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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1716

  • Saint Philippe Beniti

    On vit constamment briller en lui une tendre compassion envers les pauvres ; elle parut surtout avec éclat lorsque, dans un faubourg de Sienne, il donna son propre vêtement à un pauvre lépreux à peu près nu ; aussitôt que ce malheureux en fut couvert, il se trouva guéri de sa lèpre. Le bruit de ce miracle s’étant répandu de tous côtés, quelques-uns des Cardinaux réunis à Viterbe pour l’élection du successeur de Clément IV, jetèrent les yeux sur Philippe, dont ils connaissaient du reste la prudence toute céleste. A cette nouvelle, l’homme de Dieu craignant de se voir imposer la charge de pasteur suprême, s’enfuit sur le mont Tuniato, et y demeura caché jusqu’au moment où Grégoire fut proclamé souverain Pontife. En cet endroit se trouve une source d’eau qu’on appelle encore aujourd’hui Fontaine de Saint-Philippe, eau qui doit à ses prières la vertu de guérir les malades. Enfin il quitta très saintement cette vie, à Todi, l’an douze cent quatre-vingt-cinq, en embrassant le crucifix, qu’il appelait son livre. A son tombeau, des aveugles recouvrèrent la vue, des boiteux furent guéris et des morts ressuscitèrent. Devant l’éclat de ces prodiges et de beaucoup d’autres encore, le souverain Pontife Clément X l’inscrivit au nombre des Saints.

    Bréviaire

  • Cœur Immaculé de la Vierge Marie

    Le culte liturgique, par lequel on rend un juste honneur au Cœur Immaculé de la Vierge Marie, et auquel de nombreux saints et saintes ont préparé la voie, fut approuvé tout d’abord par le Siège Apostolique au début du dix-neuvième siècle, lorsque le Pape Pie VII institua la fête du Cœur Très Pur de la Vierge Marie, pour être pieusement et saintement célébrée par tous les diocèses et les familles religieuses qui en avaient fait la demande ; fête que bientôt le Pape Pie IX enrichit d’un office et d’une messe propres. Ce culte ardent et souhaité, né au dix-neuvième siècle, et grandissant de jour en jour, fut accueilli avec bienveillance par le Souverain Pontife Pie XII, qui voulut l’étendre à l’Église entière, en donnant à cette fête une plus grande solennité. L’an 1942, tandis qu’une guerre très cruelle accablait presque toute la terre, ce pape, plein de pitié pour les épreuves infinies des populations, en raison de sa piété et de sa confiance envers la Mère céleste, confia ardemment le genre humain tout entier, par une prière solennelle, à ce Cœur très doux ; et il établit la célébration universelle et perpétuelle d’une fête avec Office et Messe propres en l’honneur de ce Cœur Immaculé (1944).

    Bréviaire romain

  • Une victoire judiciaire du Saint-Siège

    Un juge fédéral de Portland, dans l’Oregon, a déclaré que le Saint-Siège ne pouvait pas être considéré comme l'employeur de prêtres pédophiles et donc tenu pour responsable de leurs crimes.

    Un habitant de la région de Seattle avait porté plainte en 2002 contre un prêtre, Andrew Ronan, qui l'aurait agressé à la fin des années 1960. Il voulait faire établir par la justice que les prêtres catholiques sont des employés du Vatican et que ce dernier serait donc responsable de leurs actions.

    « Il n'y a pas de faits fondant une réelle relations d'employé à employeur entre Ronan et le Saint-Siège », a tranché le juge Michael Mosman.

    L'avocat du Saint-Siège a déclaré que ce jugement réglait la question de la responsabilité du Saint-Siège.

    Mais l'avocat du plaignant a déclaré que celui-ci allait faire appel.

  • L’esprit du Concile…

    Les évêques de Zambie ont envoyé leur contribution au comité technique chargé de rédiger la nouvelle Constitution. Selon l’agence Fides, ils s’opposent en premier lieu à l’introduction de normes prévoyant la peine de mort et l’avortement.

