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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1862

  • La Pologne après la Hongrie

    La Pologne préside le Conseil de l’Union européenne à partir d’aujourd’hui. Il y a six mois, la Hongrie était arrivée avec le « scandale » de sa loi sur la presse. Aujourd’hui, la Pologne arrive avec le « scandale » de son commissaire européen, Janusz Lewandowski, commissaire au Budget, qui serait, horreur, climatosceptique…

    Les propos incriminés datent du mois de mai. C’était dans une interview à un magazine économique polonais. Personne n’y avait prêté attention. Mais Greenpeace les a opportunément traduits et divulgués à la veille de la présidence polonaise…

    Janusz Lewandowski disait (pour défendre son pays, où l’électricité est essentiellement produite à partir du charbon) : « La thèse selon laquelle l’énergie générée par le charbon serait la principale cause du réchauffement climatique est très discutable. » Il disait aussi : « De plus, le réchauffement climatique en lui-même est de plus en plus remis en question. »

    La révélation de propos aussi incorrects a suscité une forte émotion, et des députés européens ont demandé à Barroso de brûler cet hérétique (enfin, de le punir).

    Alors Lewandowski a fait amende honorable, et sur le site de la Commission, il affirme qu’il croit dur comme fer (si je mens je vais en enfer) au réchauffement climatique, et qu’il n’a jamais mis en doute le fait que ce réchauffement soit dû à l’activité humaine, et qu’il souscrit à 500% (au moins) à tout ce que dit et fait la Commission à ce sujet (même quand elle critique durement son pays, donc)…

  • Ric-rac

    L’un des principaux objectifs de la Hongrie, pour sa présidence de l’Union européenne, était de faire aboutir la candidature de la Croatie (pour d’évidentes raisons historiques : du temps de l’empire austro-hongrois, la Croatie était une province du royaume de Hongrie). Or le ministre hongrois des Affaires étrangères a annoncé hier, le 30 juin, dernier jour de la présidence hongroise, que la Croatie venait d’achever avec succès ses négociations d’adhésion. Elle devrait devenir le 28e membre dans deux ans.

  • Ils ne connaissent même pas le Coran

    Le porte-parole de la mosquée Rahma de Padoue (l’une des mosquées de Padoue…), le Tunisien Maher Selmi, dont les autorités ont fait un « médiateur culturel », explique, à propos d’un Marocain de Padoue qui a tué sa femme parce que celle-ci vivait trop à l’occidentale et fréquentait un autre homme, que le meurtrier « a agi en vertu des lois du Coran », car « la lapidation comme punition ou comme châtiment, c’est dans le Coran ». Il ajoute : « Un musulman ne peut pas le réfuter, mais il faut porter attention à son interprétation, il y a des critères pour infliger cette peine. » Et les musulmans qui vivent en Europe doivent « commencer à lire et à relire leur texte sacré et le réinterpréter d’une façon acceptable pour les sociétés dans lesquelles ils vivent ».

    Mais il n’y a strictement aucun texte du Coran qui parle de lapidation des femmes. En l’occurrence il n’y a aucune réinterprétation à faire. Il suffirait de déclarer que les hadiths où Mahomet prescrit la lapidation ne sont pas authentiques. Ce que personne n’est prêt à faire dans le monde islamique, évidemment : ils font partie des hadiths les plus populaires (chez les hommes)…

    (Ici et )

  • Secrétaire d’Etat à la Famille…

    Le remaniement ministériel (avant-hier) occasionné par le départ de Christine Lagarde au FMI (elle passe de Chicago à New York après un impromptu parisien) permet à François Sauvadet, président du soi-disant groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale d’avoir son heure de gloire en devenant ministre des fonctionnaires. David Douillet trouve enfin un portefeuille. Jean Léonetti, qu’on ne connaissait que dans le domaine de la bioéthique, est censé s’occuper de l’UE : c’est seulement, comme Sauvadet, un centriste que les services de Sarkozy ont encore réussi à recruter (pied de nez à Borloo).

    L’événement est évidemment le retour d’un secrétariat d’Etat à la Famille : la campagne de la présidentielle est lancée. Mais comme Sarkozy s’en fout (de la famille), il n’a même pas fait attention que la dame UMP sélectionnée pour faire potiche ad hoc, Claude Greff, s’est prononcée en faveur de l’euthanasie à l’Assemblée nationale et a vigoureusement protesté, l’an dernier, contre la diminution des subventions au Planning familial, premier lobby français de l’avortement (ici et ).

  • Fête du Sacré Cœur

    Étant une fois venus au très doux Cœur de Jésus et comme il est bon d’être là, ne nous laissons pas facilement séparer de celui dont il est écrit : « Ceux qui se retirent de vous seront écrits sur la terre ». Mais quel sera le partage de ceux qui s’en approchent ? Vous nous l’apprenez vous-mêmes. Vous avez dit à ceux qui venaient à vous : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux ». Approchons-nous donc de vous, et nous tressaillirons et nous nous réjouirons en vous, nous souvenant de votre Cœur. « Oh ! Qu’il est bon et agréable d’habiter » dans ce Cœur ! Je donnerai volontiers toutes choses, toutes les pensées et les affections de mon âme en échange de ce trésor, jetant toutes mes sollicitudes dans le Cœur du Seigneur Jésus, et sans nul doute ce Cœur me nourrira.

