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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2193

  • Il n’y a pas besoin du traité de Lisbonne, dit la Suède…

    Titre d'un article d'Euractiv : « L'UE peut fonctionner sans le traité de Lisbonne ». Sous-tire : « La peur d'un non au référendum irlandais ».

    Le titre est une citation du secrétaire d'Etat suédoise aux Affaires européennes, Maria Asenius, qui s'exprime donc au nom de la présidence du Conseil européen :

    « Les dirigeants de l'UE s'éloignent de la thèse selon laquelle le traité de Lisbonne est nécessaire pour un fonctionnement efficace de l'UE élargie. Le nouveau message est que sans le traité de Lisbonne, l'UE peut être tout aussi capable d'agir que jusqu'ici. » Elle ajoute : « Nous ne pouvons pas attendre éternellement une décision à ce sujet. Nous avons besoin d'une nouvelle Commission pour que les affaires européennes continuent. Avec ou sans le traité de Lisbonne. Nous  n'avons pas le choix. »

    Une déclaration qui contredit celle de Lech Walesa, venu hier en Irlande faire campagne pour le oui et qui a déclaré : « Ce traité de Lisbonne n'est pas très bon, mais l'Union européenne a besoin d'un cadre et de règles. »

  • Le PS avoue qu’il ne regarde pas les projets de loi

    Dans un communiqué intitulé "Scientologie : une modification législative suspecte", Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale du PS aux libertés publiques et à la justice, indique qu'"au détour d'une loi fourre-tout sur la simplification du droit et l'allégement des procédures datant du 12 mai 2009, la peine de dissolution d'une personne morale pour escroquerie a été abrogée". "Adoptée à peine douze jours avant le début d'un procès attendu contre la Scientologie, on ne peut qu'être dubitatif devant les hasards de ce calendrier", note le PS. "On peut s'interroger sur les intentions réelles d'une abrogation faite ainsi en catimini", assure le PS.

    Une loi n'est pas votée « en catimini ». Elle passe devant le Parlement, qui a tout loisir de l'examiner (d'autant qu'elle passe d'abord devant une ou plusieurs commissions). Les socialistes n'ont rien vu, parce qu'ils n'ont pas lu le projet de loi. Il en est d'ailleurs de même de l'UMP et des autres. Ce n'est pas la première fois qu'un parti politique découvre ce qu'il y a dans une loi plusieurs mois après qu'elle a été votée, quand un problème se fait jour. De nombreuses lois (celles qui ne défraient pas la chronique) sont votées sans que personne ne les regarde. D'ailleurs la plupart des députés sont absents. La majorité vote pour, et l'opposition vote contre. Ça s'arrête là.

  • Mohammed à Londres

    Mohammed était déjà le prénom le plus donné aux nouveaux-nés à Bruxelles, Amsterdam, Copenhague, Oslo, Milan, ainsi qu'à Marseille et en Seine-Saint-Denis.

    Les statistiques britanniques montrent que Mohammed était en 2008 le premier prénom donné à Londres, dans les West Midlands, le Yorkshire et Humber, et le Nord-Ouest.

    C'est la première fois que sont données des statistiques par région.

    Sur le plan national (Angleterre et Pays de Galles), Mohammed est en troisième position.

    (via Bivouac-ID)

  • Et en plus ils sont pressés...

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    (via François Desouche)
  • Ennio Morricone, « Mission » et la liturgie

    Ennio Morricone a deux casquettes : la musique de film, où il utilise de façon géniale et le plus souvent imperceptible des thèmes de musique classique, et sa musique « personnelle », qui est très différente. La première est très connue, la seconde ne l'est pas. Zenit l'a rencontré, et voici ce qu'il dit de sa musique pour le film Mission (où, pour le coup, le thème de hautbois vient évidemment de Mahler) :

    A propos de « Mission », il déclare que le meilleur de cette partition du film était son « effet technique et spirituel ». Il veut dire par là la façon dont cette musique réussit à combiner trois thèmes musicaux du film. La présence de violons et du hautbois du père Gabriel représente « l'expérience de l'évolution de la musique instrumentale à la Renaissance ». Le film passe ensuite à d'autres formes de musique apparues avec la réforme de l'Eglise entreprise par le Concile de Trente, et se termine sur la musique des natifs Indiens. Il en est résulté un thème « contemporain » dans lequel les trois instruments- les instruments surgis de la Renaissance, ceux de la musique réformée post-conciliaire et les mélodies ethniques - s'harmonisent tout à la fin du film. « Le premier et le second thème vont ensemble, le premier et le troisième peuvent aller ensemble, et le second et le troisième vont ensemble », explique Morricone. « Cela était mon miracle technique qui, je le crois, fut une grande bénédiction ».

