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Le blog d'Yves Daoudal - Page 2186

  • Le pape et l’Enfant-Jésus

    Benoît XVI s'est rendu cet après-midi en l'église Notre-Dame des Victoires, à Prague, où se trouve la statue miraculeuse de « l'Enfant-Jésus de Prague ». Il a prononcé une émouvante allocution.

    (...) J'adresse à chacun ma cordiale salutation et j’exprime la joie de visiter dans cette Église, dédiée à Sainte Marie de la Victoire où est vénérée la statue de l’Enfant-Jésus, connue partout sous le nom de « L’Enfant-Jésus de Prague ».(...)

    L’image de l’Enfant-Jésus fait immédiatement penser au mystère de l’Incarnation, au Dieu tout-puissant qui s’est fait homme et a vécu pendant 30 ans dans l’humble famille de Nazareth, confié par la Providence à la garde pleine d’attention de Marie et de Joseph. Ma pensée va vers vos familles et vers toutes les familles du monde, à leurs joies et à leurs difficultés. Unissant la prière à notre réflexion, nous demandons à l’Enfant-Jésus le don de l’unité et de la concorde pour toutes les familles. Nous pensons spécialement aux jeunes familles qui doivent faire tant d’efforts pour assurer à leurs enfants la sécurité et un avenir digne. Nous prions pour les familles en difficulté, éprouvées par la maladie et par la souffrance, pour celles qui traversent une crise, qui sont séparées ou meurtries par la mésentente et l’infidélité. Nous les confions toutes au Saint Enfant-Jésus de Prague, sachant combien est importante leur stabilité et leur bonne entente pour le vrai progrès de la société et pour l’avenir de l’humanité.

    La statue de l’Enfant-Jésus, reflet de la tendresse de son enfance, nous fait en outre percevoir la proximité de Dieu et de son amour. Nous comprenons combien nous sommes précieux à ses yeux, parce que, particulièrement grâce à Lui, nous sommes devenus à notre tour fils de Dieu. Chaque être humain est fils de Dieu et donc, chacun de nos frères est, comme tel, à accueillir et à respecter. Puisse notre société comprendre cette réalité ! Chaque personne humaine serait alors considérée non pour ce qu’elle a mais pour ce qu’elle est, puisque dans le visage de chaque être humain, sans distinction de race ni de culture, resplendit l’image de Dieu.

    Cela vaut par-dessus tout pour les enfants. Dans l’Enfant-Jésus de Prague, nous contemplons la beauté de l’enfance et la préférence que le Christ-Jésus a toujours manifestée envers les plus petits, comme nous le lisons dans l’Évangile (cf Mc 10, 13-16). Combien d’enfants, au contraire, ne sont pas aimés, ni accueillis, ni respectés ! Combien sont victimes de la violence et de toutes formes d’exploitation de la part de personnes sans scrupules ! Puissent être réservés à ces petits le respect et l’attention qui leur est dû : les enfants sont l’avenir et l’espérance de l’humanité !

    Je voudrai maintenant adresser une parole spéciale à vous, chers enfants, et à vos familles. Vous êtes venus nombreux à ma rencontre et je vous en remercie de grand cœur. Vous qui êtes les préférés –du cœur- de l’Enfant-Jésus, sachez rendre son amour, et, en suivant son exemple, soyez obéissants, délicats et affectueux. Apprenez à être, comme Lui, le réconfort de vos parents. Soyez de vrais amis de Jésus et recourrez toujours à Lui dans la confiance. Priez-le pour vous-mêmes, pour vos parents, pour votre famille, pour vos maitres et pour vos amis, et priez-le aussi pour moi. Je vous remercie encore pour votre accueil et je vous bénis de grand cœur, invoquant sur tous la protection de l’Enfant-Jésus, de sa Mère Immaculée et de saint Joseph.

  • Le pape, le communisme, les racines chrétiennes de la nation, et un hommage à Vaclav Klaus

    Traduction des propos de Benoît XVI à son arrivée à Prague.

