Empressée soit la louange ; que notre chœur, du fond de l'âme, chante en présence des citoyens des cieux : agréée sera-t-elle et convenable, cette louange, si la pureté des âmes qui chantent est à l'unisson de la mélodie.
Que Michaël soit célébré par tous ; que nul ne s'excommunie de la joie de ce jour : fortuné jour, où des saints Anges est rappelée la solennelle victoire !
L'ancien dragon est chassé, et son odieuse légion mise en fuite avec lui ; le troubleur est troublé à son tour, l'accusateur est précipité du sommet du ciel.
Sous l'égide de Michel, paix sur la terre ,paix dans les cieux, allégresse et louange; puissant et fort, il s'est levé pour le salut de tous, il sort triomphant du combat.
Banni des éternelles collines, le conseiller du crime parcourt les airs, dressant ses pièges, dardant ses poisons ; mais les Anges qui nous gardent réduisent à néant ses embûches.
Leurs trois distinctes hiérarchies sans cesse contemplent Dieu et sans cesse le célèbrent en leurs chants ; ni cette contemplation, ni cette perpétuelle harmonie ne font tort à leur incessant ministère.
O combien admirable est dans la céleste cité la charité des neuf chœurs ! Ils nous aiment et ils nous défendent, comme destinés à remplir leurs vides.
Entre les hommes, diverse est la grâce ici-bas ; entre les justes, divers seront les ordres dans la gloire au jour de la récompense. Autre est la beauté du soleil, autre celle de la lune ; et les étoiles diffèrent en leur clarté : ainsi sera la résurrection.
Que le vieil homme se renouvelle, que terrestre il s'adapte à la pureté des habitants des cieux : il doit leur être égal un jour ; bien que non pleinement pur encore, qu'il envisage ce qui l'attend.
Pour mériter le secours de ces glorieux esprits, vénérons-les dévotement, multipliant envers eux nos hommages ; un culte sincère rend Dieu favorable et associe aux Anges.
Taisons-nous des secrets du ciel, en haut cependant élevons et nos mains et nos âmes purifiées :
Ainsi daigne l'auguste sénat voir en nous ses cohéritiers ; ainsi puisse la divine grâce être célébrée par le concert de l'angélique et de l'humaine nature.
Au chef soit la gloire, aux membres l'harmonie ! Amen.
Adam de Saint-Victor (traduction dans l'Année liturgique de Dom Guéranger).
Le blog d'Yves Daoudal - Page 2185
-
Saint Michel
-
Yom Kippour
Le conseil de Paris qui se réunit une fois par mois le lundi a dérogé cette fois à son calendrier. Il se réunira demain mardi. En raison de la fête juive de Yom Kippour.
-
Romero dit n’importe quoi
Jean-Luc Romero, réélu président de l'Association "pour le droit de mourir dans la dignité", a indiqué que le PS s'était engagé à déposer un projet de loi légalisant l'euthanasie "dans les semaines à venir":
"Le groupe socialiste, avec le soutien de certains députés UMP, doit déposer, lors d'une niche parlementaire, un projet de loi sur la légalisation de l'euthanasie."
Premièrement, les groupes parlementaires déposent des propositions de loi (seul le gouvernement dépose des projets de loi).
Deuxièmement, il y a, tous les ans, au moins une proposition de loi sur l'euthanasie, qui n'a jusqu'ici jamais trouvé sa "niche".
-
Irlande : encore de mauvais sondages
Le sondage publié hier par l'Independant donne 68% de oui, 17% de non et 15% d'indécis.
Le sondage publié par le Sunday Business Post donne 55% de oui, 27% de non, et 18% d'indécis.
La Commission européenne a fait encarter un supplément de 16 pages dans les journaux du dimanche, intitulé « Votre guide du traité de Lisbonne ». Les partisans du non s'insurgent contre cette propagande, faisant remarquer qu'un arrêt de la Cour suprême irlandaise interdit d'utiliser l'argent du contribuable pour promouvoir un seul côté des campagnes référendaires, et que la Commission européenne n'a pas compétence dans la ratification des traités.
-
Le FPÖ récidive
Le FPO a obtenu 15,3% des voix aux élections régionales en Haute-Autriche, contre 8% en 2003. C'est la deuxième fois en une semaine que le parti autrichien double son score (après ses 25% au Voralberg).