    Et voici ce qu'il dit à propos de Benoît XVI et de la réforme liturgique :

    Il voit en lui « un pape d'un esprit d'une grande noblesse, un homme d'une grande culture et aussi d'une grande force ». Il est particulièrement élogieux sur les efforts que fait Benoît XVI pour réformer la liturgie - un sujet qui tient très à cœur à E. Morricone. « Aujourd'hui, l'Eglise a commis une grosse erreur, en revenant en arrière de 500 ans avec des guitares et des chants populaires », argumente-t-il. « Je n'aime pas du tout ça. Le chant grégorien est une tradition vitale et importante de l'Eglise, et gâcher cela avec des mélanges de paroles religieuses et profanes d'enfants, de chants occidentaux est extrêmement grave, extrêmement grave ». Il affirme que c'est un retour en arrière parce la même chose est arrivée avant le Concile de Trente, quand des chanteurs mélangeaient le profane avec la musique sacrée. « Il [le pape] fait bien d'y remédier », fait-il observer. « Il devrait le faire avec encore plus de fermeté. Quelques Eglises en ont tenu compte, mais d'autres non ».

    (Ennio Morricone est l'un des premiers à avoir répondu à l'invitation lancée par le pape à 500 artistes, pour une rencontre le 21 novembre prochain à la chapelle Sixtine « pour renouer les liens entre culture et religion », et à l'occasion des 10 ans de la très remarquable Lettre aux artistes de Jean-Paul II.)

  • Saints Corneille et Cyprien

    Saint Corneille est élu pape en mars 251. Après un veuvage de quatorze mois, l'Eglise catholique retrouve un pape. Saint Fabien en effet, victime de l'atroce persécution de Dèce, avait subi le martyre le 20 janvier 250. Depuis, l'empereur avait de nouveau quitté Rome pour la frontière du Danube, où il soutient la guerre contre les Goths et où il périra d'ailleurs en juin.

    Les chrétiens de Rome jurent alors de réorganiser la Curie. Ils portent leur prêtre Corneille au souverain pontificat. Leur choix alla vers ce prêtre parce qu'il avait franchi régulièrement les degrés de la cléricature, mais surtout parce qu'il avait assumé ses différents offices avec un zèle et une modestie qui l'aidaient à considérer sagement le repentir des fidèles accusés d'avoir fléchi sous la persécution de l'empereur Dèce.

    Rome notifie l'élection à l'Eglise d'Afrique, la plus remarquable des Eglises catholiques par l'importance de son épiscopat et par la fréquence de ses conciles.

    Un autre prêtre romain, Novatianus, se trouve peu satisfait de cette élection et, à l'instigation d'un prêtre de Carthage, Novatus, ennemi de Cyprien, il envoie lui aussi une lettre à l'Eglise d'Afrique, mais pour mettre ses évêques en garde contre Corneille, accusé d'avoir acheté un certificat de sacrifice pendant la persécution, et d'avoir communiqué avec des apostats. Le primat de Carthage, saint Cyprien, reçoit donc ces deux documents. Pendant ce temps, Novatianus est sacré par trois évêques et organise une contre-Eglise.

    Saint Cyprien convoque un concile à Carthage, au cours duquel les évêques, refusant de s'en remettre aux différents rapports, décident, avec une grande sagesse, de ne pas se prononcer avant de prendre sur place de plus amples informations. A cet effet, ils envoient deux de leurs collègues à Rome. Vite convaincu de la sainteté de Corneille, Cyprien met alors sa grande influence au service du pape légitime. Luttant ensemble contre les mêmes adversaires, les deux pontifes se lient d'une étroite amitié.

    Le concile de Carthage (mars 252), qui réunit plus de 150 évêques, excommunie Novatus et Novatianus. Il définit les conditions imposées aux coupables pour leur réintégration dans l'Eglise. Leurs décisions, envoyées à Rome, sont approuvées par un concile de 60 évêques, et le Pape les expédie à toute la chrétienté comme lois officielles de l'Eglise. En cette conjoncture dramatique, la sagesse berbère a gouverné l'Eglise universelle.

    Une terrible peste s'abat sur l'empire romain en 252 et le peuple italien accuse les chrétiens d'avoir provoqué la colère des dieux. Alors les policiers arrêtent le pape Corneille, on l'exile à Civita Vecchia, petit port situé à 60 km de Rome et il y meurt en juin 253.

    Pendant son exil, il a la consolation de recevoir des lettres élogieuses de saint Cyprien qui le félicite de son courage.

    L'Eglise a inscrit dans le Canon de la messe Corneille et Cyprien à la suite des apôtres dont elle sollicite officiellement chaque jour l'intercession auprès de Dieu.