    (...) J’ai été particulièrement touché par le geste du jeune couple qui m’a apporté des dons typiques de la culture de votre nation et m’ont offert un peu de votre terre natale. Cela me rappelle que la culture tchèque est profondément pénétrée par le christianisme, car, comme vous le savez, les éléments du pain et du sel revêtent un sens particulier dans la symbolique du Nouveau Testament.

    Même si toute la culture européenne a été profondément modelée par son héritage chrétien, ce fait est particulièrement vrai en cette terre tchèque, car c’est grâce au travail missionnaire des saints Cyrille et Méthode, au neuvième siècle, que l’ancienne langue slavonne a été transcrite pour la première fois. Apôtres des peuples slaves et fondateurs de leur culture, ils sont vénérés à juste titre comme Patrons de l’Europe. Il est aussi utile de rappeler que ces deux grands saints, de tradition byzantine, rencontrèrent ici des missionnaires provenant de l’Occident latin. Tout au long de son histoire, ce territoire situé au cœur du continent européen, au carrefour du nord et du sud, de l’est et de l’ouest, a été un point de rencontre pour différents peuples, traditions et cultures. Sans aucun doute, cela a provoqué quelquefois des frictions, toutefois, cette rencontre s’est démontrée fructueuse à long terme. D’où le rôle significatif que le territoire tchèque a joué dans l’histoire intellectuelle, culturelle et religieuse de l’Europe, de temps en temps comme champ de bataille, mais le plus souvent en tant que pont.

    Dans quelques mois, aura lieu le vingtième anniversaire de la « Révolution de velours », qui, heureusement, mit fin pacifiquement, à une période d’épreuve particulière pour votre Pays, période durant laquelle la circulation des idées et des courants culturels était sévèrement contrôlée. Je m’unis à vous et à vos voisins en rendant grâce pour votre libération de ces régimes oppressifs. Si l’effondrement du mur de Berlin a marqué un tournant décisif dans l’histoire mondiale, il en fut plus encore ainsi pour les Pays de l’Europe Centrale et Orientale, leur permettant de prendre la place qui leur revient dans le consensus des nations, en qualité d’acteurs souverains.

    Toutefois, le coût de quarante ans de répression politique n’est pas à sous-estimer. Un drame particulier pour ce pays a été la tentative impitoyable du Gouvernement de l’époque de réduire au silence l’Église. Votre histoire, tout au long de son cours, de saint Venceslas, de sainte Ludmilla et saint Adalbert jusqu’à saint Jean Népomucène, a été marquée par de courageux martyrs dont la fidélité au Christ a témoigné plus fortement et de façon plus éloquente que la voix de leurs bourreaux. Cette année est caractérisée par le quarantième anniversaire de la mort du Serviteur de Dieu, le Cardinal Josef Beran, Archevêque de Prague. Je désire lui rendre hommage ainsi qu’à son successeur, le Cardinal František Tomášek, que j’ai eu le privilège de connaître personnellement, pour leur invincible témoignage chrétien face à la persécution. Avec de braves et innombrables prêtres, religieux et laïcs, hommes et femmes, ils ont maintenu vivante la flamme de la foi dans ce Pays. Maintenant que la liberté religieuse a été rétablie, je fais appel à tous les citoyens de la République pour qu’ils redécouvrent les traditions chrétiennes qui ont façonné leur culture et j’invite la communauté chrétienne à continuer à faire entendre sa voix tandis que la nation affronte les défis du nouveau millénaire. « Sans Dieu, l’homme ne sait où aller et ne parvient même pas à comprendre qui il est » (Caritas in veritate, 78). La vérité de l’Évangile est indispensable pour une société saine, car elle ouvre à l’espérance et nous permet de découvrir notre dignité inaliénable de fils de Dieu.

