé le roi de Pologne, Jean III Sobieski. L'empereur l'avait appelé au secours, car l'armée ottomane, venue de Belgrade, assiégeait la ville. Peu avant, Sobieski avait brisé le siège de Lwow. Il était l'homme de la situation. Mais cette fois il s'agissait de tout autre chose. C'était le vizir en personne qui dirigeait les opérations. Non pas pour prendre Vienne, mais pour s'emparer de l'Occident au nom du sultan et d'Allah. Jean Sobieski était convoqué pour sauver la chrétienté. Il le savait. C'est pourquoi il avait décidé de partir de ce lieu, ce jour. Car le général des troupes chrétiennes ne peut être que Marie, qui est comme une armée rangée en ordre de bataille et qui a vaincu toutes les hérésies. Elle avait déjà vaincu les Turcs à Lépante, elle devait les vaincre à Vienne.

    Sobieski part donc de Czsestochowa le jour de l'Assomption. Le 30 août il est à Vienne, à la tête de 74.000 hommes, dont 26.000 Polonais, les troupes impériales conduites par Charles de Lorraine, et celles de plusieurs princes allemands (Naturellement la France de Louis XIV est absente...). Le pape, le bienheureux Innocent XI, a dépêché comme aumônier le capucin Marco d'Aviano. Le bienheureux Marco d'Aviano galvanise les troupes par des prêches enflammés, modérément pacifistes et légèrement islamophobes. En face, les Ottomans sont plus de 200.000.

    La situation ne cesse de se détériorer. Les assaillants multiplient les brèches. Le matin du 12 septembre, après la messe que célèbre Marco d'Aviano et que sert le roi de Pologne, c'est la contre-attaque. Mais en fin d'après-midi, malgré les exploits de Charles de Lorraine, la situation est indécise, et tout le monde est épuisé. C'est alors que Sobieski, sabre au clair, déboule à la tête de ses fameux « hussards volants » sur le camp du vizir. La surprise est telle que c'est la panique chez les Turcs, qui s'enfuient en abandonnant tout sur place. Sobieski s'installe dans la tente du vizir, et il envoie un message au pape, en quatre mots : « Venimus, vidimus, Deus vincit ». Ce sont les paroles de César, magnifiquement transposées en langage chrétien : il dit « nous », pas «  je », et ce n'est pas le roi qui a vaincu, mais Dieu.

    Pour célébrer la victoire, les boulangers de Vienne inventent le croissant, et avec le café abandonné par les Turcs on invente une boisson qu'on appelle capuccino, en hommage à Marco d'Aviano.

    Sobieski repart avec ses troupes. Il passe par la Hongrie, où il écrase l'arrière-garde de l'armée du vizir. Puis il rentre en Pologne : à Czestochowa, où il s'agenouille devant l'icône, et dépose la tente du vizir et quelques joyaux du butin pris sur les Turcs. Cette tente et ces joyaux (d'autres sont au musée du palais royal du Wawel à Cracovie) sont visibles dans le musée du monastère de Jasna Gora.

    Le 12 septembre, c'était, cette année-là, le dimanche dans l'octave de la Nativité de la Sainte Vierge. Le pape décrète que désormais on célébrera en ce dimanche la fête du saint nom de Marie. Lorsqu'il réformera le calendrier pour que le dimanche ne soit pas sans arrêt supplanté par la fête d'un saint, saint Pie X établira la fête du saint nom de Marie à la date anniversaire de la victoire de Vienne, à savoir le 12 septembre. Il se trouve que le 12 septembre est le jour de clôture de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu dans le calendrier byzantin.