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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1903

  • « L'intégrité du territoire de la nation »

    Le président du conseil régional PACA, Michel Vauzelle, demande au préfet des Alpes-Maritimes d’interdire un « apéro porchetta-rosé » à Nice, que veulent organiser des identitaires dans une rue occupée le vendredi par la prière musulmane.

    Il écrit : « Nous devons, dans cette période historique pour la Méditerranée, être prudents et attentifs quant à la défense des valeurs de la République et de l'intégrité du territoire de la nation. »

    Défendre l’intégrité du territoire de la nation, c’est empêcher des Niçois de contester à des musulmans l’occupation d’une rue…

    (via Le Salon Beige)

    Addendum

    Il a été interdit...

  • La preuve, aussi, par le Chili

    Selon la propagande des promoteurs de la « santé reproductive » (des femmes, pas des vaches) dans le monde, la légalisation de l’avortement est nécessaire pour réduire la mortalité maternelle (due aux avortements clandestins).

    Or, on savait déjà que l’Irlande, où l’avortement est interdit, a le plus bas taux de mortalité maternelle au monde. Et voici que le Chili vient de recevoir un prix pro-vie international parce que la mortalité maternelle liée à l'avortement y a été réduite de 97,6 % entre 1957 et 2008. L’avortement est interdit au Chili.

  • Mgr Nourrichard en plein délire

    Le 20 février, l’abbé Francis Michel célébrait sa dernière messe à Thiberville. L’église était comble. Le 27 février, l’abbé Jean Vivien, son remplaçant, qui est en fait curé de la « paroisse Notre-Dame de Charentonne » qui couvre 32 communes (dont Bernay où il réside) n’a pu entrer dans l’église de Thiberville pour la messe de 10h : les serrures avaient été bouchées. Il devait célébrer une autre messe, à 11h 15, à Saint Aubin de Scellon. Là, les paroissiens avaient récité un chapelet avant la messe. Et quand le prêtre est arrivé, ils sont tous sortis, sauf une trentaine de personnes, dont une vingtaine étaient venues d’ailleurs soutenir l’abbé Vivien. Pur plus de détails, photos, vidéos, voir le blog de soutien à l’abbé Michel.

    Mgr Nourrichard est en colère. Car l’abbé Michel, qui a le soutien de la population et de la municipalité, habite toujours Thiberville, dans le presbytère qui appartient à la commune (la paroisse ayant été supprimée, la municipalité dispose du presbytère à sa guise).

    « Dans la mesure où il reste sur place et continue à officier, on va malheureusement dans la direction d'une excommunication, qui toucherait aussi ceux qui le suivent », a déclaré l’évêque d’Evreux.

    Mais il n’a absolument aucun motif d’excommunier ce prêtre. L’abbé Michel a obéi à son « injonction » : il n’est plus curé, il ne célèbre plus la messe à l’église de Thiberville ni dans les autres églises du secteur, il a laissé la place au curé de Notre-Dame de Charentonne. Quant à excommunier « ceux qui le suivent », donc ceux qui en privé assistent à sa messe privée, c’est encore plus extravagant.

    Mgr Nourrichard est cet évêque qui a assisté, en ornements épiscopaux, à des « ordinations » anglicanes de femmes, et qui fait prêcher des anglicans dans des églises de son diocèse. Il détruit sciemment une paroisse catholique florissante (la seule paroisse florissante de son diocèse) où l’abbé Michel célébrait trois messes le dimanche (dont une de saint Pie V) et au moins une messe chaque jour. Et c’est ce prêtre-là qui devrait être excommunié par cet évêque-là ?

  • + Shahbaz Bhatti +

    Au lendemain de la confirmation inattendue de Shahbaz Batthi à son poste de ministre des Minorités, je signalais que l’agence Fides en profitait pour faire un éloquent bilan du travail accompli par cet homme. Je commentais : Espérons que ce ne soit pas un éloge funèbre… Hélas… Shahbaz Batthi a été assassiné ce matin. « Je veux juste une place aux pieds de Jésus, je veux que ma vie, ma personnalité, mes actions parlent pour moi et disent que je suis un disciple de Jésus-Christ », disait-il. Exceptionnellement, voici en avant-première mon édito du prochain numéro de Daoudal Hebdo.

    Au matin du 2 mars, alors qu’il partait de chez lui pour se rendre à son bureau, Shahbaz Batthi a été sorti de sa voiture par des hommes masqués qui l’ont mitraillé à mort avant de s’enfuir, laissant sur place des tracts de l’alliance « Tehrik-i-Taliban », reprochant au gouvernement d’avoir chargé un « infidèle chrétien » d’animer une commission de révision de la loi sur le blasphème. « Avec la bénédiction d'Allah, les moudjahidine enverront chacun d'entre vous en enfer », dit le tract.