    Monsieur le Président, je sais que vous voulez que soit accordé à la religion un rôle majeur dans les affaires du Pays. Le drapeau présidentiel qui flotte sur le Château de Prague proclame la devise « Pravda Vítĕzí – La Vérité triomphe » : je souhaite sincèrement que la lumière de la foi continue à guider cette nation, bénie abondamment au cours de son histoire par le témoignage de grands saints et martyrs. En cet âge de la science, il est utile de rappeler l’exemple de Jean Grégoire Mendel, Abbé augustin de Moravie, dont les recherches d’avant-garde furent à la base de la génétique moderne. Le reproche de son saint patron, Augustin, ne s’adressait pas à lui, lorsqu’il regrettait que beaucoup étaient « davantage portés à admirer les faits qu’à en rechercher les causes » (Epistula 120, 5 ; cf. Jean-Paul II, Commémoration de l’Abbé Grégoire Mendel à l’occasion du premier centenaire de sa mort, 10 mars 1984, 2). Le véritable progrès de l’humanité est servi au mieux justement par cette alliance de la sagesse de la foi et de l’intuition de la raison. Que le peuple Tchèque puisse toujours jouir des bénéfices qui proviennent de cette heureuse synthèse !

    Il ne me reste qu’à renouveler à chacun de vous mes remerciements, et à vous dire que j’ai attendu avec impatience de passer ces quelques jours parmi vous, dans la République Tchèque, que vous êtes fiers d’appeler : « zeme ceská, domov muj »*.

    * Citation de l'hymne national : pays tchèque, ma patrie.

  • Espagne: feu vert à la libéralisation de l'avortement

    Le gouvernement socialiste espagnol a approuvé hier en conseil des ministres le projet de loi de libéralisation de l'avortement, qui permettra notamment aux jeunes filles de 16 ans d'avorter librement sans le consentement de leurs parents.

    "Nous voulons offrir aux mineures la plus haute protection et le plus strict respect de leurs droits fondamentaux" (sic), a commenté Mme de le Vega, vice-présidente du gouvernement.

    Si le projet est adopté tel quel, les femmes vivant en Espagne pourront désormais avorter librement dans un délai de 14 semaines. L'avortement sera autorisé de manière exceptionnelle jusqu'à 22 semaines de grossesse en cas de "risque pour la vie et la santé" de la mère ou "de graves anomalies du foetus". Il pourra enfin être pratiqué sans limite de temps en cas de "maladie extrêmement grave et incurable du foetus", après avis d'un comité médical.

    Une grande manifestation doit avoir lieu contre le projet le 17 octobre à Madrid.

  • « Sans équivoque »

    Titre d'une dépêche de l'AFP :

    Nucléaire iranien: Israël veut une réponse "sans équivoque" des grandes puissances.

    On ne lira jamais :

    Nucléaire : les grandes puissance veulent une réponse "sans équivoque" d'Israël.

  • "Le Monde", six jours après…

    Les lecteurs du Monde ont pu apprendre dans l'édition du 26 septembre du quotidien de référence que « des bandes organisées de jeunes ont violemment perturbé la Techno-parade », le 19 septembre.

    « Une grande discrétion a entouré ces incidents. Or, des policiers présents disent avoir été marqués par le caractère très organisé des violences commises. »

    « Une grande discrétion », c'est l'expression du Monde pour qualifier l'auto- censure générale des médias. (Le soir même, des vidéos des « incidents » circulaient partout sur internet, et les responsables de la techno-parade dénonçaient les violences.) Mais dans le cours de l'article on a l'explication de ce mutisme : les vidéos ont été « récupérées et exploitées par des sites d'extrême droite »...

    Ayant réussi au bout de six jours à surmonter son aversion face à des informations répandues par « l'extrême droite », Le Monde déballe tout : il y avait dans ces bandes beaucoup de jeunes Noirs portant un signe distinctif, une casquette blanche, une capuche ou un vêtement de couleur blanche, plusieurs policiers assurent avoir été confrontés à des jeunes qui agissaient en groupes structurés, avec un chef qui désignait les objectifs, il y a eu 95 interpellations, parmi eux, quelques uns avaient des sacs en plastique avec dix téléphones portables à l'intérieur, etc.