    Puis ils affirment :

    « Dans le préambule, la déclaration du fait que la Zambie est une nation chrétienne doit être omise. Ceci parce qu’un pays ne peut pas pratiquer les valeurs et les préceptes du christianisme au travers d’une simple déclaration. Le principe de la conservation de la séparation entre l’Etat et la Religion ne doit pas être perdu. Si la Zambie est un pays multireligieux, comme le reconnaissait explicitement le préambule de la première esquisse rédigée par le Comité technique, affirmer que la Zambie est une nation chrétienne serait en contradiction avec ce fait. »

    Or c’est objectivement la mention de la Zambie comme pays multireligieux qui serait erronée. La proportion de chrétiens varie entre 81 et 95% selon les sources. La Zambie est donc à l’évidence un pays chrétien, et il est ahurissant que les évêques catholiques osent le nier…

    L’argument de la « séparation entre l’Etat et la Religion » ne tient pas, pour la bonne raison qu’il n’est pas catholique (y compris en tenant compte des textes de Vatican II). Et même si l’Eglise prônait cette séparation, il resterait comme un fait que la Zambie est autant un pays chrétien que c’est un pays africain.

    Un autre argument serait que beaucoup de chrétiens en Zambie sont protestants. Et que c’est par « œcuménisme » que les évêques disent cela, pour être sur la même longueur d’ondes que les protestants.

    Sauf que c’est le contraire qui est vrai. La déclaration des évêques pentecôtistes, en date du 1er août (et qui est publiée, contrairement à celle des évêques catholiques), souligne qu’ils veulent garder la mention de la Zambie comme « nation chrétienne ». Ils soulignent aussi que pour la protection de la vie, il faut garder la peine de mort, et garder l’article stipulant que « la vie commence avec la conception ». Au passage, ils dénoncent le fait que Marie Stopes International a pratiqué 400 avortements illégaux dans deux provinces du pays. Un évêque pentecôtiste a précisé qu’ils veulent aussi que l’on enlève le projet d’article 52 sur la « santé reproductive incluant le planning familial et l’accès aux informations et à l’éducation y afférent » car, dit-il, le droit à la santé est déjà garanti par ailleurs, et la mention du planning familial montre qu’il s’agit de fournir une base aux militants de l’avortement.

    Mgr Telesphore Mpundu, archevêque de Lusaka, avait déjà déclaré que la Zambie « nation chrétienne » était un « non-événement ». La « Christian Coalition », qui regroupe des chrétiens de toutes dénominations pour peser sur la politique du pays, avait réagi en faisant part de sa déception et en affirmant qu’elle « défendra à tout prix » la mention de la Zambie comme nation chrétienne. Quant à la « Rainbow Coalition », qui comme son nom l’indique n’est en rien confessionnelle, elle faisait part de sa tristesse  et affirmait sa détermination à se battre également pour que la Zambie continue d’être définie comme « nation chrétienne » : « Au milieu de toute la corruption, des intimidations, des problèmes de gouvernance et des injustices, plus que jamais nous avons besoin de nous tourner vers Dieu pour une vraie justice et droiture, et cela ne peut s’obtenir qu’en cédant à Dieu, non en se détournant de lui. La Zambie est une nation chrétienne et en tant que chrétiens nous devons nous efforcer d’être comme le Christ et faire comme il nous l’a commandé, sans nous lasser dans notre quête pour que cette nation soit gouvernée par les principes divins et même les Dix Commandements comme l’a déclaré le président de la République Michael Sata. »

    Voilà un mouvement laïque comme on les aime...

  • Sainte Jeanne de Chantal

    Le jour de Saint-Basile 1632, raconte la Mère de Chaugy dans son Mémoire sur sainte Chantal, notre bienheureuse Mère soutint un assaut très grand de l'amour divin qui l'empêchait de pouvoir parler à la récréation ; elle demeurait les yeux fermés avec un visage tout enflammé ; elle tâchait de se divertir à filer sa quenouille, et demeurait prise à la moitié de son aiguillée. Quand elle vit qu'elle ne pouvait faire autrement, elle fit chanter et s'essaya de chanter elle-même ce cantique qu'elle s'était fait faire autrefois par notre très honorée Mère de Bréchard :

    Pourquoi donner à mon âme
    Quelque travail ou souci,
    Puisque l'amour qui l'enflamme
    Ne le permet pas ainsi ?

    Il me meut et me gouverne
    Tout au gré de son désir,
    Et je n'ai ni but, ni terme
    Que son céleste plaisir.

    Mon cœur n'a de complaisance
    Qu'aux entretiens amoureux
    De cette divine essence,
    Seul objet des Bienheureux.