    Alors que les organisations islamistes exigeaient son départ du gouvernement pakistanais, Shahbaz Bhatti venait d’être reconduit à son poste de ministre des Minorités. Il disait: « Ma nouvelle nomination créera certes des protestations et des mécontentements chez de nombreux extrémistes islamiques. Mais mon combat se poursuivra malgré les difficultés et les menaces que j’ai reçues. Mon seul but est de défendre les droits fondamentaux, la liberté religieuse et la vie même des chrétiens et des autres minorités religieuses. Je suis prêt à tout sacrifice pour cette mission que j’exerce avec l’esprit d’un serviteur de Dieu. Je remercie tous ceux qui ont prié pour moi et qui m’ont soutenu. Maintenant, il y a encore beaucoup à faire. Nous devons relever des défis très sérieux comme celui concernant le blasphème. Je chercherai à témoigner, dans mon engagement, la foi en Jésus Christ ».

    Shahbaz Bhatti était originaire du village de Khushpur, appelé « le Vatican du Pakistan » parce qu’il avait été fondé par les dominicains et qu’en sont issus de nombreux prêtres, religieuses et religieux. Son père, enseignant, était le président du conseil de l’église de Khushpur. Il avait été hospitalisé à l’automne dernier et, très affecté par l’assassinat, le 4 janvier, du gouverneur du Pendjab Salman Taseer (qui soutenait Asia Bibi), il est mort six jours plus tard.

    Shahbaz Bhatti avait été remarqué par Benazir Bhutto dont il était devenu un proche collaborateur. Il avait été légèrement blessé lors de l’attentat qui coûta la vie à la dirigeante du pays. Il avait fondé l’« Alliance des minorités du Pakistan », qui se battait contre les discriminations et les persécutions. Il avait été nommé ministre en 2008. Il avait obtenu que soient réservés aux minorités 5 % des postes au sein des ministères et 4 sièges au Sénat. Il avait obtenu la reconnaissance officielle de leurs fêtes religieuses. Il avait fait construire des salles de prière non musulmanes dans les prisons. Il aidait les chrétiens des quartiers les plus pauvres dans leurs batailles pour le droit de propriété. Il fournissait l’assistance légale et matérielle aux victimes de la violence et de la loi sur le blasphème. Il avait créé dans tout le pays des « comités interreligieux de district » pour tenter d’apaiser les tensions. Il avait créé une ligne téléphonique d’urgence pour assister les minorités. Il s’était directement impliqué pour la cause d’Asia Bibi, et il avait créé une commission pour la révision de la loi sur le blasphème.

    Après les propos de Benoît XVI sur Asia Bibi, il disait : « Je suis profondément croyant et les paroles du Pape sont très importantes pour ma vie. Je le remercie pour sa proximité et pour la solidarité qu’il a exprimée à l’égard des chrétiens du Pakistan. Son réconfort m’encourage à témoigner la foi dans ma vie, malgré les difficultés. Je demande au Saint-Père et à tous les fidèles du monde de prier pour moi. »

    En décembre, plusieurs organisations islamistes avaient fait de Shabaz Batthi un « objectif légitime », soulignant qu’il « doit être tué en tant que complice de blasphème ».

    Le Pakistan compte un nouveau, et grand, martyr.

  • Benedixit Deus Noe

    R. Benedixit Deus Noe, et filiis ejus, et dixit ad eos: * Crescite, et multiplicamini, et replete terram.
    V. Ecce ego statuam pactum meum vobiscum, et cum semine vestro post vos.
    R. Crescite, et multiplicamini, et replete terram.

    Dieu bénit Noé et ses fils, et il leur dit : croissez et multipliez-vous, et remplissez la terre. Voici que je passe un pacte avec vous, et avec votre race après vous : croissez et multipliez-vous, et remplissez la terre.

    (Répons des matines, Gen. 9, 7-9)

  • Tunisie : Ennahda redevient officiel

    Le mouvement islamiste tunisien Ennahda a reçu aujourd’hui l’autorisation du gouvernement provisoire de (re)créer un parti politique.

    Jusqu’ici j’écrivais al-Nahda, mais puisque tous nos médias écrivent Ennahda, je m’incline. Il n’empêche que la transcription exacte de l’arabe est al-Nahda, comme l'écrivent les Tunisiens (ce qui se prononce an-nahda en arabe classique, et dans le Maghreb en-nahda), et l’écrire Ennahda ne permet pas de voir immédiatement le détournement opéré par Rachid Ghannouchi : al-Nahda veut dire la Renaissance, et c’était le nom du mouvement de renaissance arabe vers la fin du XIXe siècle : le nom de la renaissance intellectuelle et culturelle arabe (dont plusieurs artisans de premier plan étaient des chrétiens libanais et syriens) est devenu celui de la renaissance islamique…

  • Les funérailles d’Erbakan

    Des centaines de milliers de personnes, les hommes coiffés du fez (interdit depuis 1925) et les femmes voilées, ont assisté à Istanbul aux obsèques de Necmettin Erbakan, fondateur du nouvel islamisme turc et éphémère Premier ministre. L’actuel Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et le chef de l'Etat, Abdullah Gül, tous deux disciples d'Erbakan, étaient au premier rang pour la prière à la mosquée Fatih. Le cercueil, orné d'un drapeau vert, a été porté par la foule.