    C’est à ce temple, à ce Saint des saints, à cette Arche du Testament, que j’adorerai, et que je louerai le nom du Seigneur, disant avec David : J’ai trouvé mon cœur pour prier mon Dieu. Et moi j’ai trouvé le Cœur de mon Roi, mon frère et mon tendre ami, Jésus. Ne l’adorerai-je pas ? Ayant donc trouvé ce Cœur qui est le vôtre et le mien, ô très doux Jésus, je vous prierai, ô vous qui êtes mon Dieu. Daignez seulement recevoir mes supplications dans ce sanctuaire où vous exaucez, ou plutôt attirez-moi tout entier dans votre Cœur. O Jésus, dont la beauté surpasse toute beauté, « lavez-moi encore plus de mon iniquité, et purifiez-moi de mon péché », afin qu’étant purifié par vous, je puisse approcher de vous qui êtes si pur, que je mérite d’habiter dans votre Cœur tous les jours de ma vie, et que je puisse voir et en même temps accomplir votre volonté.

    Votre côté a été percé, pour qu’une entrée nous y fût ouverte. Votre Cœur a été blessé, afin qu’en lui et en vous, nous puissions habiter, à l’abri des perturbations du dehors. Toutefois il a encore été blessé pour que la blessure visible nous révélât la blessure invisible de l’amour. Pouvait-il mieux montrer cet amour ardent qu’en laissant blesser d’un coup de lance non seulement son corps, mais son Cœur aussi en même temps ? La blessure corporelle indique donc la blessure spirituelle. Qui n’aimerait ce Cœur profondément blessé ? Qui ne paierait d’amour celui qui a tant aimé ? Qui n’embrasserait un amant si chaste ? A nous qui demeurons encore dans notre enveloppe corporelle, à nous d’aimer de toutes nos forces, de payer d’amour, d’embrasser notre divin blessé, à qui des vignerons impies ont percé les mains et les pieds le côté et le Cœur ; à nous, de rester près de lui, afin qu’il daigne enchaîner du lien et blesser du trait de son amour, notre cœur encore dur et impénitent.

    Saint Bonaventure

  • Le Pakistan décentralise…

    Le Pakistan a supprimé le ministère fédéral pour les minorités religieuses, qui avait été créé en 2008 et confié à Shahbaz Bhatti.

    Certains parlent d’une deuxième mort de Shabahz Bhatti. En fait d’autres ministères fédéraux sont supprimés, plus importants du point de vue politique : l’alimentation et l’agriculture, la santé, l’environnement, le travail, le développement des femmes et le sport… On se demande plutôt s’il ne s’agit pas d’un sabordage du gouvernement central… Ou d’un recentrage sur les seules fonctions régaliennes, qui ne servent pas à grand-chose au Pakistan…

    En fait on entendait déjà davantage parler du ministre des minorités du Pendjab, Kamran Michael, que du ministre fédéral Akram Gill.

    On rappellera aussi que Paul Bhatti est « conseiller spécial » du Premier ministre pour les affaires des minorités religieuses, et que ce poste, qui semble maintenu, est plus important qu’un ministère fédéral qui n’avait plus aucun moyen.

  • Les prénoms français sont des prénoms chrétiens

    Marine Le Pen sur Youtube :

    "Le fait de donner un prénom français à ses enfants quand on a obtenu la nationalité française ou quand on est d'origine étrangère a été un des éléments qui a extrêmement bien fonctionné dans l'histoire de France pour que l'assimilation se fasse très rapidement, cela a été le cas pour les Italiens, les Portugais, les Espagnols, les Polonais, ils donnaient un prénom français à leurs enfants. C'est un moyen d'assimilation très très efficace, très très performant. Ce n'est plus le cas aujourd'hui : sous prétexte de conserver ou de montrer le lien avec la nationalité d'origine ou la culture d'origine, on donne aux enfants français des noms à consonance étrangère, je pense que ça leur rend la vie probablement plus compliquée, cela freine l'assimilation nécessaire, ça la retarde."

    C’est une façon comme une autre de montrer que ceux qui ne donnent pas des prénoms français le font parce qu’ils veulent donner des prénoms musulmans, et que les prénoms musulmans ne sont pas français. Parce que l’islam n’est pas français. Mais si les lobbies décryptent ainsi le discours, Marine Le Pen sera traitée de raciste…

  • Quelle honte !