    Ce chant la divertit un peu et pour cacher la grâce, elle s'essaya de nous parler, mais avec des paroles de feu...

    « Mes chères filles (dit-elle), saint Basile, ni la plupart de nos saints Pères et piliers de l'Église n'ont pas été martyrisés : pourquoi vous semble-t-il que cela soit arrivé ? » Après que chacune eut répondu : « et moi, dit cette bienheureuse Mère, je crois que c'est parce qu'il y a un martyre qui s'appelle le martyre d'amour, dans lequel Dieu soutenant la vie de ses serviteurs et servantes, pour les faire travailler à sa gloire, il les rend martyrs et confesseurs tout ensemble... Le divin amour fait passer son glaive dans les plus secrètes et intimes parties de nos âmes et nous sépare nous-mêmes de nous-mêmes. Je sais une âme, ajouta-t-elle, laquelle l'amour a séparée des choses qui lui ont été plus sensibles que si les tyrans eussent séparé son corps de son âme par le tranchant de leurs épées ». Nous connûmes bien qu'elle parlait d'elle-même.

    (On remarquera que cela se passe le jour de la fête de saint Basile, qui passait pourtant presque inaperçue, au plus bas degré des fêtes de saints : exemple de communion entre mystiques d’Orient et d’Occident, par delà les siècles. On remarque de même comment monsieur Olier cite saint Grégoire de Nysse, par exemple. Ce que l’on n’attend pourtant guère à cette époque.)

  • Pakistan : une petite trisomique accusée de blasphème

    Pour la première fois un mineur a été arrêté pour « blasphème » au Pakistan. Qui plus est il s’agit d’une fillette trisomique, Rimsha Masih. Elle a 11 ans et on l’accuse d’avoir brûlé dix pages d’une brochure utilisée pour apprendre l’arabe (donc le Coran), et avoir jeté le reste aux ordures.

    La police a mis la fillette en prison sous pression des islamistes qui menaçaient de faire justice eux-mêmes, c’est-à-dire de la tuer, et sa mère avec.

    Quelque 300 familles chrétiennes du même bidonville d’Islamabad ont fui, les islamistes ayant annoncé qu’ils allaient incendier les habitations des chrétiens.

  • Syrie : l’exemple de Qalamoun

    Dépêche de l'agence Fides

    Nouveau succès pour Mussalaha (Réconciliation), le mouvement lancé afin de démontrer qu’il existe une troisième voie possible, alternative à la guerre et aux armes, celle qui passe par la société civile.

    Selon des sources locales de l’Agence Fides, le 30 juillet, a été signé un « accord historique entre les forces d’opposition de Qalamoun et les représentants de Mussalaha de Yabroud, de Qâra, de Nebek et de Deir Atieh ainsi que des environs ».

    Lire la suite

  • Mémoire nationale

    Sur le site de l’Elysée, il y a une rubrique « Mémoire nationale ». Si vous cliquez, vous obtenez un seul texte : le « message du président de la République à la communauté musulmane à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-Fitr ».

  • La réconciliation entre catholiques polonais et orthodoxes russes. Et la laïcité

    Le patriarche orthodoxe de Moscou s’est rendu en Pologne du 16 au 19 août. La visite, historique, a culminé dans la signature, par le patriarche et par le primat de Pologne Mgr Jozef Michalik, d’un appel à la réconciliation. Quand on sait à quel point le contentieux est lourd et ancien entre la Pologne catholique et la Russie orthodoxe, le document signé en grande pompe au château royal de Varsovie ne peut lui aussi être qualifié que d’historique (c’est pourquoi il a été aussitôt salué par le pape comme un « événement important, qui suscite de l’espérance pour l’avenir »).

    Les deux prélats demandent donc à leurs fidèles de prier pour « obtenir le pardon pour les torts, les injustices et tous les maux infligés réciproquement », pour avancer vers une « réconciliation pleine et entière ».