Dans les deux cas, on constate que le FPÖ prend ses voix au parti social-démocrate, qui s'effondre, tandis que les conservateurs de l'ÖVP maintiennent leurs positions.
-
Les élections allemandes
Voici deux textes qui tranchent sur les commentaires convenus. Le premier est le communiqué de Bruno Gollnisch qui souligne qu'il ne s'agit pas d'une « victoire de la droite ». Le second est l'analyse de Reuters, qui montre que les deux « grands partis » ont perdu (la CDU espérait plus de 40%, elle atteint à peine 34%). Ce qui ne change rien au constat, mais indique une évolution du système.
Le communiqué de Bruno Gollnisch
La victoire de Mme Merkel (ou plus exactement de Mme Sauer) aux élections législatives allemandes, n'est en aucune façon une victoire de la droite.Elle a cogéré le pays avec les socialistes allemands, et leurs politiques sont interchangeables à quelques nuances près.
De part et d'autre du Rhin, les mêmes courants dominent aujourd'hui la société : implosion démographique, submersion migratoire, alignement sur la politique étrangère américaine, dictature insupportable du « politiquement correct ».
A cet égard, Mme Merkel a conservé de son très trouble passé en Allemagne de l'Est un écrasant mépris des peuples. Elle est l'inventeur de la tromperie qui consiste à faire croire que le traité de Lisbonne diffère de la constitution européenne rejetée par les peuples français et néerlandais, et qui l'eut été par d'autres s'ils avaient pu se prononcer. « Let us keep the substance and change the wording » : gardons la substance et changeons les mots, avait-elle lancé à ses collègues européens.
Une consigne cynique méthodiquement mise en œuvre depuis lors en France comme en Allemagne et ailleurs.
La dépêche de ReutersLes deux gros partis allemands pèsent de moins en moins
BERLIN (Reuters) - Les deux grands "Volksparteien" (partis populaires) d'Allemagne, la CDU/CSU conservatrice et le SPD de centre-gauche, ont obtenu dimanche leur plus mauvais score depuis des décennies, et ces législatives ont profité aux trois petites formations représentées au Bundestag: le FDP, Die Linke et, dans une moindre mesure, les Verts.Si la CDU/CSU va pouvoir en finir avec la grande coalition avec le SPD, elle le doit non pas à elle-même, puisque son score recule de 1,5% par rapport aux législatives de 2005, mais aux Libéraux du FDP, lesquels étaient dans l'opposition depuis onze ans.
La CDU/CSU essuie son deuxième plus mauvais score depuis la fondation de la République fédérale allemande, avec autour de 33,5-34% dimanche, contre 31% en 1949.
L'autre parti de la grande coalition, le SPD, enregistre une véritable débâcle, avec 23% d'après les dernières projections, soit de loin son pire score depuis 1949; jusqu'à dimanche, sa pire défaite remontait à 1953 avec 28,8%.
-
Le pape est content
Le pape Benoît XVI est très satisfait de sa visite en République tchèque, il a été impressionné par la réaction générale à sa venue et par la présence permanente du président Vaclav Klaus, a déclaré le P. Lombardi aux journalistes après la messe de Brno.
Il a également apprécié le concert de samedi, au cours duquel il a pu entendre le Te Deum de Dvorak interprété par l'Orchestre philharmonique tchèque, a-t-il ajouté.
Veinard, ajouté-je. (Ce Te Deum est LE chef-d'œuvre absolu de la musique religieuse tchèque, et la Philharmonie tchèque en est LE meilleur interprète...)
-
L’éternel prince des Tchèques
Extraits de l'homélie de Benoît XVI lors de la messe de ce matin.
Je salue avec déférence Monsieur le Président de la République, auquel je présente mes vœux cordiaux à l'occasion de sa fête ; vœux qu'il me plaît d'adresser à ceux qui portent le nom de Venceslas, et au peuple tchèque tout entier au jour de sa fête nationale.
Ce matin le souvenir glorieux du martyr saint Venceslas, dont j'ai pu vénérer la relique, avant la messe, dans la Basilique qui lui est dédiée, nous réunit autour de l'autel. Il a versé son sang sur votre terre et son aigle que vous avez choisi comme écusson de la visite d'aujourd'hui - votre Cardinal Archevêque l'a rappelé il y a peu - constitue l'emblème historique de la noble Nation tchèque. Ce grand saint que vous aimez appeler 'éternel' Prince des Tchèques, nous invite à suivre toujours et fidèlement le Christ, il nous invite à être des saints. Lui-même est un modèle de sainteté pour tous, spécialement pour tous ceux qui conduisent le destin des communautés et des peuples. (...)