    Luc Oursel est devenu aujourd’hui, comme prévu, président du directoire d’Areva,

    C’est donc un mâle blanc qui succède à Anne Lauvergeon. Et voilà Areva, à cause des humeurs de Sarkozy, qui replonge dans le racisme ordinaire…

  • C’est un européiste qui le dit…

    À quoi sert un ministre chargé des affaires européennes ? À rien. Strictement à rien. Nicolas Sarkozy vient d’en offrir une nouvelle fois la preuve en changeant pour la cinquième fois en quatre ans le titulaire d’un poste qui n’est plus qu’une variable d’ajustement des remaniements gouvernementaux.

    Jean Quatremer

  • Le vin de l’amour

    Superbe homélie de Benoît XVI pour la fête des saints Pierre et Paul, 60e anniversaire de son ordination sacerdotale.

    (…) La Parole de Jésus sur l’amitié se place dans le contexte du discours sur la vigne. Le Seigneur associe l’image de la vigne avec la tâche confiée aux disciples : « Je vous ai institués pour que vous alliez et que vous portiez du fruit et un fruit qui demeure » (Jn 15, 16). La première tâche donnée aux apôtres – aux amis - est de se mettre en route, de sortir de soi-même et d’aller vers les autres. Puissions-nous ici entendre ensemble la parole du Ressuscité adressée aux siens, avec laquelle Saint Matthieu termine son évangile : « Allez et enseignez à tous les peuples… » (cf. Mt 28, 19s). Le Seigneur nous exhorte à dépasser les limites du milieu dans lequel nous vivons, à porter l’Évangile dans le monde des autres, afin qu’il envahisse tout et qu’ainsi le monde s’ouvre au Royaume de Dieu. Cela peut nous rappeler que Dieu-même est sorti de Lui-même, Il a abandonné sa gloire pour nous chercher, pour nous donner sa lumière et son amour. Nous voulons suivre le Dieu qui se met en chemin, surpassant la paresse de rester repliés sur nous-mêmes, afin que Lui-même puisse entrer dans le monde.

    Après la parole sur la mise en route, Jésus continue : portez du fruit, un fruit qui demeure ! Quel fruit attend-Il de nous ? Quel est le fruit qui demeure ? Eh bien, le fruit de la vigne est le raisin à partir duquel se prépare par la suite le vin. Arrêtons-nous un instant sur cette image. Pour que le bon raisin puisse mûrir, il faut non seulement du soleil mais encore de la pluie, le jour et la nuit. Pour que parvienne à maturité un vin de qualité, il faut le foulage, le temps nécessaire à la fermentation, le soin attentif qui sert au processus de la maturation. Le vin fin est caractérisé non seulement par sa douceur, mais aussi par la richesse de ses nuances, l’arôme varié qui s’est développé au cours du processus de maturation et de fermentation. N’est-ce pas déjà une image de la vie humaine, et selon un mode spécial, de notre vie de prêtre ? Nous avons besoin du soleil et de la pluie, de la sérénité et de la difficulté, des phases de purification et d’épreuve, comme aussi des temps de cheminement joyeux avec l’Évangile. Jetant un regard en arrière nous pouvons remercier Dieu pour les deux réalités : pour les difficultés et pour les joies, pour les heures sombres et les heures heureuses. Dans les deux cas nous reconnaissons la présence continuelle de son amour, qui toujours nous porte et nous soutient.

    Maintenant, nous devons cependant nous demander : de quelle sorte est le fruit que le Seigneur attend de nous ? Le vin est l’image de l’amour : celui-ci est le vrai fruit qui demeure, celui que Dieu veut de nous. N’oublions pas pourtant que dans l’Ancien Testament le vin qu’on attend du raisin de qualité est avant tout une image de la justice qui se développe dans une vie vécue selon la loi de Dieu ! Et nous ne disons pas qu’il s’agit d’une vision vétérotestamentaire et dépassée aujourd’hui : non, cela demeure toujours vrai. L’authentique contenu de la Loi, sa summa, est l’amour pour Dieu et le prochain. Ce double amour, cependant, n’est pas simplement quelque chose de doux. Il porte en lui la charge de la patience, de l’humilité, de la maturation dans la formation de notre volonté jusqu’à son assimilation à la volonté de Dieu, à la volonté de Jésus-Christ, l’Ami. Ainsi seulement, l’amour véritable se situe aussi dans le devenir vrai et juste de tout notre être, ainsi seulement il est un fruit mûr. Son exigence intrinsèque, la fidélité au Christ et à son Église, requiert toujours d’être réalisée aussi dans la souffrance. Ainsi vraiment grandit la véritable joie. Au fond, l’essence de l’amour, du vrai fruit, correspond à l’idée de se mettre en chemin, de marcher : l’amour signifie s’abandonner, se donner ; il porte en soi le signe de la croix. Dans ce contexte Grégoire-le-Grand a dit une fois : si vous tendez vers Dieu, veillez à ne pas le rejoindre seul (cf. H Ev 1,6,6 : PL 76, 1097s) - une parole qui doit nous être, à nous comme prêtres, intimement présente chaque jour. (…)