    (Abbé Vincent Serralda, Le Berbère lumière de l'Occident, NEL)

  • Sarkozy à 180 degrés

    Nicolas Sarkozy, aujourd'hui :

    "Tout le monde sait que les tests ADN ne servent à rien. Du coup, ça a créé un trouble. Cette histoire est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire."

    Nicolas Sarkozy, le 20 septembre 2007 sur France 2 :

    "Ce test ADN existe dans 11 pays en Europe dont certains sont socialistes, comme la Grande-Bretagne. Comment se fait-il que ça ne pose aucun problème dans ces pays et que ça fasse débat chez nous ?"

    Que s'est-il passé entre temps ?

    Il s'est marié avec Carla Bruni, qui disait sur le sujet :

    "Plus encore qu'indignée, je suis incrédule."

  • Lord Pearson veut prendre la tête de l’UKIP

    Le traité de Lisbonne est « la ligne de partage des eaux » pour la Grande-Bretagne, et il est nécessaire d'organiser un référendum, que le traité soit ratifié ou non, déclare Lord Pearson of Rannoch. Car si le traité entre en vigueur, ce sera « la fin de la partie ». Le fait d'être membre de l'UE a « supprimé les droits de la démocratie britannique ». Il critique l'introduction de la législation de l'UE pour réglementer la City et « le processus secret de l'activité législative qui exclut totalement les Communes et la Chambre des Lords ».

    Très remonté contre le traité, il souhaite, ppur mieux le combattre, prendre la direction de l'UKIP, dont il est devenu membre en 2007 après avoir quitté le parti conservateur. « Il est le meilleur homme de la situation et quelqu'un qui peut unir le parti », déclare un spécialiste de l'UKIP. L'actuel président de l'UKIP, Nigel Farage, a quant à lui l'intention de devenir le premier député de son parti aux Communes.

    (Malcolm Everard MacLaren Pearson, Baron Pearson of Rannoch depuis qu'il a été fait pair en 1990, est aussi l'un de ceux qui avaient invité Geert Wilders à venir présenter son film Fitna à la Chambre des Lords.)

  • Declan Ganley à la télévision

    Declan Ganley est vraiment revenu. Au cours d'un débat à la télévision irlandaise (RTE) avec la présidente du comité pour le oui au référendum, il s'en est pris notamment aux affiches pour le oui, qui disent Votez oui pour l'économie, et Votez pour l'emploi. « Le seul emploi qui peut être sauvé par le traité de Lisbonne est celui de Brian Cowen (le Premier ministre, dont la cote de popularité est extrêmement basse), de personne d'autre. Le fait est que le traité de Lisbonne serait mauvais pour l'économie irlandaise et aurait de mauvais résultats pour les affaires irlandaises. Votez oui à l'économie... Mais qui est contre l'économie ? Qui est contre l'emploi ? C'est un argument idiot, il n'est pas basé sur des faits, il est grossièrement trompeur, et en fait, si quelque chose peut être avancé au sujet des effets du traité de Lisbonne, c'est qu'il serait catastrophique pour l'économie irlandaise. »

    Il a poursuivi en disant que « le traité de Lisbonne est une mauvaise affaire pour l'ensemble de l'Europe. C'est grossièrement anti-démocratique que nous ayons à voter de nouveau ... Avec ce traité, nous allons transférer davantage de compétences sans avoir en retour de responsabilité démocratique correspondante. »

  • Feu sur l’UDC

    La Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (Ecri), un organe du Conseil de l'Europe, s'inquiète de la montée du « racisme » dans le discours politique en Suisse et dénonce le rôle joué par l'UDC, arrivé en tête des élections législatives de 2007.

    "Le ton" de l'Union démocratique du centre "a pris ces dernières années une tournure raciste et xénophobe", souligne ce comité d'experts des 47 pays membres de l'organisation, dans un rapport publié mardi.

    "Les attaques répétées des membres de l'UDC contre les droits fondamentaux des étrangers et contre l'interdiction du racisme et de la xénophobie ont conduit à un profond malaise dans la société suisse", ajoute l'Ecri.

    Elle s'inquiète que certains médias puissent qualifier des auteurs d'actes de délinquance de "Suisses depuis peu" ou de "Suisses naturalisés".

    Et bien entendu elle en vient à critiquer la démocratie directe, quand elle entre en contradiction avec les "principes des droits de l'homme", comme cette "votation" sur l'interdiction des minarets prévue en novembre dont l'Ecri "espère vivement qu'elle sera rejetée"...

    Mais si la démocratie électorale est mauvaise quand elle fait de l'UDC le premier parti, et si la démocratie directe est mauvaise quand elle fait un référendum sur les minarets, quelle sorte de démocratie reste-t-il ?