  • La confiance en Vaclav Klaus

    Selon le dernier sondage tchèque sur la confiance des citoyens envers leurs représentants dans les institutions, Vaclav Klaus est en tête avec 59%, suivi de près par le médiateur de la République Otakar Motejl (58%) et le Premier ministre (apolitique) Jan Fischer (56%).

    Tout en bas du tableau, le président du parti social-démocrate, Jiri Paroubek (28%) et le président de l'ODS, l'ancien Premier ministre Mirek Topolanek (24%)...

  • Le traité de Lisbonne ratifié par l’Allemagne

    Le président Horst Köhler a signé hier le Traité de Lisbonne, parachevant ainsi sa ratification par l'Allemagne.

    Dans un communiqué, Bernard Kouchner et son secrétaire d'Etat Pierre Lellouche « saluent » cette ratification et ajoutent : « Nous formons le voeu que la ratification du Traité de Lisbonne par l'Allemagne crée une dynamique en faveur de l'aboutissement rapide du processus de ratification du Traité de Lisbonne par les pays qui ne l'ont pas encore ratifié. »

    Suivez mon regard...

  • Non veut dire Non

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    Le groupe "No means no" a relancé sur son site internet la pétition pour le non au référendum irlandais.

    Faites passer...

  • Au Boston College

    Un professeur de droit au Boston College, université jésuite du Massachusetts, a accepté d'apparaître dans un "spot" publicitaire contre la reconnaissance de l'union des paires homosexuelles. Certains de ses colègues de l'université catholique) ont dénoncé cette prestation auprès du doyen de la faculté de droit. Celui-ci défend le droit de tout professeur à exposer son « opinion », dans un texte hallucinant où il prend comme exemple le fait que des professeurs sont pour l'avortement et l'euthanasie et que cela ne pose aucun problème.

    C'est à lire sur Américatho, bien sûr.

  • Benoît XVI, la véritable écologie

    Texte du message vidéo adressé aux participants du sommet de l'ONU sur les changements climatiques par Benoît XVI :

    Je désire parler du rapport existant entre le Créateur et l'homme gardien de sa Création, offrant ainsi mon appui aux gouvernements et agences internationales réunies ici pour débattre d'une question aussi grave.

    La terre constitue un don précieux de Dieu qui, en formant son ordre spécifique nous a indiqué les principes garantissant la sauvegarde de la création. C'est pourquoi l'Eglise estime que tout ce qui touche à l'environnement et à sa protection est étroitement lié au développement humain intégral. Dans l'Encyclique Caritas in Veritate, j'ai évoqué ces questions en rappelant l'urgence morale d'une nouvelle solidarité, entre pays mais aussi entre personnes, car la nature est donnée par Dieu à chacun de nous. Cela suppose une responsabilité personnelle face à l'humanité, aux pauvres comme aux générations successives.

    Il est donc capital que la communauté internationale et les gouvernements informent la société sur les utilisations dangereuses de la nature. Les pays qui exploitent en les épuisant des ressources doivent le reconnaître, et faire en sorte que les coûts économiques et sociaux ne retombent pas sur les autres, y compris au dam des générations à venir. La protection de l'environnement, des richesses naturelles et du climat doivent contraindre tous les responsables à redoubler d'efforts, dans le respect des lois et le développement de la solidarité avec les régions du monde les plus fragiles. Ensemble nous pouvons parvenir à un développement humain incluant la charité et la vérité. Il est donc essentiel que notre modèle de développement global prenne conscience d'une plus ample responsabilité partagée de la création. Aux volets environnementaux et climatiques il faut ajouter la résolution du scandale que constituent la faim et la misère.