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Le blog d'Yves Daoudal - Page 1033

  • Au Pérou

    Pedro Pablo Kuczynski, dit « PPK », est président du Pérou depuis le 28 juillet dernier. Le 21 octobre, il a consacré son pays au Sacré-Cœur.

    Voici la vidéo de l’ACI Prensa, l'agence de presse catholique hispanophone basée au Pérou.

    Et la vidéo de la télévision.

     

    Et la traduction du texte trouvée sur le Forum catholique :

    Moi, Pedro Pablo Kuczynski, Président de la République du Pérou, avec l'autorité qui m'est conférée, je fais un acte de consécration de moi-même, ma famille, ici présente et de ma femme, et la République du Pérou à l'amour et à la protection de Dieu Tout-Puissant, par l'intercession du Sacré-cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie.

    Je mets dans vos mains aimantes mon gouvernement avec tous les travailleurs et les citoyens qui sont sous ma responsabilité. Dieu Tout-Puissant, je vous offre mes pensées et mes décisions en tant que président afin de les utiliser pour le bien de notre pays et de toujours être conscient des Dix Commandements pour gouverner. Je demande à Dieu, par l'intercession du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, d'écouter et d'accepter mon acte de consécration et de couvrir notre pays d' une protection spéciale.

    En faisant cette prière, je demande le pardon de Dieu pour tous les péchés qu'on a commis dans le passé, tous ce qui a été fait dans le passé de la République et toutes les décisions qui ont été prises contre ses commandements et je demander son aide pour changer tout ce qui nous sépare de lui. Moi, Pedro Pablo Kuczynski, en tant que Président de la République du Pérou, je fais ce serment solennel devant Dieu et devant les citoyens de notre pays aujourd'hui 21 Octobre 2016.

    Il est assez remarquable que Pedro Pablo Kuczynski n’est pas le descendant d’une vieille famille catholique polonaise, comme son nom pourrait le laisser penser. Son père était un médecin juif allemand qui s’était installé au Pérou pour fuir le nazisme, avec sa femme, une française, Madeleine Godard, descendante d’une famille protestante dont est également issu Jean-Luc Godard, cousin germain du président péruvien…

    Cette consécration fait penser à celle de l’Equateur par son très catholique président Gabriel Garcia Moreno. C’était en 1873. Il fut assassiné deux ans plus tard, sans doute par la franc-maçonnerie qu’il avait interdite. Ce n’est pas ce qu’on souhaite à PPK…

  • Saints Chrysanthe et Darie

    De la connaissance de Dieu ayant reçu la clarté illuminant le regard de ton cœur, sagement tu délaissas les ténèbres de l'erreur et confessas le Christ, Seigneur de l'univers qui s'est incarné; ensuite, illustre Chrysanthe, fortifié par la puissance de l'Esprit, tu t'es montré supérieur aux tourments.

    Les séductions de l'Ennemi et les ardeurs du plaisir furent pour toi comme toile d'araignée; supportant la ténébreuse prison, tu fus illuminé par l'éclat divin; au milieu du bourbier, tu fus comblé de spirituelle bonne odeur; et celle qui s'efforça de te corrompre, tu la menas vers le Christ, en excellent nymphagogue, comme une épouse immaculée.

    L'amour du Créateur te perça de ses douces flèches, alors, tu délaissas complètement les fausses vénérations des païens et rejoignis dans sa demeure l'Epoux divin, le Christ, auquel tu fus unie par les nombreux tourments de ton corps, Darie au grand renom, divin temple de l'Esprit, splendeur des Vierges et parure des Martyrs.

    Liturgie byzantine, lucernaire (au 19 mars)

  • Fuyons… en Hongrie

    Les Allemands sont de plus en plus nombreux à s’installer en Hongrie : un pays moins cher et... sans migrants.

    « Tous me parlent de leur crainte d’être envahis par les étrangers, c’est la raison principale de leur déménagement », dit le patron de la première agence immobilière hongroise.

  • Viktor Orban

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    La Hongrie célébrait hier le soixantième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956. « Les peuples qui aiment leur liberté doivent sauver Bruxelles de la soviétisation, de ces gens qui veulent nous expliquer comment nous devons vivre dans nos propres pays », a notamment déclaré Viktor Orban. Mais cette phrase qui circule partout ne doit pas masquer le reste de son discours. Voici une traduction du compte rendu officiel de ce discours sur le site du gouvernement hongrois.

    Dans son discours, le Premier ministre a dit que « c’est une vérité millénaire » qu’il doit y avoir « l’unité dans les choses importantes, la liberté dans les autres, et l’amour en toute chose ».

