Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le blog d'Yves Daoudal - Page 2188

  • L’arrogance des seigneurs de l’Europe

    L'ancien commissaire européen irlandais Peter Sutherland a déclaré que les hommes politiques irlandais sont « trop paroissiaux » (en français on dirait trop provinciaux) pour comprendre l'UE, ou les avantages du traité de Lisbonne : « À bien des égards, notre classe politique est bien trop paroissiale. Seuls ceux qui ont été exposés au Conseil européen, et tout le reste, ont une compréhension suffisante du dossier pour contribuer réellement au débat. »

    (Irish Times, via Open Europe)

  • L’Europe de la Défense et l’Irlande

    C'est l'organisation anglaise Open Europe, vraiment indispensable, qui signalait hier dans son résumé de l'actualité européenne le propos de Pierre Lellouche, notre secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, le 16 septembre, lors de son audition devant la commission des Affaires européennes de l'Assemblée nationale :

    « Pour faire progresser l'Europe de la défense, il ne faut pas que les dépenses liées à la sécurité soient complètement étrangères aux perspectives financières de l'Union. Pourquoi trois États membres contribueraient-ils à hauteur des deux tiers aux dépenses militaires des Vingt-sept ? Y aurait-il une spécificité de ces pays ? Il convient de mettre ces questions sur la table, au même titre que la politique agricole, l'innovation technologique ou l'environnement. »

    Autrement dit, la politique européenne de défense ne doit plus être une coopération entre les Etats qui la souhaitent, elle doit être intégrée dans le budget européen, au même titre que l'agriculture. Et alors elle devient une politique communautaire...

    Cette révélation n'est pas passée inaperçue en Irlande. L'Irish Times en a fait un article aujourd'hui, et donne la réaction de Roger Cole, président de l'Alliance (irlandaise) pour la paix et la neutralité. Soulignant que la militarisation de l'UE serait « nettement accélérée » par le traité de Lisbonne, il ajoute : « Ce n'est pas un hasard si les partisans irlandais du traité refusent de confirmer que l'Irlande n'adhérera pas au groupe de coopération militaire structurée en cours de création pour les guerres les plus "exigeantes" que l'Union européenne envisage à l'avenir. »

  • Le référendum irlandais

    Le site internet irlandais « Fianna Fool, the repugnant party », est une parodie du site du parti au pouvoir en Irlande, le Fianna Fail (prononcer foïl, remplacé par fool: idiot), le « parti républicain ».

    lisbon1.jpg

    En page d'accueil, cette photographie détournée du Premier ministre Brian Cowen montrant un papier où est écrit : « Votez OUI pour nous garder au pouvoir ».

    En dessous on peut lire : « Votez OUI au traité de Lisbonne. Découvrez pourquoi vous devez voter oui le 2 octobre et rejoindre notre campagne. Pour en savoir plus. » Et si l'on clique sur le lien, on obtient ceci :

    kittens.jpg

    Les chatons ont besoin de l'Europe. Votez oui pour des calins.

    Merci à Craig qui l'a mis sur son blog. Et voici une petite bande dessinée de Craig lui-même : Pat le perroquet.

    pat_the_parrot.jpg
  • La compétence planétaire de M. Sarkozy

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Lorsqu'il est à Bruxelles, M. Sarkozy parle en président perpétuel de l'Union européenne. Lorsqu'il s'exprime devant l'ONU, il « invente un monde nouveau ».

    Quand il parle aux Français, il justifie sa taxe carbone par le fait que selon lui « le carbone crée un trou dans la couche d'ozone », ce qui est une monumentale contre-vérité.

    Telle est la compétence de M. Sarkozy, ce qui correspond à sa compétence pour résoudre les problèmes de la France, qui s'aggravent pendant qu'il pérore.

    Pour les Français, le « monde nouveau » de M. Sarkozy, c'est une nouvelle taxe chaque semaine, l'insécurité galopante, la déferlante migratoire et le chômage. Les faits sont plus têtus que les envolées verbales.

  • Benoît XVI et saint Anselme

    Extrait de la catéchèse de Benoît XVI, hier, sur saint Anselme :

    «Dieu, je t'en prie, je veux te connaître, je veux t'aimer et pouvoir profiter de toi. Et si, en cette vie, je ne suis pas pleinement capable de cela, que je puisse au moins progresser chaque jour jusqu'à parvenir à la plénitude» (Proslogion, chap. 14). Cette prière laisse comprendre l'âme mystique de ce grand saint de l'époque médiévale, fondateur de la théologie scolastique, à qui la tradition chrétienne a donné le titre de «Docteur Magnifique», car il cultiva un intense désir d'approfondir les Mystères divins, tout en étant cependant pleinement conscient que le chemin de recherche de Dieu n'est jamais terminé, tout au moins sur cette terre. La clarté et la rigueur logique de sa pensée ont toujours eu comme fin d'«élever l'esprit à la contemplation de Dieu» (ibid. Proemium). Il affirme clairement que celui qui entend faire de la théologie ne peut pas compter seulement sur son intelligence, mais qu'il doit cultiver dans le même temps une profonde expérience de foi. L'activité du théologien, selon saint Anselme, se développe ainsi en trois stades : la foi, don gratuit de Dieu à accueillir avec humilité ; l'expérience, qui consiste à incarner la parole de Dieu dans sa propre existence quotidienne ; et ensuite la véritable connaissance, qui n'est jamais le fruit de raisonnements aseptisés, mais bien d'une intuition contemplative. A ce propos, restent plus que jamais utiles également aujourd'hui, pour une saine recherche théologique et pour quiconque désire approfondir la vérité de la foi, ses paroles célèbres : « Je ne tente pas, Seigneur, de pénétrer ta profondeur, car je ne peux pas, même de loin, comparer avec elle mon intellect ; mais je désire comprendre, au moins jusqu'à un certain point, ta vérité, que mon cœur croit et aime. Je ne cherche pas, en effet, à comprendre pour croire, mais je crois pour comprendre.»