    Mais il y a autre chose de très réjouissant dans cet appel, et qui nous concerne plus directement : c’est la condamnation du laïcisme, qui fait suite tout naturellement au rappel du communisme qui avait imposé l’athéisme…

    «  Des principes moraux fondamentaux basés sur les Dix Commandements sont remis en question sous prétexte de sauvegarder le principe de laïcité ou la protection de la liberté. Nous sommes confrontés à la promotion de l’avortement, de l’euthanasie et des relations homosexuelles, ces dernières étant constamment présentées comme une forme de mariage ; un mode de vie consumériste est encouragé, les valeurs traditionnelles sont rejetées, tandis que les symboles religieux sont retirés des lieux publics. Très souvent nous rencontrons des signes d’hostilité envers le Christ, son Évangile et sa Croix ; on essaie d’exclure l’Église de la vie publique. Une laïcité mal comprise prend la forme d’un fondamentalisme et elle est, en réalité, une forme d’athéisme. »

    Puis on enfonce le clou : « Nous croyons que non seulement le terrorisme et les conflits armés, mais aussi l'avortement et l'euthanasie sont des péchés graves contre la vie et une honte pour la civilisation contemporaine. » Et après avoir souligné la valeur de la famille comme « fondement sain et solide de toute société », le patriarche et l'archevêque de conclure confient le « rapprochement de nos Eglises et la réconciliation de nos peuples » à la mère de Dieu.

  • Saint Bernard

    En montant aujourd'hui dans les cieux, la glorieuse Vierge a certainement porté à son comble la joie des citoyens du ciel. Car elle n'est rien moins que celle dont la voix fit tressaillir de joie, dans les entrailles d'une mère qu'elle a saluée, l'enfant qui y était encore enfermé. Si l'âme d'un enfant qui n'était pas encore né s'est fondue de bonheur à sa voix, quelle ne dut pas être l’allégresse des esprits célestes quand ils eurent le bonheur d'entendre sa voix, de contempler son visage ? Et même pour nous, mes frères bien-aimés, quelle fête n'est point le jour de son Assomption, quels motifs de joie et de bonheur n'y a-t-il point dans son Assomption ? La présence de Marie éclaire le monde entier, c'est au point que les cieux eux-mêmes brillent d'un plus vif éclat, à la lumière de cette lampe virginale. C'est donc avec raison que les actions de grâce et les chants de gloire retentissent dans les cieux ; mais nous, mes frères, il semble que nous avons plus de motifs de gémir que d'applaudir. En effet, ce monde inférieur ne doit-il pas proportionner son deuil, quand elle le quitte, à l'allégresse même que sa présence répand dans les cieux ? Pourtant, trêve de plaintes chez nous, car, après tout, nous n'avons point ici une cité permanente, nous aspirons à celle où Marie fait aujourd'hui son entrée ; si nous devons un jour en être citoyens, il est juste que, même dans notre exil, et jusque sur les bords des fleuves de Babylone, nous l'ayons présente à la pensée, nous participions à ses joies, nous partagions son allégresse, surtout à celle qui remplit si bien aujourd'hui même, comme un torrent, cette cité de Dieu, que, même ici-bas, nous en recevons quelques gouttes qui tombent jusque sur la terre. Notre Reine nous a précédés, et le glorieux accueil qui lui est fait doit nous engager à suivre Notre Dame, nous ses humbles serviteurs, en nous écriant : « Attirez-nous à votre suite, nous courrons dans l'odeur de vos parfums. » Notre exil a envoyé en avant une avocate qui, en sa qualité de mère de notre Juge, de mère de la miséricorde, doit traiter en suppliante, mais en suppliante écoutée, l'affaire de notre salut.

    Aujourd'hui notre terre a envoyé un précieux présent au ciel, pour rapprocher, par cet heureux échange de présents d'amitié, les hommes de Dieu, la terre des cieux, notre bassesse de l'élévation suprême. Un fruit sublime de la terre s'est élevé là d'où nous viennent tous dons excellents, tous dons parfaits, et une fois montée dans les cieux, la bienheureuse Vierge comblera à son tour les hommes de ses dons. Pourquoi n'en serait-il point ainsi ? Car le pouvoir ne lui manquera pas plus que la volonté. Elle est la Reine des cieux, et une Reine de miséricorde, et de plus elle est la Mère du Fils unique de Dieu ; est-il rien qui puisse nous faire concevoir une plus haute estime de son pouvoir et de sa bonté ? A moins qu'on ne croie pas que le Fils de Dieu honore sa mère, ou qu'on doute que les entrailles de Marie, où la charité même de Dieu a passé corporellement neuf mois entiers, se soient remplies de sentiments de charité.

    Saint Bernard, début du premier sermon pour l’Assomption