Venceslas est mort martyr pour le Christ. Il est intéressant de noter que son frère Boleslas réussit, en le tuant, à s'emparer du trône de Prague, mais la couronne que par la suite ses successeurs se mettaient sur la tête ne portait pas son nom. Elle portait le nom de Venceslas, en témoignage que «le trône du roi qui juge les pauvres dans la vérité restera solide pour l'éternité » (cf. l'Office des lectures de ce jour). Ce fait fut jugé comme une merveilleuse intervention de Dieu, qui n'abandonne pas ses fidèles : « l'innocent vaincu vainc le cruel vainqueur de la même façon que le Christ sur la croix » (cf. La légende de saint Venceslas), et le sang du martyr n'a appelé ni haine ni vengeance, mais le pardon et la paix.
Chers frères et sœurs, en cette Eucharistie, remercions ensemble le Seigneur d'avoir donné à votre Patrie et à l'Eglise ce saint souverain. Prions en même temps pour que, comme lui, nous aussi nous marchions d'un pas alerte vers la sainteté. C'est certainement difficile, parce que la foi est toujours exposée à de multiples défis, mais quand on se laisse attirer par Dieu qui est Vérité, le chemin se fait décidé, parce qu'on fait l'expérience de la force de son amour. Que l'intercession de saint Venceslas et des autres saints protecteurs des terres tchèques nous obtienne cette grâce. Que Marie, Reine de la paix et Mère de l'Amour nous protège et nous assiste toujours. Amen !
-
Saint Venceslas
Le premier duc des Tchèques mentionné dans les annales est Borjvoj. Il régna de 874 à 891 et fut baptisé par saint Méthode dans les années 80. Il construisit le premier sanctuaire chrétien de Bohême. Puis il fit élever au-dessus de la Vltava, sur le site d'un lieu de culte païen, une église dédiée à la Sainte Vierge. Sous le règne de son fils, Spytihnev, on commença à construire en cet endroit une forteresse : c'est le début de l'édification progressive du Château de Prague. À la mort de Spytihnev, son frère cadet Vratislav Ier lui succède. Ses fils sont Venceslas et Boleslav. À la mort de Vratislav (en 921), sa femme Drahomíra s'institue régente jusqu'à la majorité de Venceslas, elle fait assassiner sainte Ludmilla (la grand-mère de Venceslas, qui l'avait élevé) et mène une politique antichrétienne. Venceslas accède au trône vers 924. Il fonde au Château de Prague la cathédrale Saint-Guy pour y abriter les reliques de saint Guy qu'il avait obtenues du roi saxon Henri l'Oiseleur. Il reconnut la suzeraineté d'Henri et fit venir des missionnaires allemands, ce qui suscita la révolte des princes païens, et son propre frère Boleslas se mit dans la conjuration. Lorsque Venceslas eut un héritier, Boleslas décida de tuer son frère. Venceslas fut immédiatement vénéré comme martyr, et devint le saint patron de la Bohême.
Bonne fête à Vaclav Klaus (car Vaclav, c'est Venceslas), actuel maître du Château de Prague, en ce jour où le pape Benoît XVI est précisément en Bohême.
-
17e dimanche après la Pentecôte
L'évangile de ce dimanche est constitué des deux derniers épisodes d'une longue controverse entre Jésus et, successivement, les grands-prêtres, les pharisiens, les sadducéens, et de nouveau les pharisiens, qui reviennent à la charge après que Jésus a successivement cloué le bec à tous ses interlocuteurs. Il répond en dernier lieu à leur question sur le plus grand commandement, et enfin c'est lui qui attaque, pour frapper un grand coup et les réduire définitivement au silence (le texte de saint Matthieu est ouvertement polémique).
Il leur demande de qui le Messie est le fils, et bien entendu ils répondent : de David. Mais alors il leur cite le psaume 109, psaume messianique, et leur demande pourquoi David lui-même appelle ce fils « Seigneur ». Ils sont littéralement tétanisés. Car Jésus vient d'affirmer qu'il est le Seigneur, c'est-à-dire Dieu, conformément à l'Ecriture...