    M. Orban a appelé le 23 octobre un « jour de fierté ». « Le lumineux souvenir d’octobre 1956 nous appartient à tous ; c’est un patrimoine commun qui élève et purifie, même après 60 ans. » « Nous avons à remercier les héros de 1956 pour nous avoir donné quelque chose dont nous pouvions être fiers – même pendant les heures les plus sombres de l’histoire hongroise. »

    Dans son discours, le Premier ministre a souhaité une particulière bienvenue à l’invité d’honneur de la cérémonie, le président polonais Andrzej Duda, et a décrit l’amitié entre les peuples hongrois et polonais comme une « très ancienne amitié entre deux nations courageuses éprises de liberté ». En reconnaissance de ce fait, il a déclaré : « Dieu sauve la Pologne ! »

    « Les Hongrois n’ont jamais renoncé à la liberté », a-t-il dit, soulignant que à Budapest en octobre 1956 « le cours de l’histoire a été inversé » et que, « au lieu de la révolution communiste mondiale qui était prophétisée, une révolution contre le monde communiste a éclaté ». Il a ajouté que « nous avons envoyé un message à l’Occident » : que l’Union soviétique était vulnérable, et que dans ce monde les seules étoiles permanentes sont celles du sommet des clochers.

    Les Hongrois, a-t-il continué, ont survécu à l’occupation communiste et soviétique, et ils peuvent aujourd’hui se tenir « la tête haute, comme les fils et les filles, sûrs d’eux-mêmes, d’une Hongrie forte », ajoutant qu’ils ont renversé l’Etat du parti communiste, renvoyé les Russes chez eux, et débarrassé leur pays des « conséquences résiduelles de la dictature ».

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  • Au Pakistan

    On sait que les accusations de blasphème contre Mahomet ou contre le Coran portées contre des chrétiens au Pakistan ont souvent comme motif la volonté de musulmans de mettre la main sur la maison ou le terrain du voisin chrétien.

    Mais voici qu’on passe à un nouveau stade, semble-t-il : pour récupérer un bien on menace carrément de porter une accusation de blasphème ouvertement sans fondement.

    C’est ce qui arrive à un pasteur protestant de Farooqabad, dans le nord du Pendjab.

    Le soir du 19 octobre, une cinquantaine de musulmans ont attaqué le pasteur et sa famille. Tout le monde a été roué de coups, la maison dévastée. Les assaillants ont prévenu qu’ils formuleraient une fausse accusation de blasphème si le pasteur et sa famille n’abandonnaient pas immédiatement la maison.

    Il s’agit d’un litige immobilier. L’ancien propriétaire musulman a vendu la maison à un musulman alors que le pasteur a les papiers prouvant qu’il en est le légitime propriétaire…

  • A Moscou

    Un millier de personne ont manifesté hier contre l’avortement à Moscou. Une si faible affluence dans la capitale russe montre de façon terrible à quel point l’avortement fait toujours partie de la vie « normale » en Russie.

    Mais la manifestation était organisée pour récolter des signatures pour la pétition en cours, pétition qui a été signée par le patriarche Cyrille, ce qui est un point très important.

  • Bartella, Irak

    Dès mardi dernier certains annonçaient la libération de Qaraqosh, mais il semble qu’elle soit toujours en cours. En attendant, la libération de Bartella (à 20 km de Mossoul) a bien eu lieu, comme le prouve la vidéo ci-dessous. Au passage on appréciera la délicatesse (qui n’est pourtant pas le lot commun de la région…) de l’armée irakienne et des milices kurdes, car ce ne sont évidemment pas les quelques miliciens chrétiens de la vidéo qui ont libéré la ville.

    Bartella, nous dit Wikipedia de façon laconique, c’est une ville de « 0 » habitants en 2016. 30.000 en 2014 (mais 10.000 selon un site assyrien…). Ville entièrement assyrienne, un tiers de syriaques catholiques, deux tiers de syriaques orthodoxes.

    La vidéo nous montre l’église Saint-Georges, qui est l’église catholique.

    Addendum 27 octobre

    Le patriarche chaldéen S.B. Louis Raphaël I Sako a visité cinq villes et villages de la plaine de Ninive qui viennent d'être libérés. Dont Bartella, et Qaraqosh.

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  • Saint Raphaël

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    Il y a à Cordoue au moins neuf « triomphes de saint Raphaël », dont ces deux-ci : le plus modeste, sur le pont romain, et le plus haut et le plus décoré, près de la cathédrale, sans compter les statues à l’intérieur des églises. Car saint Raphaël est le « gardien de Cordoue ».

    Il y a deux traditions qui se superposent. Selon la première, lors d’une terrible épidémie de peste, en 1278, le prieur du couvent de Notre Dame de la Merci, Simon de Sousa, priant instamment pour une intervention céleste, l’archange Raphaël lui apparut. Il lui dit d’aller voir l’évêque, Pascal, pour lui dire que s’il promettait d’installer une image de l’archange sur la tour de la cathédrale (qui était encore la mosquée une quarantaine d’années plus tôt) et d’instituer une fête annuelle en son honneur la peste se terminerait. Ce qui se produisit.

    Il n’y a aucun document historique à l’appui de cette tradition, car la notice que l’on a sur Simon de Sousa ne mentionne ni la peste ni cet évêque.

    Mais en 1578, exactement trois siècles plus tard, il y eut une autre peste à Cordoue. Saint Raphaël apparut à un prêtre, le père Roelas, à quatre reprises. Le théologien qu’il consulta lui dit que si l’apparition venait une cinquième fois, c’est qu’il s’agirait bien de saint Raphaël. Or l’archange apparut une cinquième fois, le 7 mai, et lui dit : « Je te jure, par Jésus-Christ crucifié, que je suis Raphaël, l’ange que Dieu a institué gardien de cette ville. » (C’est pourquoi l’église dédiée à saint Raphaël s’appelle « basilica del Juramento de San Rafael ».) Alors l’épidémie se termina. Et le 7 mai devint le jour de la fête de saint Raphaël, l’une des plus importantes fêtes de l’année, tant civile que religieuse.

    La dictature de Paul VI a supprimé la fête du 7 mai.

    Mais la dictature étant (déjà) miséricordieuse, elle a concédé qu’il y ait exceptionnellement à Cordoue une fête de saint Raphaël le 24 octobre, jour de sa fête dans le calendrier romain... que l'on supprimait en même temps pour tous les autres (on appréciera la cohérence). Les festivités cordouanes ont donc été transférées à ce jour. Et en 2007 Benoît XVI a permis à tout le monde de célébrer saint Raphaël.

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  • 23e dimanche après la Pentecôte

    Notre transfiguration corporelle dans l’au-delà doit être précédée de notre transfiguration spirituelle sur terre. Dès cette terre nous devons être spiritualisés ; à cette condition seulement, nous serons aptes à être transfigurés corps et âme. La messe d’aujourd’hui nous trace le chemin :

    a) L’Épître dit : Quittez l’homme de chair ; saint Paul gémit en pleurant de ce que beaucoup de chrétiens se comportent en ennemis de la croix ; leur fin est la corruption, leur Dieu est leur ventre.

    b) L’oraison demande que nous soyons délivrés des chaînes de nos péchés, dans lesquelles nous sommes retenus à cause de notre fragilité.

    c) C’est pourquoi l’Église nous fait pousser deux fois [alléluia et offertoire] un cri d’appel : « Du fond de l’abîme je crie vers toi, Seigneur. » C’est le cri implorant le détachement des choses de la terre.

    d) Aux attributs du corps glorifié doivent correspondre dès maintenant des vertus semblables : Puisque nous devons être là-haut soustraits à la souffrance, il nous faut ici-bas nous libérer des satisfactions sensibles et surmonter toutes les souffrances et peines de la vie. Puisque là-haut nous devons être spiritualisés, il nous faut ici-bas renoncer à toutes les attaches de la sensualité, aux plaisirs des yeux et de la chair. Puisque là-haut nous devons être délivrés de tous les liens de la matière, il nous faut ici-bas avoir du zèle pour le bien. Enfin, puisque là-haut notre corps doit briller d’une beauté étincelante et d’une jeunesse nouvelle, il nous faut ici-bas travailler à la beauté de notre âme.

    Nous avons un moyen de préparer la résurrection de la chair et la glorification du corps. Ce moyen, c’est la Sainte Eucharistie ; elle est le sacrement de la glorification par lequel nous « deviendrons participants de la divinité ». Le contact avec le corps très saint du Christ nous rendra semblables à son corps glorieux. De même que, dans l’Évangile d’aujourd’hui, la femme malade fut guérie par l’attouchement des vêtements du Christ, de même, par le contact avec le corps du Christ dans l’Eucharistie, notre âme sera guérie, et nous serons ainsi préparés à la glorification corporelle et spirituelle.

    Dom Pius Parsch

  • Fantasme européiste

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    « En Pologne, les femmes font vaciller les piliers du pouvoir »

    « Les Polonaises manifestent de nouveau ce dimanche et ce lundi. Elles pourraient réussir, là où l’opposition, la Commission européenne et autres contestations ont échoué, à redessiner la carte politique polonaise. »

    Sic.