    Neque enim quaero intelligere ut credam, sed credo ut intelligam.

    Benoît XVI avait déjà évoqué saint Anselme dans une lettre (en latin, datée du 7 mars) à l'abbé primat des bénédictins, à l'occasion du 9e centenaire de sa mort, le 21 avril.

  • Daoudal Hebdo N° 50

    50-1.jpg
    Dans ce numéro

    Page 2
    « SOS homophobie » va intensifier sa propagande dans les écoles
    La farce de la retraite des mères

    Page 3
    Ce qu’est réellement le sondage du Pèlerin

    Pages 4-5
    Un cheval de Troie moderne : la doctrine islamique de l'immigration

    Page 6
    Référendum irlandais : la campagne du groupe ELD

    Page 7
    Le Parlement européen dans ses œuvres homophiles

    Page 8
    La religion doit être enseignée à l’école
    Dimanche prochain…

  • Magnæ Deus potentiæ

    Magnæ Deus potentiæ,
    Qui ex aquis ortum genus
    Partim remittis gurgiti,
    Partim levas in aera,

    Demersa lymphis imprimens,
    Subvecta cælis irrigans,
    Ut stirpe una prodita
    Diversa rapiant loca:

    Largire cunctis servulis
    Quos mundat unda Sanguinis,
    Nescire lapsus criminum,
    Nec ferre mortis tædium.

    Ut culpa nullum deprimat,
    Nullum levet jactantia,
    Elisa mens ne concidat,
    Elata mens ne corruat.

    Præsta, Pater piissime,
    Patrique compar unice ,
    Cum Spiritu Paraclito
    Regnans per omne sæculum. Amen.

    Seigneur, dont la puissance au vouloir assortie,
    De ce qu'elle tira du vaste sein des mers,
    A leurs gouffres profonds rendit une partie,
    Et destina le reste à sillonner les airs :

    Tu laissas aux poissons leurs ondes pour demeure,
    Les escadrons ailés s'élevèrent aux cieux ;
    Et d'une même source engendrés à même heure,
    Ils surent par ton ordre occuper divers lieux.

    Donne à tes serviteurs que tes bontés sublimes
    De ton sang adorable ont lavés dans les flots,
    Que leurs âmes jamais ne tombent par leurs crimes
    En l'éternel ennui d'une mort sans repos.

    Qu'aucun pour ses péchés abattu de faiblesse,
    Ou fier de ses vertus jusques à s'en vanter,
    Ne demeure écrasé sous le joug qui le presse,
    Ou tombe au précipice en voulant s'exalter.

    Accordez cette grâce à nos humbles prières,
    Père incompréhensible, Homme-Dieu Jésus-Christ,
    Qui régnez l'un et l'autre au séjour des lumières,
    Où sans fin avec vous règne le Saint-Esprit.

    (Hymne des vêpres du jeudi, attribuée à saint Grégoire le Grand, traduction-adaption de Pierre Corneille.)

    Notre Dame de la Merci.

  • Les grotesques de la secte climatique

    La SNCF va préciser à ses usagers l'impact en termes d'émissions de CO2 de chaque trajet en train lors de la réservation du billet, a annoncé mercredi son président Guillaume Pepy.

    "Dès le mois d'octobre, sur voyages-sncf.com, quand on réserve son billet, on pourra avoir calculé, individuellement, voyage par voyage, quel est l'impact en CO2 exact de chaque voyage en TGV ou en Teoz", a-t-il dit à des journalistes.

    (AFP)

  • Le traité de Lisbonne en Allemagne

    Les services du président allemand Horst Köhler ont annoncé mercredi qu'il avait signé les lois nécessaires à l'application du traité de Lisbonne.

    Cette annonce signifie que Köhler pourrait signer la ratification du traité dès vendredi, affirme l'Associated Press.

    On oublie la plainte déposée lundi auprès de la Cour constitutionnelle. Cette plainte, qui affirme que les nouvelles lois ne garantissent pas suffisamment le rôle de la Cour comme gardien de la Constitution, demande à la Cour de faire injonction à la présidence de la République de retarder la signature de la ratification jusqu'au jugement de fond.

    Un porte-parole de la présidence a déclaré hier que ses experts étaient en train d'examiner la situation créée par cette plainte et ne pouvaient pas dire si ou quand elle pouvait aboutir.

  • Cameron et Klaus

    Selon le Daily Mail, le chef du parti conservateur David Cameron a envoyé une lettre au président tchèque Vaclav Klaus pour lui assurer que s'il remporte les élections législatives en mai, il organisera très rapidement un référendum sur le traité de Lisbonne, s'il n'est pas encore entré en vigueur d'ici là. David Cameron assure Vaclav Klaus que s'il tient pendant quelques mois il sera avec lui et le soutiendra.

    Selon une autre source proche de David Cameron, celui-ci a effectivement envoyé une lettre à Vaclav Klaus en août, mais il n'y appelait pas ouvertement le président tchèque à différer sa signature.

    D'autre part, à New York, Vaclav Klaus a déclaré qu'il pensait que les Irlandais rejetteront de nouveau le traité, et que par conséquent la ratification du traité par Prague n'est pas quelque chose dont il se soucie. En ce qui concerne la menace de supprimer le commissaire européen tchèque, il a qualifié cette idée de « complètement puérile », émanant de quelqu'un qui « cherche tous les arguments possibles, sérieux et loin d'être sérieux ». « Si chaque pays a un commissaire, la République tchèque aura évidemment le sien. »