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    Erbakan était notamment le fondateur de Milli Görüs, qui est la plus importante organisations islamique en Allemagne et en Europe.

    Extrait d’un article de Die Zeit :

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    Milli Görüs pense à tout et à tous. Avec Milli Görüs, les croyants peuvent jouer au football ou partir en pèlerinage à La Mecque. En cas de décès, un fonds prend en charge le transfert du corps de Berlin ou de Duisburg au cimetière d'Istanbul ou de Konya. Une vie entière accompagnée par Milli Görüs, du berceau à la tombe. Avec l'aide sociale et l'instruction religieuse, l'idéologie s'insinue lentement. "Petit à petit, les jeunes sont embrigadés dans l'organisation", explique Reinhard Hocker, sociologue. Certains n'apprennent que très tard que cette mère si dévouée a pour nom Milli Görüs.
    Aucune des organisations liées à Milli Görüs n'en porte le nom ; il est difficile de prouver l'existence de liens directs. "Il n'est nul besoin de liens formels", souligne Thomas Lemmen, spécialiste de l'islam à la faculté de théologie de Sankt Augustin. "Tout le réseau est fondé sur des relations personnelles." Ainsi, le Kölner Haus, siège de l'Institut de pédagogie internationale et de didactique de Cologne, appartient à la famille Erbakan. La cofondatrice de l'institution s'appelle Amina Erbakan : c'est la mère du secrétaire général et la présidente de la Communauté des femmes islamiques germanophones - qui n'a officiellement rien à voir non plus avec Milli Görüs, bien qu'elle ait son siège dans les locaux de la centrale de l'organisation, à Cologne-Ehrenfeld. Thomas Lemmen a pris la peine de consulter les registres des associations et de comparer les adresses, les statuts et les noms des responsables. Il est fréquemment retombé sur les mêmes personnes et les mêmes adresses. Au coeur de l'organisation : la famille Erbakan.

  • “Nique la France” : la plainte de l'AGRIF enregistrée

    L’AGRIF a engagé des poursuites contre les auteurs du livre Nique la France (et du CD joint) pour injures (et provocation à la haine pour certains passages) commises envers un groupe de personnes, en l’espèce les Français blancs dits de souche, en raison de leur origine (le fait d’être Français de souche), de leur appartenance à une race (en l’espèce la race blanche) ou de leur non-appartenance à une origine ou une race (en l’espèce noire et arabe) ou une religion (en l’espèce musulmane) déterminée. Cette plainte a été enregistrée par le doyen des juges d'instruction de Paris.

    Toutes les explications sur le blog de Bernard Antony.

  • L’hommage de Samir Geagea à SB le cardinal Sfeir

    Dans L’Orient Le Jour, via le Salon Beige :

    Le fait que l'Église maronite soit conduite par des patriarches historiques n'est pas nouveau. Mgr Sfeir est un patriarche ayant une dimension historique. Il n'est pas un patriarche ordinaire qui a opéré un simple passage dans l'Église. Que nous l'aimions ou non, nous devrions songer à ce qui se serait produit entre 1990 et 2005 si nous n'avions pas un patriarche comme lui. Nous devrions songer à ce qui se serait produit dans le pays lorsque la scène (politique) n'était occupée que par ceux qui n'étaient pas en mesure de s'exprimer librement. Les libertés se limitaient alors à se rendre simplement au travail. À cette époque (sous l'occupation syrienne), le patriarche Sfeir était le seul, à partir de Bkerké, à exprimer le point de vue des chrétiens, et des Libanais en général, comme l'ont prouvé par la suite les événements du printemps 2005. Nous remercions, par conséquent, le patriarche, et tous les remerciements ne seront pas suffisants. Seule l'histoire lui rendra justice.

  • Ponam arcum meum in nubibus cæli

    R. Ponam arcum meum in nubibus cæli, dixit Dominus ad Noe: * Et recordabor fœderis mei, quod pepigi tecum.
    V. Cumque obduxero nubibus cælum, apparebit arcus meus in nubibus.
    R. Et recordabor fœderis mei, quod pepigi tecum.

    Je mettrai mon arc dans les nuées du ciel, dit le Seigneur à Noé, et je me souviendrai de mon alliance, que j’ai faite avec toi. Et lorsque j’aurai couvert le ciel de nuages, apparaîtra mon arc dans les nuées, et je me souviendrai de mon alliance, que j’ai faite avec toi.

    (Répons des matines, Gen. 9, 13-14. Le texte parle de l’alliance de Dieu « avec la terre ». La liturgie précise : « avec toi ». C’est personnel, entre « moi » et